séisme

Baltique : la cité perdue de Vineta

Baltique : la cité perdue de Vineta

 

Vineta karte abraham ortelius 02

J'ai déjà parlé de cette légende intéressante rattachée à la Mer Baltique, lors des articles et Page consacrés aux Anomalies (http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html) découvertes par une équipe de plongeurs suédois, qui sont situées effectivement au Nord-Ouest, vers l'antique pays de Misiko, c'est-à-dire vers l'endroit où a été située il y a très longtemps la légendaire cité de Vineta, engloutie selon le mythe dans la Mer Baltique... :

 

 
Oera linda amsterdam peo platon
 
 

Baltique et Atlantide l'Oera Linda Boek :

" La mémoire néerlandaise semble avoir gardé un souvenir très précis du déluge et de l'engloutissement de l'Atlantide. Le plan d'Amsterdam reproduit fidèlement celui de Poséidopolis, capitale atlante.

"Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer." (Platon, Le Timée)

ll est vrai que la Hollande des polders pourrait bien connaître un jour le sort de l'Atlantide : disparaître elle aussi sous les eaux. Mais il y a un lien plus troublant encore entre les deux pays. Un mystérieux livre hollandais, l'Oera Linda Boek, donne une description détaillée, confondante, des différents épisodes d'un bouleversement planétaire daté de - 2193 avant JC.  Avant d'étudier de près son authenticité avec l'aide d'un spécialiste, plongeons-nous dans l'ouvrage en question.

" Ceci est écrit sur tous les bourgs : Avant que vienne le mauvais temps, notre terre était la plus belle du monde entier, le Soleil se levait haut et il n'y avait que rarement de la gelée. Les arbres et les buissons produisaient des fruits variés, qui maintenant sont perdus. Dans les champs, nous n'avions pas seulement de l'orge et du malt, mais aussi du blé qui brillait comme de l'or cuit aux rayons du soleil. Les années n'étaient pas comptées puisqu'elles étaient plus belles les unes que les autres. " (Pierre de Châtillon, Bouleversements climatiques)

" Avant la catastrophe, le soleil se levait haut et la gelée était rare. Le climat a donc changé brusquement. La bonne terre à blé, située sous des cieux tempérés, s'est retrouvée dans le grand nord. Le même épisode a gelé vif des milliers de mammifères en Sibérie et en Alaska. On pourrait attribuer ce froid soudain à un changement de place des pôles, soit par une bascule du globe terrestre, soit un glissement de l'écorce terrestre sur la couche de magma visqueux ". (Immanuel Velikowsky, Les grands bouleversements climatiques)

 

Oera linda hollande 200po

 

Le résultat, en tout cas, est le même pour les terres qui se retrouvent près du pôle : la faune et la flore se trouvent soudain inadaptées. Le climat devient rude, le soleil reste bas sur l'horizon. " Comment débuta le mauvais temps : durant tout l'été, le soleil demeura caché derrière les nuages, comme s'il n'osait regarder la Terre. C'était le calme perpétuel et le brouillard mouillait les poumons comme une voile exposée sur une maison des marais. L'air était lourd et oppressant et le coeur des hommes était inquiet. Au milieu de ce calme, la Terre se mit à trembler comme si elle était mourante. "

Pourquoi le soleil reste caché avant la catastrophe ? Pourquoi cette humidité inhabituelle et ce climat oppressant ? On a souvent remarqué, à l'approche d'un séisme, un comportement singulier chez les animaux, comme s'ils savaient déjà qu'un mauvais coup se prépare. La vie sauvage a des antennes pour percevoir le danger avant qu'il n'arrive, c'est une des clés de la survie des espèces.

Dans cette version, aucun dieu ne prévient les hommes de bâtir une arche. A la place, il y a ce triste pressentiment dans le coeur des hommes. " Les montagnes s'ouvrirent pour vomir feu et flammes. Certaines ont même coulé dans le coeur de la Terre, alors qu'ailleurs des montagnes sont sorties de la plaine ". " Aldland, appelée Atland par les navigateurs, disparut dans les vagues sauvages qui se levèrent tellement haut sur les côtes que tout disparut sous la mer. Plusieurs personnes furent avalées par la Terre et les autres qui échappèrent au feu périrent par la mer ".

Jolie précision sur Atland, dans laquelle chacun aura reconnu l'Atlantide. Notons au passage que le Boek nous donne une étymologie originale de l'Atlantide. Selon Platon, ce nom vient d'Atlas, le Titan qui donna aussi son nom à l'océan où se trouvait son île-continent. Mais selon le Boek, l'Atlantide viendrait du nordique Aldland, la vieille terre, la terre ancienne. Tous ces détails troublants donnent le tournis.

Pur bonheur pour le chercheur que de découvrir ainsi une autre source que Platon pour attester de l'existence de l'Atlantide ! Et de son engloutissement... Cette précieuse source nous confirme aussi la force et la hauteur de la Vague du déluge, qui n'a pas épargné grand-chose, comme on va le voir. On note enfin le caractère meurtrier de la catastrophe, attribuée à trois causes concurrentes,  des séismes, de gigantesques incendies et une submersion quasi-totale.

" C'est aussi sur la terre de Findaet au Twiskland que la Terre vomit le feu. Toutes les forêts brûlèrent les unes après les autres et quand le vent souffla vers nos terres, elles furent couvertes de cendres. Les rivières changèrent leur course et dans leur embouchure se formèrent de nouvelles îles de sable. Cela se poursuivit durant trois ans, puis finit par cesser et les forêts redevinrent visibles. Les rivages étaient méconnaissables. Plusieurs pays étaient engloutis ; ailleurs des terres étaient sorties de la mer et la forêt était détruite sur la moitié du Twiskland. Les gens qui restaient sont venus s'installer dans les endroits vides. Nos gens, qui étaient dispersés, furent exterminés ou pris en esclavage. La surveillance était doublement importante pour nous et le temps nous enseigna que l'union fait la force ".  (Pierre de ChâtillonBouleversements climatiques)

 

Mammouthcongel200po

Sibérie, des mammouths congelés en quelques minutes, avec de la végétation non digérée dans l'estomac...

Témoignage incroyable, tellement incroyable même... qu'on n'y croit pas. En tout cas, pas à première vue. La forme du récit est trop moderne, comme l'est aussi le point de vue du narrateur. Si le mythe est authentique, le livre l'est-il ? D'où sort-il, au fait, ce livre étonnant ? Jacques Fermaut a reçu il y a une vingtaine d'années l'Oera Linda Boek envoyé par un ami hollandais. Il n'était alors que peu au courant des controverses suscitées par l'ouvrage et se lance dans son étude avec un a-priori favorable.

" Pour surprenante qu'elle fût, tant par sa langue que par son contenu, l'œuvre m'intéressa tout autant qu'elle me stupéfia ". Il s'agirait en fait d'un manuscrit du 13e siècle, qui s'est transmis soigneusement de père en fils au sein d'une chronique de l'histoire frisonne et plus particulièrement d'une famille hollandaise, celle des Over van Linden, qui se disait jadis Oera Linda. Le manuscrit est écrit dans une langue et dans un graphisme archaïque, réservé aux érudits. Il faut souligner qu'aucun des membres de la famille Over van Linden n'était capable de le lire.

Au terme d'une étude détaillée, Fermaut démonte le texte, traque la syntaxe et conclut ceci: l'OLB présente toutes les apparences d'un texte authentique. Le manuscrit " date les événements à partir de la submersion de l'Altland, survenue, d'après le texte, en 2193 avant Jésus-Christ. L'ouvrage est un fourre-tout de style biblique, mêlant genèse, textes religieux et sapientiaux, codes de lois, récits de périples de hardis navigateurs frisons, paraboles et relations historiques plus ou moins légendaires ". (http://home.nordnet.fr/~jacfermaut/oeralindaboekpres.html)

Un internaute note que la date de -2193 pour la submersion de l'Aldland lui semble vraisemblable, car avec un logiciel d'éphémérides " on remarque qu'il s'est produit cette année-là un alignement des planètes du système solaire, ainsi que de la Lune, des étoiles Aldébaran et Antarès ". On sait combien ces alignements planétaires sont réputés propices aux catastrophes, bien que ces faits d'observations ne soient guère étudiés par nos scientifiques (un alignement supplémentaire avec la fameuse 9ème planète (ou planète X) récemment soupçonnée exister n'est pas à exclure).

 

Deluge gericault

 

L'alignement planétaire de - 2193 aurait eu lieu dans la période du Jol. La période du Jol correspond grosso-modo à l'Avent, à la Saint-Nicolas et à Noël. Est-il possible qu'on ait fixé cette date pour se souvenir de la catastrophe ? La fête de Noël pourrait-elle être une commémoration de ce terrible cataclysme, après avoir été une fête des survivants ? Cette fin du monde au plus noir de l'année, suivie de longs mois de brumes et d'obscurité, justifie tout à fait la célébration des lumières, quand enfin elles reviennent...

Ce qui expliquerait cette bizarre angoisse partagée que la lumière ne revienne pas comme tous les ans. Pourquoi le solstice d'hiver est célébré depuis l'aube des temps ? Parce que les hommes du déluge ont craint que la lumière ne revienne plus. Les Celtes, comme tous les peuples antiques adeptes de la Vieille religion célèbraient le solstice au retour la lumière. Bien plus tard, les Chrétiens y ont rajouté la naissance de Jésus, dont la date de naissance réelle est inconnue. " Les fêtes " aujourd'hui sont surtout l'affaire des commerçants...

D'après Jacques Fermaut, " l'Oera Linda Boek repose très certainement sur une tradition vraie, d'une vénérable antiquité ". Le Saint-Suaire de Turin a-t-il pu être contrefait par un artiste et chimiste de génie ? De même, l'Oera Linda Boek pourrait-il être une contrefaçon ?  En ce cas,  elle est astucieuse et très bien faite. Ainsi, par exemple, la date de -2193 n'était pas donnée en clair dans le texte, elle a été déduite, ou plutôt calculée par des experts. Il y a ici tous les ingrédients d'un mystère digne de celui de l'arche perdue.

A moins qu'il ne s'agisse que d'une fable de plus ? "

http://eden-saga.com/fr/deluge-livre-hollandais-famille-over-de-linden-oera-linda-boek.html - extraits

" Certes, la date précitée était de nature à susciter la méfiance, la submersion de l’Atlantide se situant au XIIIe siècle avant Jésus-Christ d’après Jürgen Spanuth (L’Atlantide retrouvée ? Plon, 1954) tout comme L’invasion de la Méditerranée par les Peuples de l’Océan (ouvrage de Jean-Jacques Prado, L’Harmattan, 1992) qui en fut la conséquence. Mais, il semblait improbable que nos plats pays à fleur de mer n’eussent subi que cette seule catastrophe, d’autant que le Dr Ottema (1877) situait à cette époque une transgression cimbrienne ".

http://home.nordnet.fr/~jacfermaut/oeralindaboekpres.html - citations

Voir aussi cette étude récente très sérieuse sur ce manuscrit : http://fryskednis.blogspot.fr/2016/02/friesland-frisians-and-frisian-language.html

Vineta

" Vineta ou Wineta (parfois considérée comme ne faisant qu'une avec Jomsborg) est une ville légendaire qui se serait située sur la côte de la mer Baltique. On a cherché à la localiser à Wolin en Pologne ou à Zinnowitz sur l'île d'Usedom en Allemagne, puis près de Barth dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Vinetakarte

Les endroits au bord de la Baltique où Vineta a été cherchée, en vain...

