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Les Zones bleues, ces terres bénies par les dieux

Les Zones bleues, ces terres bénies par les dieux

 

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Okinawa, Japon

Depuis de nombreuses années maintenant, les scientifiques du monde entier tentent de percer les mystères d'un phénomène rarissime, celui des zones bleues, ces zones géographiques qui semblent conférer à l'homme le pouvoir de vivre plus longtemps que la moyenne et surtout en meilleure santé.

Situé dans l'archipel japonaise d'Okinawa, le lieu que l'on surnomme depuis toujours « la terre des immortels » est très certainement le plus célèbre de ces endroits. On y dénombre une proportion de centenaires environ quatre fois plus élevée que dans le reste du monde. Par comparaison, il faut savoir que lorsque la France compte 25 centenaires pour 100 000 habitants, Okinawa, elle, en recense plus de 60 !

Cet atout n'est d'ailleurs pas le seul des habitants de l'île qui font également preuve d'une santé hors du commun. Trois fois moins de cas de démences, cinq fois moins de cancers et six fois moins de problèmes cardio-vasculaires ! Leur taux de survie face à l'une de ces maladies est également deux fois plus élevés qu'en Europe ! Le temps semble décidément n'avoir aucune emprise sur eux, à tel point que les diverses cannes, lunettes et autres appareils auditifs en deviendraient presque « personæ non gratæ ».

Les motivations des scientifiques sont donc compréhensibles. L'identification des nombreux facteurs communs à ces zones leur permettrait sans aucun doute de découvrir la véritable fontaine de Jouvence et donnerait ainsi vie, aux légendes de nos ancêtres. 

 
 
 
YH 2015 : Notons que, plus proche de nous, la Sardaigne est aussi considérée comme une zone bleue, avec un record de centenaires et une qualité de vie étudiés par le chercheur italien Gianni Pes, l'un des inventeurs du concept de la zone bleue. Voici le site internet de Gianni Pes :
 
http://www.webalice.it/giannipes/links.htm
 
 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires.com, 2012, 09-2015

La fonte estivale des glaces de l'Arctique s'accélère...

La fonte estivale des glaces de l'Arctique s'accélère...

08-2012 - MAJ 09-2015

 

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...et le processus prend de plus en plus d'ampleur d'année en année (même s'il n'est pas pas linéaire).

Cette année 2012, le record de 2007 sera probablement battu d'ici trois semaines. La fonte s'arrête habituellement à la mi-septembre car il y a un temps de retard d'environ deux mois entre la période durant laquelle la température de l'air atteint son maximum dans l'hémisphère Nord (vers la mi-juillet) et la date où la température de la mer est la plus élevée (mi-septembre). Contrairement à ce que beaucoup de médias véhiculent en ce moment, ce temps de retard est tout à fait normal !

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Comparaison de l'extension de la banquise Arctique entre cet été et l'été 1980 à la même époque (20 août)

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Comparaison de l'extension de la banquise Arctique entre cet été et l'été dernier à la même époque (20 août)

En revanche, les cartes et les courbes de comparaisons avec les années précédentes sont éloquentes... Le processus de réchauffement climatique s'accélère.

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Evolution de la superficie de la banquise dans l'hémisphère Nord au cours des années, depuis 1979

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Evolution des anomalies de la superficie de la banquise dans l'hémisphère Nord depuis 1979

Sources :

- http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Banquise

meteo-villes.com

Guillaume Séchet - http://www.meteo-chamrousse.com/actualites/fonte-record-des-glaces-de-l-arctique-pole-nord-23-aout-2012.html

MAJ 09-2012

Nouveau record de fonte estivale pour la banquise Arctique

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Dans son dernier rapport, le Centre national américain de la neige et de la glace - NSIDC (National Snow and Ice Data Centre) - indique que l'étendue de la banquise arctique a été la plus faible jamais mesurée cet été, tombant très au-dessous du précédent record de 2007 alors que la fonte des glaces s'est accélérée sous l'effet du réchauffement.

