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Confirmation des ruines englouties au large de l'Inde

Confirmation des ruines englouties au large de l'Inde

Sous-Titre : Le continent englouti Kumari Kandam

- Le Temple englouti de Swami Rock au Sri Lanka

Mamammapuram ruines englouties

 

On s'en souvient, le monstrueux et meurtrier tsunami de décembre 2004 avait désensablé plusieurs ruines sur les plages de l'Inde du sud, et les témoins de la catastrophe avaient également affirmé avoir vu au loin, lors du retrait de l'océan de plusieurs centaines de mètres, avant les vagues meurtrières, une grande ligne de hautes roches, formant un mur et de gros blocs de pierres à apparence géométrique.

Sea temple mahabalipuram

plage de Mahabalipuram, les anciens dieux sont déterrés par le tsunami...

Dès 2005, une première étude menée à l'aide de sonars avait été menée, et T. Sathyamurthy, ancien super-intendant archéologue, de l'Archaeological Survey of India Chennai Circle, rapporte, au sujet de cette première étude, que : " nous avions découvert que la rangée de grosses pierres que les gens ont vu juste avant le tsunami, faisait partie d'un mur haut de 2m et long de 70m. Nous avons aussi trouvé les restes de deux temples submergés et un temple dans une grotte à 500 mètres des côtes. "

On a vu aussi que plusieurs blocs de rocks gravés ont été déterrés ou ont été traînés sur les plages, dont une énorme statue de lion comportant une niche contenant la statuette d'une divinité antique, mais aussi des morceaux d'anciens temples.

Inde-Mahabalipuram

Sur la plage de Mahabalipuram, en Inde, cette énorme statue de lion est apparue après le tsunami de 2004.

Une équipe de 10 personnes de l'Institut National Géographique (NIO) ont étudié la zone entre le 10 et 18 mars 2016.

L'équipe, comprenant des plongeurs, géologues et archéologues, a découvert un mur long de dix mètres, un escalier et des blocs de pierre taillée à huit mètres sous la surface de l'eau, mais aussi les ruines d'un grand temple.

Les ruines étaient à plus de 800m des côtes. De nombreuses ruines n'étaient pas encore identifiables en raison des nombreuses plantes aquatiques.

Inde tsunami

Quelques images des structures trouvées à 500 mètres de la côte (2004)

D'après le chef de l'archéologie marine du NIO, Rajiv Nigam, " certaines d'entre elles sont très endommagées en raison des forts courant sous-marins et de la houle. Cependant, nous arrivons à distinguer qu'elles faisaient parti d'un ensemble de constructions ".

Il pourrait s'agir donc de l'antique port de Mahabalipuram, et d'une partie de la ville, dont l'ancienneté est inconnue, mais qui est citée par les Romains comme étant une grande ville équipée d'un grand port au 1er siècle avant JC, et aussi par les anciens Grecs (selon Encyclopedia of Hinduism par C.A. Jones et J.D. Ryan publié par Checkmark Books, pages 266 à 268, ISBN 0816073368). Prudemment, les archéologues citent un tsunami qui a déjà ravagé ces côtes en 952 après JC pour dire que certaines ruines englouties doivent dater de 500 à 900 après JC (les plus récentes donc et de la même époque que le Temple du rivage restant), mais des structures en briques découvertes datent elles probablement de entre 300 à 200 avant JC, une période historique de la région Tamil Nadu appelée Période Sangam, alors que certains estiment que l'ancienneté de la civilisation indienne pourraient révéler des ruines d'au moins 3500 ans, époque où l'eau était beaucoup plus basse qu'actuellement, sans parler des estimations de -10000 à -9000 ans, époque où l'eau est déjà remontée après la glaciation... La surveillance géophysique sait de par ailleurs que, ici, l'eau monte de 1 à 2 centimètres par an depuis au moins 2000 ans, ce qui fait que, en plus de probables plusieurs tsunamis, des centaines de mètres de côtes et plages ont été engloutis sur cette dernière période...

Mamallapuram si0510

le Temple du Rivage, le seul des sept Temples restant debout d'après la légende.

Après 2005, les chercheurs mettent au jour un premier temple de cinq étages, une fois et demi plus grand que le Temple du rivage. Les inscriptions permettent de dater l'édifice de façon plus précise : il est contemporain du Temple du rivage, du 8ème siècle. 

Les archéologues pensent que les ruines englouties découvertes sont probablement les restes de l'une des sept pagodes mythiques de Mahabalipuram dont six sont, d'après la légende, disparues dans la mer. Le seul restant (jusqu'à présent) étant le Temple du Rivage, construit de 700 à 728, qui doit son nom au fait qu'il a été construit au bord de la mer, sur un promontoire s'avançant dans le golfe du Bengale, à Mahabalipuram. Il a été fortement endommagé par l'érosion de la mer et a été ensuite protégé par une grande haie et aussi par un mur de gros blocs de pierres, ce qui l'a d'ailleurs protégé à temps du tsunami de 2004. C'est le premier Temple construit entièrement au sud de l'Inde, tous les autres aux alentours sont des Temples creusés et gravés directement dans les falaises rocheuses... Le plus surprenant est qu'en principe, les Temples de cette période du 7ème siècle après JC sont tous dédiés à Shiva et que ce n'est pas le cas pour ceux qui ont été découverts dans ce village : les Temples excavés par les britanniques au 18ème siècle sont dédiés à toutes les divinités connues...