 

La première mention écrite de la cité remonte aux alentours de 965 et est due au voyageur arabe Ibrahim ibn Ya'qub, émissaire du Calife de Cordoue : il parle d'un grand port « à douze portes » dans le nord-ouest du pays de Misiko (Pologne), dont les armées seraient supérieures à celles de « tous les peuples du Nord ». Une transcription possible de ses écrits pourrait être Weltaba, ce qui correspond au mot polonais moderne "Wełtawa" signifiant à peu près une place parmi les vagues.

vers 1075/80, l'évêque Adam de Brême écrivit à propos d'un emporium sur une île de l'estuaire de l'Oder, à l'est de son diocèse, où des Slaves, des Barbares et des Grecs étaient censés vivre et où des marchands saxons restaient pour le commerce. Harald Bluetooth avait une fois trouvé refuge là-bas. La plus ancienne écriture manuscrite conservée de ce manuscrit (11ème siècle) comprend une orthographe en Vimne ou Uimne, la deuxième plus ancienne écriture préservée (qui date d'environ 1200) parle d'une cité Uimne et Iumne ou Jumne (il n'y a aucune distinction entre les v et u ou i et j dans le script Latin de cette époque). Les copies les plus récentes du manuscrit utilisent principalement Jumne, dans une copie moderne tardive, le nom est orthographié Julinum et Juminem.

Entre 1140 et 1159, trois vitae d'Otto de Bamberg ont été écrits, utilisant le nom de Julin pour un lieu médiéval situé à l'emplacement de la ville moderne de Wolin (Pologne).

Entre 1163/1168, Helmold de Bosau a recopié presque mot à mot les phrases respectives écrites par Adam de Brême. La plus ancienne écriture préservée de la chronique de Helmold (vers environ 1300) a le lieu qui est orthographié en Uineta, corrigé par le copiste en Iuḿta (abréviation de iumenta ou iumneta). Les copies les plus récentes utilisent Jumneta dans le texte, mais dans l'en-tête du chapitre respectif, toutes les copies utilisent Vinneta.

Vers 1170, la saga nordique de Knytlinga rapporta un siège de "Jomsborg" par le roi dano-norvégien Magnus (1043) et une campagne contre ce lieu par le roi danois Valdemar I (1170).
Vers 1190, Saxo Grammaticus a rapporté la même campagne (de 1170) et aussi le séjour antérieur de Harald Bluetooth là-bas, mais a appelé la place Julin [um].

Au XIe et au XIIe siècle, des marchands parlent de la cité comme de l'une des plus puissantes de la Mer Baltique. L'évêque Adam de Brême écrit qu'elle est l'une des plus grandes villes d'Europe.

En 1170, une flotte danoise aurait détruit Vineta pendant la croisade de christianisation des Wendes.

Selon une légende, Vineta fut engloutie au cours d'une tempête en raison des péchés de ses habitants, ceci ayant été annoncé par des présages. Elle pourrait avoir disparu en fait en raison de la modification du cours des bras du delta de l'Oder.

Vineta karte abraham ortelius 02 

la Carte de Abraham Ortelius (1527-1598) montrant une localisation de Vineta (1584).

Dans Europica Varietas (Kassa, 1620), le voyageur hongrois Márton Szepsi Csombor affirme que Vineta a été détruite par la foudre de Dieu, comme sa voisine Julinum, et engloutie par la mer. On pourrait voir ses bâtiments sous l'eau par temps clair.

Dans les années 1840, Timofeï Granovski considère que Vineta n'est qu'une légende médiévale. Il n'y a pas de preuve scientifique de son existence connue à ce jour ". (Mais on pensait la même chose pour Troie ou Rungholt par exemple... avant leur réelle découverte).

Vineta gravurebois1881

Une gravure sur bois montrant Vineta (illustration d'un poème - 1881)

 

On sait que la vase a été fouillée pendant 100 ans vers Swinoujscie, Peenemünde et Wollin. Après la dernière guerre mondiale, les fouilles ont été arrêtées : la côte de Poméranie était une zone tabou, usurpée par l'armée populaire nationale pendant la guerre froide... En 1998, un chercheur publie un livre et affirme que Vineta se trouvait entre Hiddensee et l'île de Rügen, un quatrième endroit non fouillé, d'anciennes terres ensablées et noyées. Il s'agit de Klaus Goldmann, qui est tout de même à l'époque conservateur principal au Musée de préhistoire et de la protohistoire à Berlin. Il a publié par la suite un livre de sa théorie, basée il est vrai sur de vrais artefacts trouvés tout autour de la région de Barth. D'innombrables fers de lance, de la poterie, fusaux et carreaux d'arbalètes, des brides argentées de chevaux et des os d'animaux abattus ont été trouvés dans la région. Personne ne savait qui a trouvé la ferraille du site... 

Vineta goldmann 1999

Localisation de Vineta d'après Goldmann (1999)

Tout à coup, une explication fascinante s'offrait. " Les découvertes dispersées pourraient provenir de la banlieue de Vineta ", explique Friedrich Lüth de l'Office d'Etat pour la gestion du patrimoine à Schwerin, " Goldmann nous a amené sur une piste importante ". Mais où se trouvait l'endroit de la ville ? Au large, des pêcheurs signalèrent une structure en bois en bordure de Barth. On n'en rapporta qu'un piège à poissons...

Mais les archéologues ne se découragèrent pas et on découvrit d'étonnantes choses sur les bords de la Baltique : des céramiques et monnaies de la Perse, de l'Arménie et même de Bagdad ont été découvertes. Les pelles sont tombées sur des restes de digues et de grands domaines antiques... Des comptoirs commerciaux existent par exemple au 8ème siècle à Ralswiek (Rügen) et Reric (Wismar Bay), y amenant de fiers drakkars vikings comme des voiliers des différentes colonies baltes de l'ancienne russie, ou même de Kiev, mais aussi, via les fleuves comme le Dniepr, des épiciers orientaux de la lointaine Constantinople. Les écrits arabes parlent déjà des Slaves comme étant un peuple ayant dominé l'amélioration de la terre, transformant des marécages et des zones inondées en terre agricoles luxuriantes. Des barrages et déversoirs ont dompté l'Oder rageux, des champs de maïs et de blé ont surgi...

Qu'était Vineta au coeur de cette zone turbulante de commerçants ? Des sources signalent que dans la ville, des Saxes et des Slaves, et des "Grecs et barbares" co-existaient - une image iconique multiples avec un mélange des églises orthodoxes et une croyance qui était aussi orientée vers l'Église d'Orient. Goldmann estime le nombre de résidents à environ 20000-30000 : " Aucune ville européenne à cette époque n'était plus grande ".

Un telle " boomtown ", située juste à la frontière de l'Empire romain germanique, doit avoir été une horreur pour les princes allemands. Faisant glisser leurs impôts à travers leurs doigts. Le christianisme a éclaté en camps hostiles - Par le Grand Schisme de 1054, la situation a empiré. Rome était alors sur une ligne dure : Le Ostler orthodoxe étaient les nations qu'ils devaient tuer. La tension a éclaté évidemment en un terrible carnage. Goldmann suppose que Vineta a été attaquée à plusieurs reprises vers les 11ème et 12ème siècles, par des mercenaires et des croisés. Helmold a rapporté que des attaquants danois avaient détruit les digues et les barrages dans la région de la baltique et Vineta a été inondée de cette façon...

Que ce scénario soit vrai, doit maintenant être déterminé par les archéologues. De nouvelles recherches ont été annoncées. La société nautique Nord veut faire des scans de Barth Bodden avec deux sonars. " Si là-bas il y a des portes et des palais en bois ", dit le directeur général Roland Atzler, " nous allons les trouver "... (...).

Un article de MATTHIAS SCHULZ dans Der Spiegel (1999) - extraits traduits par Yves Herbo.  =

Spiegel 1999 38 14799667spiegel-1999-38-14799667.pdf (330.26 Ko)

 

Vinetakarte2

 

Il faut aussi noter que Heinrich Heine et Ferdinand Freiligrath ont écrit des poèmes sur la ville mythique. Johannes Brahms a mis en musique sa chute...

Ref. : Schmidt, Roderich: Das historische Pommern. Personen, Orte, Ereignisse (Veröffentlichungen der Historischen Kommission für Pommern, Reihe V, Forschungen Bd. 41), Köln / Weimar 2007, S. 70-72.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vineta

http://en.wikipedia.org/wiki/Vineta

http://evols.library.manoa.hawaii.edu/bitstream/handle/10524/32129/41-Volume3.pdf?sequence=1

https://toniglenn.wordpress.com/tag/vineta-karte/

Klaus Goldmann, Günter Wermusch: "Vineta". Gustav Lübbe Verlag, Bergisch Gladbach

 

L'anomalie 2 examinée de près d'après le scan original par Marc-Philippe Evrard en 2012, avec des essais de pyramide ou bâtiment qui correspondent bien sûr aux thèses d'une civilisation mondiale et, de plus, de la possible Vineta, ou Aldland... :

Marc philippe evrard ano2

Marc philippe evrard ano2b

 

Les anomalies découvertes par 90 mètres au fond du Golfe de Botnie de la Mer Baltique (en 2011) pourraient-elles être des vestiges de Vineta ? On a pu voir (entre autres vers la cité engloutie de Rungholt en Allemagne - qui a fini par être découverte, elle, et dont je vais parler prochainement - que des vestiges peuvent être déplacés sur de grandes distances par un tsunami (ou "déluge" qui ne pourrait être qu'un autre mot pour tsunami)... et la cité/port antique ou médiévale a pu être aussi mal située dans les écrits... On sait par exemple de façon certaine que la déglaciation et la fonte des glaciers sur la péninsule scandinave fait que, après un enfoncement et inondations des terres à cause du poids de ces glaces, l'effet inverse a lieu actuellement, le poids des glaces disparaissant à nouveau : des îles englouties réapparaissent d'un côté, alors que de l'autre la montée des eaux (à cause du réchauffement climatique) continue encore, voir s'accélère... tous ces mouvements + des grosses tempêtes et même des tsunamis (séismes) enregistrés expliquent largement la disparition de plusieurs ports et cités en bordure du continent ou sur des îles du Nord européen...

 

Yves Herbo et traductions, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.fr/, 03-11-2016

Madère, des ruines englouties au seamount Ampere ?

Madère,  des ruines englouties au seamount Ampere ?

Montampere1 mini

 

Archipel volcanique entre les Canaries, l'Afrique du Nord et les Açores, Madère a très probablement été connu des Phéniciens dès l'antiquité, tout comme les Canaries et probablement les Açores aussi, étant donné les récentes découvertes dont j'ai déjà parlé. Cet article fait bien sûr également partie de mes recherches sur les découvertes archéologiques de la zone Atlantique médian au large de l'Europe et de l'Afrique de l'ouest. Après les Canaries donc plusieurs, fois, les îles du Cap Vert, et les Açores dont j'ai aussi parlé il y a peu ici...

