90 % des nappes phréatiques sont en déficit en France

90 % des nappes phréatiques sont en déficit en France

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Près de 90 % des nappes d'eau phréatiques affichent un niveau inférieur à la normale en France, en raison des faibles pluies tombées cet hiver, selon le bulletin publié jeudi 12 avril 2012 par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM). Le premier comité sécheresse de l'année s'est réuni au ministère de l'agriculture pour faire le point sur la situation, alors qu'une sécheresse historique avait déjà marqué le printemps 2011.

Au 1er avril 2012, 89 % des réservoirs d'eau affichaient un niveau inférieur à la normale, contre 58 % l'année dernière à la même époque, selon le BRGM. Près de 40 % des réservoirs ont vu leur niveau baisser depuis le mois de mars. Le Bassin parisien et le Sud-Ouest, où certaines nappes connaissent un déficit en pluies depuis plusieurs années, comptent parmi les régions les plus touchées.

RESTRICTIONS DANS ONZE DÉPARTEMENTS

Les pluies sont dites "efficaces" entre les mois de septembre et de mars, lorsqu'elles permettent de remplir les nappes. En dehors de cette période, elles s'évaporent ou sont absorbées par les cultures. Le risque d'une nouvelle période de sécheresse ne peut être établi pour l'instant. Mais la situation hydrologique invite à une grande prudence pour cet été, et la pluviométrie des prochaines semaines sera déterminante pour le reste de l'année, soulignait mercredi le ministère de l'écologie.

Onze départements - certains situés dans la région agricole du Poitou-Charentes - ont déjà adopté des mesures de restriction d'usage de l'eau et quatre autres sont sous surveillance, selon le ministère. L'année dernière, jusqu'à 70 départements avaient mis en place des restrictions. La France a connu en 2011 son printemps le plus chaud depuis 1900 et le plus sec depuis cinquante ans, obligeant les autorités à accorder aux agriculteurs plusieurs centaines de millions d'euros d'aides.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/12/90-des-nappes-phreatiques-sont-en-deficit-en-france_1684635_3244.html

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Sécheresse préoccupante en France, après un automne et un hiver secs

L'automne et l'hiver ont été bien plus secs que la normale, ce qui a aggravé le déficit pluviométrique du pays, proche de 25 %, surtout dans le Sud-Ouest, une situation préoccupante selon le ministère de l'écologie.

Janvier, février et mars ont été marqués par une sécheresse hivernale "qui a fait suite à un automne 2011 déjà très sec sur la quasi-totalité du territoire à l'exception des régions méditerranéennes", a précisé, mercredi 11 avril, le ministère à l'issue d'une réunion de la commission de suivi hydrologique réunissant des représentants des usagers et gestionnaires de l'eau, des élus et des experts.

Le déficit pluviométrique a atteint le niveau observé à la même date en 1990 (25 %) ou 2005 (26 %) "mais sans atteindre le déficit historique de 1973 (28 %) ou 1989 (29 %)".

SITUATION LA PLUS PROBLÉMATIQUE DANS L'OUEST

Selon la commission, la moitié ouest du pays connaît "la situation la plus problématique". Dans le quart sud-ouest en particulier, le déficit pluviométrique est proche des records des cinquante dernières années. Ce déficit a notamment atteint 35 % pour la région Midi-Pyrénées. Pour la région toulousaine, par exemple, le déficit en pluies a grimpé en mars à 60 % par rapport à la normale, selon Météo France.

En Loire-Atlantique la préfecture a, depuis début avril, déjà pris des mesures de restriction d'eau dans le nord du département. Il y est notamment interdit d'arroser les espaces verts, de laver son véhicule à domicile et de nettoyer les voiries et terrasses en puisant dans les réseaux d'alimentation en eau potable.

Dans l'Hérault aussi la préfecture a interdit depuis fin mars l'arrosage des pelouses, jardins et terrains de sports, en raison "d'un déficit pluviométrique de 90 % par rapport à la normale sur la période 1971-2000".

"Même si on a un printemps pluvieux ce seront des pluies moins efficaces pour la recharge des nappes phréatiques, car une grande partie va être absorbée par la végétation par le biais de l'évapo-transpiration", explique Patrick Galois, prévisionniste à Météo France. En attendant, les pluies des dernières quarante-huit heures sur la France auront au moins permis de "soulager les régions qui souffrent de sécheresse superficielle au niveau du sol", selon lui.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/11/secheresse-preoccupante-en-france-apres-un-automne-et-un-hiver-secs_1683985_3244.html

04-2012

Yves Herbo sur Google+

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