Une autre inscription sur une roche mise à nue par les vagues interpelle les archéologues : elle mentionne une "flamme éternelle" conservée dans un temple, à l'initiative du roi Krishna III. Aussitôt, de nouvelles fouilles sont entreprises aux alentours et un autre temple de l'époque Pallava est dégagé du sable. On y trouve des pièces ainsi que des objets vraisemblablement utilisées dans des cérémonies religieuses. Mais ce n'est pas tout : durant l'excavation, les chercheurs découvrent aussi les fondations (en briques) d'un temple encore plus ancien, plus de deux fois millénaire, datant de la période Tamil Sangam, qui sert de base au temple plus récent. Le site a donc une histoire bien plus ancienne et complexe que ce qui était généralement admis : si elles ont existé, les Sept Pagodes s'appuient peut-être sur autant de fondations antérieures...

Les chercheurs se penchent aussi sur la question de la destruction des temples : ont-ils vraiment été anéantis par les eaux ? Des dépôts de coquillages et de débris, que l'on retrouve tout le long de la côte est de l'Inde, semblent indiquer que le site a été frappé par deux tsunamis importants, l'un survenu entre le 4e et le 6e siècle, l'autre au 13e siècle (on parle de l'an 952 ailleurs, donc du 10ème siècle...). Les Sept Pagodes auraient été ainsi construites sur les ruines de temples plus anciens, avant d'être terrassées à leur tour par un raz-de-marée. Des changements survenues dans la géographie du littoral et l'élévation du niveau de la mer auraient achevé de submerger les ruines. Pourquoi le Temple du Rivage est-il le seul à avoir résisté ? Les archéologues avancent cette raison toute simple : c'est le seul à avoir été érigé sur une base rocheuse.

 

Temple aprestsunami

Le Temple du Rivage après le tsunami : le mur le protégeant à été disloqué mais le Temple a été protégé.

Des fondations et des sculptures découvertes dans les années 1990 devant le Temple ont eu un peu moins de chance et ont subi des dommages :

Temple aprestsunami2

En 2005, l'archéologue T.S. SUBRAMANIAN publie un article et des photographies des découvertes effectuées après le passage du tsunami, avec notament les fondations d'un ancien temple et plusieurs statues antiques ici : http://www.frontline.in/static/html/fl2210/stories/20050520005812900.htm

Nouveautemple

Des ruines d'un Temple désensablées à quelques centaines de mètres au sud du Temple du Rivage. Photograph: R. Ragu

Shikara temple mamammapuram

Le sommet d'un Temple - un "Shikara" - a été retrouvé sur la plage, vraisemblablement arraché à une ruine engloutie au large par le tsunami... Photograph: R. Ragu

 

L'origine de la légende remonte à l'antiquité : au 7e siècle, Mahabalipuram était une ville portuaire florissante, jouissant d'une influence importante, en communication avec l'Indonésie et la Chine. A cette époque, la légende veut que six autres temples se dressaient aux côtés du Temple du rivage, et Mahabalipuram était surnommée "Sept Pagodes". Les premiers européens à rallier ces contrées tropicales pouvaient apercevoir - dit-on - les sept temples depuis la mer. Cette radieuse cité resplendissait tant, qu'elle suscita, c'est classique, la colère et la jalousie des dieux. Mahabalipuram fut donc détruite par une tempête cataclysmique (que certains attribuent au tsunami de 952)  et fut ensevelie sous les eaux en une journée seulement. Un seul temple fut épargné, celui qui deviendrait plus tard le solitaire Temple du  rivage. 

Les témoignages écrits manquent pour donner du crédit à cette histoire, même si la légende est colportée un peu partout dans le monde depuis au moins un millier d'années. Quant aux habitants et pêcheurs locaux, ils ont toujours cru dur comme fer à l'existence des Sept Pagodes.

En 1772, l'architecte britannique William Chambers rapporta les paroles d'habitants, qui disaient voir les dômes cuivrés des pagodes englouties scintiller au soleil. En 1798, l'anglais John Goldingham coucha sur le papier les histoires racontées par les marins, mentionnant entre autres, celle des Sept Pagodes. D'autres écrits de la même époque mentionnent la légende sans entrer dans le détail, et certains moquent même ouvertement l'idée absurde que les Sept Pagodes aient pu un jour vraiment exister. Mais comme souvent, les légendes comportent une part de vérité...

Kumariland

L'une des cartes qui évoquent Kumari Kandam et les terres qui émergeaient encore il y a 30.000 ans...

Et tout ceci apporte aussi de l'eau au moulin des Tamils, qui sont l'ethnie la plus répandue dans la région de Tamil Nadu concernée ici, concernant leur grande légende liée au Kumari Kandam (ou Lémurie selon des auteurs), à leur langue non Indo-Européenne (le Tamoul est une langue Dravidienne, et qui est aussi la langue officielle de Singapour et du Sri Lanka). D'après la tradition tamoule, les Dravidiens seraient originaires du Kumari Kandam. Des épopées telles que celles de Silappatikaram et de Manimekhalai décrivent la cité engloutie de Puhar. Selon la légende, il y avait deux principales rivières sur le Kumari Kandam, le Pagliyaru et la rivière Kumari. Il y avait également des montagnes. L'action du premier poème tamoul de la tradition Sangam, Idaï Sangam, est censé se dérouler sur le continent lémurien. Ce continent était administré en 7 ou 49 (7x7) régions. Le continent aurait été victime du kadatkol, un déluge décrit comme l’océan dévorant la terre, ce que certains scientifiques, comme le Dr A. Velupillaï, assimilent à un tsunami. L'extrémité méridionale de l'Inde, le Sri Lanka, l'extrémité occidentale de l'Australie et Madagascar seraient les parties émergées de ce continent disparu.

Kerguelen plateau topography

Situé à 3 000 km au sud-ouest de l'Australie, ce continent est maintenant immergé en eau profonde et s'étend sur plus de 2 200 km dans la direction Nord-Ouest/Sud-Est. Une petite portion du plateau se trouve au-dessus du niveau de la mer, constituant les îles Kerguelen (françaises), l'île Heard et les îles McDonald. Un volcanisme intermittent subsiste sur l'île Heard et les îles McDonald. La partie rouge est l'Antarctique.

