Moyen-age-18ème siècle

Regroupe les articles parlant de ces périodes.

Belize : Un écrit maya historique découvert sur un mystérieux bijou en jade

Belize : Un écrit maya historique découvert sur un mystérieux bijou en jade

Belize jademaya mini

 

Cela a été une énorme surprise pour l'archéologue Geoffrey Braswell de l'Université de Californie de San Diego de découvrir un tel bijou précieux à Nim Li Punit, dans le sud de Belize. " C'était comme trouver le diamant Hope à Peoria au lieu de New York ", a déclaré Braswell, qui a dirigé la fouille qui a découvert un grand morceau de jade sculpté, ayant appartenu à un ancien roi Maya. " Nous nous attendons à quelque chose comme ça dans l'une des grandes villes du monde Maya. Au lieu de cela, il était ici, loin du centre," a-t-il dit.

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Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 6

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 6

Odhtv etrange

 

La 6ème saison du Tour de France de l'étrange recommence sous une autre forme. Le 06ème Tour de France de l'étrange ou le JT de la Haute-étrangeté vous partagera ainsi tous les 3 mois, les informations importantes de nos partenaires, l'interview de l'édition (les minutes de l'étrange), les conseils de Black et un dossier qui sera soit une réédition, soit un épisode du tour de France de l'étrange des reporters d'odhtv.
 

Saison 4 sur votre site S.F.H. : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-4.html

Saison 5 sur votre site S.F.H. : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-5.html


 

Tour de France de l'étrange 6X01 : Shadows people

Dans cette édition, présentée par Gilles Thomas :- Description des JT de la Haute étrangeté
- Observation de dame blanche avec Yves Herbo
- Conseil de Black: Objet d'enquête n°2: Les thermomètres
- Dossier de l'édition: Shadow people et êtres encapuchonnés (avec Remy Fauchereau, New Eppon, le CRUN et des témoins)

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Allemagne : L'engloutissement de la cité de Rungholt

Allemagne : L'engloutissement de la cité de Rungholt

Rungholt fouilles plongee mini

 

Comme plusieurs cités ou ports historiques ou légendaires, disparus ou engloutis au fil du temps, il y a longtemps eu des interrogations sur la réalité de l'existence de la cité de Rungholt, sur les côtes nord de l'Allemagne, en l'absence de traces matérielles étudiables. Un peu comme Vineta, dont je parle ici, il y avait des traces écrites et donc des "témoignages littéraires", mais aucun preuve réelle. En fait, on peut dire que, comme la ville de Troie - issue principalement à l'origine des poèmes (et fictions pour beaucoup) d'Homère sur la fameuse guerre qui y est décrite - la légende est devenue réalité, avec l'effective découverte d'artefacts et de preuves étudiées...

Mais, que s'est-il passé ? Que sait-on vraiment sur cette cité disparue, son ancienneté et histoire ? Et enfin, qu'a-t-on trouvé depuis sa citation dans des écrits du moyen-âge ?

Frise maps

Voici deux maps de la région en question. Celle de gauche montre la contrée a l'époque de la création de ces deux cartes, en 1651, avec les fonds marins visibles (à gauche) et à droite est une reconstitution des côtes avant leur submersion en 1362

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Baltique : la cité perdue de Vineta

Baltique : la cité perdue de Vineta

 

Vineta karte abraham ortelius 02

J'ai déjà parlé de cette légende intéressante rattachée à la Mer Baltique, lors des articles et Page consacrés aux Anomalies (http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html) découvertes par une équipe de plongeurs suédois, qui sont situées effectivement au Nord-Ouest, vers l'antique pays de Misiko, c'est-à-dire vers l'endroit où a été située il y a très longtemps la légendaire cité de Vineta, engloutie selon le mythe dans la Mer Baltique... :

 

 
Oera linda amsterdam peo platon
 
 

Baltique et Atlantide l'Oera Linda Boek :

" La mémoire néerlandaise semble avoir gardé un souvenir très précis du déluge et de l'engloutissement de l'Atlantide. Le plan d'Amsterdam reproduit fidèlement celui de Poséidopolis, capitale atlante.

"Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer." (Platon, Le Timée)

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Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

 

Pyramides madalena pico acores mini

Je continue encore sur ma lancée sur les découvertes archéologiques de la zone Atlantique médian au large de l'Europe et de l'Afrique de l'ouest. Après les Canaries donc, et les îles du Cap Vert, retour aux Açores dont j'ai déjà parlé ici... car d'autres découvertes ont eu lieu depuis ! (et voir aussi les nombreux liens connexes dans ces articles).

Et ces découvertes sont assez remarquables pour pouvoir en parler... d'autant plus qu'elles gênent l'archéologie officielle qui refuse de reconnaître que ses méthodes sont dépassées et souvent faussées par ses propres dogmes et mauvaises habitudes : l'obligation de corréler des monuments découverts avec des objets culturels découverts à proximité et de préférence de cultures déjà connues et identifiées... ce qui élimine logiquement toute découverte de nouvelles cultures inconnues (et donc gênantes dans les chronologies "déduites"), mais aussi d'autres possibilités pourtant toutes aussi logiques et plausibles (pillages ou imports d'objets culturels par d'autres cultures, envahissement d'une culture par une autre et réhabitation d'anciens lieux, etc... - fausses attributions donc de monuments à une culture données, par exemple...). Il est évident que ces méthodes font passer nos connaissances et découvertes à côté de réalités et vérités en contradiction avec celles que l'on veut maintenir à tout prix pour le soutien d'une certaine "civilisation à dominance occidentale", au détriment d'une civilisation entièrement "terrienne"...

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Auvergne, France, les mystérieux souterrains annulaires

Auvergne, France, les mystérieux souterrains annulaires

 

Souterrain capture video mini

Nous voici de retour dans la Montagne Bourbonnaise, il s'agit donc d'une suite aux précédents articles parlant de ces divers lieux étranges, sacrés, chargés d'Histoire et de Légendes, de mystères non élucidés pour beaucoup. Vous trouverez les liens vers ces articles en bas de celui-ci.

Encore un mystère non élucidé que ces étranges souterrains annulaires dont les premiers exemplaires semblent avoir été découverts au milieu du 19ème siècle, alors que d'autres l'ont encore été au cours du 20ème, et qu'il en resterait probablement encore à découvrir. On a longtemps pensé qu'ils étaient uniques et concentrés dans le Centre de la France, mais d'autres découvertes similaires, en Autriche et en République Tchèque, ont encore accentué le mystère les entourant. Et ce mystère est multiple si on épluche les diverses publications à leur sujet : on ne connaît pas leur but, la raison de leur existence, ni réellement par qui et quand ils ont été creusés. Car les quelques datations effectuées, (encore une fois avec un mauvais calibrage du carbone 14, réévalué récemment), sur de très rares tessons de poteries ou artefacts métalliques trouvés seulement dans quelques souterrains, s'étalent de la période gallo-romaine (ou même plusieurs siècles avant JC à un endroit !, j'en reparlerais) jusqu'à la Renaissance (1694) ! De toute façon, l'on sait depuis longtemps qu'un grand nombre de souterrains ont été utilisés et réutilisés au cours du temps (des souterrains du moyen-âge ont ainsi été encore utilisés pendant la guerre 1914-1918 !) : une datation raisonnable ne saurait donc être très fiable tant que la science n'a pas découvert le moyen de dater les gravures et usinages de la pierre... la présence de poteries ou artefacts ne témoignant bien souvent qu'une appropriation postérieure de lieux plus anciens, ce que les archéologues raisonnables et ouverts reconnaissent volontiers.

En fait, la majorité des souterrains, mêmes bouchés depuis longtemps, ne contiennent absolument rien : ils semblent même avoir été scrupuleusement nettoyés de toutes traces de leurs bâtisseurs et même d'autres visiteurs ultérieurs. Si nous ne parlons que de la Montagne Bourbonnaise, le nombre de souterrains jusqu'à présent découverts seraient de 34 parfaitement identifiés (dont 14 sur la seule commune d'Arfeuilles - un souterrain tous les 300 mètres !, 5 sur Le Breuil, 3 sur la Chapelle, 2 sur Laprugne, le Mayet de Montagne et Nizerolles, 1 sur La Chabanne, Isserpent, Molles et Saint-Nicolas des Biefs) et de 15 de plus (49 donc en tout) dont l'existence est mentionnée par un ou plusieurs témoignages, mais qui n'ont jamais été explorés ou leur situation exacte perdue au cours du temps...

C'est d'ailleurs le cas d'un des premiers découverts, en 1854, et qui avait fait l'objet d'une publication vingt ans plus tard et d'une exploration : on a perdu depuis sa situation exacte dans le hameau de Terre-Noire de la commune de Laprugne (Allier) ! Voici cette étude (qui pensait par erreur à un souterrain-refuge) et schéma, dans "Le Forez illustré" du 1er et du 8  août 1875 par le docteur Frédéric Noëlas. Pour rappel, ce souterrain avait été découvert en 1855 par hasard, lors du creusement des fondations d'une grange, puis rebouché.

Extraits : " La région montagneuse qui forme entre la chaîne de la Madeleine et celle du Montoncel le canton le plus méridional du département de l'Allier offre à l'archéologie des sujets d'étude qui touchent au plus haut point de la science: roches à bassins et à empreintes, châtelards, voies primitives, souterrains refuges, villes et industries gauloises, murs gaulois, pour ne parler que de ce qui nous est le plus à cœur….

En dehors du bassin et des travaux de concession des mines de cuivre de la Prugne, sur les premières croupes des hauteurs qui s'élèvent brusquement jusqu'à près de treize cents mètres au sommet de la Madeleine, un hameau, celui de Terre-Noire, étage ses maisons à quelque distance du profond ravin où coule le ruisseau de la Coste.

Il y a vingt ans des propriétaires, voulant y bâtir une grange, creusèrent des fondations et furent on ne peut plus surpris de sentir le sol peu solide dans un endroit rocheux; ils creusèrent par curiosité et découvrirent un souterrain, où ils pénétrèrent assez imprudemment et sans ordres, surtout sans intention de s'en rendre compte par l'étude; ils n'y trouvèrent, dit-on que des morceaux d'une poterie grossière. La découverte fit grand bruit, nombre de visiteurs accoururent, mais tous inexpérimentés; puis on referma la cavité tant et si bien qu'il a fallu deux demi-journées pour la retrouver.

Cependant, on avait un point de départ; il avait fallu, lors de la construction de la grange, reculer les fondations, on chercha donc dernièrement et, au fond d'une tranchée d'environ un mètre cinquante centimètres de profondeur, on rencontra une entrée du souterrain, la même que celle découverte il y a vingt années. L'ami qui nous préparait si galamment la besogne pénétra dans la cavité par une ouverture assez étroite, reconnut les lieux puis referma soigneusement avec de grosse pierres l'entrée du roc, crainte d'accident.

Enfin, le 11 juillet dernier, nous nous rendîmes vers le souterrain avec une certaine solennité: un orage majestueux nous surprit en route... deux petits murs formaient l'entrée de la grotte; leur distance réciproque était d'environ un mètre, ils reposaient sur la roche vive et une pente assez douce conduisait à une ouverture si étroite que les épaules d'un homme avaient peine à y passer; mais au bout de quelques pas faits et en se laissant glisser les pieds en avant, le souterrain se révèle à la hauteur d'un homme de petite taille.

Terrenoire1

Voici l'aspect de la galerie: elle est creusée dans une roche de porphyre quartziféré très fendillée et cassante, commune dans le pays et coupée de filons d'un granit grenu décomposé nommé gore, au-dessous d'une terre labourée qui porte le nom de la mure (masure); sa direction générale est du S-E au N-E; sa voûte de forme pointue très irrégulièrement ogivale n'est nulle part soutenue par une maçonnerie quelconque; elle ne paraissait pas solide, la pierre s'égrenait laissant passer de grosses gouttes d'eau de pluie et à chaque roulement de tonnerre que l'oreille ne percevait pas au reste dans les profondeurs, de petites rocailles se détachaient comme au moindre frottement; la largeur du boyau souterrain est d'environ 0.70 à 0.80 m ; nous étions trois explorateurs et le travailleur avait peine à se servir de sa pioche.

Une première galerie, pendant cinq ou six mètres, serpente fortement et brusquement, puis elle envoie à gauche et à droite deux branches de manière à circonscrire une masse de roche en forme de colossal pilier arrondi; on observe que la branche de gauche continue presque droit la première galerie avec la même hauteur de voûte et la même largeur; la branche de droite se dévie fortement de ce côté et son plafond est plus bas d'au moins 30 à 35 cm ; des flaques d'eau jaunâtre s'étaient amassées sur le sol, mais aucune fosse, aucun puits ne s'ouvraient dans les galeries au point de rencontre des deux branches; dans la paroi de gauche est creusée une case ou niche dans une partie granuleuse de la roche à hauteur de l'épaule, cette case large de 15 cm a le sommet pointu; on voit très distinctement les nombreux coups d'un outil pointu comme un pic qui a creusé la pierre tendre (ailleurs la pierre fendillée ne montre pas ces traces).

Ascia gallo romain2

On distingue un ascia gallo-romain gravé à gauche du socle de cette statue-pierre tombale. L'ascia qui servit peut-être à creuser les souterrains, avait aussi une valeur symbolique, puisqu'elle était souvent gravée sur les pierres tombales gallo-romaines, étant censée protéger et assurer l'inviolabilité dudit tombeau.

Nul vestige de rouille ou d'oxyde de cuivre pour indiquer la matière de l'outil, mais vu la difficulté de manœuvrer, même un marteau de mineur, à cause de la voûte, on voit que l'outil était emmanché si court qu'il devait être vraisemblablement tenu à la main comme un couteau… nulle marque de fuliginosité ou de suie de lampe dans cette case ni aux voûtes; ces deux galeries réunies sans chambre élargie, sans issues autres, après un mètre de parcours, rencontrent un muretin de grosses pierres haut de 50 cm disposé transversalement, il est maçonné avec de l'argile jaune comme ceux de l'entrée, et forme un petit ponceau sous lequel fuit un filet d'eau par une pente assez rapide; au-delà et au bout de 6 mètres , presque en ligne droite, un fort éboulement barre le passage et sur le sol extérieur on remarque, à cet endroit, une dépression sensible.

L'eau s'écoulant ainsi n'avait pu s'accumuler en trop grande quantité, mais elle gênait nos recherches, la pioche ne ramenant que des pierrailles sans forme, point de poterie ni d'outils; de la paille pourrie et noire et dans la galerie de gauche de la paille brûlée et charbonnée provenant sans doute des brandes de paille dont on s'était servi au risque de s'enfumer lors de l'exploration d'il y a 20 ans; un bout de plateau ou d'épaisses planches de chêne mises là sans doute pour appuyer sur les pierres et ne pas se mouiller les pieds, tout annonce une visite timide et hâtive. Le bois du plateau est pourri, mou et malgré qu'il soit infiltré d'eau, il a perdu énormément de son poids. L'air avait pénétré dans le souterrain et si la première fois il était méphitique et éteignait les lumières, lors de notre examen il s'était renouvelé. Mais comme contraste avec ce bois, nous avons recueilli dans le terrain et sous les éboulis de la galerie de droite un long bâton brut et noueux dont une branche cassée au bout forme un crochet, vrai bâton de sauvage, d’homme primitif (nous savons qu’on a trouvé semblable objet dans des souterrains analogues). Il était difficile de savoir au moment de la trouvaille de quel bois était ce bâton, on eût dit un morceau d’érable à l’écorce rude (bois très rare dans la montagne) et tout à fait comparable à des bois qui ont séjourné des siècles dans les tourbières ; celui-là, au lieu d’avoir perdu de son poids, en avait acquis considérablement, il pesait de cinq à sept cent grammes, infiltré d’eau mais aussi de matières siliceuses…..

On est convenu de nommer ce genre de grottes creusées de main d’homme "souterrains de refuges", mais la science n’a pas dit son dernier mot sur leur mystérieuse destination. Dès lors qu’ils ne sont pas construits de maçonnerie, il y a grande présomption d’antiquité, aucun château féodal n’y ayant laissé vestige et souvenir, mais on ne peut raisonner sur leur destination que par analogie et apporter dans leur recherche un grand esprit critique ; dans les uns, on trouve des restes évidents de l’homme préhistorique, hachettes de pierre, auges à broyer le grain ou le millet, comme dans la Creuse, le souterrain-refuge de Sanglard… Dans les autres on a trouvé de la poterie romaine ; les uns sont pourvus de puits ou fosses de défense, de conduits d’air ou soupiraux, présentent des cachettes, des grès à aiguiser, des réservoirs d’eau et des cavités circulaires, véritables silos que l’on cachait à l’ennemi; d’autres enfin offrent, taillés dans le bloc, des ouvertures avec des feuillures pour les portes, des bancs, des retraites et des salles spacieuses, de sorte qu’on a pu dire que c’était des habitations permanentes aussi bien que des refuges temporaires, même des caveaux ou des greniers d’approvisionnement.

Ils ont pu être occupés et réoccupés à différentes époques de troubles et d’invasion et sont creusés suivant différents types. (YH : à l'époque il y a peu de souterrains annulaires découverts et étudiés, mais l'auteur fait tout de même, remarquablement, le lien avec ceux-ci et un autre déjà découvert à Arfeuilles).

Ils sont rarement isolés, souvent groupés dans le même endroit à proximité de fontaine ou de ruisseaux ; ceux de la contrée, assez nombreux, semblent appartenir tous aux mêmes types : une galerie étroite embrassant un énorme pilier, nous en connaissons un à Arfeuilles dont la forme est tréflée, c’est-à-dire qu’il a trois piliers entourés de galerie qui se rendent dans un boyau unique. Tous ont été creusés de la même manière, avec les mêmes outils, dans la même roche. Nous faisons remarquer que la roche n’a pas partout un degré de solidité pareille, mais le temps, les mouvements de terrain ont dénaturé cette solidité.

Si le souterrain de Terre-Noire laisse maintenant filtrer les eaux pluviales, c’est qu’il était sans doute couvert de feuilles sèches et de fumier, comme le rapportent des auteurs anciens parlant (YH : peut-être : il n'y a pas de mention du lieu dans les écrits de Tacite au sujet des souterrains des "Germains", de plus, la région est considérée comme étant la région des Arvernes...) de ces souterrains. Il faut se faire une idée de la vie au grand air de nos ancêtres chasseurs et pêcheurs ; ils n’étaient jamais chez eux, il suffisait que la nuit et au gros de l’hiver les femmes et les enfants fussent en sûreté, la commodité, l’élégance du logis, sa salubrité même étaient choses secondaires. Mais nous faisons nous même toutes réserves à ce sujet, nous bornant à affirmer l’antiquité de ces retraites si bien oubliées des hommes.

L'ascia est un outil gallo-romain en forme de hache, une herminette, un outil à tailler le bois ou à polir la pierre, l'instrument à tout faire du maçon. 
Cet outil gravé sur la pierre tombale était réputé lui conférer une protection en lui assurant l'inviolabilité
.

Le peuple voit des communications fantastiques du souterrain Terre-noire avec les galeries du Châtelard,  poste gaulois situé à deux kilomètres de distance... (sans preuve...) "

Ce souterrain fut par la suite rebouché et disparut des mémoires. Si la grange existe toujours, le souterrain n'évoquait plus aucun souvenir aux habitants du village, ni à l'ancien propriétaire de la grange, M. Eugène Oblette.

Des souterrains tous très semblables. Tous les souterrains de la Montagne bourbonnaise sont de longueur modeste (entre 20 et 40 m). Ils sont tous situés à une faible profondeur (entre 1m50 et 5m) et creusés dans du schiste ou du "gore" (arène granitique en décomposition), des matériaux qui excluent le creusement de vastes salles ou de larges couloirs. La plupart suivent le schéma de la lettre grecque Φ "phi" avec un vestibule d'entrée, se prolongeant plus ou moins dans l'axe par une galerie, coupant en deux endroits une structure en anneau. On notera que cette 21ème lettre grecque (utilisée aussi auparavant par les minoens de Crète, Santorin et Milos, mais aussi par les Etrusques, puis tardivement par les Coptes). 

Dans le système de numération grecque, phi vaut 500 ; par exemple ‹ φʹ › représente le nombre 500. Comme la plupart des autres lettres grecques, le phi est parfois utilisé en dehors de son contexte alphabétique grec dans les sciences. Par exemple, en mathématiques, elle note traditionnellement le nombre d'or (1+√5)/2 (soit environ 1,618). On l'appelle aussi "La Proportion Divine" car si on on mesure notre taille et qu'on divise ce nombre par la mesure du nombril aux pieds, on obtient Phi. On obtient le même résultat si on mesure la taille du haut de l'épaule au plus haut des doigts et qu'on divise ce nombre par la taille du coude au plus haut des doigts...

On accède à ces souterrains par un dénivelé et une entrée non cachée parfois même par un escalier monumental (comme chez Néglot), ce qui exclut toute hypothèse de cache ou de refuge. La plupart semblent avoir été creusés au Haut Moyen Age, à l'aide d'une ascia sorte de hache à tout faire que les gallo-romains utilisaient pour tailler le bois ou creuser dans la pierre tendre. Beaucoup étaient murés à l'entrée (chez Guérande) ou dans la galerie, ce qui tendrait à renforcer l'hypothèse d'un lieu sanctuarisé. L'extrémité de la galerie ou de la "chapelle" possède souvent des alcôves ou des niches. On trouve souvent, au bout de ces galeries, des conduits verticaux de faible diamètre (parfois inachevés) et communiquant avec l'extérieur (aération ? Culte des morts ?).

Une hypothèse fait état que ces souterrains pourraient être des sortes de tombeaux où les habitants du Haut Moyen-Age (Gallo-Romains) déposaient les restes calcinés de leurs défunts dans des urnes funéraires. La crémation était en effet interdite par la religion chrétienne qui s'était implantée d'abord dans les villes et qui préconisait l'inhumation tout en condamnant l'incinération, héritage du paganisme. Mais cette hypothèse, si tentante soit-elle, n'est pas confirmée par des éléments matériels ( ossements calcinés, statuettes, sculptures ou peintures sur les parois). Mais l'Eglise pourrait avoir découvert cette pratique par la suite, et aurait tout nettoyé, ce qui est aussi une possibilité bien sûr...

Ce pourrait être aussi d'antiques sanctuaires en rapport avec le culte des morts, ce qui pourrait expliquer la présence de ces "conduits d'aération" plus ou moins achevés. Dans ce cas, ceux-ci seraient une sorte de passage reliant le monde des morts (souterrain) à celui des vivants (sur la terre). Face à la progression inéluctable de la religion chrétienne durant le haut moyen âge, ce type de sanctuaire aurait disparu. Il aurait survécu sous une autre forme plus "chrétienne" celle-là (l'Eglise a récupéré beaucoup de cultes païens ou antiques à son compte), la lanterne des morts.

Lanterne morts estivareilles

La lanterne des morts est un édifice maçonné, de forme variable, souvent élancé généralement creux et surmonté d'un pavillon ajouré, dans lequel au crépuscule, on hissait, souvent avec un système de poulies, une lampe allumée, supposée servir de guide aux défunts.

