mystère

Egypte, visite des ruines du Temple de Bastet

Egypte, visite des ruines du Temple de Bastet par le Projet Isida

Bubastis

Bubastis est une ancienne ville égyptienne, située dans la Basse-Egypte au sud-est du delta du Nil. Cette ville a existé depuis le début du 3ème millénaire avant JC jusqu'au milieu du 1er millénaire avant JC. Sa localisation moderne se trouve sur le site de Tell Basta et de la ville Zagazig.

Selon la mythologie égyptienne, le fondateur de la ville était la déesse Isis. Les anciens Égyptiens ont donné ce nom à cette ville en l'honneur de la déesse Bastet, y ajoutant parfois le préfixe "per" avant le nom. "Per" signifie "la maison". Dans l'ancienne langue égyptienne, le nom de la ville ressemblait à "Pour Bastet" - ce qui signifie la Maison de la déesse Bastet.

Bubastis ruines wikimazighBubastis ruines wikimazigh

Le bâtiment le plus célèbre, situé dans ce domaine, était le temple de Bastet - le centre du culte de la Déesse. Le temple a été établi par l'ordre d'Amenemhat I (XX° siècle avant JC), mais peut-être que le Pharaon a juste fait reconstruire les restes d'un bâtiment plus ancien. La description la plus complète du temple de Bastet a été donnée par Hérodote au Ve siècle av. JC. Il la considérait comme la plus belle construction dans l'Egypte ancienne :

« Dans cette ville est un temple de Bubastis qui mérite qu'on en parle. On voit d'autres temples plus grands et plus magnifiques ; mais il n'y en a point de plus agréable à la vue. Bubastis est la même que Diane parmi les Grecs. Son temple fait une presqu'île, où il n'y a de libre que l'endroit par où l'on entre. Deux canaux du Nil, qui ne se mêlent point ensemble, se rendent à l'entrée du temple, et de là se partagent, et l'environnent, l'un par un côté, l'autre par l'autre. Ces canaux sont larges chacun de cent pieds, et ombragés d'arbres. Le vestibule a dix orgyies de haut ; il est orné de très belles figures de six coudées de haut. Ce temple est au centre de la ville. Ceux qui en font le tour le voient de tous côtés de haut en bas ; car, étant resté dans la même assiette où on l'avait d'abord bâti, et la ville ayant été rehaussée par des terres rapportées, on le voit en entier de toutes parts. Ce lieu sacré est environné d'un mur sur lequel sont sculptées grand nombre de figures. Dans son enceinte est un bois planté autour du grand temple : les arbres en sont très hauts. La statue de la déesse est dans le temple. Le lieu sacré a, en tout sens, un stade de long sur autant de large. La rue qui répond, à l'entrée du temple traverse la place publique, va à l'est, et mène au temple de Mercure ; elle a environ trois stades de long sur quatre plèthres de large (120 mètres), et est pavée et bordée des deux côtés de très grands arbres. Cela mène au temple d'Hermès ". 

(traduction d'Hérodote : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/euterpe.htm

Bubastis0

https://gusgleiter.wordpress.com/2012/11/10/tanis-and-bubastis-ancient-temple-ruins/

Les fouilles archéologiques ont été faites à Bubastis principalement dans la zone du sanctuaire. Maintenant, nous ne pouvons juger de la splendeur de l'ancienne ville que par les restes de monuments magnifiques, trouvés sur le site. Avant le site de l'ancien temple, il y a un musée en plein air moderne, qui contient la plupart des artefacts qui ont survécus. On y note la présence d'une sorte de sarcophage ou container creux en diorite comportant une ligne rouge d'aplite (ci-dessous) et de nombreuses statues.

Bubastis1

Les temples et la ville ont été complètement détruits et s'étalent sur des centaines de mètres et même sous la ville moderne voisine qui grandit sans arrêt... L'hypothèse la plus commune, concernant la destruction du temple de Bastet est basée sur le fait que les éléments de sa conception auraient été extraits pour être utilisé comme pierres de construction. Ce fait semble démenti par le fait qu'il reste énormément de fragments grands et petits et on ignore pourquoi les destructeurs auraient créé une carrière pour ne pas s'en servir finalement puisqu'elle est resté sur place...

Voici un petit documentaire sur le site filmé par l'équipe et disponible sur Youtube :

Voir les très belles et nombreuses photos du site sur la page concerné sur le blog du Projet ISIDA :

http://isida-project.ucoz.com/egypt_dec_2013/bubastis.htm

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 21-01-2015

La théorie de l'Univers miroir

La théorie de l'Univers miroir de Julian Barbour

Mirror creepy mini

La fin des temps dans notre univers pourrait être le début des temps dans un autre univers, et vice versa. C'est l'hypothèse avancée par une équipe internationale d'astrophysiciens dans le numéro de décembre 2014 de Physical Review Letters : que les questions fondamentales sur le temps, la structure et l'entropie ont leur solution si nous supposons que notre univers a un univers étrange jumeau où le temps tourne vers l'arrière, par rapport à nous - chaque division de l'univers partant du Big Bang dans des directions temporelles opposées, servant non comme le début d'une époque, mais plutôt comme un point à mi-chemin entre les deux univers.