L'idée d'un tel continent dans l'Océan indien, a une date en relation avec l'être humain, est évidement réfutée par la science. Un tel continent a cependant bien existé, puisque l'on sait que le plateau des Kerguelen s'étendait bien entre l'Inde et l'Australie (des sédiments et roches identiques) à une certaine période. Le plateau des Kerguelen est dû à un point chaud de la croûte terrestre ou un panache mantellique commençant ou succédant au morcellement de Gondwana il y a 130 millions d'années. Il est apparu il y a environ 110 millions d'années à la suite d'une série d'importantes éruptions volcaniques. La présence dans le basalte de strates de roche constituées de fragments de gneiss incluant des conglomérats indique que le plateau s'est trouvé au-dessus du niveau de la mer par trois fois entre 100 millions et 20 millions d'années, constituant de la sorte un microcontinent. Ce microcontinent possédait probablement une flore et une faune de type tropicale il y a 50 millions d'années. Le microcontinent se trouva définitivement englouti sous les eaux il y a environ 20 millions d'années et se trouve aujourd'hui mille à deux mille mètres sous le niveau de la mer. Il est constitué de roches sédimentaires similaires à celles que l'on trouve en Australie et en Inde, ce qui suggère qu'ils furent un jour connectés. Notons qu'aucune étude ne s'intéresse à la raison profonde de l'engloutissement à répétition de ce micro-continent, le volcanisme est juste invoqué comme étant logique... même s'il existe peu d'exemple de cette dimension...

Ici, question datations, on pourrait bien sûr évoquer les théories de certains géologues, tenanciers de la théorie des plaques tectoniques hydroliques (les plaques et continents se déplaçant plus vite grâce aux roches contenant de l'eau en profondeur (prouvées encore récemment d'ailleurs !), et même beaucoup plus vite que pensé auparavant, annulant les millions d'années estimées auparavant par la théorie simpliste de la tectonique des plaques : il ne faudrait pas, à certains endroits, dire "20 millions d'années" pour des événements géologiques, mais bien plutôt juste quelques milliers d'années...

Bon, le problème du mythe du continent englouti Kumari Kandam (ou Lémurie selon des auteurs) est surtout qu'il a été très largement récupéré par des formations politiques très nationalistes (et certaines violentes), et aussi des sectes liées. Pourtant, les origines sont bien établies, bien que le nom du continent disparu est lui, bien moderne : 

Des œuvres anciennes et médiévales multiples tamoules et sanskrites contiennent des récits légendaires parlant de terres dans le sud de l'Inde qui se perdent dans l'océan. La première discussion explicite d'un katalkol ( "saisie par l'océan", peut-être un tsunami) sur les terres Pandyan se trouve dans un commentaire sur Iraiyanar Agapporul. Ce commentaire, attribué à Nakkeerar, est daté des derniers siècles du 1er millénaire Avant JC. Il mentionne que les rois Pandyan, une ancienne dynastie Tamil, ont établi trois académies littéraires (les sangams): la première Sangam a prospéré pendant 4400 ans dans une ville appelée Tenmaturai, en présence de 549 poètes (y compris Agastya) et présidé par des dieux comme Shiva, Kubera et Murugan. La deuxième Sangam a duré 3700 ans dans une ville appelée Kapatapuram, en présence de 59 poètes (y compris Agastya, encore une fois). Le commentaire indique que les deux villes ont été "saisies par l'océan", ce qui entraîne la perte de toutes les œuvres créées au cours des deux premières Sangams. La troisième Sangam a été créée en Uttara (Nord) Madurai, où elle est dite avoir duré 1.850 ans.

Le commentaire de Nakkeerar ne mentionne pas la taille du territoire perdu en mer. La taille est d'abord mentionnée dans un commentaire du 15ème siècle sur Silappatikaram. Le commentateur Adiyarkunallar mentionne que la terre perdue était étendue de la rivière Pahruli dans le nord à la rivière Kumari dans le Sud. Il était situé au sud de Kanyakumari, et couvrait une superficie de 700 kavatam (une unité de mesure inconnue). Il était divisé en 49 territoires (natu), classé dans les sept catégories suivantes

Elu Tenku natu («Sept terres de noix de coco»)
Elu Maturai natu («Sept terres de mangue»)
Elu munpalai natu («Sept terres devant le sable»)
Elu pinpalai natu («Sept terres derrière le sable»)
Elu kunra natu («Sept terres vallonnées»)
Elu kunakarai natu («Sept terres côtières»)
Elu kurumpanai natu («Sept terres de palmiers-nains»)

D'autres auteurs médiévaux, tels que Ilampuranar et Perasiriyar, font également des vagues références à la perte de terres antédiluviennes au sud de Kanyakumari, dans leurs commentaires sur des textes anciens comme Tolkappiyam. Une autre légende de la perte du territoire Pandyan dans la mer se trouve dans les fragments de versets du Purananuru (datés de entre le 1er siècle avant notre ère et le 5ème siècle) et le Kaliththokai (6ème-7ème siècle). Selon ces compte-rendus, les rois Pandyan ont compensé la perte de leur terre en saisissant une quantité équivalente de terres des royaumes voisins de Cheras et Chola.