Mais là où cela se gâte, c'est que certains vestiges tout de même découverts depuis (alors que d'autres découvertes "préhistoriques" sont mentionnées au 19ème siècle), pourraient ramener cette pratique à bien plus anciens que les Gallo-Romains, puisque dans les souterrains de Puyravel, dans des fouilles au Hameau de Chez-Guerrier (Mayet-Montagne), sur le site de Moulin-Piat (à 2km au sud de Glozel, M. René Gattefossé le fouille en 1939. Il y découvre des haches de pierre, deux flêches, des anneaux de schiste brun, certaines de ces pièces sont gravées), dans les souterrains annulaires de Cluzel et de Palissard (des tablettes ou des galets inscrits de signes "glozéliens" ont été découverts en 1928), des artefacts et gravures du néolithiques, préhistoriques donc, ont été trouvés. Certains de ces objets (galets gravés) ont été assimilés aux mêmes trouvés à Glozel. Des analyses faites en 1995 pour tenter de dater plus précisément une partie de ces objets "Glozéliens", dans plusieurs laboratoires, ont donné des résultats disparates et peu concluants : le quartz contenu dans la plupart des objets fausse les données de la thermoluminescence (radioactivité) et, malgré des résultats peu fiables et contradictoires entre les laboratoires (des données donnant -17000 ans en moyenne (comment ? c'est dans le rapport officiel pourtant !) mais s'étalant surtout entre - 600 avant JC et le 17ème siècle, voir même le 20ème siècle pour certains objets douteux), une étrange conclusion ramenait le tout au Moyen-âge, peut-être "Haut" (Gallo-Romain) pour certains objets, mais plutôt 13ème siècle pour l'essentiel... tout simplement parce, depuis le début du 20ème siècle, trop de fouilles avaient "pollué" les lieux et que seuls des traces d'une verrerie datant du moyen-âge avait pu être identifiées avec certitude... : " En effet, sans doute à cause de la très forte radioactivité naturelle de la région, les datations sont extrêmement disparates, et on a du mal à comprendre et à fortiori à expliquer la présence sur le même lieu, d'objets âgés de 17 000 ans, de 5 000 ans, de 2 500 ans, de 1 500 ans, et même du moyen âge ! Reste également l'énigme de l'écriture que l'on retrouve sur des os gravés de 17 000 ans, toujours non déchiffrée (elle l'a été par plusieurs auteurs différents à priori et daterait des Phéniciens selon beaucoup d'entre eux)... (mais cette écriture est ce qui gêne le plus la trame "historique"... même si d'autres écritures similaires semble avoir été découvertes ailleurs dans le monde (Pakistan)). Le compte rendu de 1995 est incomplet et ambigu : les seuls vestiges archéologiques du site sont les restants d'un artisanat de verrerie qui date du Moyen Âge. Aucun objet de type « glozélien » n'y a été découvert lors de ces fouilles de 1995 (!) "

On se rappellera bien sûr que les datations d'avant le 21ème siècle (recalibration du carbone 14 en 2004) ne peuvent plus être considérées comme fiables de toute façon... Il faudrait tout redater, et comme on le fait maintenant, avec l'aide d'au moins trois méthodes différentes...

Mais même s'il y a un possible lien entre Glozel et les souterrains annulaires (puisque, finalement, il n'y a pas qu'à Glozel que des objets "glozéliens" ont été découverts !), revenons sur ces derniers, voilà plusieurs plans et schémas de ces cavités, établis par plusieurs chercheurs dont les noms sont sités plus haut ou par la suite... :

Birat chatel montagne

Anneau Birat (commune de Châtel Montagne) découvert en 1952, suite à l'effondrement de la voûte lors du passage d'une vache. Allée rectiligne de 13 m , demi-cercle de 18 m , 1m65 de haut, restes d'un muret de pierres sèches vers le fond

Frobert chatel montagne

Chez Frobert (commune de Châtel Montagne) découvert sous un bâtiment. La partie rectiligne mesure environ 8m, l'anneau 13m50, les 2 extrémités, remblais et effondrement) n'ont pas été explorées.. Ont été trouvés quelques tessons de poterie et un liard de 1694 (!)

Frobert entree

L'entrée de l'anneau de Chez Frobert

Guerande

Anneau de Guérande (commune d'Arfeuilles) découvert en 1958, lors d'un labour. La véritable entrée était toujours murée. Les tessons retrouvés datent du Vème au IXème siècle (Gallo-Romain-Mérovée-Charlemagne). Allée rectiligne de 15 m débouchant sur une salle (la chapelle ?) avec 2 pierres d'autel de chaque côté).

Souter2

L'entrée murée de l'anneau de Guérande

Puyravel mayet de montagne

Anneau de Puyravel (Mayet de Montagne) découvert lors de labours en 1928. galerie de 16 m de circonférence. Restes de poteries, galet gravé et outil en pierre de l'époque préhistorique (néolithique + "Glozélien")

Neglot commune du breuil  Neglot commune du breuil2

 

Chez Néglot (commune du Breuil) exploré dès 1875 par Noëlas, comblé en grande partie. Anneau de 12 m. menant à une "chapelle" avec conduit extérieur, escalier d'accès monumental, mais accès fermé par d'énormes blocs de granit. Ces blocs de granit, extraits d'une carrière distante de 8 km, verrouillaient l'entrée (similitude avec les différents murets des autres souterrains qui interdisaient l'accès)

Neglot escalier entree

Chez Néglot escalier d'accès monumental

Souterrain arfeuilles Souter3

 

A gauche, Couloir annulaire d'un souterrain annulaire creusé sous une église dans les Deux-Sèvres (France) (YH : ou c'est l'église qui a été construite sur le souterrain !). A droite, Arfeuilles, photo de souterrain annulaire

Bois barret

Arfeuilles, photo de l'entrée bouchée du souterrain annulaire du Bois-Barret

 

Pour compléter un peu plus cette compilation de données sur les anneaux souterrains, voici un extrait d'un livre ("lieux mystérieux") d'un chercheur local (qui était considéré comme beaucoup il est vrai comme un "mystique", mi-voyant mi-esotériste (il a fait des prophéties de son vivant, dont certaines se sont réalisées)), un auvergnat donc, nommé Pierre Frobert (déjà cité dans les articles consacrés au monument très ancien (celte ou encore plus ancien) "Pierre Ginish" du Puy de Montencel, point culminant de la Montagne Bourbonnaise), et qui a donné sa propre hypothèse, évidemment l'une des plus étranges de toutes les hypothèses, mais qu'il argumente d'une façon assez intéressante quand on se penche et étudie toutes les données concernant nos ancêtres qui ont passé beaucoup de temps et d'efforts sur le transport (sur des kilomètres et avec peu de moyens) et l'élévation de pierres levées (menhirs, dolmens, cairns) et monuments parfois gigantesques, y compris parfois tout en haut de certaines montagnes... : " Les étranges souterrains d'Arfeuilles "

" Le territoire de la commune d'Arfeuilles recèle plus du tiers des souterrains de la Montagne Bourbonnaise; Notons plusieurs faits importants : il n 'y a pas d'aération ou si peu que personne ne pouvait les utiliser comme refuge; ils sont inutilisables; on ne peut rien entasser sans boucher le passage. Ce ne sont pas des lieux de culte : Il y a un souterrain tous les 300 mètres à Arfeuilles. (YH : notons au passage que le nom d'Arfeuilles prendrait ses racines (celtes et latines) dans "Fouilles profondes"), Les noms d’Arfeuilles et Arpheuilles pourraient provenir aussi du verbe latin « fodiculare », signifiant fouiller, creuser. Cette étymologie situerait donc effectivement la création de ces souterrains à une époque lointaine de toute façon (cf. Maurice Piboule,Mémoire des communes de l’Allier : La Combraille, 1988).  "M. DAUZAT, dans son dictionnaire des noms de lieux, pense (avec d'autres auteurs de dictionnaires similaires) que ce “feuilles“ serait un hybride Gallo-Latin de “fodiculare“, fouiller. Quant à la signification du préfixe “Ar“, elle laisse perplexe la plupart des linguistes. Une interprétation récente a été donnée en 1988 par M. FROMAGE, professeur de lettres anciennes et président de la Société Française de Mythologie, lors du congrès mondial sur les souterrains, qui s'était tenu à Arfeuilles cette année là. Pour lui, le “Ar “ proviendrait d'une déformation de prononciation du “Al “ de “alto“ qui signifie aussi bien profond qu’élevé. Cette interprétation est imaginée par M. DAUZAT et d'autres auteurs à propos de noms de lieux autres qu'Arfeuilles. Si cette interprétation est valable en ce qui nous concerne, “Arfeuilles“ signifierait “fouilles profondes“ ou encore “ le pays des fouilles profondes“. Or M. DAUZAT signale la présence de souterrains à proximité de la plupart des Arfeuilles ou Hautefeuilles. On a une explication qui tient debout, quant on sait qu'ici les souterrains annulaires atteignent une densité que, jusqu'à présent, on n'a jamais rencontrée ailleurs".

Des dépots d'urnes ? Cette hypothèse avait été avancée par le docteur Chabrol. C'est bien improbable (YH : aucune preuve n'est jamais venue l'étayer en tout cas).

D'après les recherches que j'ai effectuées en Bretagne et dans d'autres lieux, j'ai remarqué que tous ces souterrains présentent un plan particulier, à savoir un couloir généralement petit débouchant sur une salle ou plusieurs salles de formes circulaires. En Bretagne on a élevé des Cairns, sorte de pyramides à étages, tout simplement parce qu'il n'y avait pas de montagnes or dans notre région (Auvergne), tous les sommets alentours présentent des amas de rochers placés volontairement ou des murs ceinturent un sommet. La concentration de ces souterrains n'est pas un hasard si l'on étudie la nature du sous-sol et les courants telluriques.

LA SCIENCE DES ATLANTES

Il existe sous la terre des courants de forces tout comme l'être humain possède un système nerveux électrique. Il est admis aussi que la foudre sort de la terre avant son échange avec les forces célestes. Or la foudre est toujours au croisement de lignes de force tellurique. Il y a donc des points d'émissions puissants et c'est sur ces points d"émissions que nos ancêtres ont creusé les montagnes, ou ont fabriqué des capteurs artificiels tumulus avec salle intérieure. Pour diriger cette force ils ont à certains endroits placés sous terre des capteurs directionnels de différents modèles.

Ce sont nos fameux souterrains aux formes étranges creusés en forme de voûte. Selon l'intensité de la force l"entrée qui est en réalité une sortie, était plus ou moins haute et était dirigée soit sur une file de menhirs - les condensateurs - ou plusieurs files de menhirs avec dolmens (prise de courant) soit sur des lignes naturelles (les autres nerfs de la terre) l'épine de certaines montagnes, le cours de certaines rivières, etc...

Nous avons une preuve éclatante de la domestication de cette énergie gravée sur les pierres du tumulus de Gravinis en Bretaqne. Cette énergie pouvait être décuplée par du quartz.

Sur la terre il existe de semblables systèmes de domestication des forces telluriques. Pour quoi faire me direz-vous : C'est ici que la réalité dépasse la fiction : Les Atlantes avaient des colonies sur toute la terre.

Les Atlantes connaissaient en des temps préhistoriques la radio, la télévision, l'énergie atomique, le laser et leurs vaisseaux aériens suivaient ces lignes de force telluriques, ces lignes servaient aussi à la fertilisation des terres, à envoyer des messages à distance et bien d'autres choses encore. A une période de leur histoire qui se situe vers 12500 avant le Christ, les Atlantes firent un mauvais usage de leurs découvertes et causèrent leur propre perte car ils ont mis au point des instruments qui mettaient en mouvement les feux du centre de la terre ainsi transformés en force destructrices. Les Atlantes s'étaient rendus maîtres d'une source d'énergie fabuleuse, les rayons du soleil amplifiés par des cristaux, l'inversement de ces forces a provoqué la destruction de leur continent.

Bien des gens ont du mal à croire à l'existence d'une civilisation avancée comme L'Atlantide et qu'elle ait pu disparaître sans laisser de traces, et pourtant ces traces existent.

Réfléchissez à ceci, il y a moins d'un siècle seuls les auteurs de science-fiction pouvaient songer à des choses comme la télévision, les sous-marins atomiques, la bombe à hydrogène. En moins de 50 ans, des nations ont disparu dans le chaos de deux guerres mondiales et d'autres ont été fondées. Regardez à quel point notre civilisation actuelle est tributaire des communications, des transports, de l'énergie électrique et il est facile d'imaginer qu'une guerre atomique, si elle ne détruit pas complètement l'humanité, puisse renvoyer l'homme à l'âge de pierre.

Que resterait il de notre superbe civilisation dans 5000 ans ? "

Schema arfeuilles souterrains

Schema arfeuilles souterrains2

Schema arfeuilles souterrains3

 

Schema arfeuilles souterrains4Dessingavrinis bretagne1

Dessingavrinis bretagne2Dessingavrinis bretagne3

Tous ces dessins sont extraits du livre de Pierre Frobert "Lieux mystérieux"

Autres souterrains annulaires dont on connaît l'existence :

Deux auteurs Francis Pérot (en 1884) et Adrien Blanchet (en 1927) signalent tous deux la présence d'un second souterrain annulaire à Laprugne, au "Chatelard". D'après Pérot: " La confection de la route de Laprugne à la Loge des Gardes a mis à découvert un souterrain dont on voit nettement la section et la forme au Chatelard. Les deux ouvertures qui se voyaient dans la tranchée de la route ont été maçonnées avant qu'il n'ait été exploré. Sa hauteur est de 1m30 et sa largeur 0m80 ". Et d'après l'inventaire de Blanchet: " Le Chatelard: souterrain dont les 2 parties découvertes ont été murées. Hauteur: 1m20; largeur: 0m70; voûte cintrée en anse de panier ".

Au hameau de Lareure, Jean Robert Perard, un agriculteur natif d'Arfeuilles a visité deux souterrains, un ouvert par le godet d'une pelleteuse qui réalisait le terrassement de son hangar et un autre découvert par des débardeurs dans le bois du Rez des Écoliers. Mais les deux sont bouchés depuis. Question de sécurité. L'agriculteur, qui a les yeux qui brillent lorsqu'il raconte sa visite du souterrain des Écoliers, se souvient de sa première visite et de l'état de quiétude qu'il a ressenti sous la terre. Il se souvient aussi de sa dernière visite avec des cameramen américains « qui ont failli y passer car il n'y avait plus d'oxygène dans le boyau. Trop de monde sans doute »...

Un reportage de Patrick Aujard, WebTv Livradois-Forez. - https://www.youtube.com/watch?v=-iQIO3PO-Es

Peu connu de la plupart des habitants de notre région, les souterrains annulaires sont extrêmement nombreux sur notre territoire : montagne thiernoise, bois noirs, monts du bourbonnais…
Aujourd’hui encore l’énigme de leur utilisation reste entière malgré les efforts de recherche des sociétés archéologiques locales et de la Société Française d’Étude des Souterrains.
Hugues Dourvert découvreur et spécialiste de ces structures souterraines nous entraine dans ses visites et nous donne quelques explications sur ces lieux mystérieux...

Souterrain capture video

Sources : http://r.saintaubin.free.fr/souterrains.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Phi

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/glozel-authentifie-cela-change-tout-1.html#JQ6g3EIeZhbrJr0j.99

http://www.ldi5.com/archeo/gloz.php

http://sfes.fr.free.fr/FR/Publication.htm

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/les-souterrains-annulaires-de-la-33238

http://prilep.perso.sfr.fr/galerie2/souterraincultuel/galerie.htm

http://www.arfeuilles.fr/hist-text-2.pdf

Articles sur la Montagne Bourbonnaise, l'Auvergne et ses légendes :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-de-la-cite-disparue-de-taricum.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-celtiques-et-romaines-2.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-celtiques-et-romaines-3.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/france-la-montagne-sacree-du-bourbonnais.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-d-auvergne-sur-les-traces-de-marie-magdeleine.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/pierre-ginich-du-montencel-reportage-et-guerison.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/glozel-authentifie-cela-change-tout-1.html#JQ6g3EIeZhbrJr0j.99

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, 03-07-2016

Légendes d'Auvergne, sur les traces de Marie-Magdeleine

Légendes d'Auvergne, sur les traces de Marie-Magdeleine

Grotte sainte baume

La grotte de Sainte-Baume transformée en église

 

Encore une petite incusion dans le monde des légendes d'Auvergne, Bourbonnais et Limousin, faisant suite à la série d'articles déjà mentionnée dans le dernier dont vous trouvez le lien ici : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/france-la-montagne-sacree-du-bourbonnais.html

Sur les traces de Marie-Magdeleine

L'Histoire écrite est très confuse au sujet de Marie de Magdala : il s'agirait d'une femme très riche, une Galiléenne malade que Jésus guérit et qui devient l'une des mécènes financières du groupe de Jésus, mais il s'agirait aussi de Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare, avide des paroles de Jésus, qui oint ses pieds de parfum et les essuie avec sa chevelure. Et enfin, c'est aussi une prostituée, "la pécheresse anonyme", qui lave elle aussi les pieds de Jésus... selon Jean, c'est à elle (Marie de Magdala) qu'apparaît en premier Jésus ressuscité le matin de Pâques. C'est également elle qui reçoit la mission d'annoncer la résurrection du Christ aux autres disciples, ce qui fait d'elle "l'Apôtre des Apôtres" (la 13eme apôtre selon certains). La phrase prêtée à Jésus au moment de sa rencontre avec Marie-Madeleine, "Ne me touche pas", ou "Ne me retiens pas", peut laisser supposer une relation privilégiée avec Jésus. On pourrait aussi supposer, avec le modernisme et les sciences, que Jésus était "ressuscité" sous la forme d'un hologramme, d'un fantôme ou d'une projection, d'où sa demande de ne pas être approché ou touché (car il n'est pas réellement là physiquement !)... Mais la dizaine de versets qui concerne Marie-Madeleine ne permet guère d'aller plus loin de toute façon la concernant... A partir du IIe siècle, apparaissent des évangiles dits apocryphes, "cachés", non reconnus par l'Eglise, comme celui de Marie-Madeleine, qui placent les femmes au premier plan. Dans l'évangile de Thomas, Marie-Madeleine fait ainsi partie des apôtres et embrasse Jésus sur la bouche. "La pécheresse repentie" devient très tôt une égérie des Eglises gnostiques, formant un couple sacré avec Jésus... A la fin du VIe siècle, le Pape Grégoire le Grand déclare que Marie de Magdala et ces deux autres femmes ou apparences n'en forment qu'une : la fidèle disciple, l'amie et la prostituée sont ainsi réunies afin de promouvoir une figure charismatique de repentance, brandie en exemple à la gent féminine !

Après "l'Histoire" très trafiquée par l'Eglise, mais la seule parvenue jusqu'à nous, voici la Tradition et la Légende...

Lazare, riche propriétaire terrien habitait avec ses sœurs Marthe et Marie-Madeleine en Palestine. Cette dernière, gravement malade, était atteinte de la lèpre. Ayant appris que Jésus était aux alentours, elle se précipita à un repas auquel participait le Christ. Elle répandit un parfum précieux sur les pieds du Christ qu'elle essuya avec ses cheveux et lui avoua ses péchés. Jésus lui pardonna et chassa d'elle sept démons. Fidèle au Christ, elle le suivra...

Après la crucifixion de Jésus, Marie-Madeleine acheta des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. C'est elle qui verra la première le Christ ressuscité qui lui dit : "Ne me touche pas car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu". C'est elle qui annonce la résurrection aux disciples, qui vont se répandre dans le monde.

La légende raconte ensuite comment Marie-Jacobé (soeur de la Sainte-Vierge), Marie-Salomé (la mère des apôtres Jacques et Jean), leur servante Sara, Lazare, Marthe, Marie-Madeleine et Maximin, tous chassés de Palestine sur une barque sans voile ni rame, abordèrent les plages provençales. Le débarquement des Saints en Provence se situe selon les hagiographes vers l'an 48 après J.C. 

Ils débarquèrent à un endroit qui deviendra les Saintes-Maries-De-La-Mer, et édifièrent un autel en terre pétrie pour y célébrer leurs mystères. Madeleine, sa sœur Marthe et son frère Lazare le Ressuscité atteignirent ensuite Marseille. Marthe s'en alla seule pour remonter le Rhône, tandis que son frère et sa sœur se cachaient dans la crypte de Saint-Victor où se retrouvèrent clandestinement les premiers chrétiens pendant un moment. Bientôt, Madeleine préféra la solitude de la contemplation amoureuse à la vie active de prédicateur que choisit Lazare. Elle gravit les pentes de ce grandiose massif de la Sainte-Baume qu'elle allait illustrer à jamais. Tout en haut du massif sacré de l'ancien peuple gaulois des Ligures s'ouvre une grotte particulière.

Sainte baume la grotte2

Le site de la Grotte de Sainte-Baume



Elle est orientée au nord-ouest, ce qui signifie que le soleil n'y pénètre qu'avec répugnance. Elle est fort humide et, toute l'année, l'eau y dégoutte interminablement, sauf au-dessus d'un petit tertre qui reste sec. On la nommait l'Antre Pleureur et plus tard, on devait affirmer que les gouttes d'eau qui tombaient du rocher étaient des hommages aux larmes de Marie-Madeleine. C'est en effet dans cet abri précaire que la sainte se réfugia. Son accès étant réputé impossible aux humains, on dit que des anges portèrent Madeleine jusqu'à ce lieu si bien coupé du monde...

Quelque temps après son arrivée en ces lieux, Saint Victor, devenu ermite, s'établit dans un vallon voisin. Les deux saints ne tardèrent pas à se rencontrer et décidèrent d'unir leurs prières. Une profonde et sincère amitié s'établit entre eux, dans laquelle leurs cœurs s'unirent et se fondirent mutuellement. Cette dilection demeura longtemps pure de part et d'autre. Un jour, Victor se rendit compte qu'un désir concupiscent se mêlait à sa tendresse affectueuse. Il redouta de ne pouvoir résister à son appel et, pour ne pas y succomber, quitta son vallon de l'Allier et gagna les bords du Cher. Il y établit un oratoire autour duquel se groupèrent quelques maisons qui devinrent le village de Saint-Victor, dans le canton est de Montluçon.

Les vertus du pieux thaumaturge brillaient d'un tel éclat que de toute la région environnante on le venait visiter. Ces visites troublaient ses méditations et ce trouble s'ajoutait à celui de son âme, toujours en proie au souvenir très doux mais lancinant de la belle pécheresse devenue une sainte.

Sainte baume couvent

Monts de la Madeleine - Couvent de la Grotte de la Sainte-Baume

 

Afin de se soustraire à ses visiteurs de plus en plus nombreux et aussi à la pensée du péché qui l'assaillait sans cesse, il chercha un endroit désert où il serait à même de connaître une absolue solitude. Il le trouva au fond du vallon d'un petit affluent du Cher, où il édifia une cabane de branchages et de pierres.

Malgré ses prières, ses jeûnes, ses macérations, le beau visage de Marie-Magdeleine ne cessait de hanter son esprit. Il lui semblait qu'un charbon ardent, inextinguible, consumait son cœur. Il le comparait aux tisons sur lesquels il cuisait les légumes et les racines de ses repas. Bientôt, il vit dans ces mêmes tisons l'image du feu intérieur qui le dévorait et la pensée lui vint d'essayer de détruire celui-ci par un geste symbolique.

Il prit à son foyer un brandon en ignition et l'enterra profondément dans le sol, à peu de distance du seuil de sa maison. Il sentit alors que la paix descendait dans son âme, que la tentation s'en éloignait. Au feu qui le brûlait succédait en lui une fraîcheur de source. Et comme pour confirmer la douce sensation qu'il éprouvait, il vit une fontaine limpide jaillir à l'endroit où, la veille, il avait enfoncé son tison. Il bénit le Seigneur de l'avoir délivré et c'est dans le calme retrouvé qu'il s'endormit éternellement en lui, quelque temps après,

En souvenir de l'acte qui l'avait fait naître, la source fut appelée la fontaine de Tizon et donna son nom à un hameau établi sur ses bords. Elle devint un lieu de pèlerinage, car elle soulageait toutes les souffrances. Elle donnait aussi les joies intimes du cœur. Les amoureux s'y retrouvaient à l'heure où le soleil descend à l'horizon, dans la mélancolie des beaux soirs. Après avoir bu de son eau, il n'était pas rare qu'ils échangeassent des baisers dépourvus de toute innocence. Saint Victor éprouvait un gros chagrin de ces licences. Il demanda au Bon Dieu d'intervenir et, pour qu'elles cessent, de faire un exemple au besoin.

Un soir, deux amants débordant de passion se rendirent à la source. Ils s'étendirent sur l'herbe l'un à côté de l'autre et s'enivrèrent de caresses. Les étoiles voilèrent leurs regards. Tout à coup, la foudre éclata pour manifester la colère divine. Les deux coupables d'amour furent transformés en rochers.

On les voit toujours près du hameau de Tizon (Commune de Bellenave), au sommet de la paroi de la vallée où saint Victor avait son ermitage. Ils donnent l'impression de se pencher l'un vers l'autre, comme s'ils essayaient, dans un effort suprême, de vaincre l'inexorable destin qui les empêche d'unir leurs lèvres une dernière fois. On dit que, lorsque la lune éclaire la campagne, tous deux reprennent vie, quittent leur place et vont se promener dans le vallon. Ils ne peuvent se rejoindre, pas même se donner la main, forcés qu'ils sont de marcher chacun sur une rive différente du ruisseau. Personne cependant ne les a vus ou rencontrés. Des jeunes gens, cachés dans les environs immédiats, ont souvent passé la nuit pour les surprendre, mais, sachant qu'on les surveille, les amants de Tizon demeurent immuablement attachés à leur base rocheuse...

Madeleine vivait dans sa grotte depuis sept ans déjà, vivant de racines, lorsque Dieu, l'appelant par son nom, exprima le désir de lui voir formuler un vœu : regardant ses pauvres mains sales, elle demanda à Dieu un peu d'eau propre.
 

Grotte stebaume1

La Grotte de la Sainte Baume aujourd'hui

Une source jaillit aussitôt du sol de la grotte. Madeleine s'y frotta les mains et les voyant redevenir roses et douces comme au temps de sa splendeur s'écria trop vite : "Oh les belles mains !" A ce cri, Dieu reconnut qu'elle n'était pas encore délivrée du mal qui l'avait souillée ; il renouvela sa pénitence pour vingt trois ans. La malheureuse éclata en sanglots : ainsi naquirent les rivières : le Latay, le Caramy, le Cauron et le Péruy, mais surtout l'Huveaune qui en allant par Aubagne retrouver la mer à la Madrague de Marseille, refit en sens inverse le chemin parcouru par la Sainte. Trente ans, enfin, furent accomplis ; les anges avertirent Madeleine que son heure était proche. Ils l'enlevèrent dans les airs et la déposèrent sur la voie Aurélienne, près de l'ermitage de Saint-Maximin. L'ermite lui donna la communion, reçut son dernier soupir, embauma son corps

Basilique saint maximin 1

Basilique Saint-Maximin



Ses reliques furent ensuite perdues... En 1279, lors des fouilles menées par Charles de Salerne à Saint Maximin, on découvrit, avec trois autres, le sarcophage de Marie-Madeleine dans la crypte où il se trouve toujours et qui est ouverte au public. Ce sarcophage, est d'un marbre très fin extrait des carrières de Marmara. Il a malheureusement beaucoup souffert ; il a été martelé par les pèlerins, qui voulaient en ramener des petits morceaux comme reliques...

Sarcophage marie madeleine

Sur la façade du sarcophage sont sculptées cinq scènes de la Passion du Christ, séparées par des petites colonnes. Mais le plus intéressant, qui a été décrit dans de nombreux textes anciens, c'était la partie supérieure. C'est elle qui a le plus souffert des amateurs de reliques car elle représentait des scènes de la vie de Marie-Madeleine.

Le pape Boniface VIII et Charles II décidèrent la construction d'une basilique digne d'être un reliquaire pour la Sainte. La construction commença en 1295 ainsi que celle du couvent qui jouxte la basilique ; la garde de ces reliques fut alors confiée aux frères Prêcheurs, les Dominicains. Les ossements des saintes furent pieusement lavés dans du vin blanc et placés dans une châsse à double compartiment que l'on hissa jusqu'à la chapelle haute, dite de Saint-Michel.

Basilique saint maximin sainte baume 6225 w800

Basilique Saint-Maximin - Les Sarcophages des Maries
 

Sources : J.-J. Moret : Notes pour servir à l'histoire des paroisses du Bourbonnais.

http://www.montsmadeleine.fr/

En ce qui concerne les Monts de la Madeleine et tous ces mystères, voici une animation (en Flash) à cliquer montrant de belles photos les indiquant, et une carte précisant les lieux à visiter si vous êtes dans la région... :

http://www.montsmadeleine.fr/mystere.php

http://www.montsmadeleine.fr/mystere/carte-mysteres.pdf

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/, 11-05-2016

Anomalies dans la Baltique: les news printemps 2016

Anomalies dans la Baltique: les news du printemps 2016

 

Baltic ano capture

La page originale est longue à charger, et pour cause... beaucoup d'images et de vidéos !... je publierai donc maintenant les news sous formes de billets moins gros en taille et si vous voulez revoir l'intégralité de cette passionnante aventure, patientez pour le chargement de cette page ! : http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

MAJ du 08-05-2016 : Une très longue pause donc depuis les dernières nouvelles hivernales de février 2015, celles du printemps de mai 2015 et la dernière de l'été 2015. Tout simplement parce que, malgré le succès de la série télévisée incluant un reportage sur l'anomalie de la Baltique et les interviews filmées des protagonistes (documentaire dans "The Unexplained Files Saison 2​02" que vous avez pu voir dans un autre article (en vf) avant qu'il soit enlevé par Dailymotion à la demande de la chaîne l'ayant diffusé (mais pas assez rediffusé !))... bien que ces documentaires sont en train de faire le tour du monde et des diverses chaînes de beaucoup de pays, les choses se sont vite tassées et il n'y a pas vraiment eu de suite positive à tout ceci, omit une possibilité ouverte avec... la Russie. Je vais en parler tout de suite, car cela provient d'une intervention de Denis Asberg sur Facebook. Vous vous souvenez de la possible découverte de l'épave d'un ancien sous-marin russe en 2015 ? Et bien les choses semblent se concrétiser car le 19 avril 2016 s'est tenue une première réunion d'expertise au Ministère des Affaires Etrangères de Suède, avec l'équipe Océan X et les Russes, au sujet de l'enquête sur le sous-marin russe.

 

Scan baltique a40miles nautiques de anomalie

 

 

Dennis Asberg: https://www.facebook.com/dennisaasberg
Peter Lindberg: https://www.facebook.com/Peter_Lindberg
Facebook: https://www.facebook.com/groups/Oceanx

The first dive, with Ocean X team & Ixplorer on the newly found WW1 Russian submarine "the SOM (catfish)", which sank in 1916 in the Baltic Sea, after a collision with a Swedish vessel. - La première plongée de l'équipe Océan X sur le sous-marin russe de la 1ère guerre mondiale "The SOM (Poisson-chat)", qui a sombré dans la Mer Baltique après une collision avec un navire suédois...
Photo: Stefan Hogeborn, Ocean X Team.
© Copyright 2015 Ocean X team.
http://www.oceanxteam.com

 

Baltique sous marinrusse1

Le 19 Avril 2016 a eu lieu au département des Affaires étrangères de la Suède une première série de consultations d'experts sur l'étude du sous-marin russe "Som" ( "Poisson-Chat") qui a coulé dans les eaux territoriales suédoises au cours de la Première Guerre mondiale.

Le côté russe était représenté lors des négociations par une délégation de la Société géographique russe avec le directeur du Centre Sergey Fokin pour les recherches sous-marines de pointe. Le côté suédois était représenté par le ministère des Affaires étrangères, le Ministère de la Justice, la Garde côtière et l'entreprise de plongée sous-marine "Ocean X Team".

Au cours de la discussion, ils ont confirmé l'intérêt d'une enquête d'une nature intergouvernementale des deux parties au sujet du sous-marin "Som" en raison de sa grande importance humanitaire et pour la mémoire de l'Etat russe et de l'Histoire russo-suédoise.

En attendant une décision du conseil d'administration du comté de Stockholm, qui est habilité à accorder des droits exclusifs pour récupérer les objets sous-marins abandonnés, il a été discuté lors de ces préliminaires des questions de niveau concernant l'enquête sur l'objet. Entre autres choses, c'était à propos de l'identification finale du sous-marin et l'évaluation de sa condition physique actuelle pour toute récupération et d'autres mesures.

À la suite de ces discussions, les parties ont convenu d'un échange tripartite entre la Société géographique russe, la Garde côtière et la société "Ocean X Team" des informations techniques sur les résultats de l'enquête sous-marine de l'été 2015.

Les parties ont convenu qu'ils devraient préparer des propositions pour un plan de travail conjoint pour la prochaine réunion de consultation, qui est prévue pour la seconde moitié du mois de mai 2016.

https://www.facebook.com/RusEmbassySweden/ 20-04-2016

" Nous avons déjà identifié le sous-marin, mais la partie russe veut faire sa propre détermination pour veiller à ce que ce soit vraiment le sous-marin "Som" ", a déclaré Dennis Åsberg. Selon lui, l'expédition est susceptible d'avoir lieu en mai. Ensuite , il sera décidé quand et comment la mise en œuvre effective de l'opération de sauvetage devrait être menée. Un processus qui a fait ses preuves pour être long. " Notre objectif commun est de sauver le sous-marin, mais quand cela se produira, il est actuellement incapable de répondre. De nombreuses parties sont impliquées dans le processus, ce qui est la raison pour laquelle il a fallu attendre si longtemps ", a déclaré Dennis Åsberg. " Comme il a été précédemment dit au public, l'équipe Ocean X va faire partie de la récupération du sous-marin. Avant d'être transporté vers la Russie, l'idée est que l'épave sera transportée sur une barge au port de Norrtälje. On ne sait pas quand et si cela se produira. Il y a un grand intérêt pour ce trésor historique. Notre objectif est qu'il peut être récupéré cet été " dit -il.

 

Sous marin oceanx

autre sourcehttp://norrteljetidning.se/nyheter/nyheter/1.3784379-nytt-steg-infor-bargning-av-ubat-malet-ar-nu-i-sommar-?fb_action_ids=10154131162019932&fb_action_types=og.recommends

 

 

Toujours un certain manque de chance, il semble que les négociations tournent mal pour l'équipe Océan X d'après le dernier message de l'équipe sur son site en date du 05-05-2016

" 05/05/2016 - Au sujet de la décision du bureau administratif du comté de ne pas notifier sa décision à Ocean X Équipe AB de "droits exclusifs pour sauver" le sous-marin existant "Som".

La raison de la décision pour l'Équipe Ocean X appliquée pour les droits exclusifs de récupération est de protéger les intérêts de la société dans sa trouvaille (car selon la loi suédoise, le découvreur d'un objet marin abandonné en devient le propriétaire...). L'objectif a toujours été que le sous-marin et son équipage soit récupéré puis remis aux autorités russes. Ocean X Team n'a en aucune manière l'intention de demander de l'argent au gouvernement russe. Le financement de la reprise se fera avec l'aide des intérêts privés russes et devrait déjà être fixé avant de commencer toute récupération.

Ocean X Équipe AB a engagé la société américaine de sauvetage "Resolve Marine" et "Nicholas Sloane" (chef de sauvetage de la Costa Concordia) en tant que leaders du sauvetage. Ils produiront les plans de récupération définitifs et répondront au soulèvement du sous-marin au plus haut niveau professionnel.

Ocean X Équipe AB avec son partenaire Ixplorer a recherché le contact avec les autorités russes quelques jours après la découverte du sous-marin, et l'a fait à plusieurs reprises par la suite, sans recevoir de réponse. Ocean X Team a également signalé la découverte aux autorités suédoises et sérieusement exécuté les mesures requises en vertu de la pratique actuelle (des découvertes marines).

À l'heure actuelle, étant donné les déclarations de la partie russe que le sous-marin sera récupéré afin d'être mis en place dans un musée en Russie (sur lequel toutes les parties sont d'accord), mais que cela doit être sous les auspices russes. Au lieu d'accueillir un partenariat avec Ocean X équipe et Ixplorer, ce que nous avons constamment cherché avec les autorités russes, apparait maintenant du côté russe plutôt une intention de se battre pour le droit de récupérer le sous-marin. Un contrat avec le gouvernement russe vaut plus d'argent pour la personne qui reçoit la mission que si l'opération de sauvetage était financée par des intérêts privés. Nous supposons également que le purement politique vaut beaucoup plus pour obtenir de mener à bien le sauvetage d'un tel élément historiquement intéressant que le sous-marin "Som".

Les arguments d'Ocean X Team se référant à assurer sa position de trouveurs et «propriétaire» du sous-marin est dans les documents comme suit :

La découverte a été Immédiatement annoncée au ministère russe de la Défense et à l'ambassade à Stockholm à ce sujet. En vertu du droit suédois, le futur propriétaire d'un objet ou des biens perdus, doit le communiquer directement, et il n'a pas affirmé sa participation dans les trois mois à se prononcer découvreur.

La loi sur les objets (sjöfynd) et les biens perdus parle des biens abandonnés et qu'un volontaire pour ces produits peut faire valoir ses droits de propriété sur eux. Dans ce cas, le sous-marin "Som" git intacte au même endroit depuis 100 ans. Ni l'ancien Empire russe, ni l'Union soviétique ou la Fédération de Russie au cours de ces 100 ans ont affirmé "leur" droit au sous-marin de quelque façon que ce soit. Sa position (200 mètres) a été connue dans les archives russes depuis 1916, mais il n'y a pas eu de tentatives précédentes pour localiser et sauver le sous-marin de faites. Si 100 ans ne peuvent être considérées comme un abandon, comment cela se traduit lorsque la définition est «abandonné» ?

La Fédération de Russie est responsable de l'ancien État soviétique, mais pas de l'Empire russe. C'est une question très complexe, mais qui a été décidée dans la Douma (24 Décembre 2004 № 5871p-P12).

Plusieurs arguments ont été mentionnés dans l'avis du conseil d'administration concernant la demande de l'Equipe Ocean X pour "les droits exclusifs pour le sauvetage."

Le propos de Ocean X Team n'est en aucun cas d'être reconnu pour avoir des droits ou la propriété du sous-marin, qui sera remis aux autorités russes lorsque la récupération sera terminée.

Nous souhaitons toujours que les autorités russes reconnaissent l'équipe Ocean X et Ixplorer en tant que leaders du processus de récupération, et de collaborer à travers les frontières au lieu de, actuellement, saper et verrouiller.

La Documentation sur le sujet peut être obtenue sur demande par courriel. "


 

On continue les news avec un rappel sur une petite vidéo tournée par l'équipe en novembre 2015 pour dire que... l'aventure continuait pour Océan X et qu'ils ne baissaient pas les bras, malgré le manque de subventions et de vraies découvertes récentes... l'équipe est équipée maintenant d'un rover sous-marin de haute performance :

 


 

Un article est paru sur le site internet anglais de The Mirror le 26-04-2016, affirmant que l'anomalie de la Baltique désoriante toujours les experts 5 ans après : http://www.mirror.co.uk/news/world-news/alien-spacecraft-91m-under-baltic-7836362

Baltic sea1sonofmabarker

 

On y voit une vidéo et des illustrations tirées des sonars et scans de l'époque et on peut y lire que pour : " Kyle Kingman (géologue de la mer) c'est très certainement un paléosol, que Tom Flodén (géologue de la mer) pense que ce pourrait être un nodule de Manganèse d'une taille énorme, que pour Andreas Olsson (archéologue de la mer) c'était tout à fait certainement une chose faite par l'homme vu ce qu'il a vu des films du sonar "blueview" et des vidéos et que tous les autres scientifiques ont des différentes théories... "

Baltic sea2

sonofmabarker


 

En 2014, il avait été dit que le disque dur d'un ordinateur portable, contenant la mosaïque complète de scans "blueview" de l'anomalie et plusieurs photos et films inédits, avait été malheureusement abîmé... ce disque dur est actuellement en mode restauration par des professionnels et quelques images ont déjà pu être récupérées. Elles sont de mauvaises qualités mais des connaisseurs les améliorent comme ils peuvent, en voici quelques-unes, avec l'originale en premier et la version améliorée (par notre ami Christophe Guégan de la page francophone) en-dessous :

Anomalie1

Anomalie1 net

ici un endroit où la structure de l'anomalie ressemble à une coulée de magma fondu... mais on rappelle qu'il n'y a pas de volcan (à priori) dans la Baltique ou le Golfe de Botnie...

 

Anomalie2

Anomalie2 net

Il s'agit ici de l'endroit visible où l'anomalie se sépare nettement de son "socle" sur laquelle elle repose...

Anomalie3Anomalie3 net

Un endroit de l'anomalie comportant une structure physique différente du reste...

A1 black molten stuff nyA1 black molten stuff ny 2

On note tout de même que, physiquement, certaines structures de l'anomalie ne semblent pas inhabituelles dans cette région soumise à la pression de la glace durant des millénaires (ce qui est indéniable mais n'enlève pas obligatoirement le caractère unique ou intéressant de l'anomalie : comment se présenterait par exemple un objet naturel (pierre, argile, quartz ou même ambre), amélioré ou sculpté, récolté ou "miné" par l'homme préhistorique, après le passage de la glace dessus ?...) :

Ferromanganese oxihydrateCeci est un exemple de ce qui est trouvable dans le Golfe de Botnie, il s'agit ici d'un petit dépôt d'oxihydrate de ferromanganèse ayant subit la pression de l'érosion glaciaire est étant altéré physiquement. C'est pour cela que certains scientifiques pensent que l'anomalie pourrait être le plus grand de cette sorte de dépôt de matière altérée et relativement rare de part le monde.

 

A suivre...

http://www.oceanxteam.com/ MAJ au 08-05-2016

http://thebalticanomaly.se/timeline/

Visitez la page du groupe de l'équipe francophone sur Facebook

Ce qui a été trouvé et dévoilé officiellement : http://thebalticanomaly.se/disclosed-material/

Les faits mis à jour par le site officiel de Océan X au 22-08-2014http://thebalticanomaly.se/current-facts/

Nouvelle page officielle Ocean X = https://www.facebook.com/OceanXteam

A suivre, Yves Herbo traductions, commentaires S,F,H, - 2011-  MAJ 08-05-2016

FAIR USE NOTICE: These pages/video may contain copyrighted (© ) material the use of which has not always been specifically authorized by the copyright owner. Such material is made available to advance understanding of ecological, POLITICAL, HUMAN RIGHTS, economic, DEMOCRACY, scientific, MORAL, ETHICAL, and SOCIAL JUSTICE ISSUES, etc. It is believed that this constitutes a 'fair use' of any such copyrighted material as provided for in section 107 of the US Copyright Law. In accordance with Title 17 U.S.C. Section 107, this material is distributed without profit to those who have expressed a prior general interest in receiving similar information for research and educational.

Sur cette page à part, lien ci-dessous, vous trouverez toutes les photos originales des scanners et sonars fournies par l'équipe, ainsi que plusieurs travaux et analyses photos de fans ou de spécialistes essayant d'aider à la compréhension des anomalies. Vous y trouverez aussi les travaux de MaxitsMax qui s'est manifesté ici pour montrer son travail, ainsi que les miens et beaucoup d'autres. J'y ajouterai des données sur d'autres théories (constructions anciennes, Atlantide, etc...) par la suite.

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/recherches-et-theories-sfh-sur-les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Cet article fait référence à la découverte récente du SS Astrid par l'équipe Océan X :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/l-epave-du-s-s-astrid-a-ete-retrouvee-dans-les-eaux-internationales.html

Autres liens (plus ou moins) en rapport : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-chef-des-plongeurs-d-ocean-x.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/decouverte-importante-dans-la-baltique.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-projet-suedois-sur-les-ghost-rockets.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/actualite/special-baltique.html

 

Yves Herbo et traductions - Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/ -  MAJ 08-05-2016

Lucie, le fantôme du Château de Veauce en Allier

Lucie, le fantôme du Château de Veauce en Allier

280px veauce1Château de Veauce en Allier (Wikipedia)

 

Je continue en quelque sorte mon petit tour des Contes et Légendes d'Auvergne, Bourbonnais et Limousin, commencé avec cette série d'articles donc vous trouverez les liens tout en bas...

Cette histoire étrange se déroule au château de Veauce, qui se trouve à la limite de trois territoires du Centre de la France. Il a probablement été érigé en 808, à l'époque où Charlemagne délimitait les extrêmes du territoire d'Aquitaine, et pour le fils de ce dernier, Louis le Débonnaire. Ce chateau fort surveille en effet de son surplomb l'Auvergne à Ebreuil, le Berry avec Naves et la campagne bourbonienne. Le piton rocheux sur lequel il est implanté en fait un point stratégique facile à défendre à l'époque, avec sa domination du sud-est du Massif de la Bosse de tout l'ouest de la vallée de la Veauce.

Les premiers siècles du Fief sont perdus pour l'Histoire, tout ce que l'on sait, c'est que le Sire de Veauce possédait alors un vaste territoire sur lequel il rendait justice et prenait taxe. On sait également qu'en 1080, Aimon de Veauce fait don de l'église de St Loup de Veauce aux moines de l'abbaye bénédictine de St Léger d'Ebreuil. C'est une contrée du Bourbonnais qui a toujours été très peu peuplée. En 1990, Veauce ne comptait que trente-deux habitants...

Eglise de sainte croix de veauceEglise de Veauce

 

Le fief veaucien, connu au 11e siècle sous le nom de Velcia, dépend quelque temps de la couronne royale, jusqu'à ce que, en 1317, Philippe V le cède à son cousin Louis de Clermont, sire de Bourbon. En 1400, le roi Louis II de Bourbon en fait une baronie en faveur de Robert Dauphin, chevalier, seigneur de Royne et de Veauce. Après la mort de Charles de Bourbon, Connétable de France, en 1527, le château de Veauce releva directement de la Couronne à nouveau. 

En 1559, Guy de Daillon, seigneur et baron de Veauce, comte de Lude (en Anjou), chevalier des Ordres du roi, gouverneur du Poitou et général d'Anjou épouse Jacqueline de La Fayette, dame de Pont-Gibaud. A peine quelques mois plus tard, une jeune fille de 18 ans, prénommée Lucie, se présente au château. Lucie, issue d'une famille noble mais totalement désargentée est fort belle et le sait. C'est le seigneur des lieux, Guy de Daillon, qui l'accueille et il n'est apparemment pas insensible à la beauté, au charme, à l'innocence et à la grâce de la demoiselle, puisqu'il l'embauche immédiatement comme servante.

Il semble que le châtelain ait même succombé à ces charmes puisque l'histoire raconte qu'au retour de la chasse, il offrait ses plus beaux trophées à Lucie, qui était devenue sa maîtresse...

Evidemment, l'épouse légitime et délaissée se rendit compte de ce qu'il se passait et bien qu'il s'agissait d'un affront a son âge, à sa beauté que de mettre ainsi en évidence la jeunesse d'une fille jolie, peut-être, mais pauvre, elle ne pouvait en cette époque agir contre son seigneur directement. Elle prit donc son mal en patience et, jalouse, jura de se venger dès que l'occasion se présenterait... et elle savait que tôt ou tard, elle se présenterait car en ces temps-là, et pour justifier leurs privilèges, les seigneurs, chevaliers et autres nobles passaient une grande partie de leur existence à revêtir leur armure et à guerroyer à tout venant pour le compte de leur roi ou pour leur propre compte. Durant ces longues absences, c'était l'épouse légitime qui prenait le commandement et donc la responsabilité « de la maison », c'est-à-dire du château...

Souvent, ces femmes douces et soumises étaient transformées par leur nouvelle responsabilité, devenant de vrais mégères tyranniques pour tous ceux qui étaient à leur service...

Cela ne loupa pas car quelques mois plus tard à peine, Guy de Daillon dut revêtir son armure, enfourcher son destrier et partir en guerre. L'épouse devint le maître pour un temps assez long. La troupe de son mari venait à peine de disparaître au détour de la forêt que sa jalousie put enfin s'exprimer au grand jour, au désespoir de la pauvre Lucie...

Elle n'hésita pas car en ces temps-là, les barons de Veauce comme leurs congénères, avaient droit de basse, moyenne et haute justice sur leur peuple. La condamnation pouvait aller de quelques coups de bâton à la mort, sans formalité et en toute impunité. De plus, tout était prévu au château de Veauce : la prison était installée dans la tour dite Mal-Coiffée (nommée ainsi après que Richelieu la fit à moitié détruire sous Louis 13, bien plus tard), au saillant sud-est de la forteresse. Elle donne dans la cour d'honneur à l'arrière du corps du logis d'habitation du châtelain. Elle fut érigée en 1385 par Catherine de Veauce, veuve de Louis de Veauce, qui se ruina et mourut en guerroyant pour délivrer le roi Jean le Bon, prisonnier des Anglais.

Chateau veauce tourmalcoiffeeLa Tour Mal-Coiffée

 

La prison en elle-même comprenait trois geôles superposées. Dans la partie haute, on enfermait les prisonniers condamnés à des peines légères et que l'on faisait travailler dur. Au rez-de-chaussée, on enfermait les condamnés devant subir plusieurs années d'emprisonnement. Dans le sous-sol, on trouvait une troisième prison et de celle-ci, on n'avait pratiquement aucune chance d'en sortir un jour. Les condamnés étaient descendus dans ce cul de basse-fosse humide par une corde. La nourriture leur parvenait de la même façon, de façon très limitée...

La pauvre Lucie fut enfermée sur ordre de la baronne dans la geôle du premier étage, qu'elle avait fait totalement vider préalablement de ses prisonniers. Elle était isolée, car, selon le bon vouloir de sa tortionnaire, elle devait être solitaire et n'avoir d'autre visite que la sienne. Ainsi, cette femme en proie à une jalousie féroce et à la limite du sadisme, venait visiter sa prisonnière, la narguait et l'insultait copieusement.

La prison, bien sûr, n'était pas très isolée ni chauffée, et le froid de la nuit était succédé le jour par les vents ou l'humidité printaniers ou la chaleur sèche estivale. On lui donnait comme nourriture juste de quoi ne pas mourir et pareil pour l'eau. De plus, Lucie était rongée par la terreur et les menaces incessantes de sa moqueuse tortionnaire, qui la faisait souffrir tant physiquement que moralement...

Soumise à un tel traitement, la belle jeune fille ne fut rapidement plus que l'ombre d'elle-même et mourut dans les affres de la peur, de la faim et du désespoir au bout de quelques mois. D'après la légende, cela arriva par une nuit d'automne, alors que la pleine lune jouait à cache-cache avec de lourds et noirs nuages courant dans le ciel. Ce soir-là, les habitants du village virent, assure-t-on, une merveilleuse apparition rayonnante assise sur les créneaux de la tour Mal-Coiffée.
 

Ce fut la première apparition de la Dame Blanche de Veauce, mais pas la dernière, car sa charmante silhouette fantôme continue à hanter le château vers minuit, et plus particulièrement la salle des gardes de la tour de l'Horloge et le chemin de ronde, qui va de la tour de l'Horloge à la prison de la tour Mal-Coiffée.

L'histoire se termine là car personne n'a connu la réaction du Seigneur à son retour de guerre, ni ce que fit la baronne du cadavre de Lucie... on pensa dans le village que la baronne jeta en cette année 1560 le corps de la malheureuse dans les oubliettes de la Tour... 

Au fil des ans, des rumeurs ont parlé de ce fantôme. Certains ont assuré avoir aperçu cette blanche silhouette qui rappelle que, voici plus de quatre siècles se déroula, en ces lieux plutôt sinistres qu'est la Tout-prison Mal-Coiffée, un drame de la passion, de la jalousie et de la haine. Une jeune petite effrontée opportuniste avait chèrement payé sa croyance en l'amour miracle...

Veauce

Que dit l'Histoire au sujet de ce fantôme ? le baron Amable de Blich racontait, dans une lettre écrite au 17e siècle, avoir vue et entendue sangloter une silhouette lumineuse féminine. Le curé de la paroisse avait noté au 19e siècle qu'un valet d'écurie nommé Denis Vincent avait vu sa torche éteinte et il avait, dans le même temps, senti une force inconnue le flanquer contre un mur, avant d'observer le passage d'une silhouette lumineuse de femme.

En 1963, un psychiatre venu de Francfort était accompagné de son chien, dans la nuit, sur le chemin de ronde, peut-être pour se donner du courage. Il avait pour nom docteur Rudolph Schmidt. Son chien se mit à hurler à la mort et, sur le mur, il discerna une forme lumineuse. Il actionna un appareil photo. Il n'y eut rien sur la pellicule pourtant ultrasensible.

En 1967, un radiesthésiste écossais de Glasgow, nommé John MacCain, contait qu'il avait observé un étrange phénomène entre minuit et 1 heure du matin. Il avait apporté avec lui des souris hypersensibles. Soudain, elles manifestaient un affolement incompréhensible.

Plus tard, un habitant du Chili, attiré par les TV et les comptes rendus des journaux, débarqua à Veauce. Il prétendit avoir entendu des bruits qu'il qualifia de « toutes sortes de gémissements ». Un spécialiste des phénomènes électromagnétiques vint depuis Los Angeles. C'était en décembre 1971. Sur ses appareils, il enregistra, assura-t-il, le passage d'ondes non identifiées.

 

Plusieurs familles illustres se sont succédé de 1700 à 1970 dans le château : Chauvigny de Blot, Le Loup, Du Buysson, les Cadier de Veauce (une des plus anciennes familles du Bourbonnais, qui conservera le domaine jusqu'en 1970).


Alors un certain Éphraïm Tagori de la Tour, qui se donnera lui-même le titre de baron de Veauce, acheta le domaine en 1970, s'y installa, mais n'avait pas la fortune nécessaire pour entretenir les bâtiments et en aménager l'intérieur. Tagori de la Tour, né à Jérusalem, en Palestine, fit des études d'ingénieur et acquit un diplôme d'ingénieur de l'armement. Par la suite, il devint plutôt mercenaire-aventurier car on le retrouva général chez les Russes, participant à la bataille de Stalingrad puis officier dans l'armée anglaise. Juif, il participa aux côtés de Moshe Dayan à la guerre des Six-Jours. Comment se retrouva-t-il à Veauce et réussit-il a acheter le château à l'ancienne famille bourbonnaise ? C'est resté un mystère. Pour les habitants de cette petite bourgade, c'était un personnage hors du commun, surtout qu'avec son franc-parlé, il en rajoutait.


Dans les années 1980, le château de Veauce connut l'animation et la célébrité à cause ou grâce à Lucie. Le baron Tagori de la Tour avait alerté les médias et ceux-ci, friands de telles histoires, débarquèrent à Veauce. Tour à tour vinrent Antenne 2, TF1, FR3 et une multitude de journalistes parisiens et de province.
À cette période, s'efforçant de trouver de l'argent pour entretenir et assurer son statut, le baron organisait à la belle saison des visites du château et, dans les locaux, des expositions de peintures. Et le fantôme était au centre de la plupart des conversations. A tel point qu'à un moment donné, une fois par semaine, on allait sur le coup de 23 h 30 dans la tour Mal-Coiffée à la recherche de l'apparition de Lucie.

Un jour, un journaliste parisien, Jean-Yves Casgha, animateur sur France Inter de l'émission « Boulevard de l'étrange », et collaborant aussi à l'émission d'Anne Hoang sur TF1 intitulée « Contre-enquête » voulut en avoir le cœur net et tenter de démystifier l'histoire.

Il arriva au château avec deux équipes de reportage en août 1984. Dans la nuit du 8 au 9 août 1984, les techniciens placèrent douze micros tout au long du parcours suivi (à priori) par le fantôme. On y ajouta une caméra installée dans l'ancienne salle de garde. Dans l'obscurité la plus complète, chacun, à l'heure dite, se posta aux aguets, retenant son souffle.

L'attente ne fut pas très longue. Peu avant minuit, les témoins virent apparaître un point lumineux sur un mur du chemin de ronde. Cette lueur se mit à disparaître et à apparaître, jamais au même endroit, un peu plus loin, diminuant ou grandissant selon son déplacement. La lumière semblait sortir, jaillir de nulle part. Autrement dit, cette lumière n'avait pas de source, ni de rayonnement. Elle semblait sortir de nulle part et ne rien éclairer autour d'elleAu bout de vingt-cinq minutes, ce mystérieux phénomène s'est brusquement interrompu, la lumière s'est éteinte définitivement.

Les deux caméras avaient fonctionné. Le film n'enregistra rien, peut-être parce que le film n'était pas assez sensible à une aussi faible lumière. Quant aux appareils de photos, seules quatre pellicules furent très vaguement impressionnées - ce qui est déjà ça. Le développement et le tirage allaient cependant révéler une légère silhouette. Était-ce celle de Lucie ? On ne peut que le supposer. Les journalistes et techniciens, impressionnés, affirmèrent qu'ils détenaient l'une des premières preuves physiques qu'un phénomène fantomatique existait bien, que des milliers de témoignages de part le monde et depuis des siècles étaient enfin validés par un appareillage fiable...

Lucie10

La photo expertisée sans trucage du phénomène lumineux

Témoignage du journaliste :

" À la base, je souhaitais dresser le portrait du baron. Cependant, à la faveur de la première soirée tandis que je dînais avec mes collaborateurs, j'ai proposé d'annuler la chambre d'hôtel pour passer la nuit au château.

À l'issue du repas, dès la fin de notre discussion, les ingénieurs du son procèdent à l'installation de leur matériel. Ceux-ci disposent çà et là toute une série de microphones afin d'enregistrer d'éventuels bruits étranges…

Les ingénieurs sont accompagnés par deux personnes qui vont jouer un rôle de choix au cours de la nuit. Il s'agit d'un médium prétendument capable de communiquer avec les défunts et de sa petite-fille.

Dans un silence de mort, les douze coups de minuits retentissent dans la pénombre de la grande salle que l'on appelle la salle « des pendus », car c'est ici qu'en 1789, les révolutionnaires locaux ont pendu les propriétaires des lieux... Tout le monde est dans l'expectative…

Tout d'un coup, une forme pâle apparaît près de la fenêtre. Sa taille est celle d'une chouette. Cette silhouette est tout d'abord visible par intermittence puis plus longuement durant un quart d'heure.

La surprise est totale, les seuls bruits proviennent des techniciens qui chuchotent. Une journaliste présente sur les lieux perd son sang-froid et s'exclame: « Mais c'est impossible ! ». Suite à cela, dans un silence de mort, la forme pâle se dirige en direction du chemin des rondes puis disparait.

Les techniciens ont juste le temps de prendre quelques photographies. Après examen, une silhouette blanche et vaporeuse est visible sur l'une de ces photos.

Exactement au même moment, un son perçant et suraigu semble provenir d'une autre pièce. L'ingénieur du son en charge d'effectuer la synchronisation des micros l'entend très clairement dans son casque, peu avant que le micro ne s'éteigne définitivement !

Apeuré, il se joint alors à l'équipe, mais aucun d'entre eux n'a entendu ce bruit étrange. "

Mais évidemment, des sceptiques et des gens très conservateurs et effrayés par une telle possibilité firent selon leurs propres croyances : réussir à imiter et truquer un phénomène (naturel ou non) suffit à démontrer le fait qu'il s'agit d'une invention, création humaine et non un phénomène physique inconnu ou surnaturel... c'est un raisonnement évidemment faux et stupide en soit, mais ça marche aussi pour les crédules qu'il faut rassurer... l'argument principal fut que la nuit du 8 au 9 août 1984 était aussi une nuit de presque pleine Lune, la phase lunaire étant croissante au dernier quartier, et que c'était "probablement" un reflet lunaire à travers les meurtrières du chemin de ronde qui était la cause de cette lumière fantomatique... voilà une affirmation facile (sans vérifier la position lunaire ni l'heure du lever de la Lune, ni sa position éventuelle dans le ciel) qui suffit bien souvent aux sceptiques et zététiciens de tous poils (qui se font d'ailleurs pour certains de l'argent avec ces affirmations faciles !) pour repousser un tel phénomène ou un autre... et rassurer les crédules et en retardant ainsi parfois l'étude sérieux de certains phénomènes peu connus ou restant à découvrir, et ceci sans plus de matières scientifiques que les parapsycologues qu'ils mettent en doute, car ils utilisent en fait les mêmes méthodes...


Quant au baron, un homme peu impressionnable si l'on en juge par sa vie tourmentée de mercenaire, il vivait avec sa charmante femme, Denise, de quelque trente ans sa cadette, dans la partie opposée à la Tour. Ils étaient éloignés du chemin de ronde et de la Tour, parcours habituel du fantôme. II avait, selon ses dires, observé le phénomène au moins une centaine de fois. À chaque fois, il a essayé d'entrer en communication avec l'être qu'on suppose se manifester ainsi. Il a reconnu que, seul, dans le noir, dans ce château inhabité la nuit, il eut des frayeurs et, parfois, n'en menait pas large. Il y a tellement de bruits invraisemblables la nuit, venant de tous côtés, dans ces très vieilles demeures, que l'on peine à les identifier.

« J'ai, ajoutera-t-il, posé de loin des questions fort simples comme : Qui êtes-vous ? Que nous voulez-vous ? Une seule fois, j'ai cru, en 1972, entendre un long cri rauque paraissant venir de nulle part et qui m'a donné la chair de poule. J'ai pris mes jambes à mon cou. Jamais plus je n'ai tenté une semblable expérience et, de nuit, je n'ai plus remis les pieds sur le chemin de ronde. »

D'autres sont venus pour tenter de percer ce mystère, mais la curiosité s'estompa dans les années 1990, parce que le baron avait moins d'activité vu son grand âge. Ainsi, on parla beaucoup moins du fantôme.

Pour tous, c'était Lucie, même si les véritables historiens ne se hasardent pas sur son identité. Pour tous, c'est l'âme en peine de cette pauvre Lucie qui est supposée revenir hanter le château. Des gens du pays comme V. Richard, un chroniqueur local, vous racontent cette légende, et Lucie, ils l'ont baptisée la Dame blanche. Personne ne douta que ce fut son spectre que l'on pouvait supposer être sur la pellicule.

Pour beaucoup, ils ont précisé que cette « ombre lumineuse » laisse supposer des traits d'un visage qui, pour ceux de 1985, aurait eu une ressemblance avec celui de Fabiola, du célèbre tableau de Henner. Il semblerait aussi que sa longue silhouette, diaphane comme un halo de brume blanche, est protégée par une cape-pèlerine d'un brun foncé. Au 1er étage du château se trouve la Galerie des peintures et, parmi elles, "les mystères du Château de Veauce", toile de Marcel Hasquin, qui a pour thème la légende de Lucie...

Veauce tableau lucie

"les mystères du Château de Veauce", toile de Marcel Hasquin

 

Le baron est mort en 1998. Son épouse et leur fille demeurent à Versailles. Le baron s'y était ruiné, vendant tout son troupeau de bovins, pour remettre en état la tour et les toitures... Madame Elisabeth Mincer, propriétaire britannique actuelle, l'a acquis en 2002... elle affirme n'avoir jamais vu le fantôme, mais que plusieurs de ses invités l'ont effectivement apercus selon leurs dires...
 

Reportage au château de Veauce (Allier), hanté par le fantôme de Lucie, dont le parapsychologue, M Réant, montre la photo expertisée, décrit les apparitions et raconte l'assassinat. Interview du châtelain Ephraim Tagori de la Tour "il a l'impression de connaître Lucie depuis toujours". Une voisine de 85 ans et le cafetier et maire du village, Henri GUILLOT, expliquent les raisons de leur scepticisme. Arrivée d'une équipe de scientifiques, installation d'appareils de mesure, et interview de Rémy CHAUVIN sur les expériences de physique qu'ils vont effectuer durant la nuit.

Émission Midi 2 du 13-08-1985 Producteur ou co-producteur Antenne 2 Journaliste Patrick Hesters


 

L'émission Mystères sur le Château de Veauce et le fantôme de Lucie

 


 

 

Sources : INA, "Les Mystères de l'Allier" de Jean Débordes, Documystere.com, lamontagne.fr, TF1

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/  , 06-05-2016

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 5

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 5 - MAJ. Ep. 19 et 20

Odhtv 1

La 5ème saison du Tour de France de l'étrange recommence ce mois de mars 2015. L'édition 2015 vous propose un grand tour de la France mystérieuse, insolite, paranormale et mythologique tout au long de l'été. Gilles Thomas va vous partager différentes légendes, témoignages d'apparition étrange, curiosités géologiques et ectoplasmiques.

Saison 4 sur votre site : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-4.html


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X01 : Mystères des Alpes-maritimes

Le premier épisode est sur les légendes des Alpes-maritimes et sur les faits étrange au col de Vence avec la participation de Mirko.D du SEPO et Serge.T des ICDV.

ColdevenceLe Col de Vence

Avec aussi un article présent sur votre sitehttp://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/le-col-de-vence-l-un-des-hauts-lieux-du-paranormal-francais.html


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X02 : Le Triangle du Dragon

Le 2ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et observations d'ovnis dans le triangle du dragon en France avec la participation de Joël Mesnard et Jean-Charles.H webmaster du site UfoCryptozoo.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X03 : Mystères des Causses

Le 3ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et observations d'ovnis dans les zones karstique en France avec la participation de Joël Mesnard et Gildas Bourdais.

Geol 5

La formation géologique du Cirque de Navacelles et l'ancien méandre de la Vis...

YH : Le cirque de Navacelles,  "lo roc del cayla" (ou le Rocher de la Vierge, ou l'huitre), le Château du Diable, la Vis, le Pont du Diable, Saint-Guilhem le Désert..., des endroits du Larzac ou des gorges de l'Hérault que je suis allé visiter plusieurs fois il y a quelques années et dans lesquels j'ai ressenti une forme de magnétisme ou "d'empreintes" du passé qui ont éveillé ma curiosité et attrait. Une belle région et de bien beaux paysages aussi...

Chateau du diable

Bien que les Anglais n'en soient pas à l'origine, mais bien quelques seigneurs de villages, et servant de refuges aux villageois de l'époque, il existe encore quelques "Châteaux des Anglais" construits dès le 11ème siècle et creusés dans des falaises, dont le "Château du Diable", habité par des pillards pendant la longue guerre de 100 ans contre les Anglais, les derniers souvenirs les concernant, d'où leur nom ayant peu de correspondances historiques... ces châteaux n'ont jamais été visitables à cause de la dangerosité d'accès et des ruines...

Bouzies chateau des anglais 0


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X04 : Le Razès insolite - 100 ans de la mort de l'abbé Boudet

Le 4ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur le Razès étrange, de Rennes les bains à Rennes le château et sur la commémoration d'Henri Boudet à l'occasion du centième anniversaire de sa mort (30 mars 2015) organisé par l'association Oeil du sphinx, ARTBS et le cercle du 17 janvier.
Avec la participation d'Yves Echaroux, Geneviève Béduneau et Kris Darkis.


http://www.renneslesbains.org/
http://www.atelier-empreinte.fr/
http://www.oeildusphinx.com/ods.html
http://www.oeildusphinx.com/newsARTBS.html
http://1340hd.free.fr/intro.html


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X05 : Pyrénées étrange 2

Le 5ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et observations d'ovnis dans les Pyrénées avec la participation de Jacques Mirtain, ufologue.

Au sujet d'une légende citée dans ce reportage, voici un lien vers un épisode complet de l'émission Chasseurs de Fantômes qui en parle :

https://www.youtube.com/watch?v=QKkeJLCe40I


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X06 : Légendes de la Garonne au Poitou

Le 6ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes de la garonne au poitou.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X07 : Morbihan étrange

Le 7ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes du Morbihan.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X08 : Légendes du Finistère

Le 8ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes du Finistère.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X09 : Mystères des Côtes d'Armor

Le 9ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange est sur les légendes et les mégalithes des Côtes d'Armor.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X10 : Légendes d'Ille et Vilaine

Le 10ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes du département Ille et vilaine.

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X11 : Etres étranges aux Pays de la Loire - témoignage

Le 11ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les témoignages de Jack et Yann sur des apparitions d'êtres étranges dans les départements du Maine et Loire et de la Sarthe.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X12 : Mystères de Paris aux Ardennes

Le 12ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les mystères de Paris aux Ardennes avec les interventions d'Yves Herbo du site Sciences, Fictions, Histoires.com et Joël Mesnard, ufologue et ancien directeur de LDLN. (le magazine Lumières Dans La Nuit)

Yves Herbo : Personne n'est obligé de me croire bien sûr, peu importe d'ailleurs car je ne vend pas mes souvenirs, mais après avoir fait demi-tour avec mon ami et avoir quitté cette cour, repassé cette lourde porte sous une voûte en arcade, tout est redevenu "normal" (si la "normalité" existe réellement d'ailleurs !) et le brouillard s'est dissipé en nous dirigeant vers la Seine... J'ai tenté par la suite de retrouver cette petite rue et cette fameuse porte, mais en vain, tant sur plan que sur place, je ne l'ai jamais retrouvée ni revue... (ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas existé ou n'existe pas).


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X13 : Haute étrangeté en Lorraine 2

Avec la participation de Manu et Olivier S.

 

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X14 : L'Yonne étrange 3​

Avec la participation de Rémy et Simone Fauchereau.​

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X15 : Légendes de la Nièvre à l'Allier​

 

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X16 : Rhône-Alpes étrange

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X17 : Légendes de la Lozère au Tarn

 


 

Tour de France de l'étrange 2015-2016 5X18 :  Mystères du Languedoc-Roussillon

avec l'intervention de Bernard Dupi de l'association Ovni Languedoc

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X19 :  Mystères de Provence 5

avec l'intervention de Michel Langard, Bernard Hugues, Ghislain Sanchez, Mirko.D et Marilyne.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X20 :  Dernier épisode de la saison 5 : Actualités et bilan

Le dernier épisode du 5ème tour de france de l'étrange vous est présenté par Gilles.T

Au programme:
- Les conseils de Black: Détecteur EMF
- Les actualités du Col de vence avec Marilyne et Mirko.D
- Conclusion du tour de france de l'étrange 2015 avec Gaëtan.B d'UFOwallonia

 


 

Fin de la Saison

Relayé par Sciences, Fictions, Histoires/Paranormal

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Yves Herbo Relai, Sciences, F, Histoires, 27-03-2015, 03-04-2015, 05-04-2015, 16-06-2015, 08-07-2015, 11-08-2015, 23-08-2015, 30-08-2015, 03-09-2015, 06-11-2015, 05-02-2016, 15-02-2016, 01-03-2016, 18-04-2016

Tour d'Europe de l'étrange ODHTV

Tour d'Europe de l'étrange ODHTV - MAJ ép. 2 et 3

 

Odhtv 1

Le Tour d'Europe de l'étrange vous propose quelques reportages tournés dans l'Europe mystérieuse, insolite, paranormale et mythologique. Gilles Thomas va vous partager différentes légendes, témoignages d'apparition étrange, curiosités géologiques et ectoplasmiques.

 


 

Tour d'Europe de l'étrange 1X01 : Mystères en Vallée Hutoise (Belgique)

Co-production: UFOWallonia et ODH Tv
Réalisée par: Gilles.T
Présentée par: Gaëtan.B

 

 


 

Tour d'Europe de l'étrange 1X02 : Ovnis en vallée hutoise (Belgique)​

Co-production: UFOWallonia et ODH Tv
Réalisée par: Gilles.T
Présentée par: Gaëtan.B

 


 

Tour d'Europe de l'étrange 1X03 : Mystères en Toscane (Italie)
 

Réalisée par: Gilles.T
 

 


 

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Yves Herbo Relai, Sciences, Fictions, Histoires.com, 26-10-2015, 11-03-2016

La cité engloutie de Kitej découverte en Russie ?

La cité engloutie de Kitej découverte en Russie ?

Lac svetloiar russie5lac Svetloïar

 

Même la majorité des scientifiques sont d'accord sur ce fait : toutes les légendes et mythes ont une part de vérité, une origine bien fondée... et cela pourrait être encore confirmé en ce qui concerne une très vieille légende liée à la cité engloutie de Kitej, ou Kitezh, Kitège, également surnommée l'Atlantide russe.

La légende : D'après les traditions orales, cette histoire remonte au moyen-âge russe et plus précisément au 12e siècle, puisqu'il est dit que c'est Iouri II Vladimirski, (né en 1189), grand prince de Vladimir, qui fut le premier à bâtir la ville de Maly Kitej (la petite Kitej) sur la Volga (aujourd'hui Krasny Kholm). Plus tard, le prince traversa les rivières Ouzola, Sanda, et Kerjenets et trouva un lieu magnifique sur les rives du lac Svetloïar, où il décida de bâtir la ville de Bolchoï Kitej (grande Kitej)...

Mikhail nesterov ville de kitejimage : dans l'ouvrage de Mikhail Nesterov "ville de kitej"

 

Puis vint le moment des invasions des Mongols. Après avoir conquis plusieurs territoires russes, le Khan Batu (ou Baty) entendit parler de Kitej, de sa cathédrale et des dômes de ses six églises, et ordonna à son armée de s'y rendre. Les Mongols capturèrent rapidement Maly Kitej, forçant Iouri à battre en retraite dans les bois aux alentours de Bolchoï Kitej. L'un des prisonniers des Mongols parla de chemins secrets qui mèneraient au lac Svetloïar. L'armée suivit ses instructions et pénétra rapidement dans la forêt pour trouver les murs de la cité. Mais, à la surprise des Mongols, la ville n'avait aucune fortification. Les citoyens n'avaient jamais eu l'intention de se défendre par les armes et commencèrent à prier avec ferveur, demandant à Dieu de pardonner leurs péchés. En voyant cela, les Mongols pressèrent leur attaque, mais furent stoppés net par les événements. Soudainement, ils virent des fontaines d'eau surgir du sol tout autour d'eux. Les attaquants reculèrent en catastrophe et regardèrent la ville être submergée par les flots. La dernière chose qu'ils aperçurent fut le dôme brillant de la cathédrale avec la croix à son sommet. Ensuite, il n'y eut plus que des vagues sur le lac qui avait doublé son volume...

Cette légende donna naissance à un nombre incroyable de rumeurs, pour la plupart prétendant que la cité aurait survécu, cachée, jusqu'à nos jours (tout à fait comme les légendes celtiques d'Ys ou de Taricum !). Il est dit que seuls ceux qui sont purs de cœur et d'âme pourront trouver le chemin pour se rendre à Kitej (nommé ironiquement Батыева тропа, le chemin de Batu). Il est aussi dit que par temps calme, on peut parfois entendre le son des cloches et des chants sous les eaux du lac Svetloïar. Plusieurs personnes disent que les individus les plus pieux peuvent aujourd'hui voir les feux de processions religieuses (nommées крестный ход) et les toits des bâtiments affleurant à la surface du lac. C'est pourquoi le lac Svetloïar est parfois appelé l'Atlantide russe...

Lac svetloiar russie6

Source photo : PhotoXpress

 

Ce lac, presque parfaitement de forme ovale et rempli d'eau claire et froide, ne ressemble à rien d'autre dans le paysage des forêts au-delà de la rivière Volga. Les scientifiques n'étaient même pas d'accord sur la façon dont le lac a été formé; certains géologues croyaient que Svetloyar avait été créé par un tremblement de terre, tandis que d'autres soutenaient que le lac se trouvait dans le cratère d'une météorite préhistorique. En fait, une récente étude des géologues a prouvé que le lac se trouvait très précisément à l'intersection de deux failles géologiques, et qu'il n'était donc pas impossible que les soldats mongols aient réellement vu en temps réel sa création, qui a pu intervenir en quelques minutes, suite à un mouvement de terrain. En fait, ses parois rondes font bien sûr penser aux trous identiques qui se forment subitement en d'autres endroits du globe, suite à des micro-séismes qui transforment le calcaire ou le sable en matière friable ou quasi-liquide, poussière...

Par contre la première mention écrite de cette légende est plus récente car la première mention de cette ville sacrée remonte aux années 1780, même si la mention fait aussi référence à une vieille légende datant des invasions mongoles. La mort du prince Georgy Vsevolodovich sous les murs de Kitège a été décrit dans le Kitezh Chronicle, qui a été créé par les Ancients-Croyants dans les années 1780. Selon le Chronicle, la ville a été fondée par le prince Georgy. Le livre mentionne aussi un Kitezh Maliy (Small Kitezh) sur les rives de la rivière Volga, mais note que les deux villes ont été détruites pendant les invasions mongolesLa Chronique ne mentionne pas la disparition de la ville dans le lac - juste qu'elle a disparu après qu'elle ait été détruite et tous ses habitants tués.

Lac svetloiar russie1

Le lac et le village proche - Photo satellite de Google Earth

 

Géographie : Le lac est situé près du village Vladimirskoïé du district Voskressénski, dans le bassin de la rivière Liunda (affluent de la Vetlouga), à 130 km de Nijni Novgorod. Entre Sémenov et Vladimirskoïé circule un autobus (deux fois par jour). Près du lac, il y a un parking.

Lac svetloiar russie2

Le lac et la rivière proche (en haut et à droite) - Photo satellite de Google Earth


La superficie du lac est de 12 ha environ, sa longueur est de 210 m et sa largeur est de 175, la profondeur atteint 36 m, ainsi, c`est le lac le plus profond de la région. L`eau de ce lac énigmatique peut pendant des années se conserver dans un récipient sans perdre sa pureté, ni transparence ni fraîcheur.

Lac svetloiar russie3

Le lac, on distingue en transparence les bords qui s'enfoncent dans l'eau, des arbres engloutis - Photo satellite de Google Earth

 

Culture : Ce lac a été mentionné par beaucoup d’écrivains: V.Korolenko, A.Melnikov-Pétcherski, M.Prichvine, le compositeur N.Rimski-Korsakov a créé l’opéra “Légende de Kitej, ville invisible et de la jeune fille Févronia”. Le lac a été peint par beaucoup d’artistes: K.Korovine, A.Vasnetsov, N.Rérikh, I.Glazounov. Le lac Svétloïar a fait l'objet de nombreuses études scientifiques également.

Archéologieen 1843, l'historien amateur de Nizhni Novgorod, Stepan Meledin, qui vient aussi d'une famille de conservateurs, a publié dans la revue "Moskvityanin" un essai : "Kitezh Svetloyarsky sur le lac", qui résume toutes les légendes des "Chroniqueurs", assaisonnées de leur juste part d'imagination. Fait intéressant, un archéologue amateur se cachant derrière le pseudonyme de AI, en 1915, dans la revue "Historical Journal" a littéralement anticipé le lieu des futures découvertes de la ville en affirmant : " Il y a trente ans, sur la colline, pouvait être vu dans un seul endroit des traces de fondations de certains bâtiments. Une partie des pierres a été chapardée par les villageois de Vladimir (le village d'à côté), et les fondations restantes sont restées dans la terre et le sous-bois, il serait bien que des archéologues creusent là pour résoudre le problème de l'ancienneté des fondations : elles peuvent être les restes de la réelle Kitezh, détruite il y a longtemps par les Mongols ".

En 1968, des scientifiques dirigés par des archéologues de renom, Mark Barinov et Tatiana Makarova ont commencé la recherche de la cité perdue et ont examiné tous les coins des rives du lac; des plongeurs ont même exploré la topographie du fond du lac. YHJ'ai retrouvé un document qui date de cette époque : qu'en dit précisément Mark M. Barinov à l'issue de ces recherches ? : " In the autumn of 1968, we set out for Lake Svetloyar. The archaeologists in our group explored the lake shore for traces of the city; scuba divers examined the lake basin and studied the bottom; geologists, hydrologists and other specialists determined the age and source of the lake; and folklore experts probed the recesses of local folk memory, collating everything that people knew about Kitezh, the lake and the events of the past. This first expedition revealed that Lake Svetloyar is relatively young and was formed as a result of three land cave-ins, one of which dated back precisely to the time of Batu Khan's invasion. Our scuba divers discovered tree trunks on the bottom that had once been part of the forest, thus definitely confirming that the lake had been formed as a result of a natural catastrophe, but thick silt prevented them from searching for traces of a sunken city. Radioactive carbon analysis substantiated the dating of the cave-in. The following year we returned with a sonic-geolocator, an instrument specially designed by a Leningrad scientist, which not only measures the depth of water down to the bed of a sea or lake, but' also identifies the nature of underlying geological layers. In an ordinary fishing boat we carefully quartered the lake to plot a sonic cross-section of the bottom. In the northern part of the lake we discovered an oval-shaped formation which seemed to suggest the presence of some kind of enclosed structure. Another year passed and, in 1970, five test borings in the indicated area pierced ten metres of silt to bring up pieces of wood which bore tracesof human activity. Did we find Kitezh? This question can only be answered after a further expedition by underwater archaeologists using powerful modern equipment. ". 

Traduction : " À l'automne de 1968, nous partîmes pour le Lac Svetloyar. Les archéologues de notre groupe ont exploré les rives du lac pour trouver des traces de la ville (YH : mais pas les collines apparemment); des plongeurs examinèrent le bassin du lac et ont étudié le fond; des géologues, hydrologues et autres spécialistes ont déterminé l'âge et source du lac; et les experts en folklore ont sondé les profondeurs de mémoire populaire des locaux, pour collationner tout ce que les gens connaissaient de Kitezh, le lac et les événements du passé.
Cette première expédition a révélé que le Lac Svetloyar est relativement jeune et a été formé à la suite de trois effondrements de terres, qui datent précisément du moment de l'invasion de Batu. Nos plongeurs ont découvert des troncs d'arbres sur le fond qui avaient autrefois fait partie de la forêt, pouvant ainsi certainement confirmer que le lac avait
été formé à la suite d'une catastrophe naturelle, mais la vase épaisse les empêchait de chercher des traces d'une ville engloutie. L'analyse de la radioactivité du carbone a étayé la datation de la grotte submergée.
L'année suivante, nous sommes revenus avec un "sonic-géolocalisateur", un instrument spécialement conçu par un scientifique de Leningrad, qui mesure non seulement la profondeur de l'eau vers le lit d'un mer ou d'un lac, mais " identifie aussi la nature des couches géologiques sous-jacentes."
Dans un bateau de pêche ordinaire, nous délimitons soigneusement le lac entièrement pour tracer une section transversale du fond avec l'appareil sonique. Dans la partie nord du lac, nous avons découvert une formation de forme ovale qui semblait indiquer la présence d'une sorte de structure fermée.
Une autre année a passé et, en 1970cinq forages d'essai dans la zone indiquée ont percé dix mètres de limon pour faire apparaître des morceaux de bois qui portaient des traces d'activité humaine.
Avons-nous trouvé Kitezh ? Cette question ne pourra pas avoir de réponse avant une nouvelle expédition par l'archéologie sous-marine utilisant un puissant equipement moderne. " (qui n'eut jamais lieu, les tensions entre russes et reste du monde s'agravant après les événements de 1968 et suites).

Source Unesco doc 1972http://unesdoc.unesco.org/images/0007/000782/078276eo.pdf  Page 6.

En conséquence, les scientifiques, depuis de nombreuses années, ont estimé que Kitezh n'a jamais existé en dehors de la légende. Mais, vers 2006-2007, l'expédition archéologique Vetluzhsky a décidé de tenter un autre regard. Elle a commencé une enquête sur Krestovozdvizhensky Hill, où une ancienne chapelle n'avait pas été suffisamment examinée par les expéditions précédentes.

Lac svetloiar russie7

" Nous avons lu les rapports des précédentes expéditions, et nous avons pensé que quelque chose n'avait pas été dit sur ce lieu ", dit Evgeny Chetvertakov, chef de l'expédition archéologique Vetluzhsky. " Je voulais tout revérifier par moi-même."

La première expédition sur le terrain ne put avoir lieu avant l'été 2011, mais elle mena à une découverte inattendue : sur la pente d'une colline, les archéologues ont trouvé des traces d'une ancienne colonie. Et, directement sur le chemin d'une procession religieuse qui a lieu tous les ans, de la rive du lac à l'église, les scientifiques ont trouvé des tessons de poterie traditionnelle russe. Et derrière le Temple, les restes de l'ancienne colonie qui avait séjourné là.

Des milliers de tessons de poterie, des fragments de couteaux de fer, des morceaux de harnais, une meule et une tinderbox (une boite à ustenciles pour faire du feu dans l'antiquité-moyen-âge) est pratiquement tout ce qui reste de la colonie, qui a vécu jusqu'il y a six siècles au moins, sur les rives du lac Svetloyar. Mais il y a autre chose - les restes de cabanes en rondins, trouvés à une profondeur d'un demi-mètre sous la surface du lac.

"Il y avait un temple païen ici  " dit Alexander Bazunov, l'un des archéologues de l'équipe, " dans lequel des sacrifices ont probablement eut lieu "

Lac svetloiar russie4

" Très probablement, ce ne fut pas réellement une ville, mais un odnodvorka - une maison avec dépendances exterieures qui abritait 10-15 personnes ", a déclaré Evgeny Chetvertakov. " Peut-être, en réalité, que ce site était plus grand, mais qu'une partie de celui-ci a été emmené par les glissements de terrain dans le lac Svetloyar, ce qui a formé la base des légendes sur la disparition mystérieuse de la ville de Kitezh."

lls croient que la taille du village qu'ils ont découvert ne reflète en rien les véritables frontières de l'ancienne colonie. Ils pensent que Krestovozdvizhensky Hill était toujours sujette à des glissements de terrain, dont un a absorbé l'ancienne ville russe, donnant naissance à une belle légende.

" En outre, nous pouvons dire avec confiance que ce site a été abandonné par les habitants pour une raison inconnue ", a déclaré Chetvertakov. " Peut-être qu'ils l'ont laissé en relation avec le déclin économique de la principauté de Nizhny Novgorod peu après que Nizhny Novgorod ait été dévastée en 1408 par les troupes de la Horde du Khan YedigeiEnsuite, des nouveaux colons sont venus ici et ont trouvé les restes de la ville abandonnée. Ainsi, la légende de la ville miraculeuse de Kitezh reposant au cœur des forêts, au-delà de la rivière Volga, pourrait être née et a été transmise de génération en génération.

Première publication dans le magazine Ogonyok.

De nos jours, Svétloïar est un monument naturel et un endroit protégé. Le lac est un lieu saint vénéré par les orthodoxes. Mais il n'attire pas seulement les pèlerins, il est apprécié de ceux qui s’intéressent aux énigmes historiques et à la nature. Le lac a ses attraits pour le tourisme historique, écologique, botanique et ethnique.

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Beaucoup de gens arrivent aux bords du Svétloïar pour fêter la Saint-Jean (du 6 au 7 juillet). On vous invite aussi à devenir spectateurs ou participants des rites anciens et processions. Source photo: ITAR-TASS


Au bord du lac existe une chapelle dédiée à l’icône de La Sainte-Vierge de Kazan, on peut y voir une pierre avec l’empreinte du pied de la Sainte-Vierge. Au village proche de Vladimirskoïé vous pouvez aussi visiter l’église en bois du XVIIIe siècle, qui a été dédiée à l’icône de La Sainte-Vierge de Vladimir, ainsi que le musée de l’histoire et des beaux arts “Kitej”, dans le centre ethno-culturel pour enfants. Depuis 1999, le lac Svétloïar est une réserve protégée.

Cette vidéo d'une chaîne de télévision russe de 2011 montre les fouilles, les chercheurs sont interviewés. Kitej nahodka veut dire : " Kitej trouvée ". Vetluzhsky archaeological expedition Museum of Nizhny Novgorod State University named. NI Lobachevsky found near Lake Svetloyar remains of the medieval Russian settlement, dating back to pre-XIV — early XV centuries. In addition to numerous pottery shards Russian ceramics found fragments of medieval knives, flint and kresalnoe fragment of a millstone for grinding grain.

 

Sources : http://www.kommersant.ru/doc/1951210

http://rbth.com/articles/2012/07/04/discovering_the_russian_atlantis_16089.html

expédition archéologique Vetluzhsky (district de) : enquête sur cette mission archéologique, autres citations dans les médias et références : http://en.rusmybb.5bb.ru/viewtopic.php?id=38&p=2

http://benedante.blogspot.fr/2012/07/svetloyar-lake-and-myth-of-sunken-city.html

http://fr.tourismnn.ru/maintour/cultinter/voskr_district/svetloyar

https://fr.sputniknews.com/photos/201110181022284049-kitej-l-atlantide-russe/

http://survincity.com/2011/02/kitezh-was-a-place-of-prayer-cheremis-pagan/

http://www.scatoday.net/node/23026

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kitej

http://unesdoc.unesco.org/images/0007/000782/078276eo.pdf  (Page 6)

Conclusion : les chercheurs ont trouvés des traces d'occupations sédentaires sur les collines entourant le lac, avec de probables traces d'effondrements de ces collines dans le passé, dans le lac. D'autres chercheurs ont trouvés des traces de ces effondrements jusqu'au fond du lac, avec de possibles structures humaines englouties au fond. Cette légende de plusieurs siècle semble donc bien se confirmer historiquement sur plusieurs aspects, et non les moindre... il manque certainement des moyens plus importants pour percer le mystère qui se cache probablement sous les vases de ce lac profond...

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.fr/, 08-03-2016

Légendes de la cité disparue de Taricum

Légendes de la cité disparue de Taricum, ou de la Fille du Roi Arthur...

Toulxstecroix3Sarcophage d'un premier chrétien, Toulx Sainte Croix (wikipedia)

Au cours des jours et des semaines à venir, vous lirez beaucoup d'articles présentant des légendes des régions du Bourbonnais et de l'Auvergne... ce n'est pas pour rien, je suis arrivé dans ces contrées qui, comme la plupart des régions de France, recèlent encore de nombreuses légendes et contes nous provenant des lointains âges pour beaucoup, et dont la tradition orale se perd malheureusement de plus en plus. Les origines celtiques de notre ethnie bien répandue dans toute la France font que nos légendes, du Nord de la France à la Provence, possèdent toutes un tronc commun au niveau des mythes très anciens liés notamment aux menhirs, dolmens ou autres Pierres Levées que l'on découvre encore (bien que des milliers aient disparues au fil des âges) dans pratiquement toutes des régions françaises... c'est donc tout naturellement que je commence cette série d'articles par des légendes liées à ces Anciennes Pierres Sacrées, à l'aide d'ouvrages déjà anciens eux-mêmes, découverts dans des bibliothèques locales (comme celle de Dompierre-sur-Besbre par exemple pour aujourd'hui)...

Ces histoires et références sont issues des archives du Chateau de la Garde, sis à la Celle-sous-Montaigut, où elles ont été découvertes par Octave-Louis Aubert en 1944 et décrites dans son ouvrage "Légendes traditionnelles du Bourbonnais - Tome 1" paru en 1946 et réédité en 1998 par la SEPEC.

D'après cet ouvrage, trois centres mégalithiques existaient encore dans le Bourbonnais à l'époque de sa rédaction. Le premier se situe au sud-est, dans le canton de Mayet-de-Montagne, aux abords du village de la Chabanne. Il s'agit des Pierres-Courtines, mais en fait tout l'environnement et ses appellations font appel aux souvenirs des cultes druidiques, que l'on parle du Bois-Noir ou des Monts de la Madeleine, où l'on trouve encore les pierres à bassins et des dolmens. Sur Saint-Nicolas-des-Biefs, le Ré-des-Dieux et le Ré-de-Mussi ont pour voisin le menhir de la Pierre du Charbonnier. Situé sur le hameau de Gaulourdier, cette Pierre Levée se nomme ainsi à cause de ses sombres reflets. Sur la commune de Lavoine, au village de Malichard, existe le Champ-des-Rocs, qui se nomme ainsi car rien n'y pousse : il est couvert de petits menhirs et de grosses pierres, que la légende affirme avoir été jetées ici par le dieu romain géant Tanaris Lithobole (lithos : pierre, bolos : lancer), à moins que ce ne soit par le géant Gargantua. Il y a plusieurs Pierres sur Saint-Clément, avec la Pierre du Barde, la Pierre Maligne, les Pierres Folles, la Palle ou Pallus. Des alignements (un peu comme à Carnac en Bretagne, sans être aussi importants, ont longtemps été visibles à côté du village de Cressanges, mais ont totalement disparu vers la moitié du 19ème siècle, malheureusement. Une légende tenace est reliée à la Pierre qui Danse, à Saint-Léon : elle serait une fée transformée en menhir, et des histoires racontent qu'elle tourne et danse à minuit, les soirs de pleine Lune...Seulement, même si de nombreux jeunes garçons et filles se sont cachés pour la surprendre, comme elle est toujours fée, elle sait qu'on la regarde et ne bouge pas tant que c'est le cas...

Sans que l'on en sache vraiment la raison, un gros dolmen est surnommé le Dolmen de la Femme, près d'Arfeuilles. Il y a aussi les monolithes de Hyds, sur la route de Saint-Pourçain-sur-Sioule, qui ne sont plus que des vestiges usés... la légende dit que le plus gros ne serait en fait qu'un caillou que Gargantua aurait retiré de son soulier, quand il traversait le pays à grandes enjambées pour se rendre au village cité. Pour finir avec ce premier groupe, nous trouvons encore les menhirs d'Estivareilles, qui ont été christianisés, et qui se nomment maintenant la Croix Brousseau et la Croix de la Grenouillère...

 

03 venas la croix de pierre menhir christianiseUn exemple de menhir christianisé à Venas

Les autres noms des lieux où se situent le deuxième groupe de monolithes ont incontestablement une étymologie celtique également : ils se trouvent tous deux en Combraille (Combe, vallée étroite et profonde). Avec l'un qui se dresse sur les flancs de la colline de Toul-Sainte-Croix (Creuse) ou plutôt Toulx (Vallon  dans sa racine celtique) et l'autre sur le sommet du Mont Burlot, avec les Pierres Jaumâtres qui regroupent la Pierre du Jugement, ou des Oracles, dénommée encore Teutatès, ou encore les Pierres Dep-Nell, ou "sans chef". Notons que la Pierre des Oracles ne tient sur son bloc de base que par miracle d'équilibre et que l'on assure qu'elle oscille et vibre lorsque le vent d'ouest (provenant de la Bretagne Armoricaine) souffle dans les forêts voisines...

Dep nell2Les Pierres Dep-Nell, George Sand s'est inspirée de ce lieu pour l'une de ses nouvelles trouvable dans "Légendes Rustiques"...

Le troisième groupe, qui n'est pas très très loin du second, se trouve sur les landes de la Tanière, entre le village de Fontanat et le hameau des Jarges, plus précisément à l'endroit où la route de Saint-Martinien à Treignat croise celle d'Archigniat : ce sont les Pierres-Giraud ou Girods. Et ces deux groupes proches l'un de l'autre font d'ailleurs l'objet d'une très ancienne légende liée à l'existence de deux très anciennes villes, qui y auraient existé il y a plus de vingt siècles. Ces monolithes sont dispercés sur de vastes étendues incultes et d'ailleurs incultivables tant il sont encombrés de cailloux et de pierres qui percent de partout les genêts, bruyères et herbes folles, et qui donnent l'impression d'une multitudes de pierres résultant d'une formidable explosion ayant disloqué les murailles d'anciennes et importantes cités. La première, dont les Romains s'emparèrent lors de la conquête des Gaules, reçut de ses envahisseurs le nom de Taricum, disent les uns, de Tullum, disent les autres. Ce qui est certain, c'est qu'on a retrouvé à cet endroit les substructions de camps établis par les occupants. De la seconde cité on ignore l'ancien nom.

Des légendes celtiques (ou en ayant l'âme) s'attachent à la disparition de ces deux villes. Un peu comme le furent Is ou Occismor chez les Armoricains, ces deux villes auraient été anéanties en punition de leur débauche, voire des crimes de leurs habitants. Mais au lieu d'être englouties par les flots de la mer, elles furent, comme Sodome et Gomorrhe, dévorées par le feu et englouties par la terre. D'ailleurs, tout comme Is et les autres "Atlantides" bretonnes, ces villes ne sont pas réellement mortes : elles continuent de subsister dans les profondeurs, avec leurs maisons, leurs temples ou leurs églises, leurs marchands et leurs habitants, en attendant le jour où elles reviendront à la lumière et reprendront le cours interrompu de leur existence...

D'autres récits font état de la possibilité que ces villes antiques aient en fait succombées sous les coups de barbares venus de l'est, bien avant l'ère chrétienne, lors des invasions, aux premiers siècle de l'Histoire. Une seule chose de certaine pour les spécialistes : les mégalithes de Toulx-Saintes-Croix et de Fontanat sont bien les vestiges d'anciens temples druidiques. Leur disposition évoque celle des cromlechs. Au milieu se voit la pierre des sacrifices, creusée de cavités à la forme du corps humain, de rigoles par lesquelles s'écoulait le sang et de bassins où les sacrificateurs déposaient les entrailles de la victime pour en tirer des oracles. L'enceinte de ces sanctuaires est délimitée par des Pierres Levées ou menhirs de hauteurs différentes, placés de distance en distance. Les pierres sur lesquelles s'accomplissaient les sacrifices sont plus élevées que les autres et dominent une grande étendue du pays. 

Sur place, on s'imagine sans peine une foule se pressant debout, tout autour, sur le flanc des collines, assistant aux assemblées culturelles des solstices et des équinoxes, à l'égorgement de l'homme, de la femme, ou de l'animal offert en holocauste aux manes de Teutatès, Père du monde ou encore de Belem, dieu du Soleil, et lançant vers le ciel des " évohés " d'acclamations triomphales... Les branches des chênes très nombreux à l'époque étendaient leurs rameaux verts et dentelés sur l'autel ou dolmen, d'où s'élevait la voix des duidesses, virginales sujettes de Tad, pour invoquer les dieux, avant de procéder avec leurs faucilles d'or à la coupe du gui...

Les noms des Pierres sont assez parlants en eux-mêmes, et sont parvenus jusqu'à nous : la Pierre du Plaid paraît indiquer que les druides rendaient devant elle leurs sentences de justice ; l'autre se nomme la Pierre de l'Oracle et ses oscillations, comme celles des rolers de Grande et de Petite Bretagne, fixaient les destinées humaines de l'époque. Même la vallée où coule un ruisseau qui descend de Fontanat vers la Majeure, est appelée le "vallon des tombeaux" : l'emplacement probable d'une ancienne nécropole celtique...

Mais revenons à cette mystérieuse cité disparue, nommée Taricum ou Tullum par les Romains de Jules César. Avant de vous conter la légende de cette ville, étroitement liée à celle de la fille du Roi Arthur (et oui !), je vais parler des vraies recherches archéologiques, étymologiques et géographiques qui ont été faites par J. F. Baraillon, ancien député de la Creuse, membre du Corp législatif, correspondant de l'Institut de France, de la Société galvanique de Paris, associé regnicole de la Société de médecine de la même ville, associé de celle de Bordeaux, membre non résident de l Académie celtique, etc, etc... dans son ouvrage paru en 1806 "Recherches sur plusieurs monuments céltiques et romains" (éditions Dentu à Paris).

Ainsi, pour Mr. Baraillon, la ville antique de Taricum est assimilable aux ruines de la ville de Toull (Toulx Sainte-Croix dans la Creuse)... qu'il étudie dans son ouvrage, dont voici un large extrait (mais rappelons que ce qui était encore visible en 1806 ne l'est plus probablement de nos jours, malheureusement... et aussi que le texte est en vieux français : il ne s'agit pas de fautes d'orthographe donc, mais d'une autre époque...) :

" Il existe dans le second arrondissement de la Creuse, une montagne appelée "de Toull" : elle domine sur une grande étendue de plaines et de coteaux du département , et même des départements environans, tels que le Puy-de-Dôme, l'Allier, le Cher : son élévation au-dessus du niveau de la mer est d'environ 670 mètres, d'après M. Delambré. C'est sur le sommet de cette montagne, qu'une immense quantité de pierres, les unes amoncelées, les autres éparses, fixent l'oeil du voyageur et provoquent nécessairement son attention, en excitant son étonnement.
Si on parcourt l'espace qu'elles couvrent, on s'aperçoit bientôt qu'elles suivent le contour de la montagne, qu'elles forment plusieurs enceintes circulaires, et que toutes ont été lancées du dedans au dehors.
Pour peu que l'on s'y connaisse, on demeure également convaincu qu'elles ont servi à des murailles, à des bâtimens. Toutes présentent un parement très uni : la plupart sont cependant d'une telle grosseur, que nos ouvriers refuseraient de les employer. Avec du travail et de la patience, on trouve, sous ces amas, les restes des murs dont ils ont fait partie. Ils excèdent souvent d'un quart de mètre la superficie du sol, et on peut aisément voir la forme, l'étendue, la structure des édifices. Ces murs ont, en général, un mètre et jusqu'à un mètre et quart d'épaisseur. Plusieurs, pour parler avec les ouvriers, sont tirés à la sible : c'est-à-dire que les pierres de chaque rang sont échantillonnées, d'égale hauteur et bien ajustées. Il en est qui forment les deux paremens, et rendent de la sorte l'ouvrage très-solide. Il est aussi des murailles à.pierres mêlées, où l'on ne distingue point les assises, ni l'existence d'aucun mortier. Il est constant que les interstices et les vides des pierres ne sont remplis, en certains bâtimens, que de terre végétale, en quelques autres de tuf, et en beaucoup d'argile non gâchée. Les constructeurs ne s'occupaient qu'à bien asseoir, à bien engraîner les moellons, si l'on peut parler ainsi, sans soupçonner combien le mortier, surtout d'une terre glaise très graveleuse, ajoute à la solidité...
Ce fait, je l'avoue, m'a paru d'autant plus extraordinaire, qu'ils connaissaient et savaient employer le mortier de chaux ; j'ai donc dû m'en assurer ; mais toutes mes recherches n'ont servi qu'à me convaincre qu'ils ne gâchaient pas la terre à maçonnerie. Peut-être pourrait-on penser, en considérant la haute antiquité des murs, que le tems a dénaturé le mortier, a détruit le liant, le gluten qui en unissait et soutenait toutes les parties.
Les édifices varient peu entre eux : les uns sont ronds, ainsi que l'énonce Strabon (1), en parlant de ceux des Gaulois ; les autres sont carrés. Il en existe aussi d'oblongs, même d'ovales à une extrémité, tandis qu'ils sont étroits et angulaires à l'autre. Quant aux matériaux de construction, il ne faut pas s'étonner si, dans une ville et un pays où les pierres abondent, on n'a pas bâti en bois, ainsi que l'assurent Vitruve et l'auteur ci-dessus cité (2). II faut nécessairement rapporter, ce qu'ils avancent à ce sujet, aux campagnes et aux parties de la Celtique moins bien favorisées. D'ailleurs Toull avoisine la Marche, et je ne doute pas que cette partie des Gaules ne fût autrefois, comme aujourd'hui, le pays des maçons. Il en existait bien évidemment, puisque César rencontrait chez chaque peuple, des villes populeuses, et bien fortifiées : Plutarque en fixe le nombre à 800. Le plus grand nombre des maisons n'allait pas au-delà de trois ou quatre mètres en oeuvre ; quelques-unes cependant en offrent jusqu'à six. C'était un grand luxe, sans doute, que de pareils abris, si on les compare aux cachettes souterraines dont on parlera dans la suite.

Nous avons découvert l'entrée de quelques-unes de ces maisons. De grosses et longues pierres debout, sans feuillures, sans traces de gonds, ni de crapaudines, formaient les montans des portes; d'autres, que l'on voit à côté, servaient sans doute de linteaux. L'impôt des fenêtres eût été très mal assis sur une pareille ville ; car on peut raisonnablement douter s'il en existait. Nos fouilles ne nous ont procuré que deux seuls assemblages qui formaient une sorte d’œil de bœuf d'un double décimètre, dans sa plus grande ouverture. Le marteau ne parait y avoir concouru que pour très peu : un bloc ayant une échancrure naturelle dans son milieu, fendu, ajusté par ses extrémités, semble en avoir fourni l'idée et fait tous les frais. Nous n'avons aperçu aucune trace de cheminée ; là, comme en certaines chaumières de la Suisse, de la Souabe, le feu se faisait au milieu de l'habitation, et la fumée s'échappait par le toit.
Mais, en parlant de toit, nous nous sommes assurés que les bâtimens n'étaient point couverts de tuiles. On n'en a jamais trouvé, et nous n'en avons nous-mêmes découvert quelques vestiges, à la suite de recherches très minutieuses et très suivies, que dans deux endroits que nous indiquerons : tandis que dans la ville romaine de Néris, également ruinée, et qui fait partie de ces recherches, on marche de toutes parts sur des débris de cette espèce. On peut donc assurer que les édifices étaient couverts de chaume, ainsi que le prononce César à l'égard des Gaulois, et Diodore de Sicile à l'égard des Bretons. Alors, cette toiture pouvait être très élevée, comme le dit Strabon (3), respectivement à celles des Romains qui étaient presque plates, ainsi que l'atteste l'espèce de tuiles dont ils se servaient. Tout porte à croire que les cases, car c'est le nom que méritent ces tristes demeures, étaient très basses, attendu leur construction, la fréquence des orages et l'impétuosité du vent qui désolent cette montagne. Elles étaient d'ailleurs contiguës, entassées sans ordre et très serrées. Les rues, dont on peut apercevoir quelques marques, avaient au plus trois ou quatre mètres de large. Un puits carré, presque comblé, qui se voit au midi, porte avec lui l'empreinte d'une très grande ancienneté. Son contour de granit est usé : il serait difficile d'en indiquer la profondeur.

On rencontre, au centre et au nord de la ville, deux bâtimens aussi remarquables par leurs formes que par leur construction. Celui du nord présente un carré au milieu d'un autre. L'enceinte extérieure du premier est de soixante-neuf mètres et demi, l'intérieur de dix-huit trois quarts. L'interstice vide entre les
deux carrés est d'environ sept mètres. Ici on a employé le mortier de chaux, et, à défaut de sable, de la pierre grossièrement écrasée. Cette pierre tendre est commune dans les environs, et très différente de celle qui a servi aux murailles. On ne trouve dans les décombres aucun reste de tuiles, de briques ou de carreaux : tout porte à croire qu'il n'a jamais été couvert. Celui du centre en comprenait plusieurs autres, dont le plus marquant était une tour ronde. Ce bâtiment, éloigné de 16o mètres du précédent, avait des murs de deux mètres d'épaisseur, construits avec des mortiers de différentes espèces. On y a trouvé d'anciennes armes, mais détruites par la rouille ; et une longue barre de fer, terminée en gond par l'un de ses bouts, du poids d'environ deux myriagrammes et demi. Le premier de ces édifices me rappelle le vestibule ou Porche de l'Autel, près de Pontrieux (Bretagne), dont parle Caylus (4). Il n'en diffère que par sa forme carrée, tandis que le porche de l'Autel est rond. Notre tour ayant été rasée près de terre, ne laisse apercevoir aucune de ses entrées ; nous ne pouvons donc prononcer ni sur le nombre de ses portes, ni sur sa hauteur. Cependant, si l'on en juge par l'étonnante quantité de ses débris, on pourra assurer qu'elle était très élevée et construite des plus grosses pierres. Ses murailles avaient deux mètres d'épaisseur. Elle était située sur le sommet de la montagne, et paraissait correspondre avec les Pierres Jomâtres et Dep-Nell. Je ne doute pas qu'elle ne servît tout à la fois de forteresse et de temple. Les temples des Celtes étaient tous très étroits, ceux qui sont parvenus jusqu'à nous le confirment. Diodore de Sicile en distingue évidemment de deux sortes : d'où il faut conclure qu'il existait chez les Gaulois des petits temples ouverts par le haut sacella, comme ceux de Lanleff (Bretagne) et de Toull, et d'autres plus considérables, delabra, où il existait un simulacre quelconque de la divinité.
Au surplus les temples des Celtes étaient assez fréquemment de forme carrée, et placés entre le midi et le nord. Tel est celui de Chambon.

Si l'on me demandait à quelle divinité le temple de Toull était consacré, je répondrais d'abord avec César (5) , « que la nation entière des Gaulois était très religieuse. » J'oserais même ajouter qu'une pareille ville, si elle existait sous les Romains, devait avoir sa divinité tutélaire, son dieu principal, pour parler avec Minutius Félix, sa dea Tulla ou tarica ; et je citerais en témoignage tant de divinités de cette espèce, dea Bibracte, dea Segusiadea Vocontiorum, dea Onvanha, Borvo et Mona, Andarte, Arduina, dea Segestadea Berecinthia, etc , etc. J'irais même jusqu'à dire, avec l'abbé Mongault (6) qu'elle a pu, ainsi que plusieurs autres, diviniser quelques-uns de ses chefs, de ses magistrats, de ses bienfaiteurs, et j'appuierais cette assertion sur des ruines, des monumens qui se voient dans un village très voisin, et sur le nom celtique de ce même village. En effet le mot bed-ïoun, bed-jun, annonce la présence de tombeaux, sans doute consacrés aux grands hommes de cette peuplade : mais comment les distinguer aujourd'hui entre plusieurs autres ? à moins de considérer comme tels les plus élevés, les plus marquans, ceux qui sont accompagnés d'un plus grand nombre d'inférieurs ; ceux surtout auxquels adhéraient les petits édifices dont on voit encore les ruines et les fondemens ; bedd, sépulcre, ïoun oujoun, du Dieu, du Seigneur. Le second bâtiment occupait le centre de la ville ; ville qui se trouve réduite aujourd'hui, à la suite de plusieurs accidens, à douze ou quinze chaumières. C'était là l'emplacement du château dont quelques bulles et d'anciens titres font mention. C'était sans doute aussi le séjour du prince dont il sera parlé.

Toull avait trois enceintes en amphithéâtre. Le rempart, qui circonscrivait la ville, avait douze cents mètres de circonférence ; il était éloigné de quarante du second, le second de quarante du troisième ; c'est-à-dire, eu égard à l'escarpement du terrain, qu'ils étaient respectivement à la portée du trait et de la fronde. On ne trouve aucune marque de bâtiment dans les interstices, si l'on en excepte celui dont il sera question plus bas. Le premier rempart, le plus interne, avait jusqu'à cinq mètres et demi d'épaisseur ; le second, que l'on peut appeler l'intermédiaire, n'en avait que trois. L'un et l'autre répondaient, par leurs constructions, aux habitations des citadins, qui étaient évidemment de deux sortes ; les unes avec mortier, et les autres sans mortier mais les pierres en étaient infiniment plus considérables. La troisième muraille, la plus extérieure, avait deux mètres de large ; elle différait peu de l'intermédiaire, et devait être peu élevée, si l'on en juge par la petite quantité de ses débris. Le tems a complètement comblé le fossé, si jamais il en a existé un aux pieds de ce dernier. C'est ici le lieu de se rappeler, en considérant ce rempart isolément, que telle était, selon César, la manière de se fortifier des Gaulois. C'est ainsi qu'ils se retranchèrent sous les murs d'Alise (Alesia). On aperçoit encore à Gergoie des murs construits en grosses pierres sèches, hauts de deux mètres, pour se couvrir et arrêter l'ennemi, au rapport de Pasumot (7).
On peut assurer que les derniers rangs de maçonnerie de chaque mur de circonférence étaient terminés par des pierres énormes par leur épaisseur, leur longueur et leur largeur : elles sont encore sur place, et paraissent y devoir rester long-tems. Nous devons ajouter que la montagne elle-même est minée et percée en plusieurs endroits. Je connais un de ses souterrains au nord, entre la seconde et la troisième enceinte, à quatre-vingt mètres environ du temple dont on a parlé, et qui paraît communiquer avec celui-ci. Des coups de masse de fer fortement appliqués sur des corps durs placés sur le sol, en font soupçonner beaucoup d'autres par le bruit et le frémissement qui en résultent (8). On a coutume de lui rapporter tous ceux que le hasard fait assez fréquemment découvrir dans les environs. L'on croit, en conséquence, que ceux de la Chom, de la Clusière, et même de la Garde y vont aboutir (9). Ces mines, ces souterrains confirment encore ce qu'a dit César du savoir des Gaulois en cette partie. Personne ne pouvait mieux en juger que ce vainqueur, auquel ils en avaient donné des preuves en différents siéges, notamment à celui de Bourges. Ces faits, une fois constatés, la tradition orale se trouve parfaitement d'accord avec eux, et le nom celtique de Toull devient très expressif. Ce mot, comme substantif, exprime un trou, un creux, une ouverture étroite, une profondeur ; comme adjectif, il signifie tout ce qui est percé.

Si l'on considère l'immense quantité de pierres que l'on a enlevées, peut-être depuis quatorze siècles, et que l'on enlève journellement pour bâtir ailleurs ; si l'on se représente la multitude incroyable de celles qui ont été successivement enfouies et que l'on enfouit chaque jour ; si l'on examine enfin ce nombre prodigieux de cases qui se pressent pour ainsi dire les unes sur les autres, partout où le cultivateur n'a pu surmonter la masse des décombres, on sera forcé de convenir de l'existence d'une ville infiniment populeuse, relativement à son étendue. Remarquez que celles de Gergoie, Gergovia, et d'Alise, aujourd'hui Bourg-Sainte-Reine, occupaient encore moins de terrain, si l'on s'en rapporte aux meilleures descriptions. Mais cette population ne se bornait pas à une si étroite enceinte. Tout le contour de la montagne de Toull, les vallons, les coteaux, les bois, les champs environnans ont été couverts de maisons. Elles sont absolument les mêmes que celles de l'intérieur, c'est-à-dire très étroites et affectant de préférence la forme ronde ou carrée. Nous ne hasarderons rien en assurant que le nombre des habitans hors la ville, égalait au moins, s'il ne surpassait pas, celui des citadins.
Les villages voisins, parmi lesquels plusieurs portent des noms celtiques, montrent des ruines et annoncent une nombreuse et ancienne population; on doit de préférence citer ici celui de la Mazère. Il existe sur le mont Chabrut ou Puy-Chabrut, à l'ouest de Toull, des traces de bâtimens, même un puits carré qui a dû être très profond. On voit sur le territoire de la Ronzire, au milieu de plusieurs mazures, une petite voûte, en forme de calotte, dont l'intérieur mériterait d'être fouillé ; ce pourrait être un antre de Mythras. De toutes parts, en un mot, dans un rayon assez étendu, dont Toull est le centre, ce sont des ruines et des ruines très anciennes.

(...) D'après cet exposé, je regrette de n'avoir point pénétré dans les souterrains, dans les antres les plus cachés de Toull; mais je n'y renonce pas. C'est là seulement où l'on pourra trouver des armures, des simulacres, des instrumens propres aux sacrifices et autres objets utiles à connaître, qui auront été soustraits à l'avidité du vainqueur, ainsi que cela se pratiquait partout dans l'extrême danger. La tradition orale encouragerait, à ces recherches si elle méritait quelque confiance. Quoiqu'il en soit, on peut augurer, en voyant de telles ruines, qu'aucun être animé n'a survécu au sac de cette ville : motif de plus pour croire à la possibilité de découvertes vraiment intéressantes.
L'épaisseur de la couche de terre végétale qui se remarque sur le plateau de Toull, et qui est souvent d'un demi-mètre, est encore une forte preuve d'une ancienne et nombreuse population. Il est en effet extraordinaire de trouver au sommet d'une montagne, surtout dans la Creuze, une telle couche et un sol aussi fertile, tandis que les vallons, qui cependant reçoivent toute la substance, tout l'engrais des terrains supérieurs, ne présentent rien de semblable. Il est , d'après cela, facile de concevoir les fatigues du cultivateur pour déblayer son champ, et d'où proviennent ces tas énormes de pierres que l'on rencontre à chaque pas, ou, pour mieux dire, qui se prolongent sans interruption et qui couvrent une si vaste étendue. 
Le lieu consacré aux inhumations, et qui est toujours le même, complète encore mieux cette preuve. Son principal aspect est au midi, son entrée au nord. Il est situé entre le second et le troisième rempart. Malgré une diminution de près de moitié, il est encore très étendu, et infiniment trop pour une commune qui ne compte qu'environ onze cents habitans (YH : en 1806, ce village est en train de mourir de nos jours, avec 280 habitants...).