C'est une explication compliquée, mais peut-être pas aussi compliquée que la théorie que nous utilisons actuellement. Et la raison de cette complexité est l'entropie.

C'est quoi l'entropie (texte français) ? (vidéo en VO - vous pouvez mettre des sous-titres anglais en cliquant la case sous-titre et traduire ces sous-titres (google) en utilisant les paramètres (étoile))

Les amphis de France 5 : l'entropie

Comme le scientifique américain Lee Billings l'explique :

" La flèche du temps thermodynamique suggère que notre univers observable a commencé dans un état exceptionnel spécial de haut niveau et de basse entropie, comme un œuf cosmique vierge matérialisé au début du temps pour être brisé et mélangé pendant toute l'éternité... [Ludwig] Boltzmann, croyant que l'univers est éternel en conformité avec les lois de Newton, pensait que l'éternité pourrait expliquer une origine en basse entropie pour la flèche du temps. Donnant assez de temps, un temps sans fin en fait, tout ce qui peut arriver arrivera, y compris l'émergence d'une grande région de très faible entropie, comme une fluctuation statistique à partir d'un univers intemporel, la haute entropie étant un état de quasi-équilibre...

Les cosmologistes d'aujourd'hui ont une tâche plus difficile, parce que l'univers que nous connaissons aujourd'hui n'est pas sans âge et immobile : Ils doivent expliquer l'émergence de la flèche du temps dans un univers dynamique, relativiste qui, apparemment, a commencé il y a environ 14 milliards d'années dans la conflagration ardente du big bang.

L'équipe de Oxford derrière la théorie de l'univers miroir, menée  par l'excentrique mais brillant Julian Barbour - a émis l'hypothèse que la gravité pourrait être la force qui réorganise finalement l'univers dans un état de faible entropie relativement vierge, propice au Big Bang. Le problème est que la gravité n'aurait littéralement pas eu le temps de le faire, sauf si elle existait déjà dans un état de haute entropie, ce qui impliquerait la détérioration d'un autre état en faible entropie, ce qui impliquerait donc un autre Big Bang, et ainsi de suite. Il n'est pas impossible que l'univers se compose d'une série infinie de Big Bangs oscillants, mais cela va de soit, et les théories infalsifiables (littéralement) d'une infinie complexité n'ont pas tendance à faire des physiciens très heureux...

Ainsi, lorsque vous considérez cette alternative, l'hypothèse de l'univers miroir pourrait en fait s'avérer être une explication moins complexe pour le Big Bang et la nature du temps : deux univers rebondissent vers l'extérieur dans des états de haute-entropie, comme des billes sur le berceau d'un Newton, avec une faible entropie du Big Bang se reposant au centre comme point d'origine à faible entropie des deux échéances. C'est une idée assez sauvage, mais nous avons affaire à des données assez sauvages et aussi des affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires, des preuves extraordinaires peuvent justifier des affirmations extraordinaires. Prouver ces allégations est, bien sûr, une tout autre affaire...

Yves Herbo traductions, Sciences, F, Histoires, 19-01-2015

Il y a 200000 ans en France, l'Homme de Tourville

Il y a 200000 ans en France, l'Homme de Tourville

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En haut, les fossiles de bras trouvés à Tourville comparés à un squelette normal de bras

Avec la découverte mi 2014, lors des fouilles des sables de l'ancienne falaise de Tourville-la-Rivière, en Normandie, France, de trois fossiles d'os humains provenant d'un bras, les perspectives sur une race inconnue d'hominidés dans tout le nord de l'Europe se sont trouvées renforcées, ou tout au moins la présence beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait des premiers néanderliens si haut en Europe. Car le rapport des scientifiques paru dans la revue internationale PLOS ONE à l'automne 2014 est sans équivoque sur la datation de ces fossiles, qui sont donc à rapprocher des quelques autres trouvés. Si ces derniers sont peu nombreux, avec seulement deux morceaux de crânes trouvés dans le Nord de la France et une dizaine d'autres vestiges répartis entre l'Allemagne et l'Angleterre, leur nombre s'accroit avec la ténacité des chercheurs et de la chance. On pourrait d'ailleurs probablement également citer les empreintes de pieds nus découverts également l'année dernière lors des basses marées exceptionnelles qui se sont produites en Angleterre et dont j'ai parlé dans un autre article.