Il y a aussi plusieurs autres récits anciens de terres non Pandyan perdues en mer. De nombreux temples hindous tamouls ont des récits légendaires de survivance aux inondations mentionnées dans la mythologie hindoue. Ceux-ci comprennent les temples importants de Kanyakumari, Kanchipuram, Kumbakonam, Madurai, Sirkazhi et Tiruvottiyur. Il y a aussi des légendes de temples immergés sous la mer, comme les Sept Pagodes de Mahabalipuram. Les Puranas placent le début du mythe le plus populaire d'inondation/déluge hindou - la légende de Manu - dans le sud de l'Inde. La langue sanskrite Bhagavata Purana (datée de -1000 à -500 avant JC) décrit son protagoniste Manu (aka Satyavrata) comme le Seigneur de Dravida (Inde du Sud). Le Matsya Purana (daté de 250 à 500 avant JC) commence aussi par Manu pratiquant des tapas sur le mont Malaya en Inde du Sud. Le Manimeghalai (daté autour du 6ème siècle) mentionne que l'ancienne ville portuaire Chola de Kavirippumpattinam (aujourd'hui Puhar) était détruite par une inondation. Il précise que cette inondation a été envoyée par la divinité hindoue Indra, parce que le roi a oublié de célébrer une fête qui lui est dédiée.

Aucun de ces textes anciens ou leurs commentaires médiévaux utilise le nom de "Kumari Kandam" ou "Kumari Nadu" pour la terre prétendument perdue en mer. Ils ne précisent pas que la terre disparue en mer était tout un continent situé au sud de Kanyakumari. Et ils ne lient pas la perte de ce pays à l'histoire du peuple tamoul en tant que communauté... Tous ces textes donnent tout de même une certaine réalité à de probables tsunamis ou fortes tempêtes destructrices dans le passé dans le sud de l'Inde et au Sri Lanka, sans compter la montée des eaux.

Ce n'est qu'en 1864, que le zoologiste anglais Philip Sclater a émis l'hypothèse de l'existence d'une connexion terrestre submergée entre l'Inde, Madagascar et l'Afrique continentale. Il appela cette terre submergée Lémurie, puisque le concept a eu ses origines dans ses tentatives pour expliquer la présence de primates lémuriens identiques (Strepsirrhini) sur ces trois terrains déconnectés. Bien que l'hypothèse Lémurie ait été rendue obsolète par la théorie de la dérive des continents (elle-même incomplète pourtant et même en difficulté dans certaines régions du globe), un certain nombre de chercheurs l'ont soutenu et élargi. Le concept a été présenté aux lecteurs indiens dans un manuel de géographie physique en 1873 par Henry Francis Blanford. Selon Blanford, la masse avait été submergée en raison de l'activité volcanique au cours de la période du Crétacé (on a vu que Gondwana et le plateau des Kerguelen en est un exemple). A la fin des années 1870, la théorie Lemuria trouvait ses premiers promoteurs dans l'actuel Tamil Nadu, parmi les dirigeants de la Adyar dont le siège social de la Société Théosophique a écrit à ce sujet (voir la théorie de la race racine).

La plupart des géologues européens et américains ont daté la disparition de la Lémurie à une période avant l'émergence de l'homme moderne. Ainsi, selon eux, la Lémurie ne pouvait pas avoir hébergé une ancienne civilisation. Cependant, en 1885, l'Indien agent de la fonction publique Charles D. Maclean a publié Le Manuel de l'Administration de la Présidence de Madras, dans lequel il a théorisé la Lémurie comme le Urheimat proto-dravidien. Dans une note dans ce travail, il a mentionné l'hypothèse Asie de Ernst Haeckel, qui a émis l'hypothèse que les humains ont pour origine une terre maintenant immergée dans l'océan Indien. Maclean a ajouté que cette terre submergée était la patrie des proto-Dravidiens. Il a également suggéré que les progéniteurs des autres races doivent avoir migrés de Lemuria à d'autres endroits via l'Inde du Sud. Cette théorie a également été sommairement discutée par d'autres fonctionnaires coloniaux comme Edgar Thurston et Herbert Hope Risley, y compris dans les rapports des recensements de 1891 et 1901. Plus tard, le manuel de Maclean est venu à être cité comme une œuvre faisant autorité par les écrivains tamouls, qui souvent à tort, l'ont appelé comme un «scientifique» et un «docteur».

Les intellectuels indigènes tamouls ont commencé à discuter du concept d'une patrie tamoule submergée à la fin des années 1890. En 1898, J. Nallasami Pillai a publié un article dans la revue philosophique littéraire Siddhanta Deepika (aka The Truth of Light). Il a écrit sur la théorie d'un continent perdu dans l'océan Indien (à savoir Lemuria), mentionnant que les légendes tamouls parlent d'inondations qui ont détruit les œuvres littéraires produites durant les sangams anciens. Cependant, il a également ajouté que cette théorie n'avait "aucune racine historique ou scientifique sérieuse"...

Kumari Kandam est théorisé comme une masse terrestre isolée (à la fois temporellement et géographiquement). Géographiquement, il était situé dans l'océan Indien. Temporellement, ce fut une très ancienne civilisation. Beaucoup d'écrivains tamouls n'attribuent pas une date à l'engloutissement de Kumari Kandam, le recours à des expressions comme «il était une fois» ou "il y a plusieurs milliers d'années". Ceux qui le font, varient considérablement, allant de 30 000 Avant JC au 3e siècle avant notre ère. Plusieurs autres auteurs affirment que la terre a été progressivement perdue au cours d'une période de plusieurs milliers d'années. En 1991, R. Mathivanan, alors rédacteur en chef du projet Dictionnaire Etymologique tamoul du gouvernement du Tamil Nadu, a affirmé que la civilisation de Kumari Kandam a prospéré autour de 50.000 avant JC, et le continent a été submergé autour de 16.000 avant JC. Cette théorie est basée sur la méthodologie recommandée par son professeur Devaneya Pavanar.

L'isolement a donné lieu à la possibilité de décrire Kumari Kandam comme une société utopique isolée des influences extérieures et de la corruption étrangère. Contrairement à sa description dans le Kanda Puranam, les revivalistes tamouls ont représenté Kumari Kandam comme un lieu libre des hautes castes brahmanes, qui étaient venus à être identifiés comme descendants des Indo-Aryens pendant le mouvement dravidien. Les pratiques utopiques de la société tamoule hindoue du 20e siècle, comme les superstitions et la discrimination fondée sur la caste, ont tous été décrits comme la corruption résultant de l'influence indo-aryenne...