1024px madeira topographic map fr svg(Wikipedia)

Géographiquement parlant, Madère (en portugais: Madeira) est un archipel situé dans l'Atlantique à environ 660 km de la côte africaine (Maroc), 980 km de Lisbonne, 400 km de Gran Canaria (Canaries) et 880 km de Santa Maria, l'île la plus proche des Açores. Notons aussi que cet archipel fait partie de ce qui est appelé la région de Macaronésie, dont voici la carte :

Macaronesie

D'après certains textes et données historiques anciennes, ce sont des Phéniciens de Carthage qui, vers le 8e siècle avant JC, après avoir été chassés de la Mer Egée par les Helènnes (Grecs), auraient établi des comptoirs au nord de l'Afrique (Tingis/Tanger), (Kerné/île d'Arguin) et dans les îles de l'Atlantique (Canaries, Madère, Açores), ils auraient même commencé à préparer Madère pour un refuge éventuel, dont aucune trace n'a été retrouvé jusqu'à présent (possiblement à cause des séismes survenus localement). On sait aussi que les Berbères ou Arabes connaissaient très tôt Madère et qu'il y avait déjà des moutons sur place, car l'île est appelée : «djazirat al ghannam» («île aux Moutons») dans des textes... Et très récemment (2014), la découverte de fossiles de souris domestiques à Madère, identifiées aux régions de scandinavie/nord allemagne et datées d'avant l'an 1036, semble également prouver que des Vikings ont débarqué à Madère vers cette époque (tout comme il a été découvert des artefacts (épées) vikings aux Canaries)... on sait également que cet archipel apparaît déjà sur des portulans dans les années 1300, et sur une carte nautique Florentine en 1351, bien avant la redécouverte officielle par les Portugais vers 1418...

C'est le 4 mars 1935 que Jean Danton, ingénieur du service des câbles sous-marins, chargé du côté français d'établir les jonctions des communications avec les USA et les îles de l'Atlantique via le cablage sous-marin qui découvrit une montagne sous-marine située à environ 400 km au large des côtes du Portugal, sur l'élévation du banc Ampère. Par 35° 34' latitude nord et 12° 54' longitude est, le banc en question se trouve dans une région de fonds particulièrement tourmentés, de fosses et failles volcaniques et d'élévations du même type, comprenant le socle des îles Madère, Déserta et Porto Santo, les bancs de la Seyne (-148 m), Joséphine (-150 M) et Gorringe (-42 m). Le sommet de cette montagne, de faible dimensions, se trouve à seulement 60 m au-dessous du niveau de l'océan mais sa caractéristique principale est qu'il était plat : il avait donc probablement été assez longtemps en surface et avait été érodé, comme une île...

Madere-Seamont Ampere.jpgCarte des fonds sous-marins, les chiffres entre parenthèse indiquent l'âge estimé de l'apparition des îles volcaniques - Madère il y a 5 millions d'années par exemple, le mont Ampere il y a 31 millions d'années : les montées et baisses du niveau de l'océan selon les diverses glaciations/déglaciations connues l'ont faits apparaître/disparaître probablement plusieurs fois, tout comme d'autres terres environnantes... (la dernière fois entre -12000 et - 7000 ans à priori, la fonte des glaces sur les montagnes espagnoles et françaises a également probablement accentué le phénomène (comme cela se passe actuellement en Scandinavie), faisant remonter ou descendre les fonds sous-marins sur de grandes surface par effet de balancier et créant des failles, cassures... il existe une profonde faille au large de Madere, qui pourrait être bien plus récente qu'estimé par la simple tectonique des plaques...). L'endroit indiqué "ODP sites" est au sujet d'une des expéditions de l'organisation Ocean Drilling Program américain, qui effectue de nombreuses plongées et observations des fonds marins partout dans le monde et dont les scientifiques établissent de nombreux rapports...

Voici une des nombreuses preuves que, dans le proche Atlantique et entourant tant les Canaries, que les Açores et Madere, de nombreuses montagnes maintenant sous-marines ont été des îles à l'air libre dans un passé plus ou moins lointain selon les endroits ! : Une étude du banc et seamount de Gorringe, situé sur la faille des Açores/Gibraltar http://oceana.org/sites/default/files/reports/seamounts_gorringe_bank_eng2.pdf

Vous pouvez lire en page 11 de ce document (en anglais), que le mont de Gorringe a été hors de l'eau durant la dernière période glaciaire, grâce à la découverte de différents coquillages le prouvant. Ils sont en lien avec les différentes variations glaciaires causées par les transgressions et regressions marines dans le haut Pleistocène, entre il y a 75.000 et 18.000 ans environ... et il y a des montagnes sous-marines qui sont plus hautes encore (Ampere par exemple)...

Ce document comporte également une carte des nombreuses montagnes sous-marines de la région, dont la plupart ont été immergées dans le passé. Encore plus étonnant est une mention récente, de juin 1811, qui mentionne l'apparition puis la disparition d'une île au large des Açores : une éruption volcanique provoqua l’apparition de cette île au large de l’archipel des Açores, en plein océan Atlantique. Elle fut baptisée l'île Sabrina, mais quelques mois après, elle disparut dans la mer...

 

À plusieurs reprises, des expéditions océanographiques russes mirent en évidence des vestiges surprenants - vraisemblablement des restes d'anciens murs et de dallages - dans le voisinage de ce mont Ampère.

Atlantis zhirov

Historiquement, c'est en 1964 que le Dr Nicolai Zhirov, membre de l'Académie des Sciences Soviétique, et qui est aussi connu comme le "père de l'Atlantologie russe", examine dans son livre "Atlantis" les références historiques et le matériel géographique sur Atlantis, et sa probable localisation dans l'Atlantique. Il écrit au sujet de disques de pierre calcaire, connus comme des "sea biscuits" qui ont été originellement découverts sur le fond marin au large des Açores, et trouvés également plus tard dans la zone de Bimini. Ces disques ont 6 inches de diamètre (15,24 centimètres) et 1,5 inche (3,8 cm) d'épaisseur, avec une depression en leur centre sur une face, comme un petit plateau. Ils ont une surface lisse et des tests ont déterminé qu'ils étaient âgés de 12.000 ans et s'étaient formés à l'air libre...

Petrified sea biscuit

Les "sea biscuits" sont la plupart du temps des fossiles d'animaux marins préhistoriques, découverts dans beaucoup de mers chaudes, et qui font l'objet de collections d'ailleurs. On ne trouve pas de photos de ceux invoqués par  Zhirov dans son études.

" Une expédition russe menée par Boris Asturua affirma avoir découvert une cité engloutie à 645 km des côtes portugaises. Il affirma que les constructions étaient faites d'un béton très dur et de plastiques. Il affirma également avoir vu les vestiges de ce qui ressemblait à un monorail de transport et récupéra une statue" ... Cette phrase est reprise dans beaucoup d'ouvrages sur le sujet... mais difficile d'en trouver l'origine, et une réelle trace... l'une des nombreuses sources : "Sunken Realms: A Complete Catalog of Underwater Ruins" Par Karen Mutton... et l'inévitable Charles Berlitz qu'elle cite.

En 1973, un sous-marin américain photographiait des colonnes antiques (romaines, grecques ou égyptiennes, ou Atlantes !) au niveau de la grande faille au milieu de l'Atlantique, à 6000 pieds de fond (1,8 km). Plutôt que de se retrouver dans une revue scientifique ou débattue sur un campus universitaire, la photo a été publiée dans un livre sur le continent perdu de l'Atlantide supposée... 

DeepcolumnsOn voit très mal sur cette vieille photo, mais les colonnes et ruines reposent sur ces grands rochers effondrés (socle continental ?), dans le cercle tracé au stylo en bas à droite...

Source Unexplained:News  + "Atlantis Rising" by Brad Steiger.  YH : en fait, cette photo est identique (mais disposée "allongée" au lieu de "debout", à celle contenue dans le "cruise report" du navire R/V Anton Bruun, prise le 29-10-1965 au large du... Pérou, dans le Pacifique, par 2000 mètres de fond, et montrant des colonnes debout dans la vase (d'autres gisent sur place). Un inscription semble apparaître sur l'une des colonnes, et des spéculations ont été faites par le scientifique Dr. Robert Menzies à l'époque, sur des colonnes fabriquées par l'homme et se retrouvant au fond du Pacifique suite à un glissement de terrain... ce rapport fera l'objet d'un prochain article, la documentation étant rare...

Dès 1962, le navire soviétique Sedov étudiait avec attention le banc de Gorringe et surtout le seamount Gettisburg au large de Madere. Voici une étude française sur le même endroit, datée de 1979, cette étude conclue entre autres que " Cette étude a mis en évidence l'importante surrection au Miocène. Une terrasse d'abrasion marine est datée Miocène moyen, ce qui signifie que le sommet du mont Gettysburg était à cette époque à 400 m au moins au-dessus du niveau de la mer. Ceci impose une subsidence moyenne de l'ordre de 3 cm/IOOO ans, ce qui est faible mais pourrait s'expliquer par le fait que Gorringe se trouve dans une région soumise à la compression depuis cette phase tectonique intra-miocène. Aucun phénomène de tectonique récente n'a été observé; ceci est une anomalie dans une région tectonique active; le manque d'observations pourrait expliquer cette absence. :

http://archimer.ifremer.fr/doc/00034/14544/11811.pdf

Ne pas oublier surtout que les problèmes de mauvaises datations géologiques et de recalibrations récentes du Carbone 14 au 21ème siècle (par exemple) n'étaient pas du tout connus ni même envisagés (et envisageable) par la science du 20ème siècle...

Tout au long des années 1970, les russes multiplient les expéditions dans la région, explorant l'archipel englouti Horseshoe, incluant les bancs et seamounts Ampere, Josephine, Gettysburg, Dacia, Concepcion, Corall et Sen. En 1974, une équipe scientifique de biologistes et de géologues sont sur le navire de recherche "Moskowsky Universitet" pour étudier les fonds marins et bancs de sable des Açores jusqu'en Méditerranée. A bord de ce navire, en 1974 (et non pas en 1977), se trouvait Vladimir Marakuyev, un spécialiste de la photographie sous-marine, et une caméra sous-marine fut utilisée tout au long des recherches, de façon routinière. Les eaux des environs de Gibraltar étaient remarquablement claires et la caméra fut donc disposée afin qu'elle puisse photographier le fond sous-marin à une distance de trois mètres, suspendue à un câble. Le navire commença sa campagne de recherches en janvier 1974 du côté de l'archipel englouti Horseshoe, à 300 miles (483 km) à l'ouest de Gibraltar. Alors que le scientifique américain Dr Maurice Ewing venait d'affirmer (aussi pour des raisons militaires ?) " thirteen years exploring the Mid-Atlantic Ridge but found no trace of sunken cities ", un groupe de photographies inattendues furent prises. Mais cette découverte ne fut réelle qu'un an plus tard, en 1975, lorsque Marakuyev arriva à ces séquences parmi les centaines de photographies prises (c'est un peu comme quand vous voyez les immenses données spatiales recueillies par le robot WISE utilisant l'infrarouge pour repérer des astres invisibles ou cachés : il faut de nombreuses années pour les humains pour les collecter et les analyser... et encore, ces données ne sont pas complètes car en fonction de la technologie employée à l'époque, qui ne peut que s'améliorer !).

Leur but, selon les responsables russes, " était d'étudier les bancs de sable dans les eaux peu profondes de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique, non loin de l'Afrique nord-ouest ". A bord du navire et faisant partie de l'équipe se trouvaient des géologues et des biologistes de la mer. L'origine, la structure et la population animale des bancs de sable, les sommets des montagnes sous-marines et des bas-fonds constituaient le principal intérêt scientifique des spécialistes. " Mais leur " intérêt scientifique " cachait aussi des opérations secrètes. Parmi les «spécialistes», à l'intérieur  des 922 tonnes du navire de l'Académie soviétique des sciences se trouvaient des membres de la Marine Rouge, opérant sur une instrumentation de détection pour la surveillance de la flotte sous-marine de l'Amérique. Ils soupçonnaient qu'une particulière, stratégiquement située en contrebas, montagne pouvait offrir des opportunités naturelles, avec un sommet plat, pour l'installation d'une base sous-marine de l'ennemi: les parties supérieures du banc étaient à moins de deux cents pieds sous la surface de l'eau. Les responsables soviétiques avaient été alertés d'une éventuelle signification militaire du site lors de la décennie précédente, lorsque le RV Vema de l'Observatoire géologique Lamont de New York avait été observé rôder aux alentours.

