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Visibles que du ciel - 4

Visibles que du ciel - 4

Nasca raptor 3doigts mini

 

1er volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

2ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-2.html

3ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-3.html

 

Voici le quatrième volet d'une nouvelle série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites). Je vais donc parler de, et montrer ces gigantesques énigmatiques oeuvres d'art pour certains, cultes aux anciens dieux venus du ciel pour d'autres, témoignages de connaissances ancestrales liées aux astres célestes et à l'agriculture pour encore d'autres... et, comme ma qualité et imagination d'écrivain d'anticipation passionné d'Histoire ancienne me le permet, au contrario d'une science frileuse qui vit de ses théories mal remises en question, je me permettrai donc quelques hypothèses, englobant, vous vous en doutez, la possibilité et même probabilité (la mémoire étant une denrée non périssable pouvant faire abstraction du temps comme de l'espace matériel) d'une grande civilisation mondiale perdue physiquement mais non spirituellement... (je rappelle que, contrairement à ce qu'affirment certains scientifiques, l'écriture n'est pas absolument nécessaire pour que certains faits soient transmis à travers les générations : les mythes et légendes transmises oralement, par dessins et signes en sont des exemples évidents, sans compter la probabilité de l'existence d'une mémoire ancestrale (via l'ADN ?) quand on met en relation (par exemple) la notion de "licorne" en liaison avec la découverte récente d'un animal préhistorique y ressemblant, contemporain de l'homme préhistorique bien avant l'invention de l'écriture...

 

Flamantrose 3doigtsCeci est considéré comme étant une représentation du dieu serpent à plumes, on remarque aussi les pattes arrières équipées de 3 doigts. Beaucoup de dessins et de poteries nazcas montrent des animaux ou mêmes des figures anthropomorphes comportant 3 doigts - chose relativement rare d'autre part dans la nature.

 

Dans ce quatrième volet, nous revenons principalement sur les fameuses lignes de Nazca, au Pérou, dont nous avions commencé un peu à parler à la fin du troisième volet (puisque des dessins de serpents ont aussi été trouvés du côté de Nazca), l'un des plus grands mystères de l'Humanité, mais nous feront aussi mention d'autres lignes et glyphes du même type, qui ont été découverts au Chili mais ceux de Bolivie par exemple, sans compter ceux de la Californie du sud et du Brésil... et du Kazakhstan ou d'Arabie Saoudite feront l'objet d'un cinquième volet)...

 

Nasca araignee

Le géoglyphe de l'araignée a été identifié comme étant la constellation d'Orion, d'après son orientation, et les lignes l'entourant comme étant les déplacement des étoiles du Bouclier d'Orion...

 

Les lignes et géoglyphes de Nasca et de Pampas de Jumana, les affirmations officielles :

" Situés dans la plaine côtière aride du Pérou, à environ 400 km au sud de Lima, les lignes et géoglyphes de Nasca et Pampas de Jumana sont l’une des zones archéologiques les plus impressionnantes au monde et un exemple extraordinaire de l’univers magico-religieux traditionnel et millénaire des anciennes sociétés préhispaniques (YH : C'est bien évidemment une interprétation moderne, dans la mesure où aucun écrit ni témoin (bien sûr) ne peut approuver ou dire le contraire...), établies sur la côte sud du Pérou entre le VIIIe siècle avant J.-C. et le VIIIe siècle après J.-C. (YH : également, aucune datation réelle ne pouvant être faite, ce n'est que par comparaison avec les types d'arts des populations Paracas et Nasca que ces datations ont été estimées, écartant le possible fait, sans réelle justification, que cet art est apparu... après la découverte de ces glyphes, à l'arrivée de ces peuples... dont l'origine n'a jamais été établie non plus !). Ils se trouvent dans les plaines désertiques du bassin du Rio Grande de Nasca ; le site archéologique couvre une superficie de 75 358,47 hectares où, pendant près de 2 000 ans sans interruption les anciens habitants de la région ont dessiné sur le sol aride une grande variété de milliers de silhouettes zoomorphiques et anthropomorphiques à grande échelle et des lignes ou des courbes d’une extraordinaire précision géométrique, transformant ce vaste territoire en un paysage culturel, social et rituel hautement symbolique qui est resté jusqu’à maintenant. Ils représentent des manifestations remarquables d’une religion commune et d’une homogénéité sociale constatée sur une très longue période. (YH : interprétation non scientifique...).

Singe 3orteils

Le géoglyphe du Singe, remarquez qu'il possède 4 doigts à un main et cinq doigts à l'autre (comme plusieurs représentations anthropomorphes sur des poteries), alors qu'il ne possède que 3 orteils aux deux pieds (notez qu'il n'existe aucun primate ou même mammifère ne possédant que trois doigts ou orteil). La queue se terminant en spirale et reliée à une longue ligne reliant un autre glyphe pourrait être un lieu de cérémonies.

 

C’est le groupe de géoglyphes le plus exceptionnel qui soit au monde et qui est incomparable par son étendue, son ampleur, sa quantité, sa taille, sa diversité et sa tradition ancestrale sans aucun équivalent au monde. La concentration et la juxtaposition des lignes, ainsi que leur continuité culturelle, démontrent que c’était une activité importante qui s’est déroulée sur une longue période, environ un millier d’années. Une étude intensive des géoglyphes et leur comparaison avec d’autres expressions de formes d’art qui leur sont contemporaines incitent à les diviser chronologiquement de la période intermédiaire tardive (500 avant J.-C.–200 après J.-C.) à la période de développement régional (200–500 après J.-C.), en mettant en lumière la phase de Paracas (400-200 avant J.-C.) et la phase de Nasca (200 avant J.-C.–500 après J.-C.). (YH : Comme déjà dit, ces datations (avec utilisation d'ailleurs en ce qui concerne de l'organique, de calibrations mauvaises du carbone 14, et datant d'avant les nouvelles calibrations) ne sont interprétées que d'après des comparaisons d'arts (céramiques, tissus, etc) reproduisant certains glyphes... ce qui ne prouve absolument pas les origines des premiers glyphes, attribués aux Paracas donc par défaut, mais dont l'art a pu juste être inspiré par leur découverte à leur arrivée sur les lieux...). Il y a deux catégories de glyphes : le premier groupe est figuratif et représente de façon schématique une grande variété de formes naturelles ; beaucoup sont des animaux, des oiseaux, des insectes et d’autres créatures vivantes, des fleurs, des plantes et des arbres, des silhouettes déformées ou des représentations fantastiques (YH : ou considérées comme telles par les archéologues...), et des objets de la vie quotidienne. On trouve très peu de formes anthropomorphiques. Le second groupe comprend des lignes qui sont en général droites et sillonnent certaines parties de la pampa dans toutes les directions. Certaines font plusieurs kilomètres de long et forment les contours de nombreuses figures géométriques diverses et variées : triangles, spirales, rectangles, courbes, etc. D’autres lignes rayonnent à partir d’un promontoire central ou l’encerclent. Puis un autre groupe est composé de « pistes » qui semblent avoir été destinées à guider un grand nombre de peuples ".

Nacsa dinosaure

Ce géoglyphe de Nazca ressemble beaucoup à un petit dinosaure connu comme un raptor... il avait en effet des petits bras au niveau de la poitrine et possédait 3 doigts et griffes aux pattes avant et arrières... certains pensent qu'il s'agit plutôt d'un oiseau... le condor possédant en effet 3 doigts à ses deux pattes (les deux autres étant cachés, comme plusieurs oiseaux, dans les replis de la peau à l'arrière)

 

Ce document, qui sert de référence scientifique à beaucoup d'auteurs, chercheurs et archéologues, prouve que toutes les datations ont été effectuées à l'aide de diverses poteries trouvées sur les lieux (et à l'aide du carbone 14 non calibré comme c'est mentionné !)... il y est d'ailleurs mentionné que ce n'est ni facile, ni évident, car les lignes peuvent bien sûr être plus vieilles ou plus jeunes selon l'époque des rituels pratiqués avec ces poteries... Des fouilles ont également été effectuées, tant en surface qu'en profondeur, sur certaines lignes (voir schémas), " Apparent ages of about 12 000 years ago for 60-80mm below the undisturbed desert surface, and an age of about 5300 years ago for the uppermost desert surface below a stone line, clearly indicate that the upper desert surfaces contain grains that were either derived from partially zeroed rock fragments breaking down at the desert surface and then moving downward, or the slow reworking of fully-zeroed grains downward into the surface. Traduction : " Des âges apparents d'environ 12 000 ans pour les 60-80 mm en-dessous de la surface non perturbée du désert, et un âge d'environ 5300 ans pour la surface supérieure du désert situé sous une pierre, indiquent clairement que les surfaces supérieures du désert contiennent des grains qui ont soit dérivés à partir de fragments de roche partiellement érodés, se décomposant à la surface du désert, puis se déplaçant vers le bas, ou par un lent retraitement des grains complètement érodés déplacés sous la surface ". Mais les archéologues préfèrent les datations des poteries du même document car elles se rapportent au moins à des cultures connues (Paracas et Nazca)... Mais il y a aussi le problème qu'il existe des glyphes séparés de ceux de Nazca (Sacramento et Palpa) et que les datations des poteries sont différentes... Mais il en ressort donc, du côté des poteries, que les lignes ont été utilisées (pas fabriquées !) entre 800 Avant JC et jusqu'à la période Inca (1000-1476 Après JC)... et en partant des types de poteries et dessins trouvés dessus (dont des représentations des glyphes), il a été convenu que les lignes et dessins avaient été établis entre -100 et + 650, avec une majorité faite entre +400 et +650... Notons que des datations de fragments de bois (de piquets servant à tracer certaines lignes ?) découverts sur les lieux impliquent à peu près les mêmes datations...