Quels étaient ces hommes préhistoriques du nord de l'Europe, qui avaient devancé de plusieurs milliers d'années les néandertaliens que l'on retrouve partout en Europe (et peut-être ailleurs !) vers -100.000 ans, et dont ils sont bien distincts du point de vue caractéristiques d'après les études ? Beaucoup de scientifiques les nomment des "pré-néandertaliens" sans trop se mouiller mais surtout pour pouvoir leur donner un nom. Que dit ce rapport et quels sont les quelques autres fossiles trouvés ?

Ce rapport a été publié par des chercheurs du CNRS, de l’Inrap, de l’université nationale australienne, du Centre national de recherche sur l’évolution de l’Homme à Burgos (Espagne) et du département d’Anthropologie de l’université Washington à Saint Louis. En fait, le site de Tourville où a été trouvé ces fossiles n'est que le 12ème de ce type dans le nord européen, qui y représentent à eux seuls la période du pléistocène moyen (entre 781.000 ans et 128.000 ans avant maintenant - notez que j'ai parlé de la période -129.000 à - 125.000 ans récemment, époque d'une fonte des glaces spectaculaire et d'un réchauffement similaire à celui que nous connaissons de nos jours) du point de vue fossiles humains.

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" Ces fossiles de Tourville constituent donc une découverte majeure pour la connaissance sur ces lointains hominidés européens et se composent des trois os longs du bras gauche d’un même individu (humérus, cubitus et radius). L’étude paléoanthropologique et les analyses morphologiques et métriques permettent de les attribuer à la lignée néandertalienne, (YHavec toutefois une nuance de taille, car c'est la première fois qu'une crête inhabituelle, à l’endroit de l’attache du muscle deltoïde est détectée chez le néandertalien). Le fossile et l’occupation humaine sur le site de Tourville-la-Rivière sont datés entre 236 000 et 183 000 ans. Cinq échantillons d’os humains ont été analysés par les isotopes radioactifs de la série de l’Uranium 238 et huit dents animales par la même méthode et celle de l’Electro spin raisonnance (ESR). S’il est impossible de déterminer le sexe de l’individu, en raison des dimensions des diaphyses des trois os, ils pouvaient appartenir à un « grand » adolescent ou à un adulte. L’absence de preuves d’une intervention humaine ou de carnivores sur les ossements laisse envisager un scénario : le bras entier de ce pré-Néandertalien a été charrié par la Seine avant de se déposer, avec ou sans la main, sur les berges ou sur des bancs de sable au pied de la falaise crayeuse de Tourville-la-Rivière. " (YH : oui mais alors quel rapport entre le bras et l'occupation humaine constatée sur le site de la même époque... ???).

" L’Homme de Tourville est donc le premier fossile humain aussi ancien qui révèle, sur son humérus, une crête inhabituelle à l’endroit de l’attache du muscle deltoïde. Cette anomalie physique (et n'oublions pas que le néandertalien, comme l'Homme et tous les hominidés, se distingue par un assemblage de caractéristiques physiques propres) résulte, selon toute vraisemblance, de la sollicitation du muscle deltoïde postérieur par un mouvement répétitifpeut-être celui du lancerqui peut être comparable à celle observée chez certains athlètes professionnels contemporainsBien que cette anomalie ait eu probablement peu d'influence sur la survie de l'individu, elle pose des questions sur le comportement individuel et collectif, la vie quotidienne des homininés du Paléolithique moyen.

Site préhistorique et paléontologique, Tourville-la-Rivière est situé dans un des nombreux méandres de la vallée de la Seine, à 14 km au sud de Rouen. Il offre une imposante séquence, de plus de 30 m de haut, reposant sur la basse terrasse de la Seine. La stratigraphie se compose de nappes d’alluvions qui se sont accumulées entre 350 000 et 130 000 ans avant notre ère. En 2010, la fouille d’un hectare s’est focalisée sur celles riches en vestiges et caractéristiques de la fin d’une période interglaciaire, datant d’environ 200 000 ans.

Tourvillesite

Les espèces animales présentes sont caractéristiques de ce contexte de fin de période interglaciaire : outre le cerf, on trouve l’aurochs et deux espèces d’équidés (dont l’hydrontin). Avec ces herbivores grégaires, il y a également du sanglier et du rhinocéros. Ils sont accompagnés de plusieurs carnivores : le loup, le renard, l’ours et la panthère. En plus de cette grande faune abondante, le site livre également des petits mammifères (chats sauvages) ou des rongeurs (castor, lièvre). Cette accumulation résulte, pour une large part, de phénomènes naturels : des carcasses animales, entières ou partielles, charriées par le fleuve, viennent se déposer sur les berges ou sur des bancs de sable de Tourville-la-Rivière. " (YH : notons qu'une fin de période interglaciaire consiste en général en un rafraichissement des températures, qui passent de tropicales à chaudes puis tempérées à froides et à une baisse du niveau de l'eau à cause de la glaciation qui reprend).