Mais le système de balayage électronique des ingénieurs radio sur le navire n'ont ramassé aucune transmissions associées à l'Ampere Seamount, mais un sonar à balayage latéral a en fait révélé ce qui aurait pu être des caractéristiques possibles de constructions là, et aussi un "appareil photo" sous-marin avec des capacités directionnelles sur les côtés.

Vladimir marakuyev

Ce qui apparaissait être un mur et un escalier de pierre, localisé à une profondeur de 60 mètres. En fait, il y avait huit pierres dont quatre étaient carrées et quatre rondes. Elles étaient longues d’un mètre environ. Une autre photographie montrait trois pierres régulièrement espacées qui semblaient former une partie d’escalier. Marakuyev a observé que ces structures avaient été photographiées au sommet du seamount Ampere, qui est à seulement 200 feet (60 m) de la surface. Il affirma "Nowhere have I seen anything so close to traces of the life and activity of man in places wich could have once been dry land ". " Nulle part je n'ai rien vu de si près comme traces de la vie et de l'activité de l'homme dans des lieux qui pourraient avoir été autrefois la terre ferme ".

Les choses en restèrent là car, en fait, les autorités soviétiques n'avaient aucun intérêt à ce que ce genre de chose s'ébruite : les missions étaient aussi militaires et devaient permettre l'établissement de cachettes pour les sous-marins nucléaires russes, en cas de conflit, ainsi que l'espionnage de l'occident, les Açores et les bancs de Madère étant un endroit considéré comme stratégique tant par les russes que par l'OTAN et les américains. 

Ce ne fut qu'en 1979 qu'un savant soviétique réputé, le Pr Andrei Aksyonov, directeur adjoint de l’Institut d’océanographie de l’Académie des Sciences d’URSS, prétendit lors d'une interview qui se déroula à Moscou et qui fut d'ailleurs publiée le 21 mai 1979 dans le New York Times, que les structures étaient bien le fait de la main de l’homme et constituaient de parfaits exemples d’une ancienne maçonnerie. Aksyonov ne prit pas position quant à l’origine des ruines, il n’en déclara pas moins : « Je crois que les objets qui apparaissent sur les clichés se trouvaient autrefois à la surface. ». Le professeur parle aussi de sa nouvelle expédition sur les lieux avec le navire Vityaz... notant les moqueries et scepticisme de collègues européens (un classique malheureusement de la part des sceptiques qui retardent des progrès de l'Humanité avec une fausse justification de lutte contre l'obscurantisme), il affirme " Heinrich Schliemann, the great 19th‐century German archeologist, found the ruins of Troy in Turkey by studying the poetry of Homer very attentively,” he said. " Mr. Schliemann, too, got a skeptical reception at first ". " Heinrich Schliemann, le grand archéologue allemand du 19e siècle, a trouvé les ruines de Troie en Turquie en étudiant attentivement le poème de Homère. Il a aussi reçu une réception sceptique en premier...". (Que se serait-il passé s'il avait écouté les sceptiques  et abandonné ?).

En avril 1979, l'agence de presse AP émettait un autre bulletin au sujet des "recherches d'un navire russe qui aurait pris des photos de ce qui pourraient être des ruines". (Il s'agit ici d'une autre expédition russe, celles du navire Vityaz se situant de 1979 à 1984).

Un rapport dans le magazine soviétique, Znanie-Sila («Knowledge Is Power»-"Le savoir est le pouvoir"), paru le 08 novembre 1979, avec un éditorial de M. Barinov, a enfin raconté comment le "matériel d'éclairage et des caméras spéciales ont été abaissées à une profondeur de trois mètres et demi [11,5 pieds] du fond, au-dessus du sommet du mont sous-marin, après quoi les lumières avaient été allumées, et une série de photographies avaient été prises avec un appareil automatique, simplement. Chaque série a été prise sur environ une heure et demi. " Les résultats de plusieurs centaines d'images ont été assemblées en un panorama complet du sol de la montagne sous-marine par « un spécialiste de la photographie sous-marine de l'Institut URSS d'océanographie, " Vladimir Ivanovitch Marakuyev.

" Bien que toujours sur l'expédition, quand j'avais commencé à développé les photographies et ai fait les premières impressions," a-t-il dit, " je me suis aperçu que je ne avais jamais vu quelque chose comme ça avant. L'Institut océanographique de l'URSS a une énorme archive de photographies sous-marines qui ont été prises sur d'innombrables expéditions depuis de nombreuses années dans toutes les régions des océans du monde. Nous avons également des copies de plusieurs milliers de photographies prises par nos collègues américains. Nulle part je n'ai rien vu de si près comme traces de la vie et de l'activité de l'homme dans des lieux qui pourraient avoir été autrefois la terre ferme ". Marakuyev faisait principalement référence à un mur de pierre avec des blocs découpés et ajustés,  couverts par des mauvaises herbes et de la boue, une partie de ses sections supérieures dépassant de cinq pieds au-dessus de la couche de limon. L'analyse comparative a déterminé que la section dégagée était de "légèrement plus ou moins" de six pieds et trente pouces de large (un mur de 1,5 mètre de hauteur visible et 75 centimètres de largeur environ).

Photos ampere marakuyev

" Sur la première photo," observe Alexander Nesterenko, directeur du Département de la Flotte de l'Institut océanographique, " nous pouvons voir sur le côté gauche de la photographie ce mur. Les blocs de pierre sur le bord supérieur de la masse sont clairement visibles. Tenant compte du raccourcissement de la photographie et de la hauteur du mur, il est curieux d'examiner de plus près la bande de maçonnerie verticale. Bien que l'objectif pointait presque verticalement vers le bas, les zones de maçonnerie peuvent être vues très clairement. On peut compter cinq de ces zones, et si l'on tient compte de la déformation de l'échelle causée par la proximité de la lentille par rapport à l'objet, on peut suggérer que les blocs de maçonnerie du mur sont d'environ soixante-quinze centimètres [29,5 pouces]. Les blocs de maçonnerie sont clairement visibles sur les deux côtés de la paroi. L'herbe de mer est visible sur toutes les photos, épaisse, de couleur brun rougeâtre... "

" Les spécialistes qui ont consulté la page ", a ajouté Andrei Aksyonov, directeur adjoint de l'Institut d'océanographie de l'Académie soviétique des sciences, " disent que c'est un mur typique de l'antiquité ".

D'autres photographies ont révélé de larges surfaces lisses comme une chaussée, plus les sommets régulièrement espacés de marches en pierre évoquant un grand escalier. " Sur une zone sur laquelle de la lave a coulée peut être vu quelque chose qui semble descendre par trois marches. Si l'on compte les bords supérieurs et inférieurs à peine visibles, en tout nous pouvons voir cinq niveaux. Elles sont espacées, bien sûr, et envahies par les éponges et végétation ". Il a déclaré que les structures " se trouvaient autrefois sur la surface de la terre, au-dessus du niveau de la mer. Je crois que les objets dans les images se trouvaient autrefois sur la surface. Le tremblement de terre catastrophique de Lisbonne, en 1755, a provoqué un raz de marée et une inondation qui a laissée une partie de la ville à jamais sous la mer. Quelque chose de semblable peut-être arrivé à une île dont l'Ampere Seamount serait le reste sous-marin ".

Après des essais répétés de l'équipement et des consultations avec des scientifiques de retour en terre de Russie avec l'appareil photo du Moskovsky Universitet, Marakuyev a confirmé que l'imagerie des structures apparemment artificielles ne résultait ni du cinéma, ni d'anomalies de l'appareil ou des dysfonctionnements, pas plus que des cibles inhabituelles naturelles, des formations géologiques confondues avec des caractéristiques artificielles. Le Dr. Sofia Stepanovna Barinova, de l'Académie soviétique de l'Institut des Sciences de la biologie, a cité l'immense manteau de limon qui recouvre les ruines comme une cape d'obscurcissement, cachant presque toute trace de preuves matérielles. Un dépôt constant de décomposition micro-organique de matériaux a été en descente en continu sur les ruines, et non pas pendant des siècles, mais des millénaires, accumulant les sédiments sur une épaisseur mesurée. Par conséquent, les photographies de Marakuyev n'ont révélé qu'une infime fraction de leurs parties supérieures. Sous la vaste couverture de suintement du Mont Ampere pourrait se cacher une ville entière. Mais l'intérêt russe sur la montagne en contrebas n'était pas passé inaperçu.

Une nouvelle fois, les choses en restèrent là et plus aucun commentaire des russes n'atteignit l'occident à ce sujet. Ce ne fut qu'en 1982 puis en 1984, que des photos sous-marines prises par l'équipe du plongeur Nicolaï Rizenkov, embarquée sur le navire océanographique Vityaz, révélèrent les restes d'un mur d'environ 2 mètres fait de pierres assemblées et de dalles rectangulaires...

En 1982, un éminent Atlantologue, Egerton Sykes, était interviewé sur le silence entourant ces découvertes et concluait " Cela doit avoir une importance considérable pour eux ". Il supposait que les photographies avaient été prises proche des Açores, entre Santa Maria et Sao Jorge, près de Formigas Rock. Comme les russes n'étaient pas supposés être à proximité de cet endroit, ils ne pouvaient révéler la correcte position. Au sujet des pierres et terrasses photographiées (par Nicolaï Rizenkov), Sykes a commenté " Ils sont très intrigant. L'escalier de pierre qui est distinctement visible a été avec évidence découpé dans la base pierreuse. C'était probablement une pente de 100 marches ou plus sur la face... comme les marches des pyramides Maya. L'une des photographies montre une terrasse de pierre élevée en conjonction avec les marches d'un autre escalier, comme une pyramide à degré... "

L'expédition de l'année 1984 recueillit, en outre, des données géologiques prouvant que les plateaux supérieurs et le sommet du mont Ampère se trouvaient à l'air libre dans un passé lointain.

Malheureusement, les Russes ne purent revenir facilement sur les lieux, les autorités portugaises de Funchal (Madère) leur en interdirent l'accès, pour des raisons de sécurité militaire. Et c'est sûrement pour cette raison que les expéditions et découvertes furent longtemps cachées : elles étaient interdites selon les conventions avec l'Europe...

L'Académie soviétique des sciences a lancé un nombre indéterminé d'expéditions de suivi dans l'Atlantique Est au début des années 1980, peut-être une au cours de chaque saison de voile chaque année depuis la découverte initiale de la Moskovsky Universitet expédition en 1974, mais rien de leurs résultats n'a été rendu publique depuis 1979 et jusqu'au milieu des années 1980. Leur dernier survivant en vie, le Dr Alexander Moiseevich Gorodnitsky, qui a présidé le laboratoire de géophysique marine à l'Arctique Institut de recherche en Géologie de Leningrad, a décrit les dernières entreprises, officiellement connues par lui.

