GIEC : Aggravation de la situation et mention des Chemtrails - la géoingénierie

GIEC : Aggravation de la situation et mention des Chemtrails - la géoingénierie

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GIEC - Stockholm - 27-09-2013 : Les experts du climat ont fini par se mettre d'accord sur l'adoption du premier volet de leur propre cinquième rapport, qui ne sera publié qu'en janvier 2014 (comme quoi l'urgence a ses propres lenteurs...). L'annonce est claire et sans bavure : la situation s'accélère et s'aggrave assez nettement selon l'avis de la majorité des experts mondiaux participant au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) par rapport au précédent rapport de 2007. Les experts sont aussi d'accord pour estimer que, selon leurs travaux, l'activité humaine utilisant les énergies fossiles depuis les années 1800 est responsable à 95% du réchauffement climatique constaté et mesuré. Et pour la première fois, une mention importante concernant la géoingénierie a été ajoutée au Résumé à l'intention des décideurs. Ce document d'une vingtaine de pages résumant pour les dirigeants la situation et les mesures à prendre, sert aux politiques et financiers à justifier leurs actions et sert de base pour les négociations diverses : ils ne peuvent comprendre de toute façon le rapport scientifique et doivent bien s'en remettre à ce résumé simplifié, qui peut servir de base d'action éventuelle pour les gouvernements convaincus (puisque les nations de la Terre ne sont pas unanimes sur le sujet non plus...).

carte-des-risques-lies-au-rechauffement.pnghttp://www.lemonde.fr/planete/visuel/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

La géoingénierie : " Ce terme désigne des dispositifs de manipulation du climat comme, par exemple, la dispersion massive de particules dans la stratosphère, qui réfléchiraient une part du rayonnement solaire, contribuant ainsi à refroidir le climat. " C'était une demande des gouvernements de se pencher sur cette question ", précise M. van Ypersele. Une brèche n'est-elle pas ouverte, ouvrant la voie à des méthodes de lutte contre le réchauffement ne passant pas une réduction des émissions ? " Nous soulignons tous les risques et les incertitudes liés à la géo-ingénierie, répond-il. Ne pas traiter cette question dans le rapport du GIEC ouvrirait la porte à ce qu'on puisse en dire n'importe quoi."

Un tableau assez sombre :  " C'est une confirmation mais aussi un renforcement des diagnostics précédents ", résume Jean-Pascal van Ypersele (université catholique de Louvain), vice-président du GIEC.

Le réchauffement moyen depuis 1880 est désormais de 0,85 °C et les trois dernières décennies sont "probablement" les plus chaudes depuis au moins mille quatre cents ans. En fonction des scénarios de développement (du plus sobre au pire), les modèles climatiques prévoient une élévation de température moyenne comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la période 1986-2005. Seul le scénario le plus optimiste – et aussi le plus improbable – a une probabilité supérieure à 50 % d'éviter de dépasser le seuil de 2 °C au dessus des températures pré-industrielles. Seule note d'espoir : les experts ont légèrement élargi la fourchette donnant l'élévation de température en cas de doublement du CO2 : de 2 °C à 4,5 °C en 2007, ils sont passés à 1,5 °C à 4,5 °C.

Neiges et glaces de toutes sortes se rétractent rapidement dès le printemps. La banquise arctique estivale a perdu, en surface, entre 9,4 % et 13,6 % depuis 1979. Les experts n'excluent pas qu'elle ait totalement disparu au milieu du siècle, dans le cas du scénario le plus noir.

Les glaciers de montagne ont perdu en moyenne environ 275 milliards de tonnes (Gt) de glaces par an entre 1993 et 2009. Relevée au mois de juin, la couverture neigeuse de l'hémisphère nord a perdu en moyenne 11,7 % par décennie entre 1967 et 2012. Les experts estiment "très probable" que la calotte de glace du Groenland ait perdu en moyenne 34 Gt par an entre 1992 et 2001. Ce taux est depuis passé à 215 Gt de perte par an entre 1993 et 2009. L'Antarctique est soumis à une accélération comparable. La perte de glace des deux inlandsis contribue fortement à faire monter les océans.

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Etrange paysage de la fonte des glaces en arctique

En 2007, les experts prévoyaient une élévation moyenne du niveau de la mer comprise entre 18 cm et 59 cm d'ici à la fin du siècle. Cette estimation avait été critiquée dès sa publication : elle ne tenait pas compte des pertes de glace du Groenland et de l'Antarctique. En intégrant ces deux contributeurs importants, les simulations donnent des chiffres plus conséquents : en fonction des émissions à venir, la mer pourrait être plus haute de 26 cm à 82 cm dans la période 2081-2100 qu'entre 1986-2005. Mais dans le scénario le plus pessimiste, les experts donnent comme fourchette haute le chiffre de 98 cm d'élévation moyenne. (et quand on parle de moyenne, cela veut dire que les hauteurs peuvent varier fortement suivant les endroits et dépasser de beaucoup cette moyenne).

Avec un rythme de hausse qui pourrait atteindre 0,8 cm à 1,6 cm par an au cours des deux dernières décennies du siècle. Ce rythme est aujourd'hui de 3,2 mm par an. D'autres simulations, dites semi-empiriques, donnent des valeurs beaucoup plus importantes ("jusqu'au double", précise le GIEC dans le Résumé) mais ne font pas consensus dans la communauté scientifique. Entre 1901 et 2010, les océans se sont en moyenne élevés de 19 cm. Cependant, préviennent les experts, cette élévation n'est pas uniforme : certaines régions seront plus rapidement affectées que d'autres.

" Les vagues de chaleur vont très probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps ", a déclaré le climatologue Thomas Stocker (université de Berne), co-président du groupe de travail du GIEC. " Avec le réchauffement, nous nous attendons à voir les régions humides recevoir plus de pluies et les régions les plus sèches à en recevoir moins."

Sources : Le Monde, GIEC, http://www.ipcc.ch/,  http://www.lemonde.fr/planete/visuel/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

Ete 2013 et fonte de l'arctique (on note tout de même que la fonte 2013 est moindre que celle de 2012, bien que la banquise semble moins épaisse en 2013)

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Complément : les nanites dans l'atmosphère : " Cet avion a été retiré en 2006 (le C-141), mais il y en a d'autre, bien sûr... si c'est un avion je penche pour l'avion spatial espion furtif qui déverse des particules artificielles créées par des labos américains..."  comme des nanites par exemple : de quoi modifier l'atmosphère : http://faculty.ksu.edu.sa/hisham/Nanotechnology/Documents/Presentations/Here+comes+nanites.ppt

Yves Herbo-SFH-09-2013

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