essai

Visibles que du ciel - 7

Visibles que du ciel - 7

 

Geoglyphekazakhstan mini

 

1er volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

2ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-2.html

3ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-3.html

4ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-4.html​

5ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-5.html​

6ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-6.html​

 

Voici le septième volet (et dernier pour l'instant) d'une série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites). Il ne s'agit que des anciens et très anciens géoglyphes présents autour du monde, les géoglyphes modernes et artistiques (en Australie par exemple) ne sont pas traités...

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Visibles que du ciel - 6

Visibles que du ciel - 6

Sajama lignes12Bolivie - lignes de Sajama

 

1er volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

2ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-2.html

3ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-3.html

4ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-4.html​

5ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-5.html​

 

Voici le sixième volet d'une nouvelle série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites).

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Visibles que du ciel - 5

Visibles que du ciel - 5

Blythe usa 01 mini

 

1er volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

2ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-2.html

3ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-3.html

4ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-4.html​

 

Voici le cinquième volet d'une nouvelle série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites).

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Visibles que du ciel - 4

Visibles que du ciel - 4

Nasca raptor 3doigts mini

 

1er volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

2ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-2.html

3ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-3.html

 

Voici le quatrième volet d'une nouvelle série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites).

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Pérou : Les pierres d'Ica, historique complet

Pérou : Les pierres d'Ica, historique complet

Icastone 3fingers

Une pierre d'Ica montrant un animal (crapaud ou grenouille, mais les yeux ni les pattes arrières n'y ressemblent pas ?) possédant quatre pattes avec trois doigts

 

Les pierres gravées d'Ica sont classifiées de diverses façons selon les chercheurs et surtout entre ceux qui refusent de remettre en question des faits établis par la science, en oubliant que des choses très établies à une période peuvent être complétées et même annulées par d'autres découvertes (ce qui se produit très régulièrement car la science est composée essentiellement de théories non figées à 100%, souvent incomplètes ou valables temporairement) et ceux qui ont l'esprit plus ouvert et pour lesquels aucune preuve ne peut réellement figer une science ou une connaissance, dans la mesure ou les lois universelles ne sont pas obligatoirement figées dans le temps et peuvent se modifier. Et aussi le fait que toutes les théories ne peuvent imaginer ou prouver qu'une autre réalité (prouvée des années plus tard) ne rentre pas en conflit avec ces mêmes théories prouvées donc temporairement. Le meilleur exemple est le changement presque radical actuel de la position de la science officielle sur la probabilité de l'existence de civilisations extra-terrestres assez nombreuses dans l'univers, mais aussi pour un autre exemple très récent sur l'acceptation récente de la science sur l'étude mesurable de la possibilité de la survie de la conscience après la mort du corps. Et j'en rajoute une couche quand on entend de très sérieux physiciens diplômés théoriser sur la possibilité que notre univers ne soit en fait qu'une énorme simulation informatique (presque un jeu vidéo !) d'un ancienne civilisation extra-terrestre qui recrée ainsi artificