mystère

Chasseurs d'OVNIs (UFO Hunters) - Saison 3

Chasseurs d'OVNIs (UFO Hunters) - Saison 3 VF - MAJ : Episode 13 - FIN

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Il s`agit d`une série d`enquêtes sur les OVNIS et Phénomènes connexes, mené à partir des investigations du site NY-SPI... "New York Strange Phenomena Investigators".

NY-SPI a été fondé en 2006 et est basé à Manhattan. Il est composé d`un groupe restreint de professionnels formés uniquement avec des décennies d`expérience dans le domaine ufologique sur le terrain. L`équipe emploie diverses méthodes scientifiques pour disséquer et examiner les phénomènes physiques, statistiques et psychologiques associés à ces phénomènes. Avec des cas d'examens bien établis et des protocoles de recherche en place, ces enquêteurs sont équipés pour reconstituer les détails des observations d`OVNI possibles ou des «enlèvements» et de déterminer leur validité et leur crédibilité. Chaque cas est poursuivi et traité comme un nouveau mystère. 

Titre Original : UFO Hunters

Année 1ère diffusion : 2008

Origine de la série : Etats-Unis (USA) Genre : Téléréalité, documentaire, Paranormal, Ufologie

Nombre de Saisons : 3 - Saison 1 en [VF] 13 épisodes. Saison 2 en [VF] 13 épisodes.

Nombre d'épisodes total série : 39 épisodes de 42 minutes

Avec Bill Birnes, Ted Ackworth, Pat Uskert, Kevin Cook, producteurs exécutifs : David Pavoni, Jeff Tober, Jon Alon Walz

Bill Birnes, Ted Ackworth et Pat Uskert enquêtent sur des Objets Volants Non Identifiés qui ont été aperçus aux quatre coins des États-Unis. Ils tentent de séparer le vrai du faux à l'aide de témoignages, d'expériences scientifiques et de documents gouvernementaux. Les événements les plus récents bénéficient parfois d'une abondance de preuves audio ou vidéo, tandis qu'une affaire datant de 1897 oblige l'équipe à creuser dans un puits condamné depuis longtemps. En outre, le trio pose un nouveau regard sur l'affaire Roswell, examine les dossiers d'un enquêteur célèbre, et se rend au Royaume-Uni, où il semble que le ciel soit rempli de phénomènes inexpliqués.

Ufohunters

Chasseurs d'Ovnis (UFO Hunters) - S03x01 - Le mystère des triangles fr​


Le mystere des triangle - S03E01 VF par yveshSFH

Bill est très enthousiaste à l'idée de prouver à Kevin que les mystérieux triangles observés dans le ciel un peu partout dans le monde sont liés aux extraterrestres. A Sonora, en Californie, un endroit célèbre pour ses apparitions de triangles volants, Pat, Kevin et Bill rencontrent des témoins directs du phénomène.

 

Chasseurs d'Ovnis (UFO Hunters) - S03x02 Les petits hommes gris fr


Les petits hommes gris S03E02 VF par yveshSFH

De nombreux témoins affirment avoir observé d'étonnantes créatures grises. Leurs descriptions se recoupent : ces humanoïdes n'auraient pas de nez, pas d'oreilles et des yeux noirs, lisses comme des billes. Certains affirment avoir été enlevés par ces créatures effrayantes. Pat, Kevin et Bill enquêtent sur ces terrifiants événements.

 

Chasseurs d'Ovnis (UFO Hunters) - S03x03 La messa d'Archuleta fr


La Messa d'Archuleta S03E03 VF par yveshSFH

Le désert du Nouveau-Mexique, et plus précisément la ville de Dulce, abriterait une vaste base souterraine ultra-secrète dans laquelle des expériences génétiques seraient menées sur des humains et des animaux. Si ces informations étaient avérées, il s'agirait de l'un des plus épouvantables secrets dévoilés par Bill, Pat et Kevin.

 

Chasseurs d'Ovnis (UFO Hunters) - S03x04 Cités extraterrestres sous-marines fr


Cités ExtraTerrestres sous-marines VF par yveshSFH

A la fin des années 80 et au début des années 90, Gulf Breeze, une petite ville de Floride, a été le théâtre de centaines d'observations d'ovnis. Les éléments de preuves sont nombreux. Témoignages oculaires et vidéos prouvent qu'il s'est bien passé quelque-chose à Gulf Breeze. D'où venaient les engins observés ? Peut-être d'une base sous-marine. C'est en tout cas la théorie que mettent à l'épreuve Pat, Bill et Kevin.

 

Chasseurs d'Ovnis (UFO Hunters) S03E05 - Les Nazis et les ovnis fr


Les Nazis et les OVNIs VF par yveshSFH

 

La rumeur veut que les hauts dignitaires nazis se soient beaucoup interessés aux sciences occultes et aux ovnis. Aujourd'hui, les chasseurs d'ovnis pensent qu'il y a peut-être un lien entre les extraterrestres et le Troisième Reich. Selon une théorie, certaines technologies très avancées auraient été transmises au régime nazi par une puissance venue d'ailleurs.

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E06 - Reliques d'ovnis fr


Reliques d'OVNIs VF par yveshSFH

Des plus microscopiques particules aux grandes pièces faites de métal inconnu sur Terre, les éléments matériels recueillis aux quatre coins du globe constituent les preuves les plus convaincantes des visites extraterrestres menées depuis des siècles sur notre planète

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E07 - Prélèvements extraterrestres fr​


Prélèvements Extraterrestres VF par yveshSFH

C'est un bien étrange dossier qu'ouvrent nos chasseurs d'ovnis dans cet épisode. Il s'agit en effet d'un phénomène qui s'est produit dans différentes fermes autour du monde au cours de ces quarante dernières années. Un phénomène qui s'est traduit par la mort inexpliquée de milliers de vaches

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E08 - Zone 51 en eaux profondes fr


Zone 51 en eaux profondes VF par yveshSFH

Moins célèbre que la zone 51 dans le Nevada, il existe dans les Bahamas un endroit dont le secret est tout aussi préservé par l'armée américaine. Il s'agit de l'AUTEC, une base de recherche sous-marine et d'essais d'armements. Mais les fervents de l'existence extraterrestre pensent que ce n'est qu'une façade

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E09 - Les gardiens du silence fr


Les Gardiens du Silence VF par yveshSFH

Certains prétendent que quand on s'approche un peu trop près de la vérité sur les ovnis, on reçoit la visite des «gardiens du silence». Ces inquiétants hommes en noir appartiendraient à une agence gouvernementale ultrasecrète...

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E10 - Zone 52 fr


S03E10 - Zone 52 VF par yveshSFH

Tous ceux qui s'intéressent, même de très loin, à l'ufologie ont entendu parler de la zone 51, mais l'armée aurait, paraît-il, une nouvelle base secrète consacrée aux ovnis à Dugway.

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E11 - Une mystérieuse présence fr


S03E11 - Une mystérieuse présence VF par yveshSFH

Les signalements de boules orange dans le ciel se multiplient à travers le monde. La plupart des témoins restent totalement terrifiés par cette expérience. Ces rencontres engendreraient des migraines, des cauchemars, des prémonitions effrayantes..