" En 1984 et 1986, " a-t-il déclaré au magazine Pravda, « notre expédition a travaillé sur les pentes du mont Ampere, quand nous avons trouvé des constructions très étranges à la profondeur de seulement une centaine de mètres [trois cent vingt-huit pieds]. Ils ressemblaient à des chambres et des murs. Je suis allé sous l'eau [dans un mini sous-marin] pour le voir moi-même, ai fait quelques croquis. D'autres géologues ont admiré des autels ou des murs. Voilà ce qu'ils avaient vu. Nous ne pouvions pas prendre de photos à ce moment-là [pourquoi, Gorodnitsky ne l'a pas expliqué]. Au début, il me semblait que ces pièces et ces murs avaient été créés par la nature, mais les chambres étaient de taille égale. "

Madere2

Des photos et schémas publiés en 1986 dans le "Science et Vie" russe N°8

En Septembre 1985 ses collègues à bord d'un autre navire de recherche, l'académic Boris Petrovsky, ont récupéré un grand bloc sculpté de 14,764 pieds (4,5 mètres) sur 9,84 pieds (3 mètres) au-dessus du sommet de Ampere. " Les côtés de l'artefact de marbre ont été lissés ", a-t-il rapporté à la Pravda. " Sa couleur était jaunâtre. Son schéma [design] trahi une origine artificielle. Les scientifiques soviétiques ont mentionné qu'il était certainement fait par l'homme. Par analyse chimique, ils ont produit des résultats paléo-chronologique, montrant que ce morceau de marbre était couché au fond de l'océan depuis des milliers d'années. Les résultats paléo-chronologique n'ont pas été expliqués à la Pravda, mais ont peut-être fait référence à une ancienne, peut-être une échelle de temps du Paléolithique ("âge de pierre").

Madere3

Des photos et schémas publiés en 1986 dans le "Science et Vie" russe N°8

Les profondeurs beaucoup moins profondes au niveau desquelles le Dr Gorodnitsky a observé des "chambres" creuses sur Ampere sont révélatrices, parce que les niveaux des mers se tenaient à une centaine de mètres plus bas jusqu'à la fin du dernier «âge de glace» ou époque glaciaire. Il y a onze mille sept cent ans, le seamount était une île de taille imposante entre 300-350 pieds (+ 100 mètres) au-dessus de l'océan, alors les structures qu'il a vu auraient été, de façon assez appropriée, sur la terre ferme, à proximité de résidences sur la rive avant une plage.

Madere4

Des photos et schémas publiés en 1986 dans le "Science et Vie" russe N°8

Comme ses collègues, il a été choqué par la cessation officielle de toutes les navigations et des recherches futures à Ampere avant la fin de leur saison d'expédition de 1986. Le Directeur Aksyonov avait péremptoirement déclaré que le réexamen des relevés photographiques avait prouvé que toutes les fonctionnalités des monts sous-marins étaient tout à fait naturelles, et qu'aucune enquête similaire ne serait parrainé par le gouvernement. Il a refusé de divulguer toute preuve contraire présumée et était le seul scientifique qui a renversé sa position de longue date disant que les éléments sous-marins étaient artificiels.

Madere5

Des photos et schémas publiés en 1986 dans le "Science et Vie" russe N°8

 

Inexplicable comme volte-face du professeur Aksyonov semblait l'être au premier abord, ses origines étaient moins scientifique que politique. L'arrêt brutal de la recherche sur Ampere a été publié quelques jours après le pire accident de la centrale nucléaire de l'histoire, quand Tchernobyl a explosé le 26 Avril 1986. Trente et une personnes ont été tuées sur le coup, puis trois cent quarante morts de cancers induits par la radioactivité directe et la leucémie, tandis que des centaines de milliers d'autres à travers la Russie et l'Europe ont souffert d'horribles séquelles et de décès prématurés. La réputation internationale de la science soviétique était irrévocablement endommagée, et tous les universitaires en Russie ont été ordonnés par des responsables du Kremlin de sortir de la scène publique jusqu'à ce que la catastrophe soit suffisamment reculée dans le passé pour pouvoir ré-émerger. En cinq ans, après, l'URSS s'est effondrée, a causé au moins en partie de Tchernobyl.

Au cours de l'exposition qui a suivi sur les assassinats de masse, les incarcérations massives, la corruption et l'incompétence qui caractérisait la tyrannie communiste des soixante-quatorze années précédentes, une frénésie véritable de destruction de documents a consommé la société post-soviétique. Les fonctionnaires et les bureaucrates du gouvernement, désemparés, cherchaient désespérément à effacer toute trace de leur complicité avec le régime déchu. Avec les avocats d'enquêtes du président Boris Eltsine qui ont poursuivi agressivement les anciens politiciens de carrière criminelle, des bibliothèques de fichiers entiers ont été déchiquetées ou incinérées pour couvrir leurs traces. Il n'y avait pas de temps pour faire soigneusement la distinction entre des documents écrits incriminés ou inoffensifs, et, dans la fureur générale pour échapper à la détection et la poursuite, toutes les archives des rapports originaux, documents, films, photographies et objets, y compris le bloc de marbre récupéré par l'académic Boris Petrovsky - accumulés sur neuf ans dans l'Atlantique - ont été perdus. Depuis lors, les chercheurs de la Société russe pour étudier les problèmes sur l'Atlantide (à Moscou) ont tenté de rassembler minutieusement ensemble ce qu'il reste des découvertes tardives du XXe siècle de leurs compatriotes qu'ils peuvent trouver.

Madere6

Des photos et schémas publiés en 1986 dans le "Science et Vie" russe N°8

 

" Après avoir raconté étrange voyage de la Moskovsky Universitet expedition au cours d'une conférence en octobre 1999 à l'Association pour la recherche et des Lumières, à Virginia Beach, en Virginie, ma femme, Laura, a été approchée par un membre de l'auditoire. L'homme âgé de presque 60 ans, lui a sincèrement confié qu'il a vérifié personnellement les structures sous-marines décrites dans mon exposé. Il lui a dit que, à l'époque, il était à bord d'un sous-marin de la Marine des Etats-Unis en patrouille dans le milieu de l'Atlantique, lorsque les ordres ont été reçus d'aller immédiatement à l'Ampere Seamount et de déterminer les intentions d'un navire soviétique persistant là. Les Soviétiques étaient tellement absorbés par leur découverte qu'ils ont été pris par surprise et pris avec leurs lumières, sondant le sommet boueux de la montagne en contrebas. Bien qu'abordé dans les eaux internationales, le Moskovsky Universitet a brusquement hissé les câbles de la caméra et de l'ancre, puis navigué au loin avec aucun signal de reconnaissance, ni un mot d'explication transmis ".

Madere7

Des photos et schémas publiés en 1986 dans le "Science et Vie" russe N°8

" Les Américains ne l'ont pas poursuivi, mais ont tourné leur attention sur tout ce que les Russes étaient tellement occupés à faire quand ils ont été interrompus par le sous-marin. En peu de temps, ils ont trouvé le même mur en pierre, escalier, place et d'autres caractéristiques de l'homme que Marakuyev a documenté. Après avoir fait leur propre enquête photographique de ces découvertes inattendues, le commandant a annoncé à l'équipage du navire qu'il ne devait en discuter avec personne, à moins d'être interrogé par des officiers supérieurs, cela a été interdit par un serment de sécurité que chaque homme a juré après son enrôlement. Après que le vétéran anonyme de ces événements a partagé ses souvenirs avec Laura, il a disparu. Je ne l'ai pas rencontré. Que ce soit ou non cru, les Soviétiques pensaient assez de bien de leurs photographies du fond marin pour lancer une seconde expédition sur le Mont Ampere ".

En 1986, le magazine russe Наука и жизнь (Science et vie), nº 8, de l'année 1986 publie tout de même quelques photos, cartes et croquis sur les expéditions évoquées plus haut.

N 8 - Ampere schémas - 1986n-8-1986.pdf (2.22 Mo)

Madere1

Des photos et schémas publiés en 1986 dans le "Science et Vie" russe N°8

Mais est le mont Ampere est-il vraiment le candidat le plus crédible pour la civilisation perdue de Platon, comme ils le prétendent ? Nommé d'après le mathématicien français, physicien, et père de l'électrodynamique, André-Marie Ampère (1775-1836), il est l'un des neuf volcans inactifs formant les Seamounts Horseshoe, " dentelée comme une couronne, " dans les mots de l'océanographe allemande Jörn Hatzky, et correspond à la description de Platon de l'Atlantide comme une grande île (nesos dans l'original grec, et non pas un «continent»), annelée avec de hautes montagnes, " en dehors des piliers de Heracles," détroit d'aujourd'hui de Gibraltar. « Ces monts sous-marins," explique Hatzky, " font partie de la structure Açores-Gibraltar, qui marque la frontière entre deux plaques tectoniques majeures: l'Eurasie et l'Afrique. Le volcanisme sous-marin qui a formé la Horseshoe Seamounts appartient à la zone de propagation du fond marin de la dorsale médio-atlantique ".

Image001 2

En tant que tel, le mont Ampere est sujet à des accès irréguliers de subsidence provoqués par l'instabilité sismique de la faille sur laquelle il est assis. Ces épisodes tectoniques ont combiné au cours des cent dix-sept derniers siècles, avec la fonte des glaciers et par conséquent l'élévation du niveau de la mer à la fin de la dernière ère glaciaire pour réduire Ampere d'une île importante, dont la base d'un diamètre de trente et un miles dépasse la taille du massif du Mont Blanc en France/Suisse, à un "guyot", banc peu profond. Sa géologiquement récente existence en tant que territoire sec a été gravée dans les flancs de la montagne en contrebas par des traces d'érosion par le vent, en outre soulignés à différents niveaux par d'importants dépôts de sable survivant, potentiellement déposé sur une plage, généralement le résultat de l'action des vagues côtières dans des conditions d'air sec.

Image003 1

" Des terrasses de ces « différents niveaux de plages ? » Se demande le géologue américain, John T. Parks. " Si oui, alors elles pourraient représenter encore des peuplements de niveau de la mer lorsque les niveaux de la mer ont augmenté. Celles-ci pourraient être en mesure d'être datées et corrélées à des étapes spécifiques dans les cartes de niveau de l'océan. Les courbes de niveau de la mer indiquent que, en fonction de l'emplacement, et de tout ajustement isostatique (non inclus), la crête du seamount aurait été noyée entre 10.250 et 12.750 Avant le Présent, faisant ces structures, si elles sont là, très anciennes. Bien sûr, si le seamount a chuté en raison de la force des mouvements des plaques tectoniques , alors les courbes de niveau de la mer ne seraient pas représentatives. "

Image004 1

Combinés, ces derniers points et les considérations citées ci-dessus ont tendance à identifier la montagne sous-marine comme l'endroit le plus probable pour Atlantis. Mais une confirmation supplémentaire est nécessaire avant que toute décision finale puisse être faite.

" Tout ce que vous avez à faire," avait conseillé le professeur Aksyonov, " est de prendre un bateau avec l'équipement adéquat pour l'Ampere Seamount, descendre de soixante mètres, trouver les pierres et les ramener pour voir si elles sont d'origine humaine ou non ".

 

Conférence d'Alexandre Gorodnitsky, chercheur en chef à l'Institut d'océanologie de Russie (ИО РАН), sur les anomalies du mont Ampère

Sources :

http://l-archeologie.blogspot.fr/2014/08/les-vikings-seraient-arrives-madere-des.html#.V_Z6O1SLTcs

http://www.axl.cefan.ulaval.ca/EtatsNsouverains/Madere.htm

Frank Joseph : « Did the Russians Find Atlantis ? », in Atlantis Rising Magazine, nº 116, 2016​

http://atlantisrisingmagazine.com/wp-content/uploads/2016/05/116_Hidden_Chambers_in_Egypt_Sampler.pdf

(Anonymous; "Undersea Discovery May Be Atlantis," Baltimore Sun, April 5, 1981. AP item.)

From Science Frontiers #15, Spring 1981. © 1981-2000 William R. Corliss

http://www.inmysteriam.fr/enigmes-historiques/atlantide-les-enigmatiques-expeditions-sovietiques-des-annees-70.html

magazine russe Наука и жизнь (Science et vie), nº 8, de l'année 1986

Lire la suite

Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

 

Pyramides madalena pico acores mini

Je continue encore sur ma lancée sur les découvertes archéologiques de la zone Atlantique médian au large de l'Europe et de l'Afrique de l'ouest. Après les Canaries donc, et les îles du Cap Vert, retour aux Açores dont j'ai déjà parlé ici... car d'autres découvertes ont eu lieu depuis ! (et voir aussi les nombreux liens connexes dans ces articles).

Et ces découvertes sont assez remarquables pour pouvoir en parler... d'autant plus qu'elles gênent l'archéologie officielle qui refuse de reconnaître que ses méthodes sont dépassées et souvent faussées par ses propres dogmes et mauvaises habitudes : l'obligation de corréler des monuments découverts avec des objets culturels découverts à proximité et de préférence de cultures déjà connues et identifiées... ce qui élimine logiquement toute découverte de nouvelles cultures inconnues (et donc gênantes dans les chronologies "déduites"), mais aussi d'autres possibilités pourtant toutes aussi logiques et plausibles (pillages ou imports d'objets culturels par d'autres cultures, envahissement d'une culture par une autre et réhabitation d'ranciens lieux, etc... - fausses attributions donc de monuments à une culture données, par exemple...). Il est évident que ces méthodes font passer nos connaissances et découvertes à côté de réalités et vérités en contradiction avec celles que l'on veut maintenir à tout prix pour le soutien d'une certaine "civilisation à dominance occidentale", au détriment d'une civilisation entièrement "terrienne"...

Je vais tout de même reparler des précédentes découvertes, à commencer par un complexe mégalithique sur l'île de Terceira, surnommé depuis "Grota do Medo", qui n'a pas à rougir avec des comparaisons avec les mêmes identifiés en Irlande, Angleterre, France, République Tchèque, etc... cela ne peut dater que du néolithique d'après certains symboles découverts, même si il y a aussi à priori la présence de structures plus récentes qui sont venus se greffer dans le temps aux plus anciennes (les îles ont été redécouvertes entre le 13ème et le 14ème siècle, les découvreurs réels n'étant pas connus).

Grotadomado4

C'est donc sur l'île de Terceiro, à 4 kilomètres de cette cité classée au patrimoine mondial de l’Unesco qu’est Angra do Heroísmo, sur la commune d’Espigão, des édifices en pierre, sans doute mégalithiques, émergent d’une formidable jungle qui a été en partie défrichée récemment...

Grota do medo

La thèse d’une présence antérieure aux Portugais dans l’archipel des Açores avait été présentée en 2013, lors d'une conférence devant le congrès international de l’Association des études méditerranéennes, qui réunissait à Angra do Heroísmo des représentants de plus de 50 universités du monde entier. Félix Rodrígues, professeur à l’université des Açores, et Antonieta Costa, chercheuse à l’université de Porto – tous deux açoréens – ont présenté des découvertes apparemment préportugaises et accompagné un groupe d’archéologues de différents pays pour les voir in situ sur l’île de Terceira. Certains ont confirmé la similitude de ces structures avec des constructions du néolithique ailleurs en Europe.

Dans un documentaire télévisé (RTP/Açores), on peut admirer diverses structures et symboles trouvés et des comparaisons avec d'autres lieux reconnus en Europe sont faites. Comme on dit, il n'y a pas photo, c'est très très proche... le peuple des mégalithes était donc probablement présent aux Açores il y a au minimum 3000 ans... et probablement plus puisqu'on parle de 5000 ans minimum pour Stonehenge et jusqu'à 10000 ans en arrière pour la culture des mégalithes...

Grotadomado6

On devine des gravures humaines sur cette roche

Pour le professeur d'université Felix Rodrigues, ces pierres étranges qu'il a trouvé dans les bois à l'intérieur de l'île, «elles sont sujettes au mystère". Felix Rodrigues, professeur d'université, l'anthropologue Antioneta Costa et l'historien Francisco Nogueira débattent sur le complexe mégalithique et concluent à sa réalité en comparaison aux européennes, en appelant à des fouilles officielles par les institutions...  Ci-dessous une série de comparaisons entre le site de Terceira et d'autres sites européens :

Grotadomado7

Grotadomado8

Grotadomado9

 

Grotadomado10

 

Grotadomado11

Grotadomado12

Grotadomado14

Grotadomado15

Grotadomado13

 

Autres découvertes (en 2010 et 2011) : Des dizaines de sépultures creusées dans la roche (appelés “hypogées”), ressemblant fort à celles construites un peu partout en Méditerranée par la culture phénico-punique il y a plus de deux mille ans... On estime déjà à une centaine les hypogées disséminés sur tout le territoire de Corvo, cette île de l’extrême ouest de l’archipel. Sur l’île de Terceira, sur l’imposant Monte Brasil qui domine la baie d’Angra do Heroísmo, on retrouve aussi des structures creusées dans la roche, bien moins nombreuses mais plus vastes.

Hypogees1

Figure 7

Les monuments en question sont placés dans une zone proche de celle où, en Août 2010, a été découvert la première hypogée. Ces nouveaux monuments présentes des plants trapézoïdaux, avec des entrées circulaires, l'un d'entre eux présente quatre petits trous circulaires dans son intérieur, menant à des canaux, un autre présente un réservoir probablement de cérémonie, auquel on devait accéder par un escalier. L'existence de murex (mollusque dont on tirait la pourpre dans l'antiquité) dans la région et le fait que ces îles disposent des meilleurs ports naturels des îles de l'Atlantique et aussi placées entre dans le Nord de l'Afrique et l'Europe (du point de vue courants maritimes notamment), avait apparemment rendu obligatoire cette zone comme un point d'arrêt entre les Canaries, les colonies de Lixus et Mogador et l'Europe.

Dans l'Antiquité et au Moyen Age, les légendes circulant en Europe ont été révélateurs de fantastiques mondes, de terres et voyages mythiques (la légendaire Atlantis, le voyage de Saint Brendan ou la légende des îles Fortunées) - les restes d'une mémoire collective qui a ensuite été perdue.

Ces voyages étaient en fait possibles dans l'antiquité, à l'époque où les techniques, le commerce et le désir de coloniser de nouvelles terres ont été motivés par la force commerciale de la Méditerranée. Ces longs voyages étaient possibles grâce à une certaine connaissance des courants marins et à la navigation astronomique de base connue depuis une longue période dans la Méditerranée (la navigation à l'aide des étoiles).

L'allusion la plus ancienne à la navigation céleste semble être le poème épique d'Homère nommé l'Odyssée (Écrit vers 1000 avant J.C) avec une référence à divers éléments du ciel utilisés par Ulysse pour la voile: les Pléiades, Arcturus et la Grande Ourse (Ursa Major).

En gros, l'utilisation de la constellation Ursa Major a été attribuée aux Grecs, tandis que Ursa Minor aurait été préférée par les marins phéniciens. A la moitié des latitudes nord, les étoiles et les constellations proches du pôle Nord céleste sont visibles toute la nuit, et étaient une indication non seulement de la direction, mais aussi de la position. Dans un temps où, pour des mesures des angles, aucun instruments de précision étaient disponibles, l'altitude d'une étoile était éventuellement prises à l'aide de la main, une flèche, une lance ou le haut du mat.

Voici les résultats de plusieurs visites de l'archipel des Açores entreprises depuis Août 2010. Ont été visitées les îles de Corvo (Groupe Ouest), Terceira (Groupe Central) et Santa Maria (Groupe Est). Sur ces îles, il a pu être identifié différents types de structures creusées dans la roche (figure 1).

Elles n'ont pas encore été datées et certaines sont liées à l'agriculture. Certaines sont comptabilisées en fonction de leur dernière utilisation connue. La fonction de certaines reste inconnue, même de la population locale. Il a également été découvert une inscription inédite, gravée sur ce qui est peut-être la base (socle) d'une statue située maintenant dans une maison de Posto Santo, près de la ville d'Angra sur l'île de Terceira. Il a été possible d'établir l'origine du matériau (pierre) constituant la base pour l'inscription: à environ 4 km de là où elle est maintenant.

Les vestiges archéologiques étudiés indiquent une origine pré-portugaise, avec des parallèles aux mêmes structures trouvées dans les grandes cultures méditerranéennes depuis l'âge du bronze tardif. Apparemment, la majorité de ces structures n'ont pas produit de matériaux restant au niveau superficiel.

Par manque de fonds des institutions officiellles, il a été impossible de pouvoir enquêter plus profondément. Les données ont été produites et réunies sur une base hebdomadaire par les différents chercheurs impliqués dans le projet, l'historien Joaquim Fernandes soulevant les premières questions. Les chercheurs Antonieta Costa et Félix Rodrigues étaient basés sur Île de Terceira, et l'architecte Ricardo Freitas sur Santa Maria Island. Par la suite, les chercheurs Prof. Antonio Rodriguez Colmenero et le professeur Herbert Sauren ont accepté la tâche de traduire les inscriptions découvertes et aider à comprendre une mosaïque de données. Un nombre important de sites archéologiques de différentes époques ont été inventoriés, dans l'espoir d'améliorer notre compréhension de la colonisation humaine dans cette région.

Parmi les différents types de monuments semblables présents sur les différentes îles, les plus importants sont ceux identiques à des hypogées, en particulier sur l'île de Terceira, sur une zone militaire restreinte, et effectivement classé comme étant de statut de patrimoine mondial par l'UNESCO. Cette zone, appelée Mont Brésil, porte plusieurs sites, le plus important étant le Fort de São Diogo. Plusieurs structures sont présentes dans cette zone en plein air, sur l'un des plus hauts sommets du mont Brésil, qui a été appelé le "Pico do Facho", situé à proximité de structures historiques. Les vestiges antiques sont caractérisés par la présence de dizaines de roches trouées (postholes archéologiques) de diverses dimensions, de petits canaux, des bassins, des sièges possibles, excavés de l'affleurement et par au moins un réservoir (figure 2 et 3). Ils pourraient former un sanctuaire protohistorique. Cet assemblage a été découvert par le préhistorien Manuel Calado lors d'une visite organisée par APIA en Décembre 2010.

Plusieurs autres structures en hypogées ont été trouvées sur le mont Brazil. En Août 2010, un premier hypogée a été découvert, et six autres ont été trouvés au cours des mois suivants (Figure 4). Toutes les six structures ont la même orientation géographique vers l'Ouest, avec leur ouverture directement face à l'ouest en direction de la baie de Fanal. Le second hypogée est plutôt endommagé, et dispose d'un petit autel ou un banc et un créneau possibles creusés dans le tuf. Il est situé sur la partie supérieure d'une colline, sur Fort São Diogo, où l'on retrouve les autres monuments dont les descriptions suivent ci-dessous.

Figure4 hypogees mountbrazil

Figure 4

Le troisième site d'hypogées creusés dans la roche est à Fort São Diogo, près de la mer et sur une ancienne route qui menait au port vers les XVe et XVIe siècles. Cette structure se compose de deux chambres, ou deux hypogées adjacentes. Il y a aussi une plus grande chambre portant des marques d'un dispositif de fermeture creusées dans la roche et certaines caractéristiques révélant un espace probablement lié à une sorte de culte (Figure 5).
Dans la paroi la plus intérieure de la chambre se trouve une petite cuvette qui mesure environ 27 cm par 55 cm, associée à deux canaux sculptés dans le mur des deux côtés de celle-ci (figure 6). Son but semble plutôt plus symbolique que pratique, car elle recueille l'humidité apparaissant sur les murs. A l'intérieur du monument et sur le sol, une petite coquille de mollusque marin a été découverte. Elle est encore à l'étude. Elle appartient à la famille des "Murex", utilisée dans l'antiquité dans l'industrie des colorants pour produire le pourpre Tyrian. Les deux structures montrent des signes de "réutilisation récente", comme des inscriptions de numéros et de lettres (YH : des touristes vendales comme un peu partout malheureusement).

