Réchauffement climatique : les canicules seront la norme en été

Réchauffement climatique : les canicules seront la norme en été

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Pour la plupart des météorologues et des climatologues la canicule qui vient de frapper la France ne constitue pas une preuve du réchauffement climatique, mais la multiplication et la sévérité de ces vagues de chaleur sont un signe clair de l'évolution du climat sur la planète.

En effte, si l'on prend l'événement en lui-même, il n'est pas possible de l'attribuer à 100 % au réchauffement climatique puisque de très forts phénomènes de chaleur ont eu lieu dans le passé, alors que le réchauffement n'avait pas commencé. Ainsi, il a fait 38,5 degrés le 18 août à Châteauroux (Indre), mais il y avait fait 40 degrés en 1898.

La canicule ne démontre pas la réalité du réchauffement climatique : il est préférable de regarder les températures moyennes annuelles à l'échelle globale, plutôt que les températures extrêmes. Néanmoins, il est vrai qu'à moyen ou long terme l'augmentation de la fréquence des canicules sera d'après les modèles du Giec une des manifestations les plus visibles du réchauffement climatique. Déjà, statistiquement, au cours des 50 dernières années, on a pu observer qu'à mesure du réchauffement les canicules deviennent de plus en plus fréquentes.

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Canicule 2003

Autre phénomène notable : les températures extrêmes des épisodes de canicule sont poussées vers le haut. Ainsi, là où on avait 38 degrés il y a 10 ou 15 ans, on en a aujourd'hui 39 ou 40. Cela accompagne le réchauffement climatique, ce sont des types de chaleurs qu'on ne connaissait pas avant.

Pour le prévisionniste de Météo-France, ces phénomènes vont aussi "s'étendre plus longtemps", avec de fortes chaleurs possibles tôt dans la saison estivale ou assez tard dans l'été. À Moscou, le thermomètre a grimpé jusqu'à 29 degrés au mois d'avril, un record absolu. Et la canicule qui touche une partie de l'Europe de l'Ouest est la plus importante jamais intervenue après le 15 août.

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Canicule 2012

On note à tout le moins que si le réchauffement climatique provoque une augmentation des températures durant toutes les saisons, élargissant ainsi l'été climatique. Globalement, tout l'hémisphère nord aura connu un été très chaud cette année : canicule et sécheresse en Amérique du Nord, canicule en Europe orientale, fonte "très étendue" en surface de la calotte du Groenland... Pour la banquise arctique, on est sur un retrait pas loin des valeurs record. Cela montre que ce qu'on a connu n'est pas un fait isolé et tend à signifier qu'on va vers des étés où les continents se réchauffent.

Selon la NOAA américaine (National Oceanic and Atmospheric Administration), les surfaces de la planète - terre et mer - ont connu cette année leur quatrième plus chaude température moyenne en juillet (0,62 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle de 15,8) depuis qu'elles ont commencé à être enregistrées, en 1880. Mieux encore, dans l'hémisphère nord, la température sur les terres a battu le record absolu pour un mois de juillet, à 1,19 degré au-dessus de la moyenne.

Source : http://www.catnat.net/veille-catastrophes/changements-climatiques/14556

Relayé par SFH 08-2012

Yves Herbo sur Google+

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