 

Les images prises par satellite montrent que la banquise s'est réduite jusqu'à 3,4 millions de kilomètres carré au 16 septembre 2012, ce qui paraît être la plus petite superficie de l'année, précise le NSIDC (National Snow and Ice Data Centre) sur son site internet. C'est également la moitié de la surface minimale que les glaces arctiques occupaient normalement durant l'été il y a plus de trois décennies, selon le NSIDC.

 

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" Nous sommes désormais en territoire inconnu ", estime le directeur du Centre Mark Serreze. "Alors que nous savons depuis longtemps que la planète se réchauffe et que les changements les plus prononcés sont tout d'abord observés dans l'Arctique, peu parmi nous s'attendaient à ce qu'ils soient aussi rapides", ajoute-t-il dans un communiqué.

Le record de fonte de 2007 avait été franchi le 18 août dernier quand la superficie minimum des glaces arctiques était tombée à 4,10 millions de km2, contre 4,17 millions de km2 en 2007. Le 4 septembre, l'étendue de glace était passée sous les quatre millions de km2, brisant un nouveau record depuis que les mesures par satellites ont commencé il y a 33 ans, précise le NSIDC.

"L'accélération de la fonte à la fin de l'été indique combien la couverture de glace est fine", relève Walt Meier, un scientifique du NSIDC dans le Colorado (ouest). " La glace doit être mince pour continuer à fondre ainsi alors que le soleil descend à l'horizon à l'approche de l'automne ", ajoute-t-il.

Le NSIDC a observé des changements profonds dans la banquise arctique qui dans le passé était formée de multiples couches de glace accumulées au cours des ans, dont une grande partie persistait plusieurs années.Mais dernièrement, la banquise est de plus en plus formée de glace saisonnière, moins épaisse et qui fond rapidement durant l'été.

 

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Carte géopolitique

L'ampleur de la contraction des glaces surprend car les scientifiques s'attendaient à ce que la fonte dans la mer de Chukchi et à l'est de la Sibérie refroidisse les eaux de surface, qui auraient dû rapidement geler avec la baisse des températures de l'atmosphère. La diminution des glaces et les moindres chutes de neige au début de l'automne accélèrent le réchauffement de l'Arctique.Mais ce phénomène dans l'Arctique pourrait avoir un impact plus étendu sur la planète en accroissant la chaleur et l'humidité dans le système climatique du globe, affectant graduellement le climat dans les zones habitées avec plus de variations et d'extrêmes.

Julienne Stroeve, chercheuse au NSIDC, relève que " les derniers modèles climatiques laissent penser que le pôle nord pourrait être libéré des glaces en été avant 2050 ". Mais " la fonte observée est plus rapide qu'un grand nombre de ces modèles peuvent saisir ", indique-t-elle. Pour Mark Serreze, le patron du NSIDC, à ce rythme " on pourrait bien traverser l'océan Arctique en bateau en août d'ici 20 ans ".

Réagissant à l'annonce du centre américain, un responsable de l'organisation Greenpeace, Kumi Naidoo, a estimé qu'il s'agissait d'un tournant dans l'histoire de l'humanité. " Cette annonce représente un tournant dans l'histoire humaine : en un peu plus de 30 ans nous avons altéré l'aspect de notre planète vue de l'espace et bientôt le Pôle Nord pourrait être complètement libéré des glaces en été ", déclare-t-il dans un communiqué.

Source : NSIDC via http://www.catnat.net/veille-catastrophes/

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Yves Herbo Relai, S,F,H, 09-2012

Autres liens connexes :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/decouverte-des-traces-d-une-calotte-glaciaire-arctique-prehistorique-a-l-est-de-la-siberie.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/fontaines-de-methane-dans-l-ocean-arctique.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/trou-d-ozone-au-pole-nord-les-grands-medias-se-reveillent.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/un-polluant-interdit-depuis-1987-detruit-toujours-la-couche-d-ozone.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/un-evenement-etrange-a-daivik-dans-l-arctique.html

 

MAJ 09-2015 :

Septembre 2015 : 4ème record de fonte de la banquise de l'Arctique en 11 ans !