En suivant le chemin qui mène aux structures décrites, nous arrivons à ce qui est considéré comme le groupe principal, très probablement un lieu de culte. Ils seront désignés hypogées 4, 5 et 6 (figure 7). Ils font face à la mer, à une distance d'une trentaine de mètres. Comme les structures précédentes, ils se tiennent près d'une route, mais à un niveau qui les aurait fait comme étant à l'abri de l'assaut de la mer. L'entrée de ces structures est circulaire et élevée de plus de 2.20 mètres. Les structures 4 et 5 ont à peu près le même style, formant presque un triangle, avec des côtés mesurant entre 5,5 et 6 mètres, avec le point convergeant vers l'entrée dans les deux monuments (figure 8). La structure 4 est légèrement inclinée de l'intérieur vers l'extérieur.

Dans la partie la plus interne, un ensemble de quatre cavités presque circulaires sculptées a été identifié, mesurant entre 50 à 70 cm de diamètre et moins que 40 cm de profondeur (figure 9). Elles sont liées à un canal creusé dans la roche et qui longe le bas de la paroi à travers des canaux d'environ 10 cm d'épaisseur et 25-45 cm de long.

Grotadomado2

Figure 9

 

Le canal le long de la partie inférieure du mur au sol niveau court vers l'entrée du monument (figure 10).

La structure numéro 5 est d'un plan similaire, et présente un ensemble d'éléments associés autrefois à l'eau. Nous pouvons y avoir accès par l'intermédiaire d'une entrée presque circulaire d'environ 2,40 mètres. L'une des parois, d'environ 65 cm de haut, semble avoir été faite dans les temps modernes, puisqu'elle porte des traces de chaux. A l'intérieur, nous pouvons trouver un réservoir excavé, de forme presque triangulaire. Un petit escalier y mène. Le fond de cette structure révèle une plate-forme qui ressemble à un banc, qui longe toute la structure, et peut-être utilisée pour des ablutions (figure 11).

A un niveau plus élevé de la surface et à proximité des parois internes du monument, il existe un canal creusé dans la roche, qui court le long de la totalité de la structure intérieure. Cela porte des traces de chaux, indiquant une réutilisation. Dans un coin de cette structure, à environ 1,70 m de haut, nous avons noté une niche anthropomorphique, avec une base de 80 cm et une partie supérieure de 50 cm (Figure 12). Sa profondeur variable est plus inclinée dans la partie supérieure, résultant d'un champ de vision différent du centre de l'entrée vers l'extérieur du monument, dans la direction d'un mont près de Posto Santo. Il faut souligner que les entrées de ces monuments font face aux îles de Pico et São Jorge, visibles seulement par beau temps.

Figure11 12 hypogees mountbrazil

Figures 11 et 12

Enfin l'hypogée nº6, près du nº5, est caractérisé par le fait qu'il est situé à un niveau plus élevé que les monuments décrits précédemment, au moins 3 mètres au dessus du sol. L'accès peut être obtenu par une entrée circulaire d'environ 1,82 m de haut, comme les précédentes. Son plan est moins complexe et plus petit (seulement 2,93 par 2,84 m) et en forme d'utérus. L'existence de ce monument près des deux autres structures et à un niveau accessible uniquement avec un escalier soulève la possibilité qu'il ait été utilisé pour laisser des offrandes. Cette hypothèse ne peut être vérifiée qu'à l'aide d'une fouille archéologique.

Les caractéristiques architecturales de ces structures, leur emplacement sur une péninsule naturelle bordée de deux ports, un de chaque côté, la démonstration de fonctions liées aux sectes religieuses, démontrent des parallèles avec la proto-ville historique de Malaka, (aujourd'hui Malaga).

Lucien de Samosate est un écrivain grec / syrien (du IIème siècle après Jésus-Christ), souvent nommé dans la protohistoire pour ses études, en particulier pour le Moyen-Orient, comme il beaucoup voyagé là-bas. Il explique dans le texte cité ci-dessous :

" Les sanctuaires phéniciens étaient aussi appelés «hauts lieux», leur localisation n'était pas nécessairement au sommet de la montagne, mais sur la pente, sur le côté ouest pour un meilleur climat d'exposition. Une rivière, un ruisseau, une source ou une citerne faisait toujours partie de la structure, puisque, selon les Phéniciens et les Hébreux, "Dieu ne se manifeste que près de l'eau" "

Dans l'histoire de l'architecture méditerranéenne, l'utilisation du trapèze / triangle isocèle et les variations de ceux-ci sont associés à des temples en Egypte et Carthage par exemple. Ces représentations sont fréquentes dans la culture phénicienne, et sont liés à la figure de Astarté / Tanit.

La déesse phénicienne Astarté a été amenée à Carthage (qui signifie "la nouvelle Phoenicia") sous le nom de Tanit. Son culte a été implanté le long de la phénicie - et les itinéraires carthaginois, dans les nouvelles cités-états de Cadix (Gades) et Malaka en Hispanie, créé pour example. Le symbole le plus commun de Tanit, le trapèze, se trouve souvent dans les inscriptions et les sculptures de la déesse antique, et est souvent utilisé dans les mathématiques supérieures et les calculs.

C'est la forme des deux hypogées étudiées, construites sur un plan trapézoïdal. Les hypogées nº4 et nº5 sont un trapèze sans côtés parallèles. En ce qui concerne les entrées circulaires de l'hypogée nº4, pourraient-elles représenter une tête ?
Faciliter d'accès à l'eau n'a pas été la seule exigence. De nombreux auteurs mentionnent également l'importance de la relation entre la divinité et la terre, car ses sanctuaires ont été creusés dans la roche et fabriqués en forme d'un utérus ("Reine du Ciel" dans le Livre de Jérémie (7,17 à 18 et 44,15 à 19). En tant que protectrice ou patronne des marins, ainsi que de la ville de Carthage, Tanit a été associée à la défense et à la guerre. Cela explique pourquoi beaucoup de ses sanctuaires sont situés près de la mer.

Les grottes artificielles ou hypogées (identifiées par une flèche) sont situées sur le versant ouest de la Zimbreiro Peak et juste au-dessus de la mer, à la frontière entre la partie ligneuse de la pente et une zone sévèrement érodée.

Cette interprétation, à l'heure actuelle est basée uniquement sur l'architecture des monuments existants, et en attente de fouilles archéologiques, elle a besoin de confirmation. Cependant, une origine médiévale ou moderne des vestiges est exclue, nous les avons comparé avec ce que nous savons des XVe et XVIe siècle, de l'architecture portugaise et espagnole - l'époque où l'île était soi-disant colonisée la première fois. Nous pouvons également souligner que ces monuments ont déjà été notés sur les cartes du XIXème siècle, mais non pas comme des structures militaires.

Une inscription, gravée sur ce qui est peut-être la base d'une statue sur trouve maintenant dans une maison dans Posto Santo, près de la ville d'Angra sur l'île de Terceira. Il est aussi possible d'établir l'origine de la matière composant la base de l'inscription: à environ 4 km de là où elle est maintenant (figure 13).

L'association de ces monuments avec une inscription d'origine Dace confirme une occupation de l'île plus tôt que ce qui est généralement accepté.

(YH : les Daces sont natifs des Carpathes (Roumanie) et des bords de la Mer NoirePlaton, dans le Charmide écrit qu'il a appris d'un Thrace qui vénérait Zalmoxis (un Dace donc), une mélodie pour rendre un homme immortel. On a découvert, dans une région des Gèto-Daces, à Histria, un instrument musical, datant du 3e siècle av. J.-C., formée de trois flûtes de boisOrphée, un des plus grands poètes de l'antiquité, malgré des légendes contradictoires, semble bien provenir d'une peuplade thrace. On dit aussi que Musée, ami d'Orphée, Thamyris et même Eumolpos sont thraces).

La base est une roche volcanique légèrement colorée, de la trachyte, qui est rugueuse au touché, ronde de forme comme une colonne et inscrite à l'extérieur à environ 2/3 de la courbe. La pierre gravée est conservée dans une maison privée, située dans la ville d'Angra Héroïsm, sur l'île Terceira déjà depuis plusieurs décennies. Les circonstances de sa découverte ne sont pas connues. La base de pierre était à l'origine à environ 4 km à un endroit nommé "Posto Santo", où la roche de trachyte est présente.

Selon le professeur Herbert Sauren, on peut voir deux lignes de script, avec des lettres très bien connues comme des majuscules latines ou grecques, mais d'autres avec des formes étranges et irrégulières en hauteur (figure 14).

Figures13 14 inscriptions socle

Figures 13 et 14 - l'une des meilleures preuves d'une colonie humaine aux Açores au minimum vers 200 Avant J.C (Daces/Romains)...

Une base (socle) pour une statue avec une taille précise était un monument important. La statue perdue était également très importante. On peut supposer la statue d'un gouverneur, d'un roi ou d'un dieu. Le début de l'inscription est cassé. La lettre D au début de la deuxième ligne marque la limite de l'inscription sur le côté gauche. Les dernières lettres des deux lignes sont conservées. L'inscription pouvait être lue lorsque le lecteur se tenait en face de la statue.
 

Translittération, forme vocalisé, traduction

[OD]ROY ELOFC ION
D A C C I C OFC
Odroy Elo’ǀs ’Ayon / Dacciǀs The’os
Odroy, the Lord of the gods,
the god of the Dacians.

Odroy, le Seigneur des dieux,
le dieu des Daces.

YH : (mais notons que les Daces vénéraient le dieu principal Zalmoxis, et plusieurs dieux secondaires comme Gebeleizis et Bendis. La traduction Odroy nous mène plutôt à la tribu Thrace Odryse (à mon humble avis !), les Thraces étant la première grande culture européenne connue officiellement (avec... celle de Tartessos (!) dans le sud de l'Espagne et du Portugal), les Daces y étant d'ailleurs assimilés... Les Thraces sont cités par Homère dans le second chant de l’Iliade où il désigne ainsi la population du Chersonèse de Thrace (actuelle Péninsule de Gallipoli, Grèce) ! Ce qui nous mène à... 1600 à 1200 avant JC pour la première citation connue de ce vaste peuple qui passera par l'étape Mycènienne...

Selon Hérodote d'Halicarnasse, la  religion des Daces présente de nombreux points communs avec l’orphisme et semble avoir été à base de divinations et d'initiations. Leur médecine était de type holistique. Leur calendrier, très précis, rythmait les travaux agricoles mais avait également des connexions avec l'astronomie et l'astrologie. Les Daces connaissent et utilisent un calendrier solaire sacré, qui est conservé à l'intérieur de la cité de Sarmizégétuse. Il peut être considéré parmi les plus précis de l’Antiquité, car l'erreur de ce calendrier n'est que de 1 h 15 min 3 s chaque année (8840 ans si on applique des corrections tous les 3 ans).

À la guerre, les Daces prenaient le totem du loup et se nommaient "ceux qui sont semblables aux loups". Ainsi, les Daces ont eu comme enseigne de guerre le drapeau et le dragon avec tête de loup et queue de serpent, qui vole en se gonflant. Quand les Romains découvrent leur existence, les Daces croient en deux mondes et en l’immortalité de l'âme, sous forme d'une continuation du soi après la mort dans l’autre monde...)

Le chercheur espagnol Antonio Rodriguez Colmenero, (Professeur à l'Université Santiago de Compostela) interprète l'épigraphe d'une autre manière: Convergant avec l'époque romaine cela ne pouvait pas être la base d'une statue, mais une borne (ou stèle). Le scientifique lit aussi d'autres contenus au début du texte: OPELIO (texte indéterminé) et à la fin fecit, généralement les inscriptions sur un empereur ont généralement: IMP M. OPELIO SEVERE Macrinus, mais selon l'auteur ce n'est pas le texte qui se trouve dans  cette épigraphe.