Nascadatationsnascadatations.pdf (389.43 Ko)

 

" La terrasse alluviale du pléistocène, actuellement avec une activité de l’eau sporadique (seulement pendant le phénomène El Niño/Oscillation australe-ENSO) et le faible taux de précipitations (taux le plus faible du monde) déterminent les caractéristiques du climat de désert et d’extrême aridité (YH : qu'on retrouve dans le désert voisin d'Atacama au Chili) qui ont favorisé la conservation des lignes et des géoglyphes de Nasca et Pampas de Jumana. De même, l’activité humaine dommageable n’a eu aucun effet néfaste sur le bien, de sorte que les géoglyphes et le paysage culturel sont restés intacts durant près de deux millénaires, depuis leur création au VIIIe siècle avant J.-C. jusqu’à nos jours. Les travaux de nettoyage et de conservation réalisés n’ont pas affecté l’intégrité du bien et en ont favorisé la conservation. "

 

Mirador presarbre

Le géoglyphe assez mystérieux de l'Arbre, à côté du mirador bordant la route Panaméricaine...

 

" La construction de l’autoroute panaméricaine sud qui traverse directement le bien, a abimé par endroits certaines lignes et silhouettes. Mais, dans l’ensemble, elles sont en bon état.

L’authenticité des Lignes et géoglyphes de Nasca et Pampas de Jumana est indiscutable. Leur méthode de formation qui consistait à enlever les couches supérieures de graviers assombries par les intempéries afin de mettre à la surface des couches rocheuses plus claires est telle que leur authenticité est assurée. La création, la conception, la morphologie, la taille et la variété des géoglyphes et des lignes correspondent aux conceptions originales produites durant l’évolution historique de la région et sont demeurées inchangées. L’idéologie, le symbolisme et le caractère sacré et rituel des géoglyphes et du paysage sont clairement représentés et leur signification reste intacte aujourd’hui encore. (YH : ? Cette affirmation est assez étonnante car les archéologues n'ont jamais dit qu'ils avaient trouvé et compris la signification réelle de ces géoglyphes... Il s'agit donc d'une interprétation douteuse et "orientée", "rassurante" quant à notre propre interprétation de notre civilisation moderne... En fait, les Paracas ont peut-être découvert les premiers glyphes, créés par les anciens chasseurs-cueilleurs probablement, présents depuis 20000 ans environ d'après les traces trouvées (y compris dans le désert d'Atacama au Chili), et en ont tiré une partie de leur art, avant de continuer cette pratique, qui a ensuite été reprise par les Nascans (qui sont en fait des Paracas qui ont conquis de nouveaux espaces), qui ont également adapté cet art au leur, comme cela est mentionné... et il est probable que les Huaris et les Incas aient procédé donc de même encore plus tard, pour les entretenir aussi...). 

Nazca cosmonaute

Contrairement à beaucoup d'autres, le géoglyphe du Cosmonaute n'a pas été créé à plat mais sur le flan d'une colline de forme pyramidale, ce qui contredit pour certains l'utilisation pour celui-ci des classiques poteaux de bois et des cordes utilisés par les anciens pour tracer des lignes, ainsi que le traçage des géoglyphes en s'aidant des sommets des quelques collines de la région. D'une facture plus grossière et ancienne, il est possible que, comme quelques autres, cette figure ait été faite par les Paracas et non par les Nazca...

 

La concentration et le chevauchement des lignes et des silhouettes témoignent clairement d’une longue et intense activité sur le territoire, reflet de la tradition magico-religieuse millénaire de cette activité dans les sociétés préhispaniques et de la continuité historique dans le bassin fluvial du Rio Grande de Nasca. Le bien montre également différents stades de l’évolution sociale. Plusieurs recherches et sources historiques confirment l’originalité du bien et son paysage alentour original qui a toujours été préservé et gardé intact. " (YH : Ce texte est un extrait de la présentation officielle de l'UNESCO (qui parle de -800 à + 500 pour leur conception)... Et oui, ceci confirme l'entretien probable effectué par les Incas, qui en ont d'ailleurs peut-être ajoutés quelques-uns vers 1470 d'après certains archéologues et poteries trouvées... les interprétations sont donc variables et adaptables selon la science moderne et les divers archéologues... ^^).

En fait, en étudiant l'histoire des découvertes archéologiques de la région, on s'aperçoit que la séparation entre les civilisations Paracas et Nasca est assez artificielle (on ignore d'ailleurs le véritable nom de ce ou ces peuples, leur origine et même les réelles raisons de leur disparition !). C'est l'archéologue et collectionneur allemand Max Uhle qui, parmi les premiers, s'intéresse aux très belles poteries découvertes par les huaqueros de la région, sans en connaître la provenance, entre 1880 et 1901, date à laquelle il repairera enfin les lieux et sera le premier à en excaver des cimetières de l'Hacienda Ocucaje​, dans la vallée de Ica. 

Nasca baleine

Le géoglyphe de la Sirène ou de la Baleine selon les auteurs ! Il y a plusieurs interprétations au sujet de ce grand dessin : une baleine ou cachalot (ayant un peu trop d'ailerons) éjecterait de l'eau par son évent, ou il s'agirait d'une sirène, mi-poisson, mi-humain. Une étude et des zooms laisse envisager la possibilité qu'un être ayant une grosse tête et des gros yeux, sans oreilles ni menton (ça peut rappeler une sorte d'alien pour certains, ou des pétroglyphes trouvés plus au sud du Pérou !) ait d'abord été dessiné (on peut même distinguer des jambes en bas), puis a été en partie recouvert par le dessin d'un poisson... Seule une étude sur place pourrait révéler la nature réelle de ce dessin assez étonnant, qui contredit d'ailleurs un peu les autres, qui ne sont faits que d'une seule ligne qui ne se recoupe jamais... (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru)

 

La découverte des lignes et géoglyphes de Nasca est mentionnée de diverses façons selon les auteurs : Selon certains écrits, des conquistadores espagnols du 16ème siècle parleraient déjà de formes étranges tracées sur le sol. En effet, la première mention écrite connue des géoglyphes se trouve dans le livre Chronique de Pérou du conquistador Pedro Cieza de León en 1553, mais ce dernier en parle comme des traces de pistes. D'après plusieurs publications, ce serait en 1924, lors du premier vol aérien commercial survolant la région de Nazca qu'on aurait parlé des lignes pour la première fois dans les temps modernes. D'après les recherches de publications, il se pourrait bien que ce soit l'éthnologue américain Alfred Louis Kroeber, lors de son expédition de 1926, qui fut le premier à prendre les lignes de Nazca en photo et à en parler, puisque le livre The archaeology and pottery of Nazca, Peru : Alfred L. Kroeber's 1926 expedition /​ Alfred L. Kroeber and Donald Collier qui lui est consacré en parle au chapitre 3 et montre des photos des lignes de 1926. On sait aussi qu'en 1927, l'archéologue  péruvien Toribio Mejia Xesspe, (le disciple du célèbre archéologue doctor Julio C. Tello avec lequel il découvrit la civilisation de Paracas), qui explorait alors la vallée de la « Rivière Nazca », confirme par écrit leur existence, en grimpant en haut d'une haute colline, ou l'un des tumuli bordant plusieurs géoglyphes. Il est en tout cas le premier à parler des lignes de Nasca comme des «caminos ceremoniales». En 1929, l'ingénieur écossais Duncan Masson, ayant remarqué à plusieurs kilomètres des premières découvertes d'étranges sillons dans le sol, loue un avion et découvre encore d'autres géoglyphes et lignes...

 

Nazca poterie1

Voici une céramique classique de Nazca, visible au Musée national d'archéologie de Lima. Une poterie montrant manifestement des serpents en grand nombre... mais regardez aussi la petite poterie juste à gauche. Vous y découvrez des êtres étranges équipés de trois jambes ou trois orteils longs et pointus... mais aussi de mains aux trois doigts... photo by theboywiththethorninhissi de

Dès 1939, le professeur anthropologue américain Paul Kosok commence à étudier les lignes en les survolant d'avion, alors qu'il s'intéressait aux réseaux d'aqueducs anciens également visibles dans la région. Il suppose d'ailleurs que ces dessins et lignes sont liés à ces réseaux d'irrigation très sophistiqués attribués aux Nazcans mais change d'avis le 22 juin 1941, quand il admire un coucher de soleil pile dans l'alignement d'une ligne : c'est le solstice d'hiver au sud du Pérou et il déterminera que les lignes avaient une vocation astronomique en liaison probable avec l'agriculture locale.