C'est le 11 septembre 2015 que le 4ème record de la plus forte fonte des glaces de l'Arctique a été atteint, puisque la surface de mer gelée n’était plus que de 4,41 millions de km². ce qui est inférieur de 1,81 million de km² par rapport à la moyenne de 1981-2010. Pour rappel, le record absolu de 2012 a été établi à seulement 3,41 millions de km².

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La banquise arctique le 11 septembre 2015. Le trait jaune représente la surface moyenne de la banquise d’été mesurée entre 1981 et 2010. © Nasa, Jaxa

Le problème étant que les scientifiques ne comprennent pas vraiment les raisons profondes de cette fonte accélérée : « Nous n’avons vu aucun événement météorologique majeur ou de configuration météo persistante dans l’Arctique cet été qui aurait pu contribuer à la diminution de l’étendue comme cela est souvent arrivé, commente Walt Meier, spécialiste de ce sujet au GSFC (Goddard Space Flight Center) de la NasaCertes, il a fait un peu plus chaud dans certains endroits que l’année dernière, mais il a fait aussi un peu plus froid dans d’autres ».

" La couche de glace en Arctique devient de moins en moins résiliente " a déclaré Walt Meier au site EarthObservatory (l'un des nombreux sites de la Nasa) dans une interview, " elle prend moins de temps qu’avant pour fondre, alors qu'auparavant, elle était comme une solide forteresse, plus étendue et robuste ". En fait, d'après une étude publiée dans la revue The Cryosphere, la couche de glace s’est affinée de 85 % entre 1975 et 2012. Fragilisée, elle est fragmentée en plusieurs petites banquises rongées de tous côtés par des eaux plus chaudes. « L’océan ne pouvait l’attaquer que par les côtés. Maintenant, il y a comme des envahisseurs qui creusent des tunnels par en dessous et font fondre ces blocs de glace de l’intérieur », continue Mr Meir.

 

 

Evolution de la banquise arctique entre la fin février et mi-septembre 2015. © Nasa, Goddard's Scientific Visualization Studio.

Source : http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=86607

YH : Il y a donc confirmation de l'amincissement de la banquise arctique sur ces 11 dernières années et de l'accélération du processus d'une année sur l'autre... cela arrange évidemment les magnats du pétrole/gaz et la recherche des énergies fossiles... mais n'arrange pas les problèmes de pollution de la planète, et encore moins l'augmentation des gaz à effet de serre émis par l'être humain, mais aussi par la nature (méthane libéré des sols gelés) et le réchauffement climatique logiquement augmenté par cet apport de gaz supplémentaire et augmentation de la température des eaux... ni également les antagonismes et probables futurs conflits entre les nations qui bordent l'océan arctique libéré de ses glaces !

 

Yves Herbo, Relayé par S,F,H, 08-2012, 09-2012, MAJ 09-2015

Succès du survol rapproché de Pluton

Succès du survol rapproché de Pluton - MAJ 1

Pluton 14 07 15 miniNASA (AFP)

La NASA a confirmé aujourd'hui le succès du survol rapproché de la mini planète Pluton et de sa collecte de données par sa sonde New Horizons, avant son grand saut vers l'inconnu que constitue la ceinture de Kuiper, un vaste amas de débris et de comètes au-delà de l’orbite de Neptune...

La sonde, qui a croisé à seulement 12 400 km la mystérieuse Pluton, après un voyage de neuf ans et de 5 milliards de kilomètres, a envoyé un message confirmant qu’elle avait réussi à frôler sans encombre la planète naine.

Pluton charon nasa

Pluton et son principal compagnon Charon (NASA, , JHUAPL, SwRI, fausses couleurs, reconstitution) - on distingue plusieurs cratères et failles ou canyons sur les deux astres, plusieurs sortes de minéraux et roches d'après les couleurs.

Il y avait eu une petite panne à l'approche de la mini planète et de ses satellites, et les techniciens de l’Agence spatiale américaine redoutaient un éventuel autre problème lors de ce passage très rapide. Mais, comme on peut le voir sur ces images relayées par AFP, ils ont reçu avec soulagement cette transmission de confirmation hier soir.

Nasa pluton 14 07 15AFP

« Nous avons bien reçu la télémétrie envoyée par la sonde », a déclaré depuis le centre de commandes de Laurel (Maryland) Alice Bowman, la chef du projet, déclenchant une explosion de joie parmi ses collègues.

Il ne faut en effet pas oublier que la sonde New Horizons est l'engin le plus rapide envoyé par l’homme dans l’espace : elle a frôlé Pluton à plus de 49 000 km/h et à cette vitesse, une collision même avec un débris de la taille d’un grain de riz aurait pu s’avérer catastrophique et mettre un terme à la mission, sans même que l'on sache exactement pourquoi... on se rappellera que tant les américains que les russes ont ainsi perdu des sondes vers Mars ou d'autres planètes sans en connaître les réelles raisons.

Durant une fenêtre de survol de quelques heures, New Horizons a emmagasiné un maximum d’images et d’informations sur Pluton, dont on ne sait pour le moment pas grand chose, à part qu'un très grand cœur géologique se dessine sur son hémisphère nord. Un petit clin d'oeil de Dame Nature envers les humains qui le voient pour la première fois...

Pluton couleurs coeur 14 07 15

NASA (AFP) - étonnante géologie de Pluton avec le dessin d'un cœur bien reconnaissable, dont une grande partie de l'intérieur semble très plat et uniforme, alors qu'au sud (qui est l'équateur de la mini-planète car la sonde est passée au-dessus du "pôle nord") il y a des masses très sombres et que la droite du cœur est plus "marbré" et en relief... Plusieurs cratères d'impacts sont reconnaissables mais il y a des possibilités d'ancien volcanisme vers le sud...

Dans son discours explicatif, la NASA rappelle que la sonde était entièrement configurée pour effectuer cette collecte de données ces dernières heures et qu'elle ne pouvait pas communiquer en même temps avec les techniciens sur la Terre. Elle s’est seulement interrompue quelques minutes vers 16H30 (20H30 GMT) pour envoyer juste 15 minutes de données télémétriques pour confirmer la réussite de sa principale mission.

Nasa pluton noir blanc 14 07 15

NASA (Reuters)

Plus de quatre heures ont été nécessaires pour que ces données envoyées par ondes depuis les confins de notre système solaire parviennent aux techniciens de la Nasa. Les premières données reçues ont montré que la sonde est encore en parfait état et qu’elle a donc normalement pu effectuer son abondante collecte de données ensuite.

Il va maintenant falloir à nouveau de la patience aux techniciens car la sonde va commencer à envoyer ces précieuses données qui permettront de répondre à de nombreuses questions sur Pluton à partir de mercredi. Il lui faudra au total 16 mois pour transmettre l’intégralité des données qu’elle a collectées durant son survol historique de la planète naine, en espérant qu'elle n'aura pas de problèmes durant ce temps et son voyages vers un nombre de débris de plus en plus importants, témoins de la création de notre système solaire, et qui orbitent dans les environs, car Pluton est considéré comme orbitant elle-même dans cette ceinture de Kuiper qui commence après l'orbite de la planète Neptune.

Nasa newhorizons voyageNASA

Quelques photos de Charon prises le 08 juillet 2015 lors de l'approche :

Pluton charon nasa 08 07 2015

Charon et Pluton lors de l'approche (08-07-2015-NASA)

Charon nasaCharon (NASA) - le compagnon de Pluton est plus gros que Cérès, l'autre mini-planète de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter et aussi actuellement visitée par une sonde de la NASA... on voit nettement un territoire très sombre, probable cratère ou effondrement de forme assez carrée (voir plus haut en couleurs).

Charon nasa1La NASA nous montre que Charon possède un Pôle nord très sombre et creusé, plusieurs cratères et canyons...