Les fouilles y font découvrir quatre couches successives de tombeaux : parmi les deux premières, les plus profondes, on trouve quelques pierres du pays creusées en auge ; il s'est rencontré dans la suivante une pierre blanche, très étrangère au département, également creusée, mais dont la partie inférieure était beaucoup plus étroite que la supérieure ; dans cette troisième couche on lit sur quelques tombeaux les lettres initiales de dis superis, sur d'autres celles de diis manibus. On voit sur un très grand nombre une croix entre deux ascia. L'une de celles qui soutenait l'arbre de la liberté, présentait ces emblêmes. Ces derniers sont sûrement du 3e ou du 4e siècles; ils prouvent tout à la fois le passage du paganisme au christianisme, ainsi que la fusion des deux religions.
Il est bon de remarquer que les tombeaux les plus profonds en terre, ceux qui sont évidemment les plus anciens, répondent tous aux solstices ou au midi ; que l'ascia, sur lequel on a tant  disputé, est ici très reconnaissable : c'est la petite hache du charpentier, à manche court ; et enfin que les tombeaux de pierre blanche sont en général communs dans les plus anciennes églises et paraissent appartenir aux premiers Chrétiens. Au surplus, ce lieu bien suivi, bien examiné, pourrait fournir des découvertes et matière à beaucoup d'observations.
On rencontre dans le même enclos, ce que je n'ai encore vu nulle part, un amula romain à côté de plusieurs tombeaux. Les uns sont ronds, les autres légèrement aplatis sur deux faces. Tous sont plus ou moins avant dans la terre, ressortent d'un mètre ou environ, et présentent à leur extrémité supérieure une cavité oblongue, pour contenir l'eau lustrale ou préservative.
Il existait au milieu de cette enceinte un bâtiment qui, comme tous les temples gaulois, regardait le midi. L'entrée en était également au nord. Il paraît qu'une fontaine jaillissait à son extrémité opposée. Si les Celtes l'ont élevé, ce qui est fort douteux, il a pu sous les Romains être consacré aux dieux Mânes : quoi qu'il en soit, il a fini par être sous le vocable de St.-Martial. Il est de forme ovale ; ses murs épais d'environ quatre-vingt centimètres, ont été construits avec du mortier de terre, ce qui prouve qu'ils sont moins anciens que ceux de plusieurs des cases dont on a fait mention. Il est donc bien constaté que la population de Toull était considérable. Mais qu'elle pouvait être la cause d'une pareille réunion d'hommes ? dans un lieu naturellement ingrat et aride avant cette réunion, sous un ciel brumeux, froid, sujet à toutes les intempéries, où l'on devait nécessairement éprouver toutes sortes de privations ! je ne vois que deux intérêts capables de surmonter tant d'obstacles, de contrebalancer tant de sacrifices : la religion, la sûreté individuelle. La religion, ses monumens la proclament. La sûreté individuelle se manifeste dans le nombre des citoyens, dans la triple enceinte, dans les souterrains, dans les forteresses , et enfin dans l'élévation et l'escarpement de la montagne. Toull, ainsi qu'Alise et Gergovia, pouvait passer pour une des plus fortes villes des Gaules.
On avait multiplié les portes de ville pour faciliter la circulation des habitans. On en comptait six : savoir une au nord, de trois mètres de large, dont on voit encore les premières assises ; elle répondait à un certain nombre de marches dans l'intérieur, dont six subsistent encore. Une seconde regardait le sud-est et répondait à la croix que l'on nomme Jacques. Une troisième était placée entre celle-ci et celle du midi. Celle du midi et celle du sud-ouest se succédaient ensuite. Enfin celle de l'ouest étoit remarquable par la tour qui la défendait. Non loin de cette tour se voit encore une levée qui aboutissait à une autre qui paraissait régner tout autour de l'enceinte la plus interne. Ces levées ne s'aperçoivent qu'en ce seul endroit. Il partait de quatre de ces portes de ville, autant de chemins bien pavés d'environ trois mètres de large, qui se pratiquent encore dans toute l'étendue de la commune de Toull, c'est-à-dire, à plus d'une lieue de distance. Tous tendent évidemment à des villes très anciennes, dont les noms latins ont varié dans le cours des siècles ; savoir, à Ahun, Agedunum,  Acitodimum, Acedunum, Adedunum, Agidunum ; à Argenton, Argantomagus, Argentonium ; à Château-Meillant, Mediolanum, Castrum-Melanum ; à Chambon, Cambiovicus, Cambo, Cambonium, Campus Bonus.
Le chemin d'Ahun conduisait à Limoges, celui d'Argenton à Poitiers, celui de Château-Meillant à Bourges, celui de Chambon à Néris;et de là en se bifurquant à Autun et à Gergoie, Gergovia Arvernorum.
Maintenant à quelle époque rapporter le renversement de Toull ; à qui l'attribuer ? il a eu lieu, ce renversement, avant l'usage commun des verres à vitres : on sait qu'ils ne furent connus à Rome que dans le cours du premier siècle de l'ère vulgaire, ainsi qu'il résulte de deux passages, l'un de Pline le jeune, l'autre de Pline l'ancien (10), si on en excepte un seul endroit du château, il n'a encore été découvert nulle part des débris de cette espèce. Il a eu lieu ce renversement, lorsque les tuileries, les briqueteries étaient encore très rares, l'art du tuilier étant a peine connu ; car on ne rencontre des fragmens de tuiles et des carreaux entiers que sur deux emplacemens qui offrent des bâtimens ou le mortier a été employé, conséquemment beaucoup moins anciens que ceux dont les murs sont en pierres sèches. D'ailleurs les restes des édifices, des remparts, les ruines elles-mêmes, méritent un examen plus scrupuleux pour prononcer si les Romains se sont établis dans cette ville. On y trouve plusieurs objets qui appartiennent exclusivement au culte de cette nation, et ce culte fut long-tems le dominant dans les Gaules. D'autre part Toull n'a pu être compris dans la proscription de Vercingetorix, il réunissait tout pour une longue défense : on ne brûloit que les lieux qui n'en étaient pas susceptibles, et on ne trouve ici aucune marque d'incendie, on sait qu'elles sont ineffaçables. On ne peut donc en accuser les Romains qui furent souvent généreux envers les vaincus et qui embellissaient souvent au lieu de détruire. Quoi qu'il en soit, jamais saccagement ne fut plus complet : il faut croire que la fureur des assaillans égala la résistance des assiégés. On ne peut donc l'imputer qu'à la barbarie d'une horde sauvage. Je m'aperçois qu'avant de s'occuper de sa destruction, il aurait fallu parler de son existence ; mais rien ne l'atteste, elle est absolument ignorée, absolument inconnue. On ne la trouve que dans ses ruines, on ne la découvre que sous ses propres décombres.

S'il était cependant permis de tirer quelqu'avantage de ce qui n'est peut-être qu'une erreur typographique, ou la faute d'un copiste ; je citerais Ptolomée. Dans une édition de sa Géographie, à Cologne, en 1507, copiée sur celle de Venise, on lit : " Hi omnes ab ortu solis habitant, Participant et post ligirim flu. Bituriges culi Et civitas taricum ".
En supposant que taricum se lise dans le manuscrit original, il faudra convenir que Toull existait encore du tems de ce géographe, c'est-à-dire, environ l'an 14 de l'ère vulgaire. Il est à observer, sans toutefois prononcer sur ce taricum, que la conjonction et, qui le précède, au lieu d'indiquer la capitale des Bituriges cubi, annonce précisément une ville qui en est très distincte, et civitas taricum. Si Ptolomée l'avait donné comme capitale de ce peuple, il aurait dit, comme partout ailleurs, quorum civitas taricum. On ne manquera pas de m'objecter que taricum ne répond pas au mot Toull ; je répondrai qu'il en est ainsi de tous les noms latins comparés aux celtiques. J'ajouterai que cette nomenclature, fatal présent des Romains, a tout obscurci, tout dénaturé, tout anéanti. Elle n'a pas moins nui à la géographie qu'à l'histoire. C'est à elle que nous devons ces erreurs sans nombre, cette confusion, ce cahos qui régnent dans tant d'écrits, cet oubli de tant de cités, cette ignorance de tant de pays et de tant de peuples que l'on cherche encore inutilement. Heureux ceux qui ont recouvert ou conservé leurs anciens noms !

Au reste, si taricum ne répond pas au celtique Toull, il convient mieux du moins au mot tour, dont le vulgaire se sert pour désigner le même endroit ; et si taricum n'est pas une faute, je ne douterais pas que le nom de tour en dérivât. Il est à observer que ce dernier est très expressif dans l'idiome populaire, puisque dans le fait les citadins habitaient dans des tours, tout ainsi que les Thyréniens dont parle Pelloutier...

(...) De son côté, Toull, ce qui est très-digne de remarque, trace lui-même sa ligne de démarcation du côté des Cambiovicenses (un peuple Gaulois), par les villages des Bordes, de Bordesoul, etc. etc. qui n'ont également aucun besoin d'interprétation. Tous ces noms sont celtiques, ou dérivent bien évidemment de cet idiome. Ainsi, tout m'autorise à croire que c'était ici un chef-lieu de cité: peut-être qu'en y réfléchissant bien, on y trouverait un de ces peuples noyés dans l'ancienne géographie, et que nous avons perdus dans la moderne. Je citerais les Insubres, les Ambivarïti, les Aulerci, les Branovices, les Datii, et tant d'autres qui nous sont inconnus, grace à la nomenclature romaine. Les Insubres gaulois, par exemple, pourraient y reconnaître leur Medialanum : car je ne doute aucunement que Château-Meillant qui, dans la carte de Peutinger est sur la route d'Argenton à Néris, ne fît partie et ne fût situé au centre de la cité toulloise. Autrement il serait impossible de concevoir l'origine de son nom ; or, il est bien certain qu'aucun nom propre n'est le produit du hasard.
Je conviens qu'il est difficile d'établir que Toull ait été une capitale, un chef-lieu de cité ; mais je suis loin de penser que les preuves en soient impossibles. J'en distingue de trois sortes : les apparentes, les conjecturales, celles qui résultent des faits ; je passerai rapidement sur chacune.
Parmi les apparentes, je compte celles qui proviennent du fait des auteurs ou des manuscrits : elles seraient très nombreuses si l'on pouvait s'y arrêter. Si l'on s'en rapportait, par exemple, à la carte que Samuel Clarke a mis en tête de ses Commentaires de César, qu'il a intitulés : Gallia uetus, et qui n'est autre que celle de Jean Jansson, on pourrait avancer, avec quelque vraisemblance, que Toull était ce gergovia boïorum, ce gergobina que l'on cherche si inutilement depuis tant de siècles. En effet, il se trouve sur cette carte, à l'extrême frontière des Leinovices, des Bituriges, et en deçà de l'Allier. Mais ce placement fronde ouvertement l'opinion de d'Anville et des hommes les plus instruits. Tous se réunissent pour fixer les Boïens entre l'Allier et la Loire. L'on attaque en outre l'exactitude des manuscrits et celle de César lui-même sur la géographie. Je pourrais multiplier ces exemples, mais ce serait sans utilité ; il est facile de concevoir le peu d'importance que j'y attache. L'impuissance où l'on est d'étendre le territoire des peuples Lemovices jusqu'à Toull, me fait déjà naître l'idée que Toull pourrait bien avoir été le chef-lieu d'une cité particulière. L'existence d'un prince dans cette ville, ajoute ensuite infiniment à mes conjectures et les rend probables. Il est vrai que cette existence n'est d'abord constatée que par la légende ; mais cette légende est elle-même fort ancienne. C'est elle d'ailleurs qui, la première, fait entendre le mot de Tullum. « Martialis igitur Lemovicum fines ingressus, Tullum venit, ubi hospitis Jilia à daemone liberata et loci principe vitae restituto, multos adjidem convertit, inde Agedununt se contulit. »
Ainsi , lorsque Martial apostolisait, c'est-à-dire vers le milieu du troisième siècle, sous l'empire de Dece et de Gratien, au rapport de Grégoire de Tours, il y avait un prince à Toull. On sait que chaque peuple des Gaules avait le sien ; César en cite plusieurs par leurs noms, et l'on voit Vercingetorix les réunir chaque matin en un conseil de guerre, principes earum civitatum, pour la défense d'Alise. La présence d'un prince prouve nécessairement celle d'un peuple ; car on ne peut supposer un chef sans commandement, et un commandement sans un certain nombre d'individus qui doivent obéir. Au surplus, d'après Diodore de Sicile, livre 5, traduction de l'abbé Terrasson, les Gaules étaient habitées de son tems, c'est-à-dire sous Auguste, par une infinité de nations plus ou moins populeuses, dont les plus fortes étaient de deux cent mille hommes, et les plus faibles d'environ cinquante mille.

Ce titre de prince, si cher et si familier aux Gaulois, devint très commun sous les derniers rois de France de la première et seconde race ; alors les ducs et les comtes des provinces s'emparèrent de la souveraineté, et se qualifièrent de princes, selon Loyseau. Les titres et documens des 10e et 11e siècles, prouvent encore la présence d'un prince à Toull : on en voit même quelques traces dans le 12e. Un sceau, que nous avons trouvé sous les ruines de l'ancien château, porte une fleur de lys sur l'écusson. On lit, tout autour, S : P : LOTET ; succèdent deux étoiles et une croix. Il pouvait appartenir au dernier prince,ou être celui du gouverneur du fort, lorsqu'il fut pris par les Anglais, sous Charles VI.
Enfin, le troisième genre de preuves, le plus incontestable, est celui qui résulte des faits : or, il est bien constant qu'il a existé une population nombreuse à Toull, qu'il fallait de très puissans motifs pour l'attirer et la fixer, que la forme d'un grand nombre d'habitations, la nature et la construction des murs de la seconde et de la troisième enceinte, l'assiette de la ville, ses souterrains, ses chemins ; que tout, en un mot, jusqu'à son nom propre, annonce une ville celtique de la plus haute antiquité.

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France : quand des anglaises voient des spectres

France : quand des anglaises voient des spectres

 

The french pavilion in the gardens of the petit trianon and marie antoinetteLe petit pavillon du jardin français du Petit Trianon et Marie-Antoinette

Le petit Palais du Petit Trianon, situé dans le parc du château de Versailles, à une quinzaine de kilomètres de Paris, fut construit par le célèbre architecte Ange-Jacques Gabriel (qui fit aussi entre autres la Place de la Concorde et l'Ecole Militaire) pendant les an­nées 1760 pour le roi Louis XV, qui le destinait à sa favorite, Mme de Pompadour, qui décéda avant l'achèvement de son cadeau. Le Roi l'of­frit donc à sa nouvelle maîtresse, Madame du Barry. Par la suite, il devint l'une des résidences fa­vorites de l'infortunée Marie-Antoinette, l'épouse de Louis XVI exécutée pendant la Révolution française.

 

Petit trianonLe petit Trianon

Des années plus tard, le 10 août 1901, le Petit Trianon reçut la visite de deux touristes anglaises, Miss Charlotte Moberly, direc­trice d'un collège de jeunes filles d'Ox­ford, 55 ans, et Miss Eleanor Jourdain, son ad­jointe, 33 ans - deux femmes d'une grande intelligence jouissant d'une excellente ré­putation,  filles de ministres anglicans renommés, les deux dames n’étaient guère portées sur l’occultisme et le fantastique. Elles voulaient, disaient-elles, garder intacte la foi inculquée par leurs pères.. Pendant qu'elles parcouraient ses jardins, elles y virent des gens et des aménagements qui, sur le moment, leur parurent réels quoique étranges, mais qui, par la suite, se révélèrent ne pas appartenir du tout au début du XXe siècle. Après avoir parcouru les salles du château, elles décidèrent de visiter les deux Trianon. « Elles sortirent du château par le passage habituel qui, à droite de la Cour de Marbre, mène au parc ; elles traversèrent le parterre d’eau, descendirent les marches du bassin de Latone ; elles longèrent le tapis vert et, suivant l’allée transversale qui part du bassin d’Apollon, elles tournèrent ensuite à gauche, empruntant l’allée qui passe sous le petit pont, laissant sur leur droite l’ancien Corps de Garde et l’enclos des Glacières. Elles pénétrèrent ainsi dans le domaine de la Reine par une porte voisine de la Maison du Jardinier. » (Guide de Versailles mystérieux, p. 275). 

C'était une chaude journée d'août, et, selon le récit de Miss Jourdain, les deux visiteuses se diri­geaient vers le Petit Trianon lorsqu'elles prirent une allée latérale après avoir de­mandé leur chemin à deux hommes bizarrement vêtus de costumes verts et de tri­cornes. Miss Jourdain éprouva alors « une sensation d'abattement et de grande solitude » et commença à se sentir dans un « état de rêverie » très oppressant, comme si elle avait marché dans son sommeil. Les deux femmes aperçurent un bâtiment en face d'elles, sur les marches duquel était assis un homme portant une lourde cape sur les épaules et un grand chapeau ra­battu. « A cet instant, écrivit Miss Jour­dain, l'impression d'étrangeté que nous avions ressentie dans le jardin se trans­forma en un profond malaise, comme de­vant une chose mystérieuse et effrayante. L'homme tourna lentement la tête, mon­trant un visage au teint très sombre, mar­qué par la petite vérole. Son expression était sinistre, et même s'il ne nous apparut pas qu'elle nous était spécialement desti­née, j'eus beaucoup de répugnance à pas­ser devant lui. »

Effrayées, les deux Anglaises se retournèrent pour prendre la fuite. C’est alors qu’elles aperçurent un jeune homme semblant sortir de derrière un rocher. De par son allure, elles en déduisirent qu’il s’agissait d’un gentilhomme. Et, de fait, ce dernier, fort galamment, les mit en garde : « Mesdames ! Mesdames ! Il ne faut pas passer par là ! Par ici… Cherchez la maison », leur lança-t-il. Etrangement, ses pas firent, l’espace d’un instant, résonner le sol de l’allée déserte.

Passablement décontenancées, nos deux touristes suivirent le chemin indiqué par leur sauveur, empruntèrent un pont rustique qui enjambait le ruisseau et débouchèrent sur une prairie entourée de petites maisons. De là, elles parvinrent par le côté nord au Petit Trianon. C’est là que, sur une terrasse, elles virent une dame qui, tournant le dos aux visiteuses, semblait dessiner. Elle était blonde et portait un chapeau de paille, de même qu’une robe claire et légère. Au passage des deux Anglaises, déterminées à s’éloigner au plus vite de cette mystérieuse apparition, la dame au chapeau de paille leva la tête et les dévisagea. S’éloignant de celle-ci et évitant de lui adresser la parole, les deux visiteuses longèrent une terrasse et se retrouvèrent en surplomb de la cour d’honneur du Petit Trianon. Là, un étrange sentiment de tristesse les submergea à nouveau, et ce alors même qu’elles se sentaient entourées de « présences invisibles ».

Surgit alors un jeune homme aux allures de valet de pied, mais ne portant aucune livrée. En souriant, il dit aux deux dames d’entrer par la cour d’honneur et leur indiqua la bonne direction. Les deux Anglaises traversèrent le jardin français en sa compagnie, puis, ayant franchi une petite porte située à l’extrémité des Communs et permettant de passer du Jardin français à l’avenue des Deux Trianon, elles rejoignirent enfin le chemin qu’elles auraient dû suivre dès le début de leur curieuse promenade. Au moment précis où elles débouchèrent sur l’avenue, le sentiment de tristesse et d’angoisse qui n’avait cessé de les tourmenter, s’évanouit. Et les deux visiteuses eurent soudain l’impression d’avoir quitté un monde parallèle pour retrouver celui, bien tangible, de 1901, devant le Petit Trianon, à côté d’un groupe de promeneurs tout ce qu’il y a de vivants

Miss Moberly et Miss Jourdain regagnèrent Paris, mais n’osèrent évoquer leur incroyable voyage qu’une fois rentrée en Angleterre. Elles admirent l’une et l’autre avoir eu l’impression d’avoir vécu une étrange expérience et conclurent en bonnes citoyennes anglaises que Trianon devait être hanté ! Pour elles, c’était évident : elles avaient vécu une expérience spatio-temporelle qui, l’espace d’un moment, avait fait se confondre le début du 20e siècle et la fin du 18e siècle. Toutefois, leurs observations différaient sensiblement : l’une avait vu la femme au chapeau de paille, mais pas l’autre, celle-ci avait vu la femme et la jeune fille vêtues de fichus blanc, mais pas celle-là. Aussi convinrent-elles de consigner par écrit, mais séparément, tout ce qu’elles avaient vu et entendu au Petit Trianon. Les deux récits, rédigés en 1901, sont conservés à la Bodleian Library. Ces récits furent publiés 10 ans plus tard sous le titre " Une Aventure". En définitive, à l’exception des deux observations précitées, toutes les autres concordent.

 

Petit trianon moulin sallemars chateauLe Moulin du Hameau de la Reine et le Salon de Mars au chateau de Versailles

 

DANS LE JARDIN CHINOIS

Elles pensaient que les scènes auxquelles elles avaient assisté da­taient du temps de Marie-Antoinette. Une analyse détaillée des plans et des photos du parc montra cependant qu'elles y avaient vu huit aménagements qui ne s'y trou­vaient ni en 1901 ni sous le règne de Ma­rie-Antoinette, mais qui dataient d'une époque précédente. Les personnages qu'elles avaient croisés ne purent jamais être identifiés, mais elles avaient apparem­ment vu le « jardin anglo-chinois » tel qu'il existait en 1770.

Des sceptiques ont suggéré que les deux femmes auraient pris pour des spectres du passé le comte Robert de Montesquieu et ses amis donnant un bal costumé dans les jardins au moment de leur visite. Mais Miss Moberly et Miss Jourdain n'étaient pas stupides, et qu'elles aient pu être trom­pées par une mascarade semble très im­probable. Par ailleurs, cette « explication » ne tient pas compte du fait que les visi­teuses ont vu le jardin tel qu'il était au XVIIIe siècle, ni des mésaventures sem­blables qui sont advenues à d'autres per­sonnes, dans la même partie du parc, en 1910, 1938, 1949 et 1955, Eleanor Jour­dain a également affirmé avoir eu des vi­sions du passé à Oxford, en particulier celle d'une foule joyeuse, qui chantait et dansait en conduisant un condamné à mort à la potence.

Léon Rey, archiviste paléographe, et Pierre de Nolhac, spécialiste de Versailles, s’intéressèrent aussi à l’aventure des nos deux Miss. On reconnut bientôt, dans telle construction décrite par elles, le Jeu de Bague, un « kiosque de caractère chinois » effectivement construit à proximité du Petit Trianon, à la demande de Marie-Antoinette et achevé en août 1776.

D’autres témoins vinrent ensuite corroborer les dires des deux touristes Ainsi, la famille américaine Crooke, demeurant à Versailles, affirma avoir aperçu, à deux reprises, en 1908, un personnage semblant correspondre à la description de Marie-Antoinette, et avoir ressenti le même sentiment d’irréalité que les deux Anglaises. M. Crooke avait aussi aperçu un homme en costume du 18e siècle, portant un tricorne, et un autre jour, il entendit également jouer d’anciennes mélodies. Rappelons toutefois que les Crooke témoignèrent de tout cela en 1914, trois ans après la publication de An Adventure…En 1928, deux autres Anglaises affirmèrent avoir été également témoins de « manifestations étranges » au Petit Trianon. Il en fut semble-t-il de même, en 1955, pour un avoué Londonien et sa femme. Le peintre René Kuder (1882-1962) affirma quant à lui avoir aperçu Marie-Antoinette, sans tête ( !), pendant qu’il prenait des croquis à l’intérieur du Petit Trianon ! 