Le Prof. Félix Rodrigues de l'Université des Açores a étudié la composition de la roche et l'a comparé aux roches trouvées à proximité. L'inspection visuelle initiale indique que la roche est une trachyte ou ignimbrite. Cela a déterminé que la roche est pyroclastique, souvent associée à des matériaux de haute températures dérivés des flux pyroclastiques d'un volcan. Au cours d'une éruption, ceux-ci restent à proximité du sol en raison que leur densité est supérieure à celle de l'atmosphère environnante. Avec une loupe 2 à 50 fois, on peut facilement observer une composition dacitique avec des minéraux de silicate, où de la fayalite et du quartz sont insérés. La granulométrie de cette roche est fine et semi-cristalline. La taille des phénocristaux est comprise entre 1 et 10 mm, et celle de la matrice vitreuse, d'un millimètre. La roche est composée de minéraux de deux granulométries distinctes, grandes et petites. Des minéraux plus grands (des phénocristaux) sont moins nombreux, les plus petits (la majorité) constituant la matrice. La même composition dacitique est observée dans la roche d'un banc de pierre situé dans le jardin de la maison où se trouve la pierre gravée. Il a exactement la même matrice et les mêmes phénocristaux.

Des roches de Mount Brésil (ville d'Angra do Heroísmo, Terceira, Açores) ont été recueillies et analysées, et nous pouvons y trouver des tufs surtseyan hautement compactés. La matrice des trachytes soudées ou ignimbrites du Mount Brésil présente une granulométrie différente de celle de la roche étudiée ici, puisqu'elle est composée de ponce. Ceci a été observé avec le même type de loupe utilisée dans l'analyse de la roche comportant les inscriptions.

Traduit par Yves Herbo, Reférences, bibliographie, photos (figures) et sources (vo) : http://www.apia.pt/doc.php?co=118&in=0

 

Des pyramides dans les Açores !

Pyramides madalena pico acores

 

Ce projet de recherche vise à étudier les structures pyramidales existantes dans le Département de Madalena sur l'île de Pico. Le but de ce travail contribue à la connaissance historique et archéologique, la poursuite des travaux de valorisation du patrimoine de la région, développés surtout après les tremblements de terre de 1980 et 1998 par les services de la municipalité de la Madeleine. Il a donc eu lieu depuis lors, l'enregistrement et l'énumération des structures appelées "Maroiços". Étant donné que certaines d'entre elles avaient subi des impacts significatifs. Le but était aussi de nettoyer la végétation en train d'affecter certaines des structures et de mener des enquêtes archéologiques afin de déterminer l'existence d'éventuels contextes archéologiques préservés afin d'évaluer le potentiel archéologique de certains des sites locaux et obtenir une datation absolue. L'étude est le fruit d'une collaboration entre la Chambre Municipale de la Magdalena et de l'Association de recherche portugaise Archéologique (APIA).

L'île de Pico, selon la volonté de D. Henrique était initialement appelée île de S. Dinis, dont le débarquement a eu lieu autour de 1460. Mais déjà dans la cartographie du 14e siècle, l'île était largement connue et appelée "insula de Columbis", "Columbaria" ou "l'île des Colombes", et mentionnée dans les portulans d'Angelino Dalorto (1325), de Angelino Dulcert (1339), des frères Pizzigani (1367), et Mediceu Atlas 1351, Atlas catalan 1375 et Pinnnelli Walchaener (1384). Quoiqu'il en soit (les réels découvreurs et les dates de la (re)découverte des Açores sont en fait inconnus), la région de Magdalena n'a pas été habitée par les portugais avant... entre 1712 et 1723.

Dans la municipalité de Madalena, à Valverde, Criação Velha et Sete Cidades il y a un paysage monumental formé par des centaines de structures pyramidales (fig. 1 et 2) désignées par des «maroiços» en fonction de la désignation populaire. Le nom "Maroiço" a plusieurs variantes sur son orthographe comme "Marouco" "morouço" "Maroço," et "Meroço" et signifie montée de pierres, associé au nettoyage des terres agricoles, selon la tradition locale (YH : mais sans souvenirs de sa pratique réelle, comme aux Canaries !). Le nom apparaît également associé à mont (des "mons" Latin), tumulus (latin mammula) et Madorra (Beira Alta), appliqués à un grand nombre d'antiques monts de pierres, de gravier et de terre. Ce nom de lieu apparaît également dans les anciens documents et au Portugal continental dans les documents anciens manuscrits (les Forais portugais) souvent avec des noms associés aux monuments funeraires préhistoriques.

Les structures pyramidales existantes sur l'île de Pico ont une désignation précise, selon le classement publié (Journal la République, 1ère série - N.º134 - 13 Juillet 2006); et comme des constructions décrites, avec des pierres grossièrement coniques, pyramidales, la structure est souvent décalée ou plus ou moins étendue, ou massivement allongée, elle est construite avec les plus grosses pierres sur les parements latéraux, disposées irrégulièrement, et une buttée intercalaire et supérieure convexe de gravats. Selon l'anthropologue Rui Martins de Sousa " Ces grandes oeuvres fonctionnent comme des abris simples et exigus sans nécessiter de connaissances de maçonnerie spéciales, avec des petites pierres ". (Dans “Construções de Falsa Abóboda nas Paisagens de Pedra Seca da Madalena do Pico"). Ces bâtiments en pierre sèche, après une observation attentive, présentent plusieurs types distincts selon leurs caractéristiques morphologiques et probablement chronologiques:

1) Leurs dimensions:
a. des maroiços d'environ 20 mètres de large et 6 mètres de hauteur, ce qui impose des structures associées à l'intérieur;
b. des maroiços d'environ 10 mètres de large par 13 mètres de hauteur, réparties avec des terrasses d'environ 1 mètre de hauteur et une rampe sur le côté vers le haut;
c. des maroiços entre 3 à 5 mètres de hauteur.
2) Associés à d'autres éléments architecturaux comme une longue terrasse sur le toit avec murets pour délimiter la zone supérieure, avec des structures
sur le sommet
.

La region des pyramides pico

Figure 3

 

Les Maroiços étudiés, un peu plus d'une centaine, concentrés sur une zone de 6 km2, au SE de Madeleine (fig. 3), dans un territoire en pente douce de 3°, une orientation ouest (270 °). Ils sont situés dans des endroits qui ont un horizon lointain entre 105e - 135º et entre 280-330 degrés d'azimut (Fig. 4), avec une direction des hauteurs de Pico Mountain à environ 120 ° azimut. Les orientations des axes majeurs des Maroiços se concentrent sur deux directions orthogonales si bien définies (fig.5) que la probabilité que cette distribution ait été un hasard est extrêmement peu plausible. (YH : il est donc aussi peu probable que ces structures aient été édifiées par des paysans du moyen-âge ou même récemment).
Comme les lignes directrices vers le NE et SO correspondent aux horizons proches, comme illustré dans (Fig.4), la direction principale qui guide l'axe principal des Maroiços sera sur la ligne 120 - 300 (Fig. 6). Cette direction correspond au printemps, vers le sommet du Peak Mountain (fig. 7) et à l'ouest, le coucher du soleil au Solstice d'été sur l'île de Faial (fig. 8). Dans la construction des Maroiços et peut-être en conséquence, les parois séparant les propriétés de la région, ont été intégrées dans les règles de l'aménagement du territoire qui semblent associer, peut-être pour des raisons rituelles, la montagne de Pico et en particulier la direction du coucher du soleil en plein été.

Avec la première visite d'un des auteurs en Août 2012, il a été lancé un processus qui a abouti à la présentation d'un projet de recherches à la Mairie de Magdalene Peak, dans le but de réaliser un inventaire photographique et typologique des structures observées.

Selon la tradition, sur la base de la mémoire populaire et les quelques études ethnographiques existantes, il a été indiqué que les structures auraient une chronologie entre les 17e siècle et 19e (YH : mais on sait aussi que les traditions servent aussi souvent à tenter d'expliquer certaines choses inexplicables ou inconnues, de façon logique mais sans preuves. Comme on dit, toute légende a un fond de vérité déformée... la déformation ici serait une raison agricole, les locaux cherchant à justifier leurs connaissances et capacités... alors que ces structures étaient probablement là déjà à leur arrivée...). La justification de la construction de ces structures serait la nécessité d'un nettoyage des sols, et du rangement  en hauteur de ces "biscoito" (biscuits de basalte) en des structures pyramidales. 

Mais cette justification n'a pas répondu à tous les problèmes, étant donné l'existence de plusieurs bâtiments de plus de 10 mètres de hauteur, suivant la même orientation. Une autre raison est le fait qu'il n'y a aucun espace portugais ayant ce choix architectural en tout autre lieu; entendu que le phénomène est situé uniquement dans cette partie de l'île, entre la zone de Sept Cités (Sete Cidades), Valverde et Criação Velha, dans la municipalité de Magdalena. Un autre facteur, est le fait qu'il existe des parallèles architecturaux dans d'autres régions, par exemple en Méditerranée, sur l'île de Sicile et dans les îles Canaries à Tenerife (Guimar) (YH : et aussi sur l'île de Las Palmas aux Canaries). Cela n'est évidemment pas à ce stade simplement une curiosité.

Pyramides madalena pico acores1

Figures 12, 13 et 14

Il a été décidé de s'en tenir à des enquêtes archéologiques plus précises sur une structure déjà identifiée en 2012, compte tenu de ses caractéristiques impair (site n ° 7, Fig. 9 à 14).

Mais au cours de ce travail, il a été effectué une observation d'environ 140 structures appelées "maroiços", certaines détruites ou partiellement abîmées à la suite des tremblements de terre ou d'une action humaine. Parmi les différentes structures pyramidales observées, il y a un ensemble de sites qui est décrit ci-dessous:

Le site n.º122 est situé dans la zone de logement des Sept Cités (fig.15) proche de la Station Agronomique, le Service du développement agricole de Pico. Ayant une forme décalée, et un plant oblong (fig.16) avec une orientation NO / SE. Il a été détecté dans l'un des sommets de celle-ci une éventuelle trace d'une ancienne surface (Fig.17) consistant en des galets d'origine marine, formant un plant circulaire basé sur une plate-forme créée à la fin du Maroiço / structure pyramidale et profitant d'un mur de protection. Sa configuration plane amène l'hypothèse d'une fondation d'habitation combinée avec une structure supérieure détruite. La plate-forme est en partie recouverte par les roches basaltiques du glissement de terrain venant du «Maroiço».
Les villages fortifiés protohistoriques ont une telle terrasse en tant que base recouverte d'un pavage d'argile et de gravierLa ville de Saint Julien dans le bassin de la rivière Cávado, présente des plates-formes similaires de 5 mètres de diamètre ou Penalba castro à Pontevedra avec des bases rondes avec environ 6 mètres de diamètre et une cheminée centrale.

Sur la surface du sol ont été identifiés 7 outils en basalte, la distribution des artefacts sur la surface du sol, ainsi que trois actions thermiques présentes, amènent à considérer qu'il s'agit d'une conséquence de leur utilisation et leur action pour tailler (la pierre) sur place. Au niveau morphologique et fonctionnel de la typologie et de la technologie de ces artefacts, ils ne sont pas différents des communautés préhistoriques, proto-historiques ou qu'avait le peuple Guanche sur les îles Canaries au XVe siècle ou des outils primitifs de cultures courantes, comme le peuple des Bushmen, des chasseurs-cueilleurs vivant au sud-ouest Afrique...

Lire la suite