On se rappellera que Pluton est le plus gros astre d'un petit système de 6 astres tournant les uns autour des autres d'une façon compliquée : les deux plus gros (Pluton et Charon) tournent l'un autour de l'autre et autour d'un centre de gravité vide, à l'extérieur de Pluton (alors que la Lune par exemple tourne autour d'un centre de gravité situé à l'intérieur de la Terre) et que les quatre autres petits corps célestes dans les parages se nomment Hydre et Nix, découverts en 2005, Styx et Kerberos, découverts respectivement en 2011 et 2012, tournent de façon compliquée et changeante autour des deux plus gros... ce qui rend impossible de prédire les positions respectives des autres petites lunes. Ainsi la durée des jours et des nuits varie sans cesse sur ces petites planètes. De plus, ces quatre petites lunes ne sont pas des sphères comme les planètes ou mini-planètes, ou grosses lunes : ce sont des mini-ballons de rugby, les forces de cohésion interne de ces petits corps n'étant pas assez fortes pour résister à la déformation due à la rotation. En outre, sur les images transmises par le télescope spatial Hubble, Kerberos est surprenante : cette petite lune de quelques dizaines de kilomètres de diamètre a un "albedo" (pouvoir réfléchissant) très faible, entre 0,04 et 0,35, soit dix fois moins que ses compagnons. Autrement dit, l’astre a une surface très sombre. Kerberos serait donc couleur charbon, sans que les planétologues puissent en déterminer la raison... (possibilité de matière organique (masse de bactéries) ou de métal...)

Nix satplutonL'astre Nix fait parti des 6 astres du système Pluton-Charon (NASA)

Voici une reconstitution des mouvements de Nix (et des trois autres petits corps identiques) en orbite autour du couple Pluton-Charon... (NASA)

Yves Herbo : c'est assez amusant car dans mon roman d'anticipation paru cet été 2015, et écrit entre 1971 et 1974, alors que j'étais très très jeune, "Quatre éternités pour une Rose Immortelle", je parle de Pluton et de ses satellites (quelques aventures y surviennent... et il y a une base extra-terrestre (Du "Conseil Galactique de la Fédération" dont je parle dans mon roman) qui est présente sur la planète... C'est amusant car en 1974, lorsque j'ai terminé ce roman (et je peux le prouver), Pluton était encore considérée comme une petite planète à part entière... et était alors considérée comme trop petite pour posséder des satellites ou des compagnons ! Mais je les avais inventés à l'époque (ou cela m'a été inspiré par une muse, comme à beaucoup d'auteurs !) car ça m'arrangeait pour mon histoire ! Et l'Histoire me donnait raison quelques années plus tard avec la découverte de Charon en premier lieu...

MAJ du 26-07-2015 : Entre ce survol historique et aujourd'hui, le robot-sonde New Horizons a transmis à la Terre plusieurs données et images, tout en s'éloignant vers la mystérieuse ceinture de Kuiper... :

Ce survol simulé des Montagnes Norgay de Pluton et de la Plaine Spoutnik a été créé d'après les images de l'approche de New Horizons. Les images ont été acquises le 14 juillet 2015 par la caméra LORRI (Long Range Reconnaissance Imager) à une distance de 77.000 kilomètres. Les plus petits pixels font 1 kilomètre et on ne peut parler de détails ici... d'ailleurs les images ont dû être largement retouchées car ce film ressemble tout à fait à une animation classique faite pour un jeu en 3D : difficile de faire la part des choses entre le virtuel et la réalité. Et la lumière solaire, la taille du Soleil lui-même, ne doit pas réellement optimiser la luminosité aussi loin : les images sont en effet composées de plusieurs filtres du spectre lumineux et reconstituées au mieux, avec des logiciels... - This simulated flyover of Pluto’s Norgay Montes (Norgay Mountains) and Sputnik Planum (Sputnik Plain) was created from New Horizons closest-approach images. Norgay Montes have been informally named for Tenzing Norgay, one of the first two humans to reach the summit of Mount Everest. Sputnik Planum is informally named for Earth’s first artificial satellite. The images were acquired by the Long Range Reconnaissance Imager (LORRI) on July 14 from a distance of 48,000 miles (77,000 kilometers). Features as small as a half-mile (1 kilometer) across are visible. Credit: NASA/JHUAPL/SWRI

Les nouvelles images reçues le vendredi 24 juillet, montrent des vapeurs dans l’atmosphère de Pluton et des signes de mouvements de glaces d’azote et de méthane à sa surface.