Comme on le voit, les textes anciens et des hypothèses modernes ont été récupérés par les tenants (et administrateurs) d'une culture et d'un peuple certes particulier, pour aider et justifier le développement de structures régionales spécifiques attribuant ressources et pouvoirs temporels à une certaine élite de ce peuple... c'est surtout ce résultat qui apparaît de nos jours en fait, bien au-delà de l'archéologie et de la vérité de ces réelles ruines antiques. On a parlé de par ailleurs des ruines trouvées le long de côtes de l'Inde de l'Ouest, dans le Golfe de Cambay, avec Dwarka, sans rapport à priori avec les Tamils, mais ayant plutôt donné ensuite la mystérieuse civilisation védique de l'Inde et bien avec l'existence de la montée des eaux après la glaciation, et de probables tsunamis... on en revient à nouveau aux suppositions amenées par la découverte de la "pierre de Rosette" de Naga et l'existence de deux antiques civilisations en Inde et Sri Lanka, âgées d'au moins 13000 ans, celle d'une culture utilisant la langue non indo-européenne des Tamils au sud et à l'Est et celle issue de Dwarka à l'ouest, toutes les deux englouties car proches des cotes et ayant participé toutes les deux à la création des mythes védiques puis la civilisation de l'Indus...

 

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Planète X : hypothèse renforcée

Planète X : hypothèse renforcée

 

Planetex mini

La probabilité en l'existence et influence d'une grosse planète encore inconnue de notre science me trotte dans la tête depuis fort longtemps. Cela fait partie de mes "intuitions" depuis mon adolescence et mes lectures scientifiques et recherches historiques me l'ont confirmées encore plus, d'autant plus que les connaissances de nos ancêtres se sont révélées au fur et à mesure (et ce n'est pas fini) beaucoup plus élevées que ce qu'on croyait il y a encore peu de temps... et si vous ajoutez à cela certaines légendes ou contes datant de Sumer, des anciens Grecs et de leurs héritiers Romains, et même des fameux Védas de l'Inde antique, le tableau, même confus et mal esquissé, existe bien...

Dès 2012, j'ai eu l'occasion de mentionner certains travaux de scientifiques pronant déjà cette hypothèse. Hypothèse à l'époque toujours repoussée avec le sourire condescendant des sceptiques et les tenants de la science conservatrice et dogmatique : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/astronomie-espace/un-autre-astrophysicien-dit-avoir-decouvert-la-planete-x.html

Début 2014, plusieurs articles et même une "alerte planétaire" sèment le trouble dans les médias : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/astronomie-espace/nouvelle-alerte-planetaire.html

En 2014 encore, la NASA, malgré des résultats très incomplets et non à jour de la mission WISE, affirmait " qu'il n'y a pas de 9ème planète dans le système solaire (!) "... je dénonçais aussitôt cette affirmation (et surtout celle de journalistes peu au courant de la non-finalité de l'étude des données entières de Wise !) : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-mauvaises-interpretations-des-medias-suite-au-rapport-wise-nasa.html

En même temps, toujours 2014, on découvrait une nouvelle planète naine ayant une orbite "étrange" et non conforme aux données classiques de la gravité au sein de notre système solaire : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/astronomie-espace/decouverte-d-une-planete-naine-dans-notre-systeme-solaire-et-d-un-asteroide-a-deux-anneaux.html

Début 2015, une publication commence à mettre la puce à l'oreille de certains scientifiques, qui commencent à ne plus rires quand on leur parle d'une "planète X" ou d'une 9ème planète géante dans le système solaire... : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/astronomie-espace/les-planetes-x-expliquees-par-la-matiere-noire.html

Fin 2015, les choses s'accélèrent car on annonce encore la découverte d'une nouvelle mini-planète en novembre, toujours dans les mêmes régions (ceinture de Kuiper) spatiales : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/astronomie-espace/une-nouvelle-mini-planete-decouverte-dans-le-systeme-solaire.html, mais on en a découvert aussi une autre en septembre 2015, qui ne sera annoncée que début 2016 : http://www.sciencesetavenir.fr/espace/astrophysique/20160712.OBS4532/une-nouvelle-planete-naine-au-dela-de-neptune.html

Mais c'est en février 2016 qu'une publication commence vraiment à convaincre le monde scientifique de la probable existence de cette fameuse planète X, annoncée et cherchée par quelques scientifiques chevronnés et contre l'avis général de la majorité de leurs pairs depuis au moins une vingtaine d'années pour certains... : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/la-fameuse-planete-x-enfin-decouverte.html

Et maintenant, à la mi-2016, ce sont pas moins de deux publications différentes, complémentaires sans le vouloir, qui renforcent considérablement la probabilité de l'existence de cette 9ème planète... 

Ces publications proviennent de deux équipes de chercheurs, d’un côté Konstantin Batygin, Michael E. Brown et Elizabeth Bailey (auteurs de la première publication de février 2016 citée plus haut), et de l’autre, Rodney Gomes, Rogerio Deienno et Alessandro Morbidelli, qui ont déposé sur arXiv leurs articles dont les conclusions sont très proches et qui rendent plus crédible encore l’existence d’une neuvième planète.

Résumé : Vers 1951, les travaux de l'astronome néerlandais Gerard Kuiper révèlent une énigme avec l’inclinaison des plans orbitaux des planètes du Système solaire. D'après la modélisation (acceptée par la communauté scientifique) de la formation de ce dernier, il est né de l’effondrement d’un nuage moléculaire et poussiéreux en rotation. Il existait donc logiquement une force centrifuge perpendiculaire à son axe de rotation et s’opposant à son effondrement. De sphérique, le nuage est finalement devenu un disque protoplanétaire (du même type que ce qui a pu être observé récemment autour de jeunes étoiles, grâce à Hubble et d'autres puissants télescope) où sont nées les planètes, avec un jeune Soleil en son centre. C'est de cette façon que les astronomes expliquent naturellement la raison pour laquelle les plans des orbites sont quasiment coplanaires, et que les planètes orbitent toutes dans le même sens, celui de la rotation de leur étoile (Toutes les planètes tournent autour du soleil dans la même direction mais par contre Vénus et Uranus tournent sur elles-même à l'inverse de toutes les autres). Mais le mot "quasiment" cache une anomalie, car si les angles entre les plans orbitaux sont inférieurs à un degré, ce qui est logique pour une parfaite théorie, les angles que font ces plans avec celui passant par l’équateur du Soleil sont d’environ 6 degrés, ce qui n’est pas normal selon les lois de la mécanique céleste en référence...

Ces plans orbitaux sont perpendiculaires au moment cinétique dû à la rotation de chaque planète, que l’on peut d'ailleurs représenter par une flèche car c’est un vecteur. On peut construire un autre plan qui, lui, est perpendiculaire à la somme des moments cinétiques des planètes (évidemment dominés par ceux de Jupiter, Saturne, Neptune et Uranus) et un de plus qui est perpendiculaire au moment cinétique du Soleil. En l’absence de forces extérieures, plus précisément de couples, ces deux plans devraient être confondus ou presque, et leur orientation devrait rester fixe. Le fait que ce ne soit pas le cas pointe donc vers l’influence d’une force supplémentaire hors du Système Solaire (ou s'exerçant sur un autre plan avec puissance).

Une théorie ancienne a fait intervenir le passage d’une étoile ou d’un nuage massif pas très loin du Système solaire dans un lointain passé qui, de par leurs perturbations gravitationnelles, auraient pu faire basculer le plan des orbites des planètes du Système solaire. Il est possible également théoriquement de faire intervenir des forces électromagnétiques entre le Soleil en formation et le disque protoplanétaire. Le problème est que, depuis le temps, le couplage entre la gravité du Soleil et ses planètes aurait dû rétablir une forte coplanarité des orbites et ne pas laisser une sorte de fossile de ces événements pendant des milliards d’années, et visible encore de nos jours... on note tout de même que cet événement du passage d'une étoile (ou d'une planète géante isolée) à proximité ou même dans notre système solaire pourrait éventuellement ne pas être si vieux que ça selon une autre étude, avec donc peut-être même... un souvenir dans la mémoire collective de l'homme expliquant ces légendes de Nibiru et autres !

Quoiqu'il en soit, les travaux et conclusions publiés par ces chercheurs (je rappelle, deux équipes qui ne se sont pas concertées) ce mois-ci, en utilisant les principes reconnus de Lagrange et Laplace sur la stabilité des orbites du Système solaire, est que la neuvième planète a toutes les caractéristiques nécessaires pour résoudre l’énigme de Kuiper. En fait, les modélisations disent qu'elle est censée se trouver sur une orbite inclinée par rapport au plan principal qui est associé aux orbites des planètes géantes, et qu'elle tourne bien au-delà de ces planètes avec une masse comparable à celle de Neptune, ou au moins 4 fois celle de la Terre. Elle peut donc ainsi exercer un couple sur les plans des orbites des autres planètes, ce qui conduit à les incliner par rapport au Soleil. Et c'est ce qu'on observe physiquement...

Autres sources que arXivhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Plan%C3%A8te_Neuf

Extraits d'une des publications :ABSTRACT
The six-degree obliquity of the sun suggests that either an asymmetry was present in the solar system's formation environment, or an external torque has misaligned the angular momentum vectors of the sun and the planets. However, the exact origin of this obliquity remains an open question.
Batygin & Brown (2016) have recently shown that the physical alignment of distant Kuiper Belt orbits can be explained by a 5 - 20m+ planet on a distant, eccentric, and inclined orbit, with an approximate perihelion distance of ~ 250AU. Using an analytic model for secular interactions between Planet Nine and the remaining giant planets, here we show that a planet with similar parameters can naturally generate the observed obliquity as well as the speciffic pole position of the sun's spin axis, from a nearly aligned initial state. Thus, Planet Nine offers a testable explanation for the otherwise mysterious spin-orbit misalignment of the solar system.
1. INTRODUCTION
The axis of rotation of the sun is o set by six degrees from the invariable plane of the solar system (Souami & Souchay 2012). In contrast, planetary orbits have an RMS inclination slightly smaller than one degree1, rendering the solar obliquity a considerable outlier. The origin of this misalignment between the sun's rotation axis and the angular momentum vector of the solar system has been recognized as a longstanding question (Kuiper 1951; Tremaine 1991; Heller 1993), and remains elusive to this day.
With the advent of extensive exoplanetary observations, it has become apparent that signifficant spin-orbit misalignments are common, at least among transiting systems for which the stellar obliquity can be determined using the Rossiter-McLaughlin effect (Rossiter 1924; McLaughlin 1924). Numerous such observations of planetary systems hosting hot Jupiters have revealed spinorbit misalignments spanning tens of degrees (Hebrard et al. 2008; Winn et al. 2010; Albrecht et al. 2012), even including observations of retrograde planets (Narita et al. 2009; Winn et al. 2009; Bayliss et al. 2010; Winn et al. 2011). Thus, when viewed in the extrasolar context, the solar system seems hardly misaligned. However, within the framework of the nebular hypothesis, the expectation for the offset between the angular momentum vectors of the planets and sun is to be negligible, unless a speciffic physical mechanism induces a misalignment. Furthermore, the significance of the solar obliquity is supported by the contrasting relative coplanarity of the planets.
Because there is no directly observed stellar companion to the sun (or any other known gravitational influence capable of providing an external torque on the solar system sufficient to produce a six-degree misalignment over its multi-billion-year lifetime Heller 1993), virtually all explanations for the solar obliquity thus far have invoked mechanisms inherent to the nebular stage of evolution. (...)