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E12 - Première réplique fr


S03E12 - Première réplique VF par yveshSFH

On raconte depuis longtemps que l'armée américaine a eu des contacts avec des ovnis. Cet épisode s'intéresse aux réactions de l'armée face à ce phénomène. A Long Beach, par exemple, de nombreux témoins ont vu des hélicoptères militaires poursuivre des ovnis.

 

Chasseurs d'ovnis (UFO Hunters) S03E13 - Surveillance extraterrestre fr


Chasseurs d'OVNIs S03E13 Surveillance... par yveshSFH

Les observateurs attentifs du phénomène ovni ont noté que de nombreuses apparitions d'engins non identifiés étaient signalées dans des zones sensibles. Ainsi, deux laboratoires très confidentiels, à Long Island et en Californie, semblent attirer les ovnis. Les extraterrestres se livreraient-ils à un espionnage de l'innovation terrestre en matière d'armement ?

 

FIN SAISON 3
 
Sources : Dailymotion Publisher et Partenaires, fichiers légaux en syndication

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, 08-08-2016, 10-08-2016, 11-08-2016, 13-08-2016, 15-08-2016

Tartessos ? Une structure antique de plusieurs cercles trouvée en Andalousie

Tartessos ? Une structure antique de plusieurs cercles trouvée en AndalousieStructure espagne valencina mini

 

Une structure très étrange vient d'être trouvée dans le sud de l'Espagne, plus précisément en Andalousie, près de Séville, entre le fleuve Guadalquivir et la petite ville de Valencina de la Concepción. Très étrange car il s'agit d'un compexe de trois anneaux concentriques qui n'est pas sans rappeler certaines autres anciennes structures découvertes bien loin, dans d'autres pays (y compris la mystérieuse structure millénaire de Rogem Hiri en Syrie !, mais aussi des cercles liés à la culture de la terre dans le nord de l'Europe (et Oural), sans compter les structures pierreuses en cercle d'Afrique du Sud !)...

Les découvreurs ne semblent pas vouloir faire référence à la mystérieuse culture de Tartessos, pourtant bien connue en Andalousie, car ce dessin d'enceintes en forme de cercles concentriques n'est pas sans rappeler non plus les correspondances avec la description de la ville D'Atlantis, capitale de l'Atlantide de Platon... mais aussi plusieurs gravures du même type déjà découvertes tout autour de ce que les archéologues supposent être le lieu où se trouvait la civilisation méconnue de Tartessos, c'est à dire le long du fleuve Guadalquivir et de son delta, avec comme principaux points les actuelles villes de Séville, Huelva et Cadix. Je parlerai plus bas de Tartessos, qui reste l'une des plus mystérieuses civilisations de notre planète, pourtant située ici à deux pas, en Espagne...

Ce sont des archéologues allemands de la "Tübingen recherche collaborative centre RessourcenKulturen" qui ont découvert ces fondations d'enceintes, dans le sud de l'Espagne et qu'ils ont daté de la "période campaniforme" de 2.600 à 2.200 avant J.C. D'après eux, le complexe d'anneaux concentriques peut avoir été utilisé pour la tenue de rites, mais c'est bien le premier à être découvert dans le sud de l'Europe.

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Copper Age pottery sherds. Images: SFB 1070 RessourcenKulturen, Javier Escudero Carrillo and Elisabet Conlin

Dans une étude sur le terrain, les chercheurs ont réuni des informations sur la façon dont les habitants du sud de l'Espagne traitait avec les ressources de leur région au cours de l'âge du cuivre et quels effets ont eu sur la société les relations commerciales et la migration dans la région. Les archéologues ont découvert que l'on sait depuis le milieu du XIXe siècle que Valencina de la Concepción, aujourd'hui en dehors de Séville, a été au cœur d'un important site de l'âge du cuivre. En 1860, le Dolmen de la Pastora - une longue tombe mégalithique - a été identifié; il a été décrit par les archéologues en 1868 et a été considéré comme la grande découverte de la région sur l'âge du cuivre ou du Chalcolithique, qui a précédé l'âge du bronze.

Potteries age cuivre2

 

Copper Age pottery sherds. Images: SFB 1070 RessourcenKulturen, Javier Escudero Carrillo and Elisabet Conlin

Le site proche de Valencina a été soutenu par l'agriculture et l'élevage sur la plaine côtière fertile. C'est le plus important site de l'âge de cuivre connu en Espagne - de plus de 400 hectares. Les mobiliers de tombes trouvés sur le site nous apprennent que les gens de Valencina ont négocié avec des cultures lointaines lors de l'âge du cuivre : les articles comprennent des marchandises exotiques de luxe tels que des défenses d'éléphants d'Afrique et du Moyen-Orient, et des perles d'ambre d'Europe du Nord (Scandinavie).

En retour, il est probable qu'ils négociaient le minerai de cuivre tiré des montagnes derrière Valencina. On ne sait pas dans quelle mesure la ville échangeait avec des zones plus à l'intérieur et exactement jusqu'où les routes commerciales et les migrations sont allées. Les archéologues du Tübingen dirigés par le Professeur Martin Bartelheim ont l'intention de mener des travaux sur le terrain, qui fera la lumière sur ces questions peu étudiées.

Les archéologues ont découvert les fondations de l'enceinte à quelque 50 kilomètres à l'est de Valencina. En étudiant le terrain en Août 2015, ils ont trouvé les travaux de fondations circulaires renfermant environ six hectares. Des escavations sur le site ont donné des os, des tessons et des bijoux; une datation au radiocarbone et une analyse comparative a confirmé que le site a été utilisé au cours de la Culture campaniforme (2.600 à 2.200 avant notre ère). The "Bell Beaker Culture" est nommée d'après la forme caractéristique des poteries qu'elle produisait.

Structure espagne valencina

l'étrange structure surnommée La Loma del Real Tesoro II - Credit: SFB 1070 RessourcenKulturen, Javier Escudero Carrillo and Helmut Becker

Les raisons pour lesquelles le site a été utilisé est encore un mystère. Il se compose de plusieurs fondations circulaires avec comme des ouvertures d'entrées à intervalles réguliers. Au centre se trouvait un trou circulaire profond de quelques 19 mètres de large. Dans cet endroit, les archéologues ont trouvé de grandes briques d'argile avec des traces de brûlures sur ce qui pourrait avoir servi un but rituel (sacrifices ?). Mais ils n'ont pas trouvé de restes humains ou des indications de peuplement continu après l'âge du cuivre - suggérant que le site a été utilisé intensivement pendant une période relativement courte.

 

Marque brulures espagne 

Burn marks on a large clay brick found at the botton of the circular enclosure – a cult site? Image: SFB 1070 RessourcenKulturen, Javier Escudero Carrillo and Elisabet Conlin

 

Les chercheurs pensent que cette enceinte circulaire, assez inhabituelle pour la région, aurait pu être utilisée à des fins religieuses. Un candidat au doctorat dans le groupe CultureResources, Javier Escudero Carrillo, dit " la structure est très inhabituelle pour l'Espagne, d'autres travaux de terrassement circulaires comme celui-ci ne se trouvent qu'au nord des Alpes, mais la plupart sont plus de mille ans plus âgés que ce site. Le sol pierreux ici n'est pas bon pour l'agriculture, mais le site est stratégiquement situé à proximité d'un ancien fort sur la rivière Guadalquivir, près des montagnes de la Sierra Morena au minerai riche, où le cuivre et d'autres minéraux précieux ont été exploités. Il y a aussi des traces d'un lien du site avec la plaine fertile de Carmona, de sorte que nous pouvons supposer qu'il a été utilisé par beaucoup de passages, cela correspond bien à l'interprétation d'un site utilisé à des fins religieuses ".

D'autres études vont chercher à découvrir comment le site s'est infiltré dans l'infrastructure de l'Age de cuivre de la région. Des outils de pierre tels que des pierres de broyage et des têtes de hache trouvées sur le site seront analysées pour découvrir de quelle distance le matériel est venu et comment les outils ont été usinés. De plus amples informations seront recueillies à partir des analyses de sédiments et de pollen, ainsi que les analyses isotopiques des échantillons d'os d'animaux, qui donneront des indices sur le régime alimentaire et le mode de vie des habitants du site il y a plus de quatre mille ans.

Sourcehttps://www.uni-tuebingen.de/en/newsfullview-landingpage/article/kupferzeitliche-kreisgrabenanlage-in-suedspanien-entdeckt.html

 

Très belle et étonnante découverte, inédite en Espagne et même dans toute la partie sud de l'Europe d'après ces archéologues... mais le dessin en soi, composé de trois anneaux concentriques, surtout dans cette région particulière de l'Andalousie, nous ramène en droite ligne vers d'autres dessins similaires, déjà trouvés dans la région ! Ces scientifiques ont-ils trouvé l'origine en grandeur nature de ces petits gravures (désignées selon certains archéologues comme le dessin des boucliers du peuple de Tartessos, par d'autres comme l'emblème et aussi la configuration des canaux entourant Atlantis selon Platon !) découvertes sur des monuments antiques ? S'agit-il des restes d'un temple datant de la première époque de Tartessos (dont on ignore tout, y compris le ou les cultes), avant l'arrivée des Phéniciens et de leurs Dieux (qui ont été aussi vénérés après par les locaux) ? Ou s'agit-il d'un lieu de culte provisoire et non local, aménagé pour de riches visiteurs venant acheter ou échanger le cuivre (puis le bronze plus tard) ? Ou s'agit-il d'un lieu aménagé en souvenir de l'Atlantide, dont descendrait (ou en serait une ancienne colonie) la civilisation de Tartessos qui, il faut ici le rappeler, est la toute première civilisation évoluée de l'Europe occidentale d'après les anciens Grecs eux-mêmes...

Mais que sait-on de la civilisation de Tartessos au juste ?

Tartessos

On ne connaît pas l'origine de Tartessos. Tout ce qu'on sait, c'est qu'ils prospéraient déjà au 11ème siècle avant JC au minimum et étaient considérés comme les riches exploitants des mines de cuivre et d'argent situées dans le sud de l'Espagne (et qui ont ensuite fait le bonheur de l'Empire Romain, après une période Phénicienne puis Carthaginoise). On sait même qu'après l'invention de la monnaie et l'avènement du bronze, ils sont allés chercher de l'étain jusqu'aux îles britanniques (Iles Sorlingues faisant relai), tout en utilisant l'autre technique de lavage de sables pour fabriquer le bronze. Et ce sont plusieurs anciens Grecs qui nous le disent. Aristote écrit que Tartessos était une rivière provenant directement des pyrénées (ce qui est faux) et se jetant juste derrière les colonnes d'Hercule.

Strabon, le célèbre géographe et historien grec (–58/ +25), citant lui-même le poète lyrique grec Stesichoros d'Himera et Pytheas, rapporte que 2.600 ans avant son époque, des navigateurs allèrent au-delà des colonnes d'Hercule et rentrèrent en rapport avec les habitants de Tartessos. Ces navigateurs avaient indiqué, affirme-t-il, que les gens de Tartessos leur avaient dit avoir des souvenirs écrits de leur histoire qui remontaient à 7.000 ans avant cette époque. Le cumul des dates donne 9.600 ans, et étant donné l'époque à laquelle vivait Strabon, la date de - 9 600 peut être avancée pour les origines de l'histoire de ce mystérieux peuple de Tartessos. De même les fragments d'Anakréon et Hékataios citent Tartessos comme étant au sud ibérien. Strabon, "Géographie", Livre III, 2.14 : « Je soutiens que de ces lieux ils avaient donné nouvelle aux Phéniciens : en fait ceux-ci occupaient depuis avant Homère les meilleures régions d'Ibérie et de Lybie et continuèrent à être les maîtres de ces lieux jusqu'à ce que les Romains en cassent la domination. Même ceci est la preuves de la richesse de l'Iberie : les historiens disent que les Carthaginois qui conquirent à la tête de leurs bateaux la région par la force, trouvèrent que les habitants de la Turdetania (les descendants des Tartessiens en fait, romanisés) employaient des vaisselles et des pithoi (jarres alimentaires) d'argent. On peut donc comprendre que les hommes de cette zone, particulièrement les chefs, soient célèbres parce que devenus vieux grâce au bien-être exceptionnel dans lequel ils vivaient (...) Certains appellent l'actuelle Carteia, "Tartessos". »

« Dans son "commentaire sur l’Énéide", Servius nous apprend que Géryon fut roi de Tartessos (Ad, Aen., VII, 662)… L’archéologue allemand Adolph Schulten qui (crut) y reconnaître la capitale de l’Atlantide a établi qu’elle fut fondée au plus tard vers le XIIe siècle Avant JC par des navigateurs étrusques. Cette origine explique du reste pourquoi Géryon avait trois têtes et trois corps : Virgile appelle en effet les Étrusques populus triplex en raison de leur organisation confédérale… » (Gérard de Sède, Le trésor Cathare, 1966).

Les Tartessiens auraient eu une monarchie et des lois écrites sur des tables de bronze, depuis des temps immémoriaux puisqu'Hérodote parle de 6000 ans avant lui (The History, i. 163 ; iv.152.). Habis en fut le roi civilisateur et fondateur, fils de Gargoris, ami des Grecs et protecteur des Phocéens, fondateur d’une dynastie qui se termine avec Arganthonios, du 7e au 6e siècles av. J.-C., et dont le territoire s’étend tout le long du cours du Guadalquivir. La légende de ce dernier rappelle celle de Géryon, pasteur de taureaux, mort par la volonté d'Héraclès. Il y figure comme inventeur de l'agriculture, celui qui attela les bœufs à la charrue, et organisa la société en établissant la domination d'une aristocratie...

HabisHabis portant le trésor d'El Carambolo (reconstitution imaginaire car certains considèrent ce trésor comme étant Phénicien et non Tartessien)

Le mythe d'Hercule nous informe que le géant à trois corps Geryon reignait sur l'île d'Erytheia, "l'île du coucher de soleil" qui serait située loin à l'extrême ouest, proche des Hesperides. Il y fut tué par Hercule qui lui vola ses boeufs. Son petit-fils Norax aurait alors émigré en Sardaigne où il fonda la ville de… Nora.
Dans son extrait de "l'histoire de Pompeius Trogus", Justinus nous parle au IIIe siècle de deux rois de Tartessos baignés de légendes : Gorgoris qui enseignait l'apiculture au peuple pendant que l'habile Habis leur apprenait l'agriculture et l'élevage. Habis avait été "exposé" comme nouveau-né, ce pourquoi il fut élevé par une biche... Une histoire typique de la naissance des Cités. Habis y établit les lois, interdit à la noblesse un quelconque travail et divisa le peuple en sept catégories (artisants ?). Cela rappelle beaucoup légendes d'acculturation dans d'autres fondations de Cités...

En outre, le poète romain Rufius Festus Avienus (4e siècle Avant JC) avec son ouvrage "Ora maritima" repris d'un texte grec fragmentaire du VIe siècle Avant JC, décrit la côte de Massalia (Marseille). Cette description est l'une des sources les plus importantes de cette époque pour la connaissance de la côte ibérique du sud sur laquelle les Grecs avaient fondé le comptoir Mainake (aujourd'hui Torre del Mar à Malaga). Le nom Tartessos était valable pour une ville, un empire ou une rivière.

Egalement au 4ème siècle avant JC, l'historien Ephorus de Cyme décrit qu'il a existé " un très prospère comptoir commercial appelé Tartessos, avec beaucoup d'étain charrié par la rivière, autant que de l'or et du cuivre des terres Celtes "...

Lorsque le voyageur Pausanias le Périégète visita la Grèce au 2e siècle, il vit deux chambres dans le sanctuaire d'Olympie, que les gens d’Élis affirmèrent réalisées avec le bronze de Tartessos : « Ils disent que Tartessos est un fleuve en terre ibérique qui se jette dans la mer par deux bouches et qu’entre ces deux bouches se trouve une ville du même nom. Le fleuve, qui est le plus grand d’Ibérie, et connaît la marée, est appelé plus récemment Baetis (par les Romains), et que d’aucuns pensent que Tartessos fut l’ancien nom de Carpia, une ville des Ibères ». En fait, il cite Pline, qui se trompe en pensant que la ville de Carteia est en fait Tartessos (c'est bien El Rocadillo) et Appien d'Alexandrie, qui se trompe aussi en pensant que Karpessos (Carpia) est le nouveau nom de Tartessos...

Que dit l'Archéologie ? Tout d'abord, on sait qu'une civilisation mégalithique a occupé une grande partie du territoire ibérique, y compris l'actuel Portugal. De plus, autre coïncidence, cette civilisation mégalithique avait de fortes connaissances astronomiques et telluriques... et des études montrent que leur intérêt se portait aussi sur le taureau (via la constellation du Taureau)... comme Tartessos. Les datations seraient en rapport avec les assertions d'Hérodote et autres disant que la civilisation de Tartessos est la plus ancienne connue en Europe, ainsi que sa langue et même son système d'écriture assez unique : on parle ici de 12.000 à 5.000 ans avant JC... L'arme de cuivre d'"Otzi" (le corps daté de 7000 ans découvert congelé dans les Alpes) pourrait donc parfaitement être... de Tartessos... probable principale source du minerai de cuivre du néolithique en Europe et Méditerranée...

Taureau tartessos

Un taureau sculpté par Tartessos

Les habitants de Tartessos parlaient une langue et élaborèrent une écriture différentes de celles des peuples voisins, et connurent ensuite l'influence culturelle des Phéniciens et des Égyptiens par le biais des Phéniciens. Ils sont peut-être apparentés aux Berbères du Sahara selon certains auteurs. 

Le tartessien désigne une langue morte de la péninsule Ibérique d'avant la conquête romaine et rattaché à la culture de Tartessos. Elle couvrait une zone géographie correspondant aujourd'hui au sud du Tage partie Portugal, et à l'Andalousie de l'ouest partie Espagne. Aussi appelée sud-lusitanien, la langue est attestée au 5ème siècle av. J.-C. par les inscriptions en écriture du Sud-Ouest ou écriture tartessienne, l'une des écritures paléo-hispaniques les plus anciennes connues. Il est aujourd'hui communément admis que le tartessien était une langue non-indo-européenne, à l'instar de l'ibère, donc on supposerait une filiation probable avec ce dernier, sans certitude aucune.

I tartesoFonte Velha (Bensafrim, Lagos)

A ce jour, seules 95 inscriptions ont été retrouvées, la plus longue faisant 82 caractères visibles. Toutes  ces inscriptions ont été trouvées dans le sud-ouest de l'Espagne et au sud du Portugal (Algarve and southern Alentejo), la plupart sur des objets trouvés dans des nécropoles. L'une des plus anciennes écritures trouvées et conservées a pu être datée à 825 Avant JC et, curieusement, cinq d'entre elles sont en relations avec des stèles de guerriers de la Culture des Urnes du centre de l'Europe (Urnfield Culture - 1300 à 750 Avant JC), dont on sait qu'elle a essaimé du centre de l'Europe jusque presque tous les pourtours de la Méditerranée et de l'Atlantique.

800px beja48Herdade da Abobada (Almodôvar).Museu da Rainha D. Leonor, Beja

L'un des problèmes de l'écriture tartessienne est que c'est scriptio continua, sans aucune ponctuation ni séparation : même si on a pu traduire dans les années 1990 l'écriture, elle demeure largement difficile à comprendre car il n'y a pas de distinction de mots séparés..., ni de certaines consonnes (G-K/B-P/D-T...)

Un signari sudoccidental rodrigez ramos 2000

les valeurs des sons proposées par Rodríguez Ramos (2000)

A ce jour, le tartessien n'est toujours pas classifié, considéré comme un langage et écriture unique et isolée, à cause du manque de données et l'absence d'une réelle connection avec les langues Indo-Européennes ou celtiques. Les structures syllabiques semblent plutôt la rapprocher de l'Ibère ou même du Basque...

Mais retournons aux données archéologiques et littéraires. Historiquement, Tartessos et ses nombreuses mines est donc l'un des hauts-lieux de la métallurgie européenne de la fin de la préhistoire (cuivre du néolithique) et jusqu'à l'âge du fer antique en passant par l'âge du bronze. Fournissant déjà les autres civilisations naissantes en cuivre, l'invention de la monnaie (du côté de la Lydie, proche de la Grèce-Turquie), du bronze (découvert en alliant le cuivre avec l'étain) puis l'arrivée et installation des Phéniciens (comptoir de Gadir-Cadix, Malacca-Malaga,...) vers le 8ème siècle Avant JC, puis des Grecs (Mainake, Portus Menensthei,...) les rend encore plus prospères et riches. Ils commercent avec l'ensemble du monde méditerranéen, voir européen et africain du nord et accueillent les nouvelles installations étrangères avec joie... L'influence phénicienne est aussi accompagnée par ce que les archéologues ont appelé une "période orientale", amenée aussi par les Grecs et les Chypriotes, que l'on retrouve dans les dessins des poteries. L'exploitation des mines devient industrielle au cours du Bronze tardif...

Mais après quelques centaines d'années de paix, et un mélange culturel avec les Phéniciens (adoption des dieux et déesses (Astarte, Baal, etc), les choses se gâtent, car Tartessos est allié historique des Phocéens (Marseille) puis des Grecs. Ce qui en fait l'ennemi de Carthage... et la défaite des Grecs et Phocéens lors de la bataille navale d'Alalia (vers 540-535 av. J.-C) contre les Carthaginois alliés aux Etrusques, au large de la Corse, pourrait bien leur avoir été fatale... car c'est la civilisation entière et son commerce qui disparaît subitement, vers cette époque...

C'est ici que se trouve le grand mystère archéologique : certains pensent que Carthage a rasé villes et comptoirs, déportés les habitants ailleurs. D'autres pensent que, au même moment, une catastrophe a eu lieu : un séisme vers les marécages d'Hinojos (retrouvé apparemment par des géologues) provoquant un énorme tsunami qui aurait englouti la plus grande partie de cette civilisation installée sur le delta du grand fleuve (qui connaît la marée en se rappelle). Pour appuyer ce fait : la trace évidente d'un gros ensablement du delta, qui a tout recouvert, y compris l'un des deux flux du fleuve qui semblait existait à l'origine (il n'y a plus réellement de delta, mais juste une boucle du fleuve se jetant dans la mer de nos jours...  Le delta du fleuve a été graduellement bloqué par une immense langue de sable qui s’étend du Rio Tinto, près de Palos de la Frontera jusqu'à la rive opposée à Sanlucar de Barrameda. Le site est maintenant protégé, formant le parc national de Doñana.

mairena treasury seville museo arqueologico de sevilla

Treasure of El Carambolo, exhibited in the Archaeological Museum of Seville

L'archéologie a trouvé les preuves de l'existence de cette civilisation en plusieurs endroits. Dès 1922, Adolf Schulten attire l'attention sur cette civilisation européenne oubliée. C'est lui qui fait le premier un certain rapport avec l'Atlantide de Platon, et qui fouillera en vain pendant des années. Mais tout de même, en 1923, une nécropole phénicienne est trouvée, ainsi que des stèles montrant une écriture inconnue... on pense alors que les Phéniciens ont conquis les lieux, riches en métaux... Certains pensent que la capitale de Tartessos était en fait située à Turpa, l’actuel Port de Santa María, à l’embouchure du Guadalete. Mais beaucoup de découvertes faites sous la ville de Huelva font dire à d'autres chercheurs que Tartessos est enfouie sous la ville moderne (J.M. Luzón). En septembre 1958, la découverte d'un magnifique trésor en or à Camas, à 3 km de Séville, nommé le trésor de Carambolo, car lié à de la poterie spécifique du bronze tardif et d'un type "oriental" tartessien divise la communauté scientifique, qui se divise entre la probabilité tartessienne et la probabilité phénicienne. On rencontre le même problème avec la statue de la Dame d'Elche (car Elche n'est pas proche, mais les oeuvres d'art bougent...) et des centaines d'artefacts trouvés à la nécropole de La Joya, Huelva. 

Dame Elche

Dame d'Elche (contesté en tant qu'artefact de Tartessos, bien que seuls ces derniers auraient pu faire une aussi belle oeuvre d'art à l'époque estimée)

Une grande partie de ces artefacts sont reconnus comme spécifiquement Tartessiens de part l'apparence de motifs bruns et de motifs géométriquement bagués appelés Carambolo, datés du 9ème au 6ème siècle avant JC. Les caractéristiques des bronzes tartessiens comprennent des cruches en forme de poire, souvent associées à des enterrements, avec des braseros en forme de plat peu profonds avec des poignées en boucle, des encensoirs avec des motifs floraux, des fibules des deux types connus, coudés et double-ressort, et des boucles de ceinture. Jusqu'à présent, aucun site antérieur à la colonisation des Phéniciens n'a encore été découvert, ce qui fait dire à certains chercheurs qu'on n'a pas encore retrouvé la véritable Tartessos des débuts, mais juste des sites mi-tartessiens, mi-phéniciens (un peu comme les sites gallo-romains en France). Si c'est le cas, la véritable Tartessos est probablement enfouie sous les sables du Delta du Guadalquivir. 

À Cástulo (Jaén), une mosaïque de galets de rivière datée de à partir de la fin du 6ème siècle avant JC est la première mosaïque en Europe occidentale. La plupart des sites ont été inexplicablement abandonnés durant le 5ème siècle avant JC. Des recherches récentes ont exhumé sur deux grosses parcelles de terrains à Huelva, entre Las Monjas Square et Mendez Nuñez Street, environ 90.000 fragments de céramiques de marchandises indigènes, phéniciennes et grecques importées, dont 8009 morceaux ont permis une identification de type. Cette poterie, datée du 10ème siècle au début des 8e siècles avant JC, est antérieure aux découvertes d'autres colonies phéniciennes; l'ensemble, avec des restes de nombreuses activités, ces découvertes à Huelva révèlent un "emporion" (gros comptoir) industriel et commercial important sur ce site durant plusieurs siècles. Des découvertes similaires dans d'autres parties de la ville permettent d'estimer l'habitat protohistorique de Huelva à quelque 20 hectares, ce qui est énorme pour un site dans la péninsule ibérique de cette période...

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Lion ailé de bronze, certainement décor d'un trône ( 700-575 av. J.-C )

Des datations au carbone 14 calibré, réalisées par l'Université de Groningen sur des os associés à des bovins, ainsi que la datation basée sur des échantillons de céramique ont permis une chronologie de plusieurs siècles à travers l'état de l'art de l'artisanat et de l'industrie depuis le 10ème siècle avant JC, comme suit: poterie (bols, plaques, des cratères, des vases, amphores, etc.), des pots de fusion, des buses de coulage, des poids, des pièces de bois finement travaillées, des pièces de bateaux, des crânes de bovidés, des pendentifs, fibules, chevilles en os, agate, ivoire - avec le seul atelier de la période enfin bien prouvé dans l'ouest -, or, argent, etc. ...

L'existence de produits et matériaux étrangers mélangés conjointement avec les locaux suggère que le vieux port de Huelva était une importante plaque tournante pour la réception, la fabrication et la livraison de produits divers d'origine différente et distante. L'analyse des sources écrites et les produits exhumés, y compris les inscriptions et des milliers de céramiques grecques, dont certaines sont des œuvres d'excellente qualité par des potiers et des peintres connus, suggère également que cet habitat peut être identifié non seulement avec la Tarsis ou Tarshish mentionnée dans la Bible, sur la stèle assyrienne de Esharhaddon et peut-être dans l'inscription phénicienne de Nora Stone, mais aussi avec les Tartessos de sources grecques - l'interprétation de la rivière Tartessus comme équivalent à l'actuelle rivière Tinto et le lac Ligustine à l'estuaire commun des rivières Odiel et Tinto qui coulent à l'ouest et à l'est de la péninsule Huelva... En effet, dans la Bible des hébreux, Tarsis ou Tarshish est mentionnée plusieurs fois par la venue de ses rois en hommage à Salomon, apportant de riches présents, et aussi dans Le livre des Rois, 22 : « Le roi (Salomon) possédait dans la Mer Rouge la flotte de Hiram, et la flotte de navires au long cours ; tous les trois ans, la flotte des bateaux de Tarsis apportait or, argent, ivoire, singes et paons. » (“paons des Baléares” ce sont aussi les grues huppées).

Recreacion de la muralla tartesica de tejada

Une muraille de Tartessos reconstituée (à gauche). 

 

Là où cela se complique selon plusieurs auteurs (je cite ci-après Axel Famiglini), c'est que les Grecs on commencé l'étude de la civilisation de "Tartessos" à cause de cette référence contenue dans le Critias de Platon : " Sa jumelle (Atlante) était née après Elle, et touchait l'extrême partie de l'île vers les Colonnes d'Hercule, prés de cette région qui, dans ce bras de mer, est maintenant appelée Gadirica et qui eut le nom d'Eumelos qui se dit Gadiro dans leur langue : c’est de son nom que vint celui de cette contrée ". Dans cette zone était située la cité de Gades, l'actuelle Cadix qui, dans le texte de Platon a donné le nom de Gadiro. La ville de Gades fut fondée par les Phéniciens de Tyr vers 1100 avant JC environ, dans une île à 30 Km au sud de “Tartessos”. Gades était une colonie commerciale qui servait à entretenir de véritables rapports commerciaux avec la ville voisine de "Tartessos" qui était extrêmement riche en matières premières, dont la plus importante était l'Argent.

De "Tartessos" et de sa civilisation sont restés très peu de choses retrouvées pendant les fouilles du Professeur Adolf Schulten d'Erlangen, avec l'aide de l'archéologue Bonsor et du géologue Jessen dans les années vingt. Les archéologues retrouvèrent en 1923 un anneau avec d’étranges inscriptions en caractères semblables aux alphabets grec et étrusque dont vous pouvez voir une reproduction ; ensuite ils retrouvèrent un bloc de muraille qui, selon Schulten, témoigne de l'existence de deux villes, une datable du troisième millénaire avant JC et l'autre vers 1500 avant JC. Les fouilles furent interrompues à cause de l'excessive hauteur de la nappe phréatique et les archéologues en conclurent que la ville de "Tartessos" dut s’être effondrée. Les Phéniciens
arrivèrent dans la zone de "Tartessos" vers 1100 AEC et ils fondèrent la colonie de Ha-Gadir (Gadir classique, l'actuelle Cadix), située à l'époque sur une île et devenue maintenant une péninsule, colonie dont on dit qu'elle avait d'abord des buts commerciaux.

Voilà ce que dit Pline dans son "Histoire Naturelle", livre IV, 119-120 : « Mais, vraiment à l'extrémité de la Béthique, à 25 milles de l'entrée du détroit,
il y a l'île de Cadix, longue de 12 milles et large de 3, comme l'écrit Polybe [...] l'île possède une ville avec des habitants de citoyenneté romaine, appelés Augustani de la ville Giulia de Cadix (Gades). Du côté qui regarde l'Espagne, environ à 100 pas, se trouve une autre île... dans laquelle il y avait d'abord eu la ville de Cadix. Elle est appelée... Junonide par les natifs. Le Timée affirme que l'île la plus grande est appelée par ces derniers Cotinusa ; mais nos gens l'appellent "Tartessos", et les Carthaginois Gadir, qui est un mot punique signifiant "haie". »

On considère que le plus célèbre souverain de Tartessos était Arganthonios auquel Herodote accorde une longue vie de 120 ans et une durée de gouvernement de 80 ans, ce qui est presque historiquement garanti. Comme souverain d'un pays riche d'une profusion de métaux et paisible, il était pour les Grecs une sorte de Crésus de l'ouest.

Kolaios, citoyen de Samos, y était arrivé au 7ème siècle Avant JC par suite d'une tempête terrible et avait été pris pour un Grec. Le roi rassemblait alors les moyens pour la construction du rempart de Phokaia sous forme d'une quantité immense d'argent. Phokaia/ Phocée était l'antique nom de fondation de Massalia (Marseille) et de Mainake, ce qui représente l'extension grecque dans la Méditerranée occidentale.

On continue à parler de "Tartessos" dans Hérodote, mais la description qu'il en fait ne lui est évidemment pas contemporaine : Voici ce qu’il en dit dans son livre I, 163 : « Arrivés à "Tartessos", ils devinrent très amis du roi de Tartessos nommé Argantonos qui régna 80 ans et vécut en tout 120 ans. Les Focei (Grecs) lui devinrent si chers qu’il les invita d'abord à abandonner leur pays et à s'établir sur la terre qu’ils voudraient et, ensuite, puisqu'il ne réussissait pas à les persuader et ayant appris que leurs moyens croissaient en puissance, il leur donna de l'argent pour ceindre la ville de murs. Et il en donna sans compter ; le tour des murs de Focea mesure en effet pas peu de stades, et il est tout de grandes pierres bien ajustées. »
Dans ce passage (Livre IV, 152) est confirmée à nouveau la position de "Tartessos" : " Et puisque le vent ne cessait pas de souffler, ils rejoignirent "Tartessos" à travers les Colonnes d'Hercule (les Sami), guidés par un Dieu ".

Strabon, dans sa "Géographie", Livre III, 1.6, donne d’intéressantes informations concernant cette civilisation, même s'il parle surtout des descendants romanisés des Tartessiens : " La région de la Béthique porte le nom du fleuve ou Turdetania le nom de ses habitants les Turdetani qui sont aussi appelés les Turduli. Certains indiquent que c’est le même peuple sous ces deux noms, cependant que d'autres pensent qu’ils sont deux peuples différents : parmi ces derniers il y a même Polybe selon lequel les Turdules habitent dans le nord avec les Turdetans : toutefois il n'existe maintenant que peu de différences
entre ces deux peuples. Ceux-ci sont considérés comme les plus cultivés des Ibères, beaucoup se servent de l'écriture et conservent des chroniques écrites de leur histoire ancienne, poèmes et lois en vers, vieux de 6000 ans disent ils : même les autres Ibères se servent de l'écriture, mais pas d'une forme unique née d'une unique langue. "
Livre III, 2.11 : « Non loin de Castalo se trouve le mont où naît le fleuve Betis, appelé “l'argenté”, qui vient des mines d'argent qui s’y trouvent (...) Il semble que les anciens appelaient le Betis : "Tartessos" et Gadeira avec toutes les îles voisines : Erytheia. [...] Parce que le fleuve a deux sources, on dit qu'anciennement dans la terre du milieu [confluent] il existait une ville qui s'appelait comme le fleuve, "Tartessos" pendant que la région s'appelait la Tartesside, occupée aujourd'hui par les Turdules. Par contre Eratostène dit que la région contiguë à Calpe s'appelait la Tartesside et qu'Erytheia s'appelait "l’Île Fortunée". »

Notons que les Îles Fortunées étaient identifiées dans l'antiquité avec les Canaries, qu’on a même pu supposer être d’hypothétiques restes de l'Atlantide. (fin de citations de Axel Famiglini).

On peut noter également que l'on a retrouvé le nom de Tarsis dans un texte assyrien du temps d'Assarhaddon (Rev. Bbl., 1927, p. 105). Il s'agit d'une ville qui était certainement un centre important du trafic maritime, et dès le temps de la monarchie israélite. Les bateaux qui assuraient la liaison entre la côte palestinienne et Tarsis avaient reçu le nom de «navires de Tarsis», mais cette appellation fut accordée à tous les bateaux faisant les voyages au long cours (1Ro 22:49,2Ch 20:36,1Ro 10:22,2Ch 9:21,Esa 2:16 23:1 Eze 27:23). Tarsis semble avoir eu des relations commerciales très étroites avec Tyr, la grande métropole phénicienne, dont elle était un des plus riches comptoirs. " De Tarsis on apportait à Tyr de l'argent, du fer, de l'étain, du plomb " (Eze 27:12,Jer 10:9), " richesses des «îles lointaines», associées si souvent à Tarsis dans les mentions bibliques " (Ps 72:10, Esa 60:9 66:19). On sait enfin que, pour «s'enfuir loin de la face de l'Éternel», Jonas s'embarqua à Japho (Jaffa) à destination de Tarsis, c'est-à-dire à l'extrême opposé de la direction de Ninive où Dieu l'envoyait (Jon 1:1-3). Les tempêtes étaient fréquentes, (cf. Ps 48:8) et le bateau qui emportait Jonas n'échappa qu'après bien des péripéties (dont la fameuse baleine, dont l'histoire se serait déroulée au large de Tarsis...)...

Canchoroano extremadura tartessos espagne

Maquette du temple Tartessien trouvé sur le site de Cancho Roano à Estrémadura

Lors de précédentes campagnes de fouilles, les chercheurs du CSIC ont découverts les restes d'un temple près de Badajoz (Estrémadure), ainsi qu'une nécropole à proximité de Huelva (Andalousie). Les archéologues espagnols n'ont trouvé jusqu'ici aucune trace d'établissement urbain majeur mais les photos aériennes ont montré l'existence de formes géométriques qui ne peuvent être le résultat de formations naturelles.

Atlantide 2

Le documentaire de la chaîne National Geographic : (en) Finding Atlantis avec le Dr. Richard Freund, sorti en mars 2011, associe clairement Tartessos à l'Atlantide. Des images aériennes du delta ensablé y révèlent une structure rectangulaire qui pourrait être un temple. Et dans les environs une centaine de pierres gravées de 3 cercles concentriques percés décrivent exactement la cité engloutie décrite par Platon.

Estela decorada del guerrero

La stele gravée de trois cercles concentriques de El Guerrero

Pour localiser la cité, les chercheurs américains, canadiens et espagnols ont utilisé des clichés satellites puis des techniques de terrain comme le sondage radar, la tomographie et des technologies sous-marines. Ils ont ensuite concentré leurs recherches sur une zone au Nord de Cadix (Espagne) et ont repéré les restes enfouis d'une cité organisée en trois anneaux concentriques dans les marais du Doña Ana Park.

Tartessos espagne

2015 : L'entrepreneur espagnol, Manuel Cuevas, passionné d'archéologie, donne de nouvelles preuves

Bien que les responsables du projet refusent de spéculer sur un lien éventuel entre la cité perdue de Tartessos et la mythique Atlantide, d'aucuns pensent que les découvertes réalisées permettront de l'identifier comme tel et de mettre un terme à une quête vieille de plusieurs siècles. Selon l'archéologu

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Les Polynésiens en Californie il y a plus de 1000 ans

Les Polynésiens aussi en Californie il y a plus de 1400 ans

 

Polynesiensroutes mini

 

Deux autres preuves consolident le fait que des Polynésiens ont bien débarqué aussi en Amérique du nord, plus précisément en Californie du sud, au minimum 1000 ans avant que Christophe Colomb arrive sur la côte est... avec les preuves qui s’amoncellent sur leur probable débarquement en Amérique Latine encore plus tôt qu'en Amérique du Nord...

C'est donc une très vieille idée, qui date du 19ème siècle, qui semble de plus en plus confirmée par de multiples preuves...

La première de ces preuves consiste en la datation au carbone 14 recalibré d'une antique coiffure de cérémonie utilisée par les Indiens Chumash de Californie du Sud. La seconde implique la recherche effectuée par deux scientifiques de Californie qui suggèrent qu'un mot Chumash pour "planche de canot cousu" est dérivé d'un mot polynésien pour le bois, utilisé pour construire exactement le même bateau.

A l'époque (2005) les scientifiques, la linguiste Kathryn A. Klar de UC Berkeley et l'archéologue Terry L. Jones de Cal Poly San Luis Obispo, avaient du mal à obtenir que leur thèse sur des contacts entre les anciens Polynésiens et les Chumash soit publiée dans des revues scientifiques. Les Chumash et leurs voisins, les Gabrielino, étaient les seuls Indiens d'Amérique du Nord à construire des bateaux en planches-cousues, une technique utilisée dans les îles polynésiennes.

Le mot Chumash pour "canot en planches-cousues" est tomolo'o, tandis que le mot hawaïen pour "arbre utile" est kumulaa'au. Les Polynésiens ont colonisé Hawaï au cours du premier millénaire après Jésus-Christ, et dans le processus, leur langue a évolué en langue hawaïenne. Le mot tumu Polynésien signifie arbre ou tronc d'arbre, et ra'akau signifie bois ou la branche; l'analyse linguistique complexe de Klar montre comment la combinaison de ces deux mots a évolué dans le kumulaa'au hawaïen. Beaucoup de mots hawaïens qui commencent par "k" à l'origine ont commencé avec "t". Remplacer le "k" de kumulaa'au avec un "t" et la similitude entre les mots devient évidente. La similitude est si grande, dit Klar, qu'il est très peu probable que ce soit une coïncidence.

Le canot en planches-cousues  était la version des Indiens Chumash d'un digne yacht de haute mer, un véhicule suffisamment solide pour leur permettre de pêcher dans les eaux profondes au large des côtes. Le navire résultant était élégant, léger, rapide et durable, ou le véhicule parfait pour les voyages de longue distance à travers les eaux agitées, y compris les zones de pêche en eaux profondes. Klar et Jones raisonnent sur le fait que les anciens polynésiens ont navigué vers la Californie du Sud et ont partagé leurs connaissances de la navigation de plaisance avec les Chumash. Ce fut une ancienne forme de ce qu'on appellerait aujourd'hui «transfert de technologie».

PolynesiensroutesLes routes des Polynésiens : un passage vers la Californie est possible périodiquement grâce à des vents saisonniers...