John Grunsfeld, le responsable des missions scientifiques de la NASA, est satisfait lors d’une conférence de presse : « Dix jours après le survol au plus près de Pluton nous pouvons dire que nos attentes ont été plus que surpassées. Avec des glaces mouvantes, une composition chimique originale de sa surface, ses chaînes montagneuses et ses brumes, Pluton révèle une diversité géologique vraiment excitante. »

Tout en s'éloignant, le robot a braqué l'un de ses instruments optiques sur la planète naine, ce qui a permis de saisir les rayons du Soleil passant à travers son atmosphère. Les images montrent des vapeurs atmosphériques s’élevant jusqu’à 130 kilomètres au-dessus de la surface. Une première analyse indique qu'il existe deux couches distinctes, une à environ 80 kilomètres d’altitude et l’autre à quelque 50 kilomètres.

Pluton eloigne 24 07 2015 nasa

HANDOUT / AFP

« Ces vapeurs sont un élément-clé pour créer les composants complexes d’hydrocarbone qui donnent à la surface de Pluton sa couleur rougeâtre », a indiqué Michael Summers, un astronome de la mission.

Les dernières images transmises par New Horizons révèlent aussi des signes de mouvements de glace à la surface de Pluton, qui montrent une activité géologique récente d'à peine quelques dizaines de millions d’années sur la planète, ce qui a étonné ces scientifiques. Pluton est loin d'être l'astre complètement mort encore supposé il y a peu.

Dans le nord de la vaste plaine baptisée « Sputnik Planum », que l'on voit dans le petit film au-dessus, et qui fait environ la taille du Texas d'après le scientifique, ils ont vu des indices très nets de mouvements d’une plaque de glace de méthane, d’azote ou de monoxyde de carbone dont regorge cette zone. Ces mouvements pourraient même se produire actuellement, selon ces chercheurs, la glace est encore fracturée sur des kilomètres...

« De tels phénomènes sont très similaires à ceux observés sur la Terre avec les glaciers », a relevé Bill McKinnon, un autre scientifique de New Horizons :

« Dans la partie la plus au sud de la région en forme de cœur, adjacente à la zone équatoriale qui est sombre et apparemment plus ancienne avec de nombreux cratères, il semblerait que les dépôts de glace soient beaucoup plus récents. Toutes les activités observées sur Pluton tendent à indiquer que cette planète a un noyau dense entouré d’une épaisse couche de glace, ce qui accroît la possibilité de l’existence d’un océan liquide sous cette glace. »

Cette couche de glace plus récente pourrait-elle aussi dénoncer quelques pluies d'hydrocarbures issues de ces vapeurs atmosphériques ? Une météorologie plutonienne est envisageable également, en liaison avec cette atmosphère et cet éventuel océan liquide sous les glaces. On se rappellera que Pluton possède une orbite très excentrique qui la fait se rapprocher régulièrement du Soleil, mais aussi de Neptune parfois. Des fluctuations d'orbites engendrant probablement de l'énergie, donc de la chaleur, des conditions physiques légèrement différentes en tous les cas...

New Horizons doit, sauf mauvaise rencontre, continuer à transmettre ses données collectées jusqu’à la fin de 2016. Elle se trouve actuellement à 12,2 millions de kilomètres au-delà de Pluton et s’enfonce dans la ceinture de Kuiper qui devrait être de plus en plus dense, moins "vide" qu'un espace balayé par l'orbite d'un petit système planétaire comme Pluton-Charon...

Après plus de 9 années de voyage, la sonde spatiale New Horizon a survolé Pluton le 14 juillet 2015. Depuis, elle a envoyé plusieurs clichés de la planète naine et de son satellite Charon. Que nous disent ces images à propos de ce que l'on peut trouver en surface de l'astre ? Réponse avec François Forget, directeur de recherche au CNRS et membre de la mission New Horizons. Images : Olivier Clairouin - Donald Walther / Le Monde.fr - Dailymotion (Sources)

 

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 15-07, 26-07-2015