 

etc... voir les liens ci-dessus, mais on note aussi qu'une autre alternative à cette 9ème planète serait... un compagnon au Soleil, du style "naine sombre" (ce qui rendrait notre Système Solaire encore plus banal, puisque la majorité des systèmes stellaires observés sont bien... binaires, avec deux soleils !) et qui conforterait aussi donc cette idée de cette "Nemesis" dont Nibiru serait l'une des planètes propres...

On peut donc aussi (pour l'instant) se demander si c'est bien une 9ème planète gazeuse que l'on va découvrir (en 2018 avec un des nouveaux telescopes annoncés ?) ou bien une étoile naine sombre accompagnée elle-même de planètes et de comètes ?

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, 21-07-2016, 25-07-2016

Poveglia, l'île maudite (?)

Poveglia, l'île maudite (?)

Poveglia1

Un petit retour rapide dans le monde des mythes et légendes avec cette visite de l'île sanglante, ou île de l'Enfer de l'Adriatique italienne... avant l'ouverture d'un gros dossier sur les légendes de l'Auvergne, un endroit où je viens de m'installer et que je me dois donc d'explorer...

Tout au long de l'Histoire, cette petite île a reçu un grand nombre de noms, d'appellations, comme " l'île sanglante ", " l'île de la folie " et  " l'île de l'enfer ".

De nos jours, elle s'appelle l'île Poveglia, elle est située sur la côte de Venise, au nord de l'Adriatique italienne.

Poveglia carte venise

 

Historiquement, on commence a parler de cette île vers le 5ème siècle après JC : les textes et légendes romaines affirment alors que l'île a été formée à partir des cendres des victimes de la peste, qui étaient toutes déversées au même endroit... les textes les plus sérieux disent en fait que cette petite île a été utilisées pour isoler les nombreux pestiférés vénitiens de la population seine... et abandonnés là. On y ajoute aussi les malades mentaux et les criminels, qui forment la première population fixe de l'île...

Et des siècles plus tard, au Moyen-âge, lorsque la Peste Noire a ravagé l'Europe entière, la même chose s'est reproduite... les victimes ont été jetées en grand nombre dans de grandes fosses, après avoir été brûlées ou non.

Poveglia3

Lorsque l'épidémie s'est arrêtée, la population survivante de Venise a commencé à paniquer, et les résidents montrant le moindre signe de maladie (y compris un simple rhume !) étaient pris dans leurs domiciles et emmenés dans l'île sans pouvoir se défendre... là-bas, ils étaient jetés sur des piles de cadavres en décomposition et brûlés avec. Des hommes, femmes et enfants étaient tous abandonnés à une horrible mort...

Au 19ème siècle, Napoléon utilise aussi l'île et ses prisons a de sombres dessins, et y stocke aussi des armes...

En 1922, un hôpital psychiatrique a été ouvert à Poveglia. La légende locale dit qu'un médecin de l'hôpital a torturé et tué plusieurs de ses patients, en les massacrant horriblement. Mais plus tard il est mort en tombant de, ou peut-être jeté hors du clocher de la chapelle de l'hôpital. Sa mort reste un mystère jusqu'à ce jour...

Poveglia4Les débris de l'hôpital psychiatrique (ou maison de retraite selon les versions) qui aurait donc fermé en 1968...

Au fil du temps, l'île est devenue un cimetière... Les morts ont été amenés ici pour être soit incinérés ou enfouis dans des fosses communes. Les chercheurs ont suggéré que plus de 200.000 personnes sont enterrées ici.

Tous ces événements ont conduit à la conviction que l'île était hantée... De nos jours, l'île n'est plus habitée... pire, personne ne la visite et même les pêcheurs contournent largement l'île, de crainte de ramasser encore des ossements humains dans leurs filets... cet endroit sombre a inspiré une terreur superstitieuse dans le cœur des gens depuis des décennies...

Les gens ont rapporté avoir vu des fantômes de victimes de la peste et avoir entendu les cris horribles de patients torturés. L'endroit horrible est devenu connu comme l'île maudite... 

Aujourd'hui, l'île Poveglia reste strictement interdite aux visiteurs. L'office du tourisme italienne interdit de visiter l'île (sur papier) et cela nécessite un long processus de démarches administratives pour obtenir l'approbation, avant de pouvoir poser le pied sur l'île. Si vous voulez vraiment, vous pouvez toujours y arriver par bateau en payant cher un pêcheur... mais la question est de savoir si vous aimerez vraiment visiter l'endroit agité où ont succombé des milliers de personnes malades, meurtriers et fous !

Yves Herbo, à partir d'un article paru dans Messagetoeagle.com, merci pour l'autorisation.

Voici une vidéo qui nous propose de visiter un peu en photos cette île très spéciale (qui a été mise en vente récemment ! + https://ijsbergmagazine.com/calmement/8670-poveglia-lile-hantee-sauvee-les-venitiens/) :

" Voici un nouvel épisode de l'émission Ghost Adventures où notre équipe de choc part enquêter en Italie, sur une île qui a la réputation d'abriter des entités par centaines.