Un élément clé de preuve pour ce point de vue était la datation au carbone 14 des coquilles d'ormeaux d'une coiffure de cérémonie Chumash façonnée à partir du crâne d'un espadon, un poisson de haute mer. Sur la base des méthodes antérieures de la datation au carbone, les coquillages, désormais stockés au Musée d'histoire naturelle de Santa Barbara, ont été supposés être âgés d'environ 2000 ans. Cette date impliquait que les Chumash pêchaient dans les eaux de haute mer environ 400 ans plus tôt que l'hypothèse du contact polynésien-Chumash de Klar et Jones.

Il se trouve, cependant, que la datation initiale au carbone-14, qui avait été déterminée avant que les scientifiques aient réalisé qu'ils devaient prendre en compte les différents niveaux de l'atmosphère du carbone-14, (d'où recalibration au début du 21eme siècle), était fausse.

Inspiré par l'hypothèse de Klar et Jones, John Johnson, conservateur d'anthropologie au Musée de Santa Barbara, a décidé de recalibrer les coquilles d'ormeaux. Il a découvert qu'ils dataient d'environ 600 après J.-C., quelques centaines d'années plus jeunes qu'on ne le pensait. Il a annoncé sa conclusion en Avril lors d'une conférence sur l'archéologie à Salt Lake City.

Six cents A.D. est en plein milieu de la période pendant laquelle les anciens Polynésiens ont navigué vers la Californie du Sud, selon la théorie de Klar et Jones (entre 500 et 700 après J.C. d'après eux).

Mais après avoir été aux prises pendant deux ans avec des critiques par des pairs examinateurs, l'article de Klar et Jones est paru dans la revue archéologique American Antiquity en Juillet.

S'ils ont raison, leur conclusion est un coup majeur porté à l'hostilité traditionnelle des anthropologues nord-américains à la théorie selon laquelle des non-Européens ont visité ce continent bien avant Christophe Colomb.

Jusqu'à présent, peu de scientifiques ont osé spéculer que les anciens Polynésiens ont visité la Californie du Sud entre 500 et 700 après Jésus-Christ, c'est à dire, au cours des siècles après la chute de l'Empire Romain. Ceci est connu sous le nom de l'hypothèse de «diffusion transpacifique».

" Le paradigme dominant en archéologie américaine pour les 60 dernières années ou plus, a été anti-diffusionniste, et nos résultats sont déjà une stimulation pour une refonte de ce paradigme ", a déclaré Klar au Chronicle.

L'idée que l'ancienne Amérique du Nord aurait pu recevoir des visiteurs des îles du Pacifique et de l'Asie a eu peu d'amis dans les temps modernes. L'idée était populaire parmi les chercheurs du 19e siècle, mais est tombée en disgrâce scientifique au cours du 20e.

A travers le siècle dernier, l'opposition des scientifiques ne semble pas déraisonnable: Non seulement le Pacifique est le plus large océan du monde, les marins de l'ouest aurait été confrontés à des courants et des vents contraires qui auraient tendance à les pousser dans la mauvaise direction.

Récemment, cependant, l'opposition scientifique, à au moins quelques idées diffusionnistes, a commencé à vaciller. Un gros coup dur pour les sceptiques est venu il y a plus d'une décennie, avec la découverte de preuves archéologiques que les Polynésiens anciens mangeaient des patates douces, qui sont originaires d'Amérique du Sud. Vraisemblablement, les marins polynésiens se sont aventurés en Amérique du Sud, ont obtenu des patates douces et les ont ramenés sur leurs îles d'origine. (Langdon, Robert (2001). "The Bamboo Raft as a Key to the Introduction of the Sweet Potato in Prehistoric Polynesia". The Journal of Pacific History36 (1): 51–76. doi:10.1080/00223340123312"Modeling the prehistoric arrival of the sweet potato in Polynesia"Journal of Archaeological Science35: 355–367. doi:10.1016/j.jas.2007.04.004)

D'autres découvertes sur un probable contact entre les polynésiens et l'Amérique Latine proviennent d'analyses d'ADN d'os de poulets découverts à El Arenal au Chili, des os de poulets dont plusieurs analyses ont confirmé qu'ils portaient des séquences provenant non seulement de Samoa et Tonga, mais aussi d'Asie du Sud-est, du sous-continent indien et... d'Europe... et qu'ils dataient de entre 1304 et 1424, c'est-à-dire bien avant l'arrivée des Espagnols sur place ! La seule explication plausible est donc bien l'importation des premiers poulets en Amérique Latine via les Polynésiens ! (Gongora, J.; Rawlence, N. J.; Mobegi, V. A.; Jianlin, H.; Alcalde, J. A.; Matus, J. T.; Hanotte, O.; Moran, C.; Austin, J. J.; Ulm, S.; Anderson, A. J.; Larson, G.; Cooper, A. (2008). "Indo-European and Asian origins for Chilean and Pacific chickens revealed by mtDNA"Proceedings of the National Academy of Sciences.105 (30): 10308–10313. doi:10.1073/pnas.0801991105. PMC 2492461 PMID 18663216.). 

Une équipe de chercheurs dirigée par le "Mummy Research Group et BIOARCH" de l'Université de York,  alors qu'elle examinait une momie péruvienne au musée Bolton, a constaté qu'elle avait été embaumée en utilisant une résine d'arbre. Avant cela, on pensait que les momies péruviennes avaient naturellement été préservées. La résine s'est révélée être celle d'un conifère Araucaria lié au «monkey puzzle tree», c'était d'une variété trouvée seulement en Océanie et probablement en Nouvelle-Guinée. " La datation au radiocarbone des deux, la résine et le corps, par le laboratoire du radiocarbone de l'Université d'Oxford, a confirmé qu'ils étaient essentiellement contemporains, et datés d'environ 1200 CE (bien avant l'arrivée des Espagnols donc, et la résine en provenance directe de Nouvelle Guinée !!) ". (From the University of York Magazine, page 9, April/May 2008).

Ces découvertes sur les patates douces et les poulets sapaient déjà un élément majeur du vieil argument de la critique: que le voyage polynésien aux Amériques était physiquement impossible. Pourtant, des preuves directes pour un contact polynésien avec l'Amérique du Nord étaient rares. En voici donc deux autres qui s'ajoutent...

Il semble donc que non seulement Christophe Colomb était déjà loin derrière les Vikings, mais aussi que ces derniers ont été devancés au moins par les Polynésiens dans cette série de "redécouvertes" des Amériques... sans oublier que toutes ces possibilités ouvertes pour passer tant par les flots de l'ouest que ceux de l'est, vont également dans le sens de certains chercheurs qui affirment que les Solutréens, les Phéniciens (et voir les recherches de Cyrus H. Gordon sur l'inscription phénicienne trouvée sur la plaque de Bat Creek), ou autres Minoens (via d'antiques mines de cuivre aux USA), qui étaient tous de bons marins, auraient également laissé des traces aux Amériques, bien longtemps avant encore... mais ces traces sont encore plus rares bien sûr... et probablement pas toutes réelles...

Bat creek exam 5 28 10

Bat Creek inscription (Smithsonian Institute) - origine non prouvable...

 

Yves Herbo et traductions, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/, 05-08-2016