En 1945, la mathématicienne Maria Reiche s'installe au Pérou, qu'elle ne quittera jamais plus. Elle reprend à son compte la dernière théorie de Paul Kosok (ils écriront d'ailleurs un livre ensemble) et cherche à prouver que les géoglyphes et lignes ont été créées à des fins astronomiques, comme une gigantesque carte des étoiles. Elle passera sa vie à étudier et protéger, restaurer les géoglyphes (elle en sera remerciée d'ailleurs par le gouvernement péruvien), jusqu'à sa mort en 1998. Sa dernière assistante continue d'ailleurs toujours ces travaux à l'heure actuelle. Bien que Reiche admit ne jamais avoir tiré une conclusion définitive, elle penchait fortement vers la théorie d'un calendrier astronomique. Elle pensait comme Kosok que les habitants de Nazca employaient les lignes et les figures pour mesurer les points clés de l'année solaire en vue d'une planification agricole. Lors de ses recherches, elle va révéler de nouveaux dessins et tenter d'établir un modèle de mesure. La symétrie des tracés et les proportions entre les divers éléments démontrent que les auteurs devaient posséder une forme de pensée abstraite et une méthode géométrique. Pour la confection des courbes, Mme Reiche suggéra que les auteurs recouraient à de longues cordes fixées à un piquet afin de dessiner au moyen d'une succession d'arcs circulaires de différents rayons. À la recherche de l'unité de mesure, elle remarqua la répétition de la longueur de 26 mètres. Sa suggestion est alors de suggérer 1,30 mètre comme unité de base. Cela correspond à la largeur de diverses lignes et rayons et à la mesure d'écartement des bras d'un homme, de la pointe du majeur à l'autre. Pour les plus petits tracés, l’hypothèse qu'elle a retenu est de prendre le quart de l'unité, soit 32,5 centimètres. Recensant ses découvertes et prospections, Mme Reiche publie un premier livre en 1949, Le Mystère des plaines. Ascension du soleil, solstice ou localisation d'étoiles, les lignes pouvaient être utilisées comme une sorte de calendrier qui ne se limiterait pas à reproduire les circonstances célestes, mais posséderaient un usage pratique et quotidien (festivités, récoltes). "Ces dessins géométriques donnent l'impression d'être une écriture symbolique, dans laquelle les mêmes paroles seraient écrites des fois avec des lettres géantes, et d'autres avec des lettres minuscules", affirmait Maria Reich. Selon elle, le contenu de cette écriture symbolique doit être associée au mouvement des astres. "Les êtres qui y ont vécu, il y a bien longtemps, ont laissé un document unique qui, je crois, représente un chapitre essentiel de l'évolution de l'esprit humain. Et il n'existe rien de semblable ailleurs dans le monde". Mais leur théorie est fortement remise en question par plusieurs autres chercheurs... et c'était aussi avant que des preuves établissent avec certitude que, en fait, les géoglyphes et lignes avaient été crées à au moins deux époques différentes et par sinon deux cultures différentes, au moins une culture ayant considérablement évoluée au fil du temps (Paracas devenant Nazcans) : plusieurs explications possibles donc ! De plus, d'autres découvertes assez proches dans le monde tempèrent un peu ses propos disant qu'il n'existe rien de semblable ailleurs dans le monde...

Bien qu'incomplet et n'étant jamais achevé, les travaux de Maria Reich restent la plus vaste étude des lignes : le principe est simple, l'instrument de visée est orienté entre un point et la position du lever ou du coucher d'un astre à une date donnée. L'enchevêtrement des lignes s'expliquerait donc du fait que chacune d'entre elle correspond à un point de l'horizon pour lequel on voulait déterminer la signification astronomique ainsi que sa date. Des dates précises ont ainsi été mise en évidence sur la plaine de Nasca comme le lever et le coucher du soleil lors des solstices (22 mars et 22 décembre) ainsi que lors des équinoxes (22 mars et 22 septembre). Ces dates semblent donc fixer un calendrier sur lequel apparaissent des périodes intermédiaires comme la date du 6 mai marquant le début de la récolte dans cette région des andes. La théorie de Maria Reiche explique également l'importante quantité de lignes du fait que les mesures et visées ont du être corrigées au fur et a mesure du fait de la précession des équinoxes. Il s'agit du mouvement des pôles, se déplaçant de manière circulaire suivant un cycle de 26.000 ans. Cette variation de la direction de l'axe terrestre entraîne alors le déplacement des pôles. Il en résulte une certaine "dérive" des étoiles fixes dans le ciel. Ceci est très important puisqu'il y a alors nécessité d'effectuer des corrections sur les visées astronomiques ce qui se traduit par une mise a jour de la carte... Dans un écrit plus détaillé, Maria Reiche cita, à titre d'exemple, l'écart azimutal de 68° 15' à 70° 10', expliquant que les Pléiades et le Scorpion se dressaient dans cette direction en 500-700 av. J.C. au-dessus de la latitude de Nazca. Dans cet intervalle de 68° à 70°, Reiche étaya ses conclusions en citant les mesures de plusieurs lignes ; en ce compris le côté d'un triangle, quatre lignes éparpillées et seize segments en zigzag d'une seule et même figure. Maria Reich affirmait aussi que les Nazcas procédaient, au préalable, à la construction de maquettes leur permettant, ainsi, de reproduire les figures à des échelles incroyablement plus grandes que les maquettes d'origines. Seules des traces de ces maquettes semblent avoir été découvertes par l'archéologue allemande...

En 1968, une étude menée par la Société Géographique Nationale a déterminé que certaines lignes de Nazca étaient dirigées vers des positions du soleil, de la lune et d'étoiles dans le ciel il y a deux mille ans, cela ne pouvant être dû à la seule chance (Loren McIntyre, mystère des anciennes lignes de Nazca, National Geographic (mai 1975), pp. 716-728).

En 1968 également, l'astronome Gerald Hawkins apporta sa pierre à l'édifice. En 1963 déjà, Hawkins avait fait sensation dans les milieux érudits lorsqu'il avait publié dans la revue britannique Nature une étude intitulée Soleil sur Stonehenge. Il mit sa théorie à l'épreuve en traçant des lignes entre des paires de pierres, de trous et de pieux ; il traita ensuite ces données par ordinateur. Dans un premier temps, un grand nombre de scientifiques mirent en doute ses conclusions favorables à la corrélation qui existerait entre le célèbre site construit il y a 5 000 ans de cela sur la plaine de Salisbury et l'observation des étoiles. Sa théorie finit tout de même par atteindre un certain degré d'acceptation dans les milieux scientifiques et à présent peu de spécialistes doutent encore des connaissances des bâtisseurs de Stonehenge concernant les principaux cycles du Soleil et de la Lune. Hawkins adopta la même approche pour le cas de Nazca et avec l'aide de cartographes de l'Institut péruvien de Géophysique pour l'hémisphère sud donc, il traça d'abord une carte d'une haute précision grâce à des clichés aériens. Après avoir mesuré les orientations de toutes les lignes, il soumit ces données à un programme informatique similaire à celui utilisé pour Stonehenge et compara les différents alignements aux mouvements du Soleil, de la Lune et des étoiles à l'horizon. Mais des 186 alignements potentiels choisis par Hawkins, seul un nombre très limité correspondait aux angles du Soleil et de la Lune, avec une marge maximale d'un degré de chaque côté. Le reste s'en allait à la rose des vents, bien que quelques-unes pointaient vers un amas hétéroclite de corps célestes, parmi lesquels certaines étoiles peu lumineuses... Hawkins restant convaincu que la théorie astronomique ne pouvait être acceptée que si les lignes correspondaient à un modèle précis de mouvements célestes, il conclut que les méthodes utilisées pour Stonehenge ne s'appliquaient pas au cas de Nazca. Des examens informatiques ultérieurs confirmèrent cette idée et Hawkins sonna le glas de la théorie astronomique. Après ses investigations, l'opinion la plus répandue parmi les spécialistes était que quelques lignes seulement auraient eu un rôle dans l'observation astronomique.

En 1990, Anthony Aveni admettait aussi que moins de 30% des lignes étaient alignées sur des constellations ou lever/coucher du soleil et lune, mais que cela n'expliquait donc pas les autres, (De l'ordre dans les lignes de Nazca ?, 1990)tandis qu'en 1980, Georg Petersen précisait que la théorie de Reiche n'avait pas expliqué les différentes longueurs et largeurs des lignes. Plus récemment, Johan Reinhard a noté que les montagnes environnantes ont fourni un mécanisme prêt à l'emploi et beaucoup plus pertinent pour les Nazcas à utiliser comme calendrier solaire (comme les Incas l'ont fait ailleurs) ; les lignes leur auraient ainsi été tout à fait superflues. Notons que Mme Reich pensait également que les géoglyphes représentant des animaux étaient probablement des représentations de constellations (remplaçant donc nos propres constellations et dessins anciens du ciel, notre zodiaque).

Une théorie intéressante mais difficile à prouver a été publiée par l'historien suisse des arts Henri Stierlin en 1983 : l'idée que les tracés seraient des aires de tissage géantes utilisées pour la fabrication de fils sans fin dont on tissait des habits funéraires. Ces lignes en zigzag ont été réalisées avec la même technique que le tissage des fils de trame et de chaîne des tissus mortuaires retrouvés dans les tombes de Nazca. Ces tissus ont en effet la particularité d'être tissés de fils d'un seul tenant. Or pour préparer de manière artisanale de tels fils, il faut une ligne droite du double de la longueur pour permettre le tordage puis le repliage du fil sur lui-même. Ces lignes de travail se seraient superposées de manière anarchique au fil des siècles ou selon des rituels. Cependant, cette théorie explique uniquement l'origine des lignes en zigzag. Une interprétation complémentaire fait des figures zoomorphes des sortes de totem censés protéger les morts ou des pistes associées aux rituels de parcours des tisserands pour obtenir la bénédiction des dieux pour le travail à fournir... (Henri Stierlin, Nazca, la clé du mystère, Albin Michel, 1983)