" L’industrie en silex est peu abondante au regard de la surface fouillée (500 objets seulement sur un hectare). Ce sont des lames et des éclats produits selon un processus particulier et complexe, la technique Levallois. Par exception, une petite aire de débitage concentre, sur moins de 3 m², 300 objets. Elle offre de précieuses informations sur les objectifs de production recherchés par les tailleurs pré-Néandertaliens. Les éclats et lames Levallois, remarquablement performants du point de vue fonctionnel, répondent à des besoins immédiats d’outils spécifiques et permettent de prélever des matières animales (viande, tendons, peaux…) sur la faune déposée naturellement sur les berges de la Seine. "

Références de l’article
FAIVRE J.-Ph., MAUREILLE B., BAYLE P., CREVECOEUR I., DUVAL M., GRÜN R., BEMILLI C., BONILAURI S., COUTARD S., BESSOU M., LIMONDIN-LOZOUET N., COTTARD A., DESHAYES T., DOUILLARD A., HENAFF X., PAUTRET-HOMERVILLE C., KINSLEY L., TRINKAUS E. – 2014. The Middle Pleistocene human remains from Tourville-la-Rivière (Normandy, France) and their archaeological context. PlosOne et INRAP.

Les autres fossiles trouvés dans le nord de la France :

L’Homme de Biache-Saint-Vaast, dans le Pas-deCalais (200.000 ans env.) découvert en 1976 est toujours considéré comme un pré-néandertalien car toutes les caractéristiques du néandertalien classique (celui qu'on retrouve partout en Europe à partir de -150.000 ans (-125.000 ans dans la Somme par exemple) n'y sont pas réunies. En fait, et c'est probablement la même chose pour l'Homme Moderne, l'Homo Sapiens sapiens, les caractéristiques d'un hominidé mettent des centaines de milliers d'années a s'établir et devenir communes à une race. Les tous premiers pré-néandertaliens ont été découverts dans le sud de l'Europe (l'Homme de Tautavel dans les Pyrénées-Orientales en serait l'un des plus vieux exemplaires d'après certains (contesté car attribué à Heidelbergengis par beaucoup), avec un âge de 400.000 ans environ, ainsi que ceux d'Espagne), bien qu'ils soient tellement archaïques, avec de grosses différences d'avec le néandertalien classique qu'un doute est toujours prononcé. Quoiqu'il en soit, on estime qu'à priori, les toutes premières caractéristiques du néandertaliens auraient dû apparaître il y a environ 500.000 ans, chez Homo Erecus et/ou Heidelbergengis, les hominidés plus anciens, pour devenir de vraies caractéristiques du néandertal vers -250.000 ans sans être encore du commun chez tous les individus. Mais il semble que les analyses génétiques ne l'ont pas démontré du tout jusqu'à présent car d'autres hominidés semblent présents (Denisoviens (?), Antecessor). Et en ce qui concerne l'Homme Moderne (Homo Sapiens), on considère que ses caractéristiques "modernes" sont apparues aux alentours de 190.000 ans avant maintenant (les premiers vrais "sapiens") mais que les pré-hommes modernes ont bien du se caractériser eux-mêmes lentement à partir de 400.000 à 300.000 ans...

Autrement dit, on voit que c'est compliqué, car, physiquement, les caractéristiques des races humaines ne deviennent communes à tous les individus qu'après un long processus de croisement entre les mêmes individus au cours des générations et que cela dure des centaines de milliers d'années... En plus, quand on constate que des homos Erectus ont encore été trouvés en Indonésie et ne sont datés que de -27.000 ans à -53.000 ans environ, que Homo Floresensis (descendant possible d'Erectus) ne date que de -18.000 ans environ, on se retrouve avec un tableau des hominidés très diversifié... et avec des datations étranges. Bon, notons que beaucoup ont été faites à l'époque avec la méthode du carbone 14, méthode de plus en plus contestée, et que les nouvelles datations à l'uranium, doublées d'autres, sont beaucoup plus fiables depuis... une dizaine d'années... regardez à ce sujet la liste des fossiles d'hominidés découverts, avec leur datation estimée pour vous faire une idée... Et, en plus, la génétique ajoute ses données maintenant, qui ne sont pas toujours en relation avec celles des paléontologues, ce qui promet de futurs débats encore très houleux !

Autres sources : http://www.universalis.fr/encyclopedie/neandertaliens-neanderthaliens/3-origine-et-evolution-des-neandertaliens/

http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres-homo-sapiens.php

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/neanderthal-savait-faire-de-tres-belles-parures.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-neandertaliens-europeens-mieux-outilles-que-les-premiers-hommes-modernes.html

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 18-01-2015