Le réchauffement climatique : origine humaine ou pas ?

Le réchauffement climatique : origine humaine ou pas ?

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Etude : Le réchauffement climatique sévit depuis plus d'une centaine d'année

De plus en plus de scientifiques et d'études le disent : l'être humain n'est pas à l'origine du réchauffement climatique actuel constaté, il s'agit plus probablement de cycles naturels, qui se sont déjà produits. Une toute récente étude de l'évolution de la température des océans prouvent que ces derniers on entamé un réchauffement de leurs températures dès la fin du 19ème siècle, bien avant le grand "boum" énergétique et automobile des humains du 20ème siècle... on apprend aussi dans une autre étude que même des ingénieurs de la NASA contestent la réalité du réchauffement climatique alors qu'un autre annonce que le recul des glaciers n'est pas général du tout... :

Une étude menée par la Scripps Institution of Oceanography, à San Diego, s’est intéressée au réchauffement climatique et à ses origines. De nouvelles mesures de température ont ainsi été relevées dans les océans , via des robots immergés dans les mers et océans de planète. Cette étude a permis de lever une zone d’ombre : le réchauffement des océans aurait ainsi débuté à la fin du 19e siècle et non pas dans les années 1970 comme on a pu le croire pendant longtemps.

Cette étude situe le début du réchauffement des océans à la fin du 19e siècle. Il s'agit de la première comparaison globale de l'évolution de la température depuis le voyage historique du HMS Challenger qui a eu lieu de 1872 à 1876 et les données modernes obtenues grâce à des robots immergés dans l'eau de différentes mers de la planète.

La recherche, dirigée par l'océanographe Dean Roemmich, montre une augmentation de 0,33°C en moyenne dans les parties supérieures de l'océan, jusqu'à 700 mètres de profondeur. La plus forte hausse a été remarquée à la surface de l'océan indien avec 0,59°C de plus. Les scientifiques ont déjà déterminé que près de 90% de l'excédent de chaleur - ajouté au système climatique de la Terre depuis les années 1960 - ont été stocké dans les océans.

La nouvelle étude avance donc le début du réchauffement des océans. "L'importance de cette étude n'est pas seulement que nous voyons une différence de température qui indique un réchauffement à l'échelle mondiale, mais que l'ampleur de cette variation de température depuis les années 1870 représente le double de celles observées au cours des 50 dernières années. Le réchauffement ne concerne donc pas seulement les 50 dernières années, mais au moins les 100 dernières années".

Source : Scripps Institution of Oceanography - trad.http://www.catnat.net/

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Le recul des glaciers n'est pas général

D’après une étude menée par trois chercheurs français et publiée par la revue Nature Geosciences, si d'après les mesures réalisées en différents points du globe, les glaciers et les calottes maigrissent, il y a des exceptions, ou plutôt des anomalies, dans ce tableau général. Ainsi, dans l’Himalaya, dans l’immense massif montagneux du Karakoram (ou Karakorum), des glaciers ne perdent pas de glace, ils en gagnent même un peu.

Le Karakoram, région située à la frontière du Pakistan de l’Inde et de la Chine, est la plus grande concentration de glaciers de la Terre (plus de 15.000 km2 englacés), en dehors des pôles. Très difficiles d’accès, ces glaciers ont été très peu étudiés in situ. Certaines études indirectes ont pourtant suggéré il y a quelques années que ces glaciers ne reculaient pas, contrairement aux autres régions de l’Himalaya.

Pour obtenir une évaluation plus précise, Julie Gardelle (LGGE, Grenoble) et ses collègues Etienne Berthier (LEGOS, Toulouse) et Yves Arnaud (LTHE, Grenoble), ont utilisé des données recueillies depuis l’espace, à la fois par un instrument placé sur une navette spatiale en 2000 et par le satellite SPOT5 en 2008. Ces données couvrent la partie centrale du Karakoram, soit une surface de glace de 5.600 km2.

Julie Gardelle et ses collègues constatent qu’entre 1999 et 2008 les glaciers de cette région n’ont pas perdu de glace, ils ont même un bilan positif de 11 cm par an. Comment expliquer cette anomalie, alors que pour l’ensemble de l’Himalaya la balance entre les pertes et les gains de glace est négative ?

Le Karakoram ne subirait pas les mêmes hausses de températures que les autres massifs de l’Himalaya, d’après les relevés des stations météos depuis les années 1960. Les températures estivales seraient même en baisse. Cependant, cela ne répond pas à toutes les questions sur le comportement de ces glaciers, et il est trop tôt pour savoir si l’anomalie du Karakoram va perdurer, et combien de temps.

Ces résultats illustrent la complexité des travaux sur la réaction des glaciers de l’Himalaya aux changements climatiques. Une erreur pointée dans le précédent rapport du GIEC avait mis ce sujet sur le devant de la scène. Au-delà de la polémique, l’enjeu est considérable. Près d’un milliard et demi d’habitants dépendent des eaux des grands fleuves d’Asie -Indus, Gange, Brahmapoutre ou Yangtsé- qui prennent leur source dans ces très hautes montagnes.

Source : Nature Geoscience

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Des scientifiques de la NASA contestent le réchauffement climatique

L'origine humaine de l'accélération du réchauffement de la planète est aujourd'hui admise par la majeure partie de la communauté scientifique. Mais certaines organisations, et notamment la NASA, ont-elle accentué la responsabilité de l'homme dans ce changement ? C'est ce qu'affirment 49 anciens employés de l'agence spatiale américaine.

Quarante-neuf anciens membres de la NASA ont écrit une lettre à Charles Bolden, l'administrateur de l'agence spatiale, dans laquelle ils s'insurgent contre la façon dont le Goddard Institute for Space Science (GISS) angle ses diverses études sur le climat. Comme le rapporte le Washington Examiner, ces anciens employés de l'agence spatiale américaine accusent celle-ci d'avoir accordé trop d'importance à l'activité humaine dans le changement climatique. Ils affirment que l'origine anthropique du réchauffement climatique a été largement accentuée, et sans preuve.

"Nous croyons que les affirmations de la NASA et du GISS, selon lesquelles le dioxyde de carbone d'origine humaine a un impact catastrophique sur le changement climatique global, ne sont pas prouvées, spécialement quand elles prennent en considération des milliers d'années de données empiriques" écrivent les chercheurs dans leur lettre datée du 28 mars dernier. Parmi ces scientifiques, Harrison Schmitt, un astronaute ayant participé à la mission Apollo 17 sur la Lune, mais aussi Walter Cunningham, de la mission Apollo 7, ou encore Richard Gordon, d'Apollo 12.

Ils estiment que le lien entre les émissions de dioxyde de carbone engendrées par les activités humaines n'a jamais été clairement démontré. Une absence de preuves qui les mènent à affirmer que ce lien n'existe tout simplement pas. "Avec des centaines de climatologues bien connus et des dizaines de milliers d'autres scientifiques déclarant publiquement leur non-croyance en des prévisions catastrophiques, qui viennent particulièrement du GISS, il est clair que la science n'est PAS établie" soulignent-ils.

Une accusation à laquelle la NASA peut répondre grâce à une étude publiée en janvier dernier par le GISS. Un rapport indiquant que l'année 2011 fut la 9ème plus chaude depuis 1880, année lors de laquelle les premières mesures de températures ont été réalisées. (Ce qui ne prouve pas en soi l'origine de ce réchauffement).

Source: NASA - trad.http://www.catnat.net/

Notez qu'une autre étude semble démontrer que le niveau des mers et océans devrait monter de 12 à 22 mètres d'ici la fin de ce siècle...

Yves Herbo 04-2012

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