En 1987 et 1988, l'anthropologue Johan Reinhard parle de ses théories liées à l'eau dans ses livres The Nazca Lines: A New Perspective on their Origin and Meaning. Editorial Los Pinos, Lima (1988, 4th ed.) et Las Líneas de Nazca: Un Nuevo Enfoque sobre su Origen y Significado, Editorial Los Pinos, Lima (1987) : il considère que les principaux tracés mènent à des sites sacrés (sources d'eau, montagnes) où les divinités étaient invoquées pour protéger les hommes et leur bétail, pour leur apporter de l'eau, rare et importante dans cette région sèche.Plus récemment en 2004, l'archéologue allemand Markus Reindel, codirecteur du projet Nazca-Palpa Project mené depuis 1996 par une équipe internationale, la fouille de plusieurs tumuli situés à l'extrémité de géoglyphes met en évidence des plateformes maçonnées interprétées comme des autels à offrandes (probablement rattachées à un culte lié à l'eau et à la fertilité comme le suggèrent la présence de coquilles de Spondyle), les géoglyphes représentant dans ce contexte des espaces cultuels reliant les autels, des chemins parcourus lors de processions rituelles : cette théorie fait la jonction entre celles de Johan Reinhard, les théories liées au chamanisme et aux rituels-processions classiques et celle de David Johnson qui, en 1996, propose que les Nazcas avaient fortement développé l’irrigation pour pallier le manque d’eau chronique dans cette région en construisant des puits spiralés (pocios) profonds de plusieurs mètres, reliés par un réseau d’aqueducs souterrains. Ils étaient très faciles d'accès et les habitants actuels s'en servent encore. Les figures et lignes serviraient de repères pour retrouver les résurgences et sources alimentant ce réseau parfaitement visible et encore utilisé et entretenu de nos jours. Mais ces aqueducs ne peuvent pas non plus expliquer toutes les lignes... « La question, dit l'hydrologue Stephen Mabee, est de savoir si le lien est significatif ou si c'est du pur hasard. Nous ne disons pas que toutes les lignes de Nazca ont un lien avec l'eau. Nous croyons simplement qu'elles étaient utilisées pour différents usages ». (Markus Reindel, Johny Isla Cuadrado,Karsten Lambers, « Archäologisches Projekt “Paracas in Palpa”, Peru. Ausgrabungen und Forschungen », in SLSA-Jahresbericht 2004, 2005, p. 25–44)

D'ailleurs, à ce jour, aucune théorie scientifique n'a encore pu expliquer l'ensemble des géoglyphes et lignes de Nazca et de Pampa... encore moins ceux visibles du côté de la presqu'ile de Paracas ou au Chili et Bolivie... et c'est la raison pur laquelle d'autres théories sont venues tenter de "boucher le trou" laissé par la science "cartésienne" qui, il faut bien le reconnaître, annonce très souvent des découvertes majeures... qu'elle renie par la suite pour d'autres découvertes, sautant ainsi d'explications en explications sans trouver une certitude pourtant chère au genre humain...

Des théories multiples... : L'archéologue H. Horkheimer, publie en 1947 une étude assez poussée considérant les trapèzes comme des lieux de rassemblement pour les réunions sacrées du culte des morts et que les danses sacrées qui étaient pratiquées pourraient être également liées à l'adoration des morts. (Hans Horkheimer, Las plazoletas, rayas y figuras prehispanicas de las pampas del rio Grande, Trujillo, 1947. WAISBARD (1977 : 297-298-342.)

George Hunt Williamson consacrait à Nazca un chapitre intitulé Balises pour les dieux dans son livre une route dans le ciel publié en 1959. Il est le premier, avant Erich von Däniken (qui reprend l'idée en 1968 dans son livre Chariots des Dieux) à dire que les lignes sont comme des pistes d'atterrissage pour les visiteurs de l'espace... cette théorie des pistes d'atterrissage pour engins extra-terrestres fit évidemment beaucoup de bruit, mais le fait que les lignes (certaines de quelques mètres et d'autres de 100 m de large), faites de sable vu que les pierres avaient été enlevées, n'offraient aucune solidité pour un atterrissage quelconque d'engins (certes "conventionnels" !), et aussi le manque de cohérence d'un tel "aéroport" ne convainquit réellement personne...

Dans le début des années 1970, Tony Morrison, un réalisateur anglais, découvre les travaux de Alfred Métraux qui en 1934 déjà avait décrit les chemins tracés par les Indiens chipayas de Bolivie qui avaient bâti plusieurs petits lieux de culte éparpillés sur de longs axes à des distances allant parfois jusqu'à quinze kilomètres d'un village. Métraux fut principalement impressionné par les lignes droites ou chemins traversant la végétation et convergeant, comme les rayons d'une roue, vers des lieux de culte retirés. Morrison mena une expédition en Bolivie où il fut surpris de voir des lignes s'étirer sur plus de trente kilomètres aux abords des versants de Sajama, une des plus hautes montagnes de Bolivie. Il finit par atteindre le village de Sajama, culminant à 4 250 mètres. Là aussi, il trouva des chemins rectilignes qui pointaient à tous vents, souvent reliant des temples à de petits villages. Certes, ces lignes étaient fort différentes de celles de Nazca dans leur conception, il n'en reste pas moins que le travail de Morrison a attiré l'attention sur l'éventualité de l'aspect cérémoniel plutôt qu'astronomique des lignes de Nazca. (Tony Morrison, Des chemins vers les dieux).

 

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Reliques étranges du Pérou - 5

Reliques étranges du Pérou - 5

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nouvelle relique montrée (la 7ème !) - un corps complet (momie ou non) comportant certaines différences avec le précédent montré

 

Après ces quatre premiers articles et vidéos... : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/des-momies-etranges-decouvertes-au-perou.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-reliques-etranges-du-perou.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/reliques-etranges-du-perou-3.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/reliques-etranges-du-perou-4.html​

 

Bon, après un bon résumé de ce que nous savions à la mi janvier 2017, après les réponses de début décembre 2016 puis certaines interviews de Thierry Jamin sur diverses plateformes du web, dans le 4ième article dont le lien est au-dessus, il y a eu plusieurs nouvelles informations. Dont une longue conversation de 3 heures sur skype avec l'historien-géographe explorateur, devenu archéologue par expérience (mais qui est toujours accompagné par un archéologue diplômé officiel lors des expéditions, comme l'exige les règlements péruviens). Thierry Jamin m'ayant demandé de ne pas révéler les diverses informations données lors de cette longue conversation, je respecterai bien sûr ma promesse, mais voici les nouveaux éléments fournis sur la page facebook de Thierry (et de la page d'appel aux dons), ainsi que quelques éléments qu'il m'a autorisé à révéler ici...

Tout d'abord, l'explorateur, accompagné de quelques membres de son équipe, a pu enfin avoir un contact direct avec les huaqueros, sans l'intermédiaire (Paùl), dans un hotel de La Paz, la capitale administrative de la Bolivie donc, en "terrain neutre". Inutile de dire qu'ils sont maintenant formellement identifiés. Afin de protéger les reliques déjà prélevées sur le site et le site même, un accord a dû être passé, des paroles données sur la confidentialité des identités accordées. Les huaqueros ont promi de leur côté de "lâcher" complètement le site, dès qu'ils auront estimé avoir tiré suffisamment d'avantages financiers avec... c'est une nouvelle assez moyenne, avec la dispersion probable de certains artefacts dans des collections privées, mais les pilleurs ont compris la valeur des objets trouvés et les prix ont grimpé (il est question de 200000 $ à 500000 $ pour une plaque métallique spéciale, etc...), mais ils ne trouvent plus d'acheteurs locaux maintenant, vu les tarifs... (à priori). Pour répondre aux questions légitimes de certaines personnes, il a été aussi confirmé que les autorités péruviennes sont parfaitement au courant de la situation. Elles ont adopté une attitude prudente et conservatrice afin de préserver au mieux les intérêts de l'Etat péruvien et des artefacts, du site trouvé. Il faut bien comprendre que beaucoup de découvertes en Amérique Latine ont été faites (Macchu-Picchu qui a été pillée au 19ème siècle et autres sites importants même au 20ème siècle en sont des exemples) par des non-scientifiques et des huaqueros, et les scientifiques sont toujours arrivés par la suite pour rendre les choses publiques... cette découverte ne sort donc pas du "cadre" habituel des nombreuses découvertes faites chaque année au Pérou ou dans les pays voisins... c'est malheureux pour certaines découvertes importantes, de certaines données qui sont "loupées" ou perdues par l'inconscience de ces "esclaves de l'argent", mais c'est bien la réalité du monde dans lequel nous vivons... Vous verrez aussi dans l'interview de Thierry Jamin que ces huaqueros (dont le chef a une certaine réputation à maintenir, car il a participé à plusieurs recherches officielles avec de célèbres archéologues bien reconnus !) ont déjà découvert, il y a 10 ans, des artefacts étranges, dont une main avec trois doigts, et un crâne comportant trois yeux, dont un au front... qui ont tous été vendus à l'époque... Il faut aussi savoir que la momie intacte de la petite fille, princesse inca, a été facilement vendue à un collectionneur italien... et que des japonais sont en ce moment même en train d'étudier l'authenticité d'une plaque à mémoire de forme (vendue un demi-million de dollar !) pour une entreprise nippone... Bon, il s'agit du témoignage de pilleurs de tombes, bien sûr, on peut relativiser et douter, mais on peut tout de même se poser la question, d'autant plus que Thierry Jamin, offusqué par les choses, n'hésites pas trop à en parler librement...

Le récit de la découverte du site est en partie différent de celui donné par l'intermédiaire (qui n'avait pas obtenu toutes les réalités de la part des huaqueros), surtout pour le début : Voilà la véritable découverte racontée par les pilleurs : " Ils fouillaient comme souvent le désert sableux, à l'aide de grandes barres métalliques plongées dans le sol, à la recherche de tombes ensevelies et intactes. L'endroit (un peu mieux cerné maintenant grâce aux recoupements) est situé un peu en hauteur, au niveau des plateaux montagneux, prémisses de la Cordière des Andes (et donc non pas dans le désert proche de l'océan). Subitement, une barre rencontre un obstacle souhaité, le lieu est fouillé et il se révèle rapidement être une salle intacte, une sorte de caveau ou de vestibule. En creusant plus, ils font une découverte étonnante : au font de la salle se trouve une porte scellée. Ils tentent d'ouvrir cette porte par plusieurs moyens, avec une réaction thermique usuelle (essence + eau) puis ils poussent fortement cette paroi de pierre et, au bout d'un moment, celle-ci s'enfonce un peu, puis revient vers eux, comme si elle pivotait après leur poussée, un mécanisme ayant été débloqué. Ils réussissent ainsi à l'ouvrir, tombent sur un escalier qui mène à une tombe. En fait ils découvrent la momie parfaitement conservée d'une petite fille inca (entre 10 à 12 ans). Tellement bien conservée dans ce désert très sec qu'ils ont l'impression de voir un enfant dormir (rien à voir avec la momie abîmée mais intacte de la jeune fille de 16 ans trouvée il y a quelques année en haut d'une montagne du Pérou, ni au petit garçon wari-inca en Argentine découvert dans la glace d'une autre montagne). Une enfant probablement issue de la noblesse inca, car elle est habillée de magnifiques vêtements et ils trouvent des bijoux dans ses cheveux et plusieurs objets (poteries probablement) en forme d'offrandes dans la tombe... qui est construite de pierres solides. A noter qu'ils y trouvent aussi la momie d'un homme portant des petites moustaches et quelques poils au menton. Pensant qu'ils sont sur la piste d'un potentiel trésor inca, ils continuent de déblayer les lieux et c'est ainsi qu'ils ont découvert le premier sarcophage. L'histoire rejoint ainsi celle déjà révélée dans le quatrième article, tout en ajoutant qu'ils annoncent aussi qu'il y a d'autres portes pas très loin de l'endroit où ils ont trouvé le second sarcophage (ou coffre de pierres), qu'ils n'ont pas ouvertes encore, car ils ont peur d'un piège, une grosse pierre ressortant au-dessus de cette sorte de vestibule où se trouve plusieurs portes... Les huaqueros seront tellement surpris de l'ampleur de leur découverte qu'ils n'en parleront pas du tout pendant plusieurs mois... pas avant janvier 2016 tout au moins.

D'après les pilleurs, le site ressemble fortement à une pyramide ensevelie ou cachée dans une montagne naturelle de forme pyramidale (une pyramide semi-artificielle (adobe ?) donc comme celles qui ont déjà été découvertes et datées de l'époque Nazca, comme à Cahuachi par exemple), ou un temple composé de multiples galeries. Ils ont probablement trouvé une entrée secrète, cachée depuis de nombreuses années par les incas ou autre ethnie locale selon la période (ou même les périodes), mais il doit exister d'autres entrées à cette structure. Ils ont bien trouvé deux "sarcophages" ou grands coffres de pierre, avec un nombre impressionnant d'objets, y compris certains trouvés sur le sol ou sur des sortes de "bancs" ou rebords de pierres entourant les salles : un peu comme des salles de musée antiques ! Le nombre donné par les pilleurs est maintenant énorme, car ils parlent d'au moins 1000 objets, dont beaucoup de petite taille, avec plusieurs gravures en pierre ou en quartz bleu et des petites boules métalliques. La découverte semble assez proche de ce qui a été trouvé au Mexique, à Ojuelos de Jalisco notamment (attribués aux Aztèques probablement par erreur de contexte local : les archéologues, faute de mieux, attribuent souvent des objets difficiles à identifier à la culture qui a occupé un lieu en dernier... sans se préoccuper de civilisations précédentes, ou de commerce, ou de pillages...), avec des objets de nature assez proche.

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Vous avez pu découvrir cette nouvelle relique en pierre ou en quartz ramenée par Thierry Jamin début février, dans mon article sur la culture de Vinça... pour ceux qui me suivent ! Ces reliques seront révélées petit à petit par l'équipe afin de répondre sereinement aux questions et aussi pouvoir les étudier et les analyser au mieux. Cette figurine est assez proche des figurines découvertes il y a quelques années au Mexique...

 

Absolument tous les objets déplacés du site par les pilleurs ont été photographiés et ces photographies ont été montrées à Thierry Jamin, ainsi que quelques pièces amenées comme preuves. A force de négociations, plusieurs nouveaux objets, tant biologiques que des figurines gravées, ont pu être ramenés par l'explorateur et son équipe. J'ai eu l'honneur de voir toutes ces nouvelles reliques le 2 février dernier donc, mais j'ai attendu la révélation de Thierry Jamin de la nouvelle relique biologique ramenée (un corps entier mesurant 38 centimètres environ, assez proche de la première, sans l'être entièrement toutefois !) et étudiée aussitôt par les médecins de Cuzco... Il y aurait aussi une grande main à trois doigts comme celle déjà examinée, mais encore reliée à l'avant-bras, et donc avec son articulation complète...

Mais auparavant, de nouvelles photos de reliques, données par les pilleurs, étaient apparues sur la page Facebook de l'explorateur, les voici :

 

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Les poils dépassant de ces yeux obliques semblent bien êtres des cils (la possibilité de foetus semble s'éloigner)

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Cette tête coupée, même si elle a aussi une toute petite bouche, un petit nez, de grans yeux et pas d'oreilles ni pilosité, semble aussi plus "ronde", moins allongée que les autres... Questionné, Thierry Jamin se demande s'il ne s'agit pas de restes d'expériences génétiques, d'un labo antique dont certains résultats d'expériences ont été préservés...

 

Voici maintenant les vidéos proposées par Thierry Jamin et ses sponsors http://www.prodiris.fr/ et http://www.jungledoc.com/ sur Facebook :

 

 

 

Une étonnante nouvelle momie donc (voir la définition d'une momie créée artificiellement par les anciennes cultures dans un dictionnaire !), comportant certaines similitudes avec les précédentes déjà montrées (tête, mains et orteils), mais aussi de grosses différences, principalement une cage thoracique énorme (13 paires de côtes) et des membres (bras et jambes) comportant 4 os (2 chez l'être humain, les primates et la majorité des animaux terrestres...), sans articulations visibles (peut-être enlevés lors de la momification ?) et aussi sur la main gauche, deux implants ou plaques tout à fait ronds, au dos et dans la paume de la main... 

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Début février 2017, Thierry Jamin déballe l'un des nouveaux artefacts récupérés et, équipé de gants, me les montre, entre autres cette étonnante entité biologique de 38 centimètres momifiée... (voir l'extrait vidéo dans l'interview ci-dessous).

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La main gauche vue de près, on distingue bien l'implant rond disposé juste sur son dos...

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La main retournée avec un autre implant rond disposé au niveau de la paume... la jambe en premier plan laisse voir tout de même une sorte de pli ou petite jointure.

 

Et voici, en bonus (et merci à Thierry Jamin et son équipe) et pour les lecteurs, lectrices de ce site et les internautes de la chaînes Youtube S.F.H., ainsi que de la page Facebook de S.F.H., une interview de Thierry Jamin en date du 10 février 2017, dans laquelle il répond à quelques questions et révèle de nouvelles choses... en attendant les publications et études des nouvelles reliques ramenées de la confrontation d'avec les huaqueros (qui feront l'objet de nouvelles vidéos et explications)... On parle bien d'un minimum de 1000 artefacts biologiques, de pierres et de métal maintenant, la probabilité d'un "fake" monté par quelques individus en quelques mois devient assez... loufoque, même pour le meilleur sceptique orné de grosses œillères depuis des années... mais, par respect (bien que ce ne soit pas souvent réciproque), laissons les analyses se dérouler normalement et la vérité, quelle qu'elle soit, apparaître au grand jour... Dans cette interview qui nous conte en détail la façon dont les huaqueros ont découvert le site (voir plus haut), on apprend aussi que les mêmes personnes (le chef étant une personne ayant une certaine réputation au Pérou, qui a travaillé avec de vrais archéologues très connus, qui a vendu de vrais vestiges précolombiens à des personnalités politiques connues du Pérou ou du Brésil...) ont fait la découverte il y a une dizaine d'année d'une huaqua inca (temple ou pyramide) près de la côte péruvienne, et qu'ils y ont trouvés déjà à l'époque une grande main équipée de trois doigts, mais aussi un crâne étrange pourvu de trois yeux (un au front), qu'ils ont revendu déjà à l'époque à un collectionneur privé (tout comme la momie de la petite princesse inca découverte fin 2015 a été revendue à un collectionneur italien...). Le haquero a annoncé aussi (mais difficile de savoir si c'est vrai ou juste pour tenter de faire monter les enchères) qu'il est en contact avec des japonais représentant une grande entreprise, qui est prête a acheter une plaque métallique à mémoire de forme (et qui émettrait une luminosité bleue la nuit) pour 500000 $... Il est à noter aussi que ce haquero, qui a une forte connaissance des choses déjà découvertes (secrètement ou non) dans ces régions, pense que ces objets découverts pourraient faire partie d'expériences pratiquées par les anciens peuples ou même plus probablement par des entités non-humaines... (croisements génétiques, hybridations, tests sur l'être humain, des animaux et eux-mêmes...). En tout cas, ces entités pourraient bien être à l'origine d'une grande partie de l'Histoire de l'Humanité, les perspectives, si cela est confirmé bien sûr, sont immenses, tant du point de vue historique, scientifique que religieux bien évidemment...

 

Avec à nouveau mes excuses pour la qualité moyenne de cette vidéo tournée en direct de Cuzco, Pérou via Skype... Comme l'interview de début décembre 2016 sur le même sujet, cette vidéo sera sous-titrée (non seulement pour les mal-entendants) en français (Ajoutés le 16-02-2017), puis en anglais et espagnol. - https://youtu.be/R9adZ8R70NU

 


 

Nouvelle Relique Etrange du Pérou par yveshSFH

 

Et si vous voulez accompagner cette recherche de la vérité (vrai ou hoax), et bénéficier au passage des cadeaux-bonus proposés sur la plate-forme sécurisée de Ulule, n'hésitez pas à participer à la contribution participative proposée :

https://fr.ulule.com/alien-project/

 

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, https://www.youtube.com/c/YvesHerbo, 12-02-2017

Civilisation gênante : la Culture Vinca

Civilisation gênante : la Culture Vinca

Vinca

Quand on parle de la culture de Vinča, il faut savoir qu'on parle aussi de "culture de Turdaș" ou "culture de Turdaș-Vinča", et aussi de ce qui est nommée par beaucoup de spécialistes comme la "Vieille européenne"... 

Il s'agit d'une civilisation de la fin de la préhistoire officielle, du Chalcolithique, datée d'entre 7000 ans à 3000 ans Avant JC, et précédée ou accompagnée à ses débuts par une plus ancienne culture encore, la méconnue culture de Starčevo, qui construisait déjà aussi des maisons rectangulaires... C'est en 1908, qu'une équipe d'archéologues, dirigée par Miloje Vasić, effectue des fouilles dans la localité serbe de Vinča, qui ont permis de mettre au jour d'importants vestiges. La culture de Vinča couvre une vaste région incluant la plupart des pays et régions issus de l'ancienne Yougoslavie (Serbie, nord-est de la Bosnie et une partie du Monténégro et de la Croatie), le sud-est de la Hongrie, le nord-ouest de la Bulgarie et une partie de la Roumanie (Banat, Transylvanie et sud-ouest de l'Olténie), et elle s'allonge le long du Danube... Mieux, on trouve des exportations de sa culture tant dans tous les Balkans, qu'en Europe Centrale et Occidentale et en Asie Mineure...

 

Vincalavieilleeuropeenne

 

Malheureusement, assez peu de personnes connaissent cette fabuleuse civilisation, et c'est principalement dû, selon l'archéologue réputé Philip Coppens (http://www.philipcoppens.com/oldeurope.html), au travail bloqueur du grand mais très dogmatique archéologue Vere Gordon Childe (1892-1957), qui a fait longtemps autorité sur la fin de la préhistoire en Europe... En effet, et avec erreur maintenant vérifiée grâce à de nouvelles datations, ce dernier avait perçut la culture de Vinča comme une entité culturelle périphérique influencée par des forces plus «civilisées» (en l’occurrence sumériennes). Sa position dogmatique et son influence ont fait que la culture de Vinča n’a reçu que peu d’attention... jusqu'à sa mort...

Vin anska kultura

C'est en grande partie une nouvelle découverte faite en 1961, par le Dr N. Vlassa, lors de la fouille d’un site transylvanien de Tartarie, qui fait partie de la culture de Vinča, qui redonne un intérêt auprès des scientifiques envers cette culture. Parmi les diverses artefacts récupérés, trois tablettes d’argile, qu’il a analysé avec le radiocarbone alors nouvellement introduit. Les artefacts furent datés d’environ 4000 avant JC... ce qui déclencha à l'époque une large controverse : c'est utilisé par les détracteurs de la nouvelle méthodologie du C14, pour faire valoir que la radio de carbone était de toute évidence erronée. Comment pourrait-ce être « aussi » ancien, puisque Uruk des sumériens et son écriture cunéiforme était moins âgées ?

Vinca copper

Vlassa avait initialement (avant les résultats de la datation au carbone) confirmé que la  "Culture Vinča" avait de fortes similitudes avec Sumer. Tout le monde a convenu que les Sumériens avaient influencé la culture de Vinča (et le site de Tartarie), qui s’était donc vu attribué d'office une date entre 2900-2600 av JC (la traditionnelle méthode comparative, qui s’appuie sur la logique des archéologues, plutôt que sur des preuves scientifiques solides). Sinclair Hood a suggéré que les prospecteurs sumériens s’étaient établis à proximité des dépôts aurifères dans la région de Transylvanie, entraînant cette culture-fille locale... ça passait bien à l'époque...

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Mais si les résultats de la datation au carbone sont corrects, puisque Tartaria date de 4000 avant JC, cela signifie que la culture de Vinča est plus ancienne que Sumer, ou que Sumer avait au moins un millénaire de plus que ce que les archéologues avaient jusqu’à présent pensé. Quoi qu’il en soit, l’archéologie était dans un état complet de désarroi et certains ou tous les archéologues auraient tort. Voila la raison pour laquelle la datation au radio carbone a été attaquée, plutôt que de simplement réviser les chronologies et les opinions erronées...

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"Dame de Vinča", 5500 – 4000 av. J.-C. - Musée de Belgrade

 

Il n’y a pas de débat réel à ce sujet: les objets de la culture de Vinča et ceux de Sumer sont très semblables. Et il n‘y a pas que simplement la poterie et des objets: ils partagent une écriture qui paraît identique. En fait, le peu d’intérêt qu’avait suscité la culture de Vinča avant les années 60 vient de là, de leur écriture. La découverte de Vlassa semblaient seulement confirmer cette conclusion, que, lui aussi, a immédiatement faite : l’écriture devait être influencée par le Proche-Orient. Tout le monde, y compris Sinclair Hood et Adam Falkenstein, convenaient que les deux écritures étaient liées et Hood a également vu un lien avec la Crète. Enfin, l’érudit hongrois János Makkay a déclaré que "l’origine mésopotamienne [des pictogrammes Tartaria l’] ne fait aucun doute".

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Mais quand la culture de Vinča a tout d’un coup précédé Sumer, cette thèse ne pouvait plus être maintenue (ce serait briser le cadre archéologique, en grande partie mis en place par Childe et ses pairs), et donc, aujourd’hui, la théorie est que les deux écritures se sont développées indépendamment. Bien sûr, nous devrions nous demander s’il s’agit simplement d’une autre tentative pour sauver des réputations et si dans les décennies qui viennent la position sera finalement renversée, ce qui voudrait dire que la culture de Vinča est effectivement à l’origine de la civilisation sumérienne...

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Mais revenons aux fouilles... Après la découverte de 1908, Vinča a été fouillée entre 1918 et 1934 et elle s’est révélée être une civilisation à part entière: une civilisation oubliée, que Marija Gimbutas appellera plus tard «vieille Europe». En effet, dès le 6e millénaire avant JC, trois millénaires avant l ‘Egypte dynastique, la culture de Vinča était déjà une civilisation authentique. Oui, c’était une civilisation: une ville typique composée de maisons avec des plans architecturaux complexes et plusieurs chambres, construites en bois puis couvertes de boue. Les maisons s’étendent le long des rues, faisant ainsi de Vinča la première installation urbaine en Europe, mais également plus ancienne que les villes de la Mésopotamie et d’Egypte. Et la ville de Vinča elle-même n’était que l’une des métropoles, il y en a d’autres à Divostin, Potporanj, Selevac, Pločnik et Predionica. Marija Gimbutas a conclu que «au cours du 5ième millénaire et jusqu’au début du 4ème millénaire avant JC, juste avant sa disparition en Europe centrale et orientale, les Anciens Européens avaient des villes avec une forte concentration de population, des temples à plusieurs étages, une écriture sacrée, des maisons spacieuses de quatre ou cinq pièces, des céramistes professionnels, des tisserands, des métallurgistes du cuivre et de l’or, et d’autres artisans produisant une gamme de produits sophistiqués. Un réseau de routes commerciales florissantes existait pour que les articles tels que l’obsidienne, coquillages, de marbre, le cuivre et le sel soient distribués sur des centaines de kilomètres.  »

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Tout dans la «Vieille Europe» est en effet plus ancien que toute autre chose en Europe ou au Proche-Orient. Pour revenir à leur écriture, Gimbutas a essayé de la traduire et l’a appelé le «langage de la déesse». Elle fonde son travail sur celui de Shan Winn, qui avait terminé le plus grand catalogue de signes Vinča à ce jour. Il réduit le nombre de signes à 210, indiquant que la plupart des signes étaient composés de lignes droites et ont une forme rectiligne. Seule une minorité a des courbes, ce qui peut-être du à la difficulté de graver des courbes sur la surface de l’argile. Dans une synthèse finale, il a conclu que tous les signes Vinča ont été trouvés être construit sur cinq signes de base : Une ligne droite, deux lignes qui se croisent au centre, deux lignes qui se croisent à une extrémité, un point, une ligne courbe...

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Une tombe très ancienne (Lepanski-Vir, Serbie), 7000 ans AV. JC : gros crane, forte mâchoire, position du lotus, tombe en forme de trapèze...

La culture de Vinča a également eu des millénaires d’avance sur la date admise de l’exploitation minière. À l’époque, on pensait que l’exploitation minière n’était pas antérieurs à 4000 avant JC, bien que ces dernières années, des exemples remontant à aussi loin que 70.000 ans aient été découverts. La mine de cuivre à Rudna Glava, à 140 km à l’est de Belgrade, a au moins 7000 ans et elle avait des puits verticaux qui vont jusqu’à vingt mètres de profondeur et au moment de sa découverte, elle a été très controversée.

D’autres aperçus de la «vieille Europe» ont vu le jour en Novembre 2007, quand il a été annoncé que les fouilles d’une ancienne colonie dans le sud de la Serbie avaient révélé la présence d’un four, utilisé pour la fonte de métal. Le four contient des outils: un burin de cuivre et un marteau à deux têtes et une hache. Plus important encore, plusieurs des objets métalliques qui ont été fabriqués ici, ont été retrouvés.

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Les fouilles ont également mis au jour une série de statues. L’archéologue Julka Kuzmanovic-Cvetkovic a fait observer que «d’après les figurines nous avons constaté que les jeunes femmes étaient magnifiquement vêtues, comme les filles d’aujourd’hui avec des hauts courts et des mini jupes, et elles portaient des bracelets autour des bras. »

Ceux qui ont vécu entre 5400 et 4700 avant J.-C. sur le site de 120 hectares de ce qui est maintenant Pločnik connaissaient le commerce, l’artisanat, l’art et la métallurgie. La fouille a également permis de mieux appréhender la "Vieille Europe": par exemple, près de la colonie, un puits thermique, peut être la preuve de la plus ancienne station thermale de l’Europe. Les maisons avaient des poêles et il y avait des trous spéciaux pour les poubelles, tandis que les morts étaient enterrés dans une nécropole bien ordonnée. Les gens dormaient sur des nattes de laine et de poils, ils fabriquaient des vêtements de laine, de lin et de cuir, et ils gardaient des animaux. La communauté aimait également particulièrement leurs enfants: les artefacts qui ont été récupérés comprennent des jouets tels que des animaux et des hochets d’argile, et des petits pots, maladroitement conçu apparemment fabriqués par des enfants à la récréation...

Balkans7Remarquez aussi l'être étrange avec de longs bras dessiné sur l'une des poteries !

Ce ne sont que deux exemples qui soulignent que la "Vieille Europe" était une civilisation avec des millénaires d’avance sur ses voisins. La "Vieille Europe" est une culture oubliée, comme Richard Rudgeley le souligne: "La vieille Europe a été le précurseur de beaucoup d’évolutions culturelles plus tardives et […] la civilisation ancestrale, plutôt que d’être perdue dans les flots de quelque cataclysme géologique, a été perdue par la vagues d’invasion des tribus de l’Est." En effet, Rudgeley fait valoir que lorsqu’on est confronté à l’arrivée soudaine de la civilisation à Sumer ou ailleurs, nous ne devons pas regarder vers une civilisation extra-terrestre, ni Atlantis, mais plutôt vers la «vieille Europe», une civilisation que le monde semble vouloir ignorer … et nous pouvons seulement nous demander pourquoi...

 

Koros culture house

 

Probablement parce que la question se pose de comprendre comment une civilisation encore plus ancienne et datant de la préhistoire pourrait avoir de telles connaissances, également sorties de... nulle part. En fait, cela pointe encore plus du doigt une possibilité "exotique" dans ce cas précis... ce qui est évidemment inacceptable pour les dogmes patiemment mis en place... Et ces dogmes ont été, curieusement, en quelque sorte protégés par les affirmations des "protochronistes", c'est à dire des scientifiques payés à une époque par les gouvernements communistes (ou fascistes) pour raconter une histoire locale axée sur le fait que leurs civilisations provenaient de ces régions exclusivement, sans influences externes, et à l'aide d'objets réellement montrés... mais non analysables par d'autres scientifiques... cette attitude a bien permis donc en fait l'occultation de plusieurs cultures bien réelles dans la réalité historique, ce qui semble avoir arrangé tout le monde en final, y compris finalement européens et américains, dont leurs propres dogmes et théories (axés historiquement sur l'esclavagisme puis le colonialisme et une domination occidentale) étaient préférables et plus faciles à admettre que les théories des protochronistes... !

Mais les faits sont tétus et l'Histoire, la vérité, revient toujours par un côté, y compris celui de l'inattendu. D'abord, si on suit les travaux de Marijita Gimbutas, membre scientifique de l'UCLA dès 1963, avant Sumer, il y eut encore d’autres civilisations. Cette civilisation gynécocratique pratiquait le culte de la grande déesse et se situait autour du Danube jusqu’en Ukraine à la frontière du Dniepr. On la appelée la culture de VincaMarijita Gimbutas a démontré que ce foyer était hautement avancé sur tous les plans, a ensuite migré vers l’Europe sous l’avancée des Indo européeens. Il s’agit donc des Proto-indo-européeens (PIE) avant l’arrivée des « kourganes ». Cette société européenne primitive était de type matriarcal, et s’articulait autour du culte d’une Grande déesse mère, elle fut au final supplantée à l’Age du Bronze par la nouvelle culture andocratique et patriarcal des kourganes qui amenèrent avec eux le cheval et la hiérarchie guerrière (Dumézil).

Karanovo statue

Fouilles à Karanovo

 

La « Vieille Europe » est définie comme la région s’étendant de l’Italie méridionale à l’ouest, au littoral de la Turquie à l’est, Crète et Malte dans le sud et la Tchécoslovaquie, la Pologne méridionale et l’Ukraine occidentale dans le nord. Ce terme fait référence au nom d’une civilisation européenne autochtone, ayant existé de 7000 à 3500 avant JC. Son apogée date de 5000 avant JC, mais dès le 6ème millénaire, ce peuple utilise des navires. Il utilise le cuivre et l’or pour des ornements ainsi que des outils et semble même avoir conçu une écriture rudimentaire.

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Figurine assise en argile (-4500 à -4000) de Vinča-Belo brdo, conservée au British Museum


De fait, nous notons immédiatement que ces statues étranges doivent, en effet, représenter ici les déités de cette culture antique, dont l'écriture symbolique ne laisse pas un message historique identifiable pour notre propre culture... En outre, nous notons que l’identification de ces statues serait en relation avec la « culture de Vinca ». En effet, les fouilles effectuées sur de plus en plus de sites révèlent une nette identité culturelle, avec des céramiques bien identifiables, mais des structures urbaines aussi très reconnaissables et uniques, en forme de trapèze. Et les multiples symboles accompagnant ces objets, mais aussi la présence dans les tombes de corps possédant des crânes allongés (dits dolichocéphales) et de fortes machoires, un peu comme ceux retrouvés en Hongrie par exemple, accentuent le mystère et une possible volonté de vouloir ressembler physiquement à ces dieux et déesses venus du ciel, comme tous les dieux du monde...

Cabeza humanoide vincha

Mais les scientifiques préfèrent parler de masques en ce qui concerne ces statues (bien qu'aucune trace réelle de la pratique des masques n'existe en réalité !) : " Le dispositif le plus frappant des statues est le masque ou casque. Pour citer Gimbutas : « l’artiste du Vinca a attaché un intérêt particulier pour le masque. Ce sont les aspects distinctifs et peu communs de ses masques sculpturaux qui rendent si unique la statuaire de Vinca. »

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Ici aussi, il n'y a que 3 doigts de représentés, mais curieusement, la grande majorité des statues Vinca ont perdu leurs bras ou leurs mains, voir la tête...

La statue en forme de cheminée est souvent interprétée comme une description de la déesse d’oiseau. Certaines ont été trouvées fixées au toit de certains types de tombeau. Ce sont les types de tombeaux de petite taille. La cheminée est typique, comme celle trouvée par exemple dans le monticule néolithique de Porodin près de Bitola. Elle est normalement décorée d’une déesse avec un bec, de larges yeux et décorée d’un collier. La divinité était censée étendre sa « protection » au-dessus du toit du tombeau, en conformité parfaite avec les descriptions égyptiennes postérieures d’une déité femelle – ange – étendant son aile en signe de protection. "... il s'agit donc bien encore de dieux volants, venus du ciel...

Vinca culture

Trouvé à Vinca, Serbie...

Mais, si on cherche bien, ce qui gène la science officielle, c'est bien les liens évidents entre cette culture de Vinca ou "Vieille Europe"... et les débuts de la civilisation de Sumer, avec bien sûr Eridu et la période Ubaid, sa mystérieuse apparition avec ses connaissances déjà très sophistiquées... et ses fameuses statuettes aux visages si... pareillement "reptiliens", au point qu'elles font parties des théories du controversé Sitchin...

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Sumer et la période Ubaid (ou Obeïd)

 

Et aussi le fait que, finalement, si on devient un chercheur sur le sujet comme moi, en comparant les données, on s'aperçoit que ce type de statuettes se retrouvent aussi, très proches, en Egypte, mais aussi jusqu'en Amérique Centrale et Amérique Latine !

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Statuettes trouvées à Ojuelos de Jalisco au Mexique

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Statuette en quartz bleu trouvée récemment au Pérou...

 

Et, récemment, c'est en France que des fouilles mettent à jour la confirmation que cette culture "Vieille Europe" a atteint (commercialement ?) bien avant ce qui était supposé il y a peu, des endroits bien loin de son lieu d'apparition... :

" Plusieurs statues ont été découvertes à Périllos, Pyrénées-Orientales, en région d'Occitanie française​, au fil des années… Les objets façonnés ont été découverts dans le secteur de la grotte de la Caune qui est une caverne impressionnante et profonde dans la vallée entre Opoul et Perillos, au pied de Montalhou Perillou, la plus haute montagne de la région (env. 800 mètres)Fort heureusement nous avons eu la chance de pouvoir en récupérer quelques unes, toutes de formes, de représentations et sans doute d’époques différentes.
Deux sont quasiment entières, bien que la plus importante ait été retrouvée brisée et dont, malheureusement, il nous manque deux ou trois morceaux pour la compléter.
Cette dernière, la plus haute, mesure près de 20 centimètres… et semble être ce que beaucoup décriraient comme une sorte de représentation d’une « créature extra-terrestre ». En effet, il apparaît une certaine ressemblance avec les statues découvertes à Eridu (Sumer), datant de la période d’Ubaid (4500-4000 avant JC). Ce type de statue est souvent décrit comme « reptilien » et quelques auteurs les ont interprétées comme des déités sumériennes antiques - qu’elles ont également classifiées comme ‘êtres extraterrestres’. "

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étonnantes statuettes découvertes en France donc assez récemment, et faisant probablement partie de la culture dite "Vieille Europe"... je vous laisse aller sur le site qui en parle et voir d'autres photos et textes : http://www.societe-perillos.com/vinca.html

 