C'est sur les canaux de Venise que nous retrouvons Zak, Nick et Aaron, ces derniers partent à la recherche d'informations sur le lieu de leur enquête. C'est en bateau que les trois hommes rejoignent l'île de Poveglia. En arrivant, ils se retrouvent en face d'un ancien hôpital psychiatrique où les malades de la peste étaient rassemblés avec les handicapés mentaux. En faisant les interviews, Zak apprend que le nombre de morts est extrêmement important et pour toutes les personnes interrogées, l'île est hantée de toute part depuis des siècles. Au vu de son histoire dramatique, il est fort possible que cet endroit puisse regorger d'énergie. De plus, des milliers de personnes malades ont été brûlés après leur décès et le tour de l'île est rempli des cendres des victimes. L'atmosphère y est lourde et sinistre. Dès leur arrivée dans le bâtiment, l'équipe ressent rapidement les effets négatifs de l'endroit. Ils font la visite de la bâtisse tout en racontant les histoires qui l'entourent. Pendant cette dernière, l'homme qui les accompagne refuse d'entrer dans une partie du bâtiment et demande à quitter l'île sur-le-champ.

La nuit tombe sur l'île maudite et l'équipe prépare son matériel pour l'enquête. Une fois seule, celle-ci repasse les lieux où elle va placer les caméras fixes. Zak, Nick et Aaron entrent dans le bâtiment et commencent une séance de PVE avec un détecteur de champ électrique. Rapidement, une voix étrange se fait entendre. Zak provoque les différentes entités et encore une fois, une voix répond aux questions. Le détecteur se déclenche et les trois hommes ne se sentent pas à l'aise. Le plus affecté est Nick qui ressent beaucoup de choses négatives. Zak se sent de plus en plus mal et des bruits de pas résonnent dans la bâtisse alors qu'ils sont seuls. De plus, un orbe est filmé apparaissant et disparaissant sur les images. Soudainement, un bruit fort retentit et Aaron sent une énorme vague d'énergie le traverser. Il se met à avoir le vertige et se sent de plus en plus faible. Le détecteur augmente considérablement et les phénomènes s'enchaînent. L'appareil s'éteint subitement et les trois amis se sentent encore plus mal à l'aise. Aaron a du mal à continuer l'enquête et une voix d'homme se fait entendre. Soudainement, Zak devient vulgaire et agressif, il s'éloigne de ses camarades et dit ne pas se souvenir de ce qui s'est passé par la suite. Nick et Aaron arrivent tant bien que mal à le calmer et à le ramener à lui. D'un seul coup, le jeune homme se retrouve vidé et assis parterre, pour lui, l'île est habitée par une force démoniaque. Une fois à l'extérieur, les hommes se sentent un peu mieux, mais se servent d'huile sainte pour se protéger.

Malgré tout, l'enquête continue dans les champs où les malades ont été brûlés. Une odeur de fumée se fait sentir et on entend clairement un cri étrange. Ils avancent prudemment sur un pont et rejoignent les champs. Ils remarquent que le sol est jonché de cendres et d'os humains. Pour provoquer les entités, Zak passe un masque particulier et rapidement, le jeune homme entend une voix l'appeler et dire docteur. Il fait une séance de PVE et demande à ce que l'esprit se montre, Nick quant à lui entend quelqu'un courir et voit un projecteur tomber brutalement.
Les trois hommes retournent dans le bâtiment et testent une nouvelle théorie avec un poste audio et un champ électrique. Ils partent de la pièce laissant le matériel en marche. Une voix est enregistrée et celle-ci parle en italien. Fort de toutes ces manifestations, ils décident de se séparer pour mieux récolter d'éventuelles preuves. Aaron doit récupérer une caméra et une brume blanche est filmée, de plus on entend une voix suivre cette brume.
Nick est dans l'ancienne chapelle et Zak retourne dans la pièce où il a été attaqué plutôt. Rapidement, le jeune homme entend des bruits de pas et un gémissement puissant, il fait également une séance de PVE.

De son côté, Nick fait la même chose dans la chapelle et une voix résonne clairement. Il pose plusieurs questions et une brume noire est enregistrée, elle est accompagnée d'une plainte masculine. Nick remarque que sa caméra se vide rapidement.
Pendant ce même temps, Zak filme un orbe étrange et fait un relevé de température, celle-ci ne correspond pas à ce qu'il ressent. Au même instant, une voix sombre est enregistrée et le jeune homme se sent de plus en plus mal à l'aise, des voix désincarnées résonnent tout autour de lui.
Aaron se rend au clocher où un médecin se serait suicidé. Le jeune homme entend un bruit sourd et une voix répond à ses questions. Les phénomènes sont intenses et violents, le jeune homme sursaute à chaque bruit. Beaucoup de sons et de voix résonnent tout autour de lui et sa caméra se vide subitement.

De son côté, Nick continue sa séance de PVE et des voix se font toujours entendre. Il place une caméra fixe et plus tard, un cri puissant est enregistré.
Zak se sent de plus en plus mal, mais continue de poser des questions. Une voix appelle le jeune homme et sa caméra se vide également. Il change la batterie et part retrouver ses deux compères. Les trois hommes se retrouvent et l'enquête prend fin.

L'île de Poveglia est un véritable repère d'entités malfaisantes et nos trois amis en ont été les victimes, mais grâce à leur ténacité, ils ont pu récolter de splendide preuves de l'existence des fantômes ". Sources : http://www.mystere-tv.com/ + http://www.dailymotion.com/grandeetoile

 
Mais si l'on en croit un blog s'appuyant sur d'autres témoignages (difficile d'avoir des témoins très anciens, mais sur la partie "hopital psychiatrique" oui, probablement... toutes ces légendes sur cette îles seraient fausses et il y aurait un mélange avec d'autres îles et endroits de la lagune vénitienne... mais il s'agit d'un blog affilié à une association qui luttait pour le non-rachat de l'île à l'époque, donc pas obligatoirement très objectif ! A vous de décider donc !https://oliaklodvenitiens.wordpress.com/2014/04/20/la-veritable-histoire-de-lile-maudite-de-poveglia/

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, 10-02-2016