 

Des expériences du même genre ont été signalées en d'autres lieux. En 1916, par exemple, l'écrivain Edith Olivier, passant un soir de pluie près des mégalithes d'Avebury, dans le Wiltshire, y vit une foire bat­tant son plein, avec des stands de tir et des balançoires, éclairée par des torches et des feux d'artifice. Ce ne fut que plus tard qu'elle apprit qu'aucune foire ne s'était plus tenue à Avebury depuis 1850, et que certaines des pierres dressées qu'elle avait remarquées n'étaient plus visibles depuis au moins cinquante ans.

LES ECHOS DE DIEPPE

Plus récemment, en 1951, une expérience du même ordre, mais nettement plus im­pressionnante, a été vécue par deux autres Anglaises venues passer leurs vacances d'été à Puys, un petit village côtier proche de Dieppe. Le 4 août 1951, vers 4 heures du matin, les deux belles-sœurs furent réveillées par une terrifiante canonnade, et pendant trois heures d'affilée elles perçurent distincte­ment les bruits d'une sanglante bataille - celle qui s'était déroulée neuf ans aupara­vant sur les plages de Dieppe, aux mêmes heures de la journée, le 19 août 1942. Elles entendirent le sifflement des bombardiers en piqué et les hurlements des blessés. De puissants bruits de moteurs retentirent à 5 h 07, à l'heure précise où les engins de débarquement avaient atteint la plage de Puys. A 5 h 40, au moment où le bombardement naval avait cessé, un silence se fit dix mi­nutes plus tard, les femmes entendirent de nouveau des avions - à l'heure où étaient ar­rivés les renforts alliés.

 

Raiddedieppeaprès le Raid de Dieppe

Avec le recul du temps, le raid de Dieppe a été considéré comme une répétition in­dispensable du Jour J, sans laquelle le dé­barquement de juin 1944 n'aurait jamais pu réussir. Mais en elle-même, l'expédition fut un échec sanglant, au cours duquel furent tués ou blessés plus de la moitié des sol­dats britanniques et canadiens engagés dans l'assaut. Cette accumulation de souf­frances a-t-elle laissé une trace dans l'at­mosphère au lieu où s'est déroulé le drame ? Les deux femmes avaient certes lu des récits de la bataille, mais qu'elles aient pu inventer leur histoire en fournissant des détails aussi précis ne semble guère vrai­semblable. La Société de recherche psy­chique, qui a étudié le cas, a conclu qu'il s'agissait d'une « authentique expérience psychique ».

 

Sources : Guide de Versailles mystérieux, Les Guides Noirs – Tchou Editeur, p. 267-284 / Les Fantômes du Trianon - Le grand livre du surnaturel, Richard Cavendish, p. 12-13, Sur Dieppe, plus complet ici : http://mystere-et-insolite.lo.gs/les-fantomes-de-la-royal-navy-a93393063

 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires.com, 12-11-2015

Les pages des anomalies scientifiques - 4

Les pages des anomalies scientifiques - 4

 

280px kensington runestone flom 1910La pierre runique de Kensington

 

Cette nouvelle rubrique qui devrait comporter plusieurs pages (qui seront regroupées par la suite et après leur publication) va recenser certaines petites publications ou nouvelles brèves du passé sur des découvertes annoncées discrètement par certains professionnels ou scientifiques. Cela vient évidemment en complément du déjà large travail de compilation de données lisibles sur ce site. Ces annonces sont en principes toutes référencées et réelles et elles concernent toutes des "anomalies" par rapport aux normes, dogmes ou "establishment" scientifiques ou historiques. Il y a rarement des illustrations ou photos et l'annonce est parfois très brève. On se rapproche en quelque sorte un peu du "Livre des Damnés" de Charles Fort, mais plus récent et c'est voulu car ces données existent, même si elles ne sont pas très connues et explorées elles-mêmes... Je n'ai pas trouvé d'ordre préférentiel pour l'instant, un classement par continent ou par genre (archéologie, ovni, astronomie, etc...) par exemple pourrait être fait par la suite. Vous allez comprendre très vite de quoi il s'agit, je met le texte original quand dispo et la traduction française en-dessous :

Voici la page 1 : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-1.html

Voici la page 2 : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-2.html

Voici la page 3 : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-3.html​


 

A Stone Face From Ungava

September 1976. Lac Guerard, Ungava, Canada. A stone face was found on the lake shore by caribou hunters. The back of the sculpture was covered with moss and stained underneath with age; the front was well-weathered. It was a crude sandstone carving -- almost a doodle in stone -- but the facial features were unmistakably Norse. Stylistically, the face resembled nothing carved by Eskimos or the local Indians. The apparent antiquity of the stone and the strongly Nordic features suggest past Norse exploration of this desolate tundra near Hudson Bay.

(Lee, Thomas E.; "Who Is This Man?" Archaeological Journal of Canada, 17: 45, 1979.)

Comment. Once into Hudson Bay, why not on to Minnesota (and the Kensington Stone), then down the Mississippi to Oklahoma where Viking signs are claimed?

 

Un visage de pierre à Ungava

Septembre 1976. Lac Guerard, Ungava, Canada. Un visage de pierre a été trouvé sur la rive du lac par des chasseurs de caribous. Le dos de la sculpture s'est couvert de mousse et coloré par dessous avec le temps; l'avant a pu bien résister. C'était une sculpture en grès brut - presque un gribouillage dans la pierre - mais les traits du visage étaient indéniablement nordiques. Stylistiquement, le visage ne ressemblait à rien de sculpté par des Esquimaux ou des Indiens locaux. L'ancienneté apparente de la pierre et les traits fortement nordiques suggèrent que dans le passé, une exploration nordique (Vikings) de cette toundra désolée près de la baie d'Hudson a eu lieu.

(Lee, Thomas E .; "Qui est cet homme ?" Journal archéologique du Canada, 17, 45, 1979.)

Commentaire: Une fois dans la baie d'Hudson, puis pourquoi pas dans le Minnesota (et la pierre de Kensington), puis vers le bas du Mississippi en Oklahoma, où des traces des Viking sont réclamés ?

 


 

La pierre runique de Kensington

En 1898, un immigrant suédois a trouvé une pierre sur sa ferme près du petit village de Kensington, au Minnesota. La pierre, un petit bloc de grès, de la grauwacke, était enserrée dans les racines d’un jeune tremble. Sur deux de ses côtés se trouvait une inscription runique en suédois racontant comment 8 Suédois [Goths] et 22 Norvégiens avaient été victimes d’une catastrophe lors d’un voyage d’exploration à 14 jours à l’ouest du Vinland. Alors que des hommes étaient partis à la pêche, 10 autres avaient été tués. Cette tragédie date de 1362.

Pierredekensington

Olof Öhman, un fermier d'origine américano-suédoise, déclare en 1898 avoir trouvé la pierre alors qu'il débarrassait sa terre d'arbres et de troncs afin de pouvoir la labourer. Elle a été trouvée sur un monticule ou un côté de colline, couchée face contre terre et enchevêtrée dans les racines d'un arbre supposé être âgé d'au moins une dizaine d'années. Aux dires de plusieurs témoins, quelques-unes de ces racines étaient aplaties et épousaient la forme de la pierre. Le fils d'Öhman, âgé d'une dizaine d'années, a alors remarqué des inscriptions et le fermier déclara qu'ils pensaient avoir trouvé un almanach indien. L'artefact a des dimensions de 76 × 41 × 15 cm et pèse environ 90 kg.

Les preuves archéologiques d'établissements vikings au Canada ne devant apparaître que 50 ans plus tard, l'idée de vikings errant à travers le Minnesota à cette époque semble alors impossible aux yeux de la plupart des universitaires du 19ème siècle.

En 1907, la pierre est achetée, apparemment pour 10 dollars par Hjalmar Holand, un étudiant diplômé de l'université du Wisconsin. Holand ravive alors l'intérêt du public et d'autres études sont menées par le géologue Newton Horace Winchell (Minnesota Historical Society) et le linguiste George Flom (Philological Society de l'université de l'Illinois), qui publient tous deux leurs conclusions en 1910.

Si on se réfère à Winchell, le peuplier sous lequel la pierre fut trouvée avait été détruit mais plusieurs peupliers proches et de même taille ont été coupés et, en comptant leurs anneaux, il a été déterminé qu'ils étaient âgés de 40 ans. Comme la région en question n'a été colonisée qu'après 1858, il est apparu que la pierre ne pouvait être une contrefaçon. Winchell conclut aussi que l'aspect désagrégé de la pierre indiquait que l'inscription avait bien 500 ans.

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La plupart des controverses sur l'authenticité de la pierre de Kensington sont fondées sur un conflit entre les évidences linguistiques et physiques. Le fait que la pierre runique ait été découverte par un fermier suédois dans le Minnesota à une période où l'histoire viking et la culture scandinave étaient très populaires et la publication de plusieurs articles sujets à caution, font qu'un voile tenace de scepticisme en résultera pendant plus de 100 ans.

En 1354, le roi Magnus IV de Suède accorda une lettre de protection à Paul Knutson pour un voyage au Groenland. Les établissements à l'ouest du Groenland avaient été retrouvés abandonnés — seul du bétail y subsistait — quelques années plus tôt et il était supposé que la population avait rejeté l'Église (et sa mainmise sur les fermes locales, acquises progressivement comme paiements de taxes diverses), était retournée au paganisme et partie vers ce qui sera connu plus tard comme l'Amérique du Nord.

En 1887, l'historien Gustav Storm mentionne ce voyage, suggérant son retour vers 1363 ou 1364. Il semble qu'il s'agisse des premiers travaux publiés qui se réfèrent à un voyage vers l'Amérique du Nord, concordant avec la date inscrite sur la pierre. Cela a depuis été confirmé par une lettre écrite en 1577 par Gérard Mercator à John Dee. Cette lettre donne un extrait des travaux plus anciens de Jacobus Cnoyen (maintenant perdus) décrivant un voyage au delà du Groenland dont le retour avec 8 hommes à bord date de 1364. Cnoyen mentionne également qu'un prêtre était du voyage et que celui-ci le décrivit dans un livre appelé Inventio Fortunate, livre qui est d'ailleurs cité dans nombre de documents du Moyen Âge ainsi que de la Renaissance, mais dont aucune copie ne subsiste.

L'Inventio est cité sur certaines cartes datant du xvie siècle comme étant leur source à propos de la description de l'Arctique. On ne sait pas si le voyage alla jusqu'à la baie d'Hudson mais quelques cartes montrent cette baie au moins 100 ans avant sa première exploration connue. Cela influence apparemment Christophe Colomb pour la planification de son voyage à travers l'Atlantique. Donc, même si un faussaire talentueux avait pu déduire la date à mettre sur la pierre en fonction des informations disponibles à cette époque, il semble qu'une expédition ait bien eu lieu à l'époque mentionnée sur la pierre.

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La voie navigable peut également contenir des signes de la présence viking. Au lac Cormorant, dans le comté de Becker au Minnesota, il y a trois rochers avec des trous triangulaires similaires à ceux utilisés pour amarrer les bateaux le long de la côte norvégienne au xive siècle. Holand a trouvé d'autres trous triangulaires dans des roches près du lieu où la pierre fut trouvée. Un morceau d'acier scandinave du xive siècle servant à allumer des feux est également trouvé entre le lac Cormorant et Kensington, lieu où la pierre runique a été découverte.

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D'autres artefacts vikings datés du xive siècle ont été trouvés au Minnesota mais apparemment aucun d'entre eux n'a été découvert sous contrôle archéologique...

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En décembre 1998, exactement un siècle après la découverte de la pierre de Kensington et pour la première fois depuis le rapport de Winchell de 1910, une analyse physique détaillée est menée ; elle inclut une photographie par un microscope à lumière réfractable, un prélèvement de roche et un examen au microscope électronique à balayage. En novembre 2000, le géologue Scott F. Wolter présente les résultats préliminaires suggérant que la pierre avait suivi un processus de changement relatif à un séjour dans le sol d'un minimum de 50 à 200 ans.

Par exemple, Wolter note la perte totale de mica sur la surface inscrite de la pierre. Des échantillons de pierres tombales dans le Maine âgés de 200 ans montrent une très grande dégradation en pyrite mais pas sa disparition complète comme cela a pu être remarqué sur la pierre. Étant donné que les échantillons de pierre tombale n'ont pas été sujets aux mêmes contraintes que la pierre, la comparaison suggère cependant que la pierre runique ait été enterrée bien avant le premier établissement européen moderne dans cette zone en 1858.

 

L'inscription sur la face (où plusieurs mots peuvent manquer à cause de la dégradation et à la calcification d'une partie de la pierre) dit:

« 8 göter ok 22 norrmen paa opthagelse farth fro winlanth of west Wi hathe läger weth 2 skylar en thags norder fro theno sten wi war ok fiske en thag äptir wi kom hem fan X man rothe af bloth og ded AVM frälse af illum. »

Traduction:

« 8 Goths de Scandinavie et 22 Norvégiens dans un voyage d'exploration venant du Vinland allant vers l'ouest. Nous avons établi des abris sur 2 îles rocheuses à un jour au nord de cette pierre. Nous avons pêché une journée. Quand nous sommes rentrés nous avons trouvé 10 de nos hommes en sang et morts AVM (Ave Maria) délivre-nous des démons ! »

Le texte sur le côté dit :

« har X mans we hawet at se äptir wore skip 14 thag rise from theno odh Ar wars Herra 1362. »

Traduction:

« Envoyé 10 hommes vers la mer pour aller chercher notre bateau 14 jours de trajet depuis ici An 1362 de notre Seigneur. »

En 2002, une autre analyse de Nielsen suggère que les formes linguistiques présentes sur la pierre étaient plausibles au xive siècle. De plus, les preuves d'existence pour tous les mots et runes inhabituels ont été trouvées dans d'autres sources médiévales...

 

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_runique_de_Kensington  + http://www.canadianmysteries.ca/sites/vinland/othermysteries/kensingtonrunestone/indexfr.html


 

Cartwheels In Space

An intriguing and totally unexpected wheel-shaped structure has been discovered by K. Taylor (Royal Greenwich Observatory) and D. Axon (Sussex University). Plates made with a 1-meter telescope show this curious dark pattern silhouetted against the Great Nebula in Orion. The circularity and neat set of six spokes make it seem a stellar UFO! No one knows its distance, age, or constitution. Speculation is that some interstellar winds may have created this artificial-looking object.

(Anonymous; "Cartwheels in the Sky," New Scientist, 83:804, 1979.)

Un panier à roues dans l'espace

Une structure en forme de roue intrigante et totalement inattendue a été découvert par les astronomes K. Taylor (Observatoire royal de Greenwich) et D. Axon (Université du Sussex). Les photos avec un télescope de 1 mètre montrent cette curieuse silhouette sombre contre la Grande Nébuleuse d'Orion. Sa circularité et l'ensemble précis de six rayons la font paraître comme un OVNI stellaire ! Personne ne connaît sa distance, son âge, ou sa constitution. La spéculation est que certains vents interstellaires peuvent avoir créé cet objet d'apparence artificielle...

(Anonyme, "Un Pannier à roues dans le ciel," New Scientist, 83: 804, 1979.)

Cartwheels space 1979YH : cet objet spatial très lointain et gigantesque, d'apparence artificiel et extra-terrestre, n'a plus été signalé par la suite par les professionnels de l'espace...

 


 

The nuclear threat: bad dates

Woodmorappe has assembled an impressive and disconcerting collection of anomalous radiometric dates. Over 300 serious discrepancies are tabulated and backed by some 445 references from the scientific literature. To remove triviali-ties, only dates that were "wrong" by 20% or more were included. This criterion insured that the anomalous dates were off by one or more geological periods. To enhance his case, Woodmorappe excluded data for such troublesome minerals as K-feldspar, which have unreliable records. The surviving discordances will certainly disturb anyone who has long accepted radioactive dating as the near-final word in geochronology.

The lengthy text accompanying the table delves into the geological problems posed by the tabulated anomalies, primarily the severe distortions implied in the supposedly well-established geological time scale. Many attempts have been made to explain away these discrepancies, usually by asserting that the system must have been "open"; that is, contamination and/or removal of materials occurred. But a far more serious situation exists: the reluctance of researchers to publish radiometric dates that fly in the face of expectations. Data selection and rejection are epidemic. Some authors admit tossing out wild points; others say nothing.

(Woodmorappe, John; "Radiometric Geochronology Reappraised," Creation Research Society Quarterly, 16:102, 1979.)

L'analyse nucléaire: mauvaises dates

John Woodmorappe a assemblé une collection impressionnante et déconcertante de dates radiométriques anormales. Plus de 300 sérieuses divergences sont totalisées et soutenues par quelques 445 références de la littérature scientifique. Pour supprimer les liens de triviali, seules les dates qui étaient «mauvaises» de 20% ou plus ont été inclues. Ce critère assurait que les dates anormales étaient supprimées par une ou plusieurs périodes géologiques. Pour améliorer sa recherche, Woodmorappe a exclu les données relatives à ces minéraux gênants comme le feldspath potassique, qui ont des résultats non fiables. Les discordances survivantes vont certainement déranger les personnes qui ont depuis longtemps accepté la datation radioactive (carbone 14) comme le mot quasi-final dans la géochronologie.

Le long texte accompagnant la table plonge dans les problèmes géologiques posés par les anomalies sous forme de tableaux, principalement les graves distorsions implicites dans l'échelle des temps géologiques supposément pourtant bien établie. De nombreuses tentatives ont été faites pour expliquer ces écarts, généralement en affirmant que le système devait avoir été "ouvert"; autrement dit, une contamination et / ou l'enlèvement de matériaux se sont produits. Mais une situation beaucoup plus grave existe: la réticence des chercheurs à publier des dates radiométriques qui volent dans le visage des attentes (qui ne correspondent pas aux résultats attendus et conformes à la science officielles). La sélection des données et le rejet sont épidémies. Certains auteurs admettent publier des points faux; d'autres ne disent rien...

(Woodmorappe, John; "géochronologie radiométrique réévaluée," Création recherche de la Société Quarterly, 16: 102, 1979.)

YH : on voit ici que déjà dans les années 1970, le système de datation le plus utilisé et reconnu par la science officielle était mis à mal par certains scientifiques... ces divers travaux aboutiront à un recalibrage de certaines fourchettes établies auparavant par les données au carbone 14 (au début du 21eme siècle) mais aussi à l'obligation de ne plus s'en tenir qu'aux datations au carbone 14, d'autres méthodes devant être pratiquées conjointement. Un gros problème demeure néanmoins : de nombreuses datations établies avant ces modifications importantes (plusieurs millénaires selon les fourchettes de temps) n'ont jamais été mises à jour et modifiées dans les livres, musées, etc... Un gros travail de redatations d'artefacts de toutes natures reste à faire, mais la remise en question d'un pan de l'Histoire de l'Humanité semble beaucoup freiner les choses... ainsi que l'argent et le temps...


 

Bering Strait Theory Again In Trouble

If humans first populated North America via the Bering land bridge 10-20,000 years ago, how did human bones and artifacts get buried under a 50,000-year-old alluvial fan in California? Dogma demands that such finds be discredited. Thus, "Pleistocene Man at San Diego," the Calaveras Skull, and dozens of other archeological anomalies have been dismissed as the hoaxes and misidentifications of nonprofessionals. The latest hint of truly ancient man in America came after heavy rains in 1976 cut through 21 meters of deposits at Yuha Pinto Wash, just north of the Mexican border in California. The artifacts, still firmly in place, and associated bones are undeniably human. The overlying sediments are dated at more than 50,000 years old.

(Childers, W. Morlin, and Minshall, Herbert L.; "Evidence of Early Man Exposed at Yuha Pinto Wash," American Antiquity, 45:297, 1980.)

American antiquity

La théorie du détroit de Béring à nouveau en difficulté


Si les humains ont d'abord peuplé l'Amérique du Nord via le détroit de Béring il y a 10-20,000 ans, comment des os et des artefacts humains ont pu se faire enterrer sous un cône alluvial vieux de 50,000 ans en Californie ? Le Dogme exige que de telles trouvailles doivent être discréditées. Ainsi, le "Pléistocène Man de San Diego", le crâne de Calaveras, et des dizaines d'autres anomalies archéologiques ont été rejetées comme des canulars et des méprises de non-professionnels. Le dernier indice de l'ancienneté de l'homme dans l'Amérique est venu après de fortes pluies en 1976 et une crevasse à travers 21 mètres de dépôts à Yuha Pinto Wash, juste au nord de la frontière mexicaine en Californie. Les artefacts, toujours fermement en place, et les os associés sont indéniablement humains. Les sédiments sus-jacents sont datés vieux de plus de 50.000 ans.

(Childers, W. Morlin, et Minshall, Herbert L .; "Preuve de Early Man Exposed au Yuha Pinto Wash," American Antiquity, 45: 297, 1980.)

YH : Notez qu'à cet endroit même, à Yuha Pinto Wash en Californie, existe encore de très grands géoglyphes dessinés dans le désert par les indiens, pour se souvenir que ce désert a été il y a très longtemps habité par l'être humain... malheureusement, une grande partie de ces géoglyphes géants visibles du ciel (un peu comme à Nasca ou ailleurs en amérique latine) a été détruite par une bande de motards attardés (tous ne le sont pas heureusement !), dans les années 1970... Et notez aussi qu'il existe plusieurs endroits aux USA où des géoglyphes géants ont été découverts :

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Anomalous Sounds From An Australian Fireball

On April 7, 1978, a very large fireball passed through the atmosphere above the east coast of New South Wales. Seen by hundreds, it generated many high quality reports. Fifteen of the written reports mentioned anomalous sounds -- hisses, hums, swishes, and crackling sounds heard simultaneously with the visual sighting. Such sounds are anomalous because the meteor is tens of kilometers high and real sound would take a minute or more to reach the ground. (The sound from a detonating meteor is often heard several minutes later.)

Keay is convinced of the reality of the anomalous sounds and suggests that the highly turbulent plasma in the meteor wake generates powerful electromagnetic radiation at audio frequencies. This intense radio energy reaches the earth at the same time the visible light does. It may be converted into sound as it interacts with the surface and the observer.

(Keay, Colin S.L.; "The 1978 New South Wales Fireball," Nature, 285:464, 1980.)

Des sons anormaux d'une boule de feu australienne

Le 7 Avril 1978, une très grosse boule de feu a traversé l'atmosphère au-dessus de la côte est de la Nouvelle-Galles du Sud. Vue par des centaines de personnes, il a généré beaucoup de rapports de haute qualité. Quinze des rapports écrits font mention de sons anormaux - des sifflements, bourdonnements, bruissements, et craquements entendus simultanément avec l'observation visuelle. Ces sons sont anormaux parce que le météore était à des dizaines de kilomètres de hauteur et un son réel prendraient une minute ou plus pour atteindre le sol. (Le son d'un météore détonant est souvent entendu plusieurs minutes plus tard.)

Keay est convaincu de la réalité des sons anormaux et suggère que le plasma très turbulent dans le sillage des météorites génère un rayonnement électromagnétique puissant ayant des fréquences audio. Cette énergie de radio intense atteint la terre en même temps que la lumière visible le fait. Elle peut être convertie en son, tel qu'il interagit avec la surface et l'observateur.

(Keay, Colin SL; "1978 Boule de feu de Nouvelle-Galles du Sud ," Nature, 285: 464, 1980.)


 

A suivre pour d'autres pages...

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoires, 04-11-2015