Et puis il y a aussi cette fameuse écriture... une découverte acceptée dans un premier temps, puis repoussée avec crainte par la science occidentale... car lorsque les premiers signes graphiques ont été trouvés dans la région balkanique, les scientifiques ont logiquement supposé qu'ils avaient été apportés à l'origine par des colons venant de Babylone. Les systèmes d’écriture semblaient du même type et plusieurs lettres identiques. En fait, on a découvert plus tard que la vieille écriture européenne pouvait être datée de -5500 , c’est à dire de 2000 ans plus anciens que les plus anciens signes mésopotamiens. En fait, la naissance de l'écriture entre la mésopotamie et l'égypte a longtemps fait débat, et ce n'est d'ailleurs pas fini, d'autant plus qu'une écriture découverte du côté de la civilisation (encore plus ancienne selon les datations) de l'Indus trouble maintenant les choses ! Mais l’archéologue allemand Guenther Dreyer a étudié les premières écritures égyptiennes et a prouvé l’existence vers -3400 d’un système complet d’écriture phonétique ce qui rend l’écriture égyptienne plus ancienne que l’écriture de Sumer, d'après lui. Les trois tablettes sont aussi un peu contestées (jusqu'à ce que d'autres découvertes en Europe sur le même sujet ne calme les contestations !), puisque les tablettes gisaient au fond de ce qui semblait être un puits sacrificiel en compagnie de quelques ossements humains. Elles portaient des symboles picturaux rappelant à la fois les inscriptions des tablettes de Sumer et celles des vestiges de la civilisation minoenne, en Crète. Le problème étant que si l’écriture est apparue en Europe à l’Âge de pierre et non à Sumer à l’Âge du bronze, les chercheurs se demandaient comment elle aurait atteint la lointaine Sumer 1000 ans avant l’île crétoise (mais ces questionnements datent d'avant les découvertes prouvant la grande mobilité et l'extension commerciale réelle des chasseurs-cueilleurs puis des premières civilisations, dont celle de Vinca (voir les découvertes en France). Des préhistoriens pensent que la datation au carbone des tablettes de Tartarie est erronée. Pour d’autres, il ne serait pas impossible que, ayant été déplacées à l’intérieur du tumulus, les tablettes reflètent en réalité une époque de la culture vinca bien ultérieure à l’écriture sumérienne.​.. Autrement dit, les scientifiques ne sont pas d'accord entre eux, comme souvent. Et pourtant, ensuite, c'est bien un scientifique américain, et non pas un "protochroniste" de l'est, qui fait des avancées sur le sujet de l'écriture de la Vieille Europe...

Tartaria tablets

Un chercheur américain soutient donc avoir déchiffré la plus ancienne écriture, dite de Vinca, sur des tessons vieux de 7000 ans et retrouvés près de Belgrade. « La déesse ourse et la déesse oiseau sont bien la déesse ourse. » Voilà ce que dit la phrase la plus ancienne connue d’une langue humaine. Elle a été inscrite sur deux fusaïoles en terre cuite (la fusaïole sert de poids au fuseau pendant le filage) mises au jour lors de fouilles à Jela, à l’ouest de Belgrade, sur la rive sud de la Save. L’écriture de Vinca a été retrouvée sur plusieurs sites de fouilles archéologiques dans les Balkans et en Pannonie (ouest de la Hongrie et est de la Croatie). On a recensé plusieurs dizaines de symboles différents, qui composent l’écriture d’une culture dite « vieille-européenne » présente en Europe du Sud-Est au néolithique, entre 6000 et 4000 av. J.-C., et qui aurait été balayée par une invasion, alors que les plus anciennes tablettes, portant des caractères cunéiformes exhumées en Syrie et considérées jusqu’à présent comme les premières formes d’écriture, datent de 3300 ans avant notre ère.

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La phrase avancée par le chercheur américain Toby Griffen : « La déesse ourse et la déesse oiseau sont bien la déesse ourse » signifierait: « Les deux sont une même déesse ». Pour montrer que cette phrase, à première vue incompréhensible, contient un sens logique, Griffen a recours à la mythologie grecque. Artémis, déesse chasseresse, remonte à de plus anciennes divinités liées à l’ours et à l’oiseau, son essence d’ours dominant celle de l’oiseau. On est donc au sein de la matrice de ce qu’on appelle maintenant « la vieille Europe », concept développé par l’archéologue Marija Gimbutas, considérée comme une autorité dans la recherche sur la culture néolithique d’Europe du Sud-Est. La Balte [Marija Gimbutas] décrivait cette dernière comme une société matriarcale vénérant une déesse-mère universelle ; les études du linguiste américain confirment cette vision des choses. Et l’on peut conclure, si cela est avéré, que les plus anciens documents linguistiques écrits de l’humanité qui nous soient parvenus sont originaires de l’Europe du Sud-Est.

Scriptvinca

Les Balkans étaient donc un berceau de la civilisation, bien avant la Mésopotamie. Cette conclusion révolutionnaire, pour ne pas dire révisionniste, sera bien entendu combattue par l’archéologie officielle. il n’est pas certain que les conclusions de Griffen soient exactes mais ce qui est sûr, c’est que ne pas en tenir compte par peur idéologique est antiscientifique. Sa démarche, on le voit bien, s’inscrit dans l’apport de Dumézil, fondé sur une langue primordiale et les similitudes de cultes des Indo-Européens.

Les symboles Vinca

http://www.omniglot.com/writing/vinca.htm

Les discussions demeurent vives sur l’existence et la localisation d’un berceau originel des grandes migrations et conquêtes des « Boréens ». On ne sait pas grand-chose encore sur la culture de la « plus vieille Europe» d’avant même l’épopée indo-européenne, mais petit à petit, on progresse. De l’Autriche à la Slovaquie on a mis à jour plus de 150 temples édifiés entre 4800 et 4600 avant notre ère. Cela nous mène à 7 000 ans, soit 2 000 ans avant Stonehenge et les pyramides d’Egypte. Ces complexes de terre et de bois ont été progressivement abandonnés. Le plus remarquable est au cœur même de Dresde. On a mis à jour une ville dans la ville, avec des centaines de maisons de formes allongées, apparemment à vocation monastique. Cette civilisation sans nom se rattache curieusement à l’espace serbe, comme l’écriture de Vinca. Elle a disparu et, ensuite, il faudra semble-t-il attendre 3 000 ans pour voir apparaître des constructions aussi structurées à l’âge de bronze. " (extraits de : https://www.altermedia.info/france-belgique/culture/civilisation-europeenne-les-dogmes-revises_4030.html, mais aussi visible sur wikipedia et autres...).

 

Notons aussi que dans la même région, en Serbie, existe le site de Lepenski Vir, daté du mésolithique (7000 ans Avant JC), qui comporte plusieurs particularités, dont ces fameuses maisons (ou huttes) dont le sol est systématiquement en forme de trapèze mathématiquement rigoureux.  (Voir ici le site sauvegardé sous verre et quelques explications informatives : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lepenski_Vir).

Lepenskiplanill

Lepenski vir kuce

le site avec ses restes de maisons en forme de trapèze...

 

Cette culture (rattachée aussi à la Vieille Europe) possède aussi l'originalité d'avoir un dieu-poisson, dont on a retrouvé plusieurs représentations... représentations qui ne sont pas sans rappeler ce qui a été découvert en France à... Glozel ! :

800px lepenski vir head

Notez bien que ce dieu-poisson possède des mains avec trois doigts... (ceci pour comparer avec certains artefacts ou momies trouvées ailleurs)

dieu-poisson

Balkans15

Dieu poissonlepenski vir

Urnes, gravures et tablettes trouvées à Glozel en France (extraits) :

Glozel

Urne6 1

Urne visage sans bouche 1

Tete de femme

Glozel 1

 

 

Notez aussi que l'appellation "Barbus Muller" (statuettes d'origine inconnue et supposées françaises) pourrait très bien s'apparenter à une vaste tromperie de l'archéologie dogmatique (et franc-maçonne du 19eme siècle ?) pour cacher certaines vérités connues seulement par une certaine élite peu soucieuse de la partager, et concernant aussi Glozel (une forte ressemblance avec Glozel... et aussi la culture "Vieille Europe" !)... Bon, il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur cette culture mal connue de Vinca, et même d'autres cultures "Vieille Europe" proches... et nous en profiterons quand de nouvelles fouilles et découvertes archéologiques en donneront l'occasion... En tout cas, l'ancien clivage "xénophobe" ou "racial" sur certaines origines semble bien loin maintenant, et c'est une bonne chose... 

La majorité des photos proviennent du Musée National de Belgrade (voir aussi les liens ci-dessous), du British Museum... il existe aussi des copies en platres au musée du Louvres de Paris, pas toutes exposées d'ailleurs.

https://youtube

http://www.societe-perillos.com/vinca.html

https://veritas-europe.com/vinca-la-vieille-europe/

https://toysondor.wordpress.com/2015/05/19/la-grande-deesse-et-la-vieille-europe/

https://www.altermedia.info/france-belgique/culture/civilisation-europeenne-les-dogmes-revises_4030.html

http://www.dinosoria.com/tablette_tartarie.htm

https://civilisations.revues.org/733

http://w3.uohprod.univ-tlse2.fr/UOHARCHEO/N02.html

https://www.cairn.info/revue-etudes-balkaniques-cahiers-pierre-belon-2008-1-page-101.htm

http://oldeuropeanculture.blogspot.fr/2014/11/acorns-in-archaeology.html

http://wikimapia.org/10597435/fr/Culture-de-Vin%C4%8Da

http://www.serbie.travel/upload/documents/brosure/cultural_treasures_of_serbia_fra_1.pdf

http://www.masterfile.com/image/fr/841-02944611/Gros-plan-de-la-sculpture-la-culture-de-Vinca-Mus%C3%A9e-de-Belgrade-Serbie-Europe

http://unesdoc.unesco.org/images/0012/001273/127327fo.pdf

 

 

Yves Herbo et Traductions, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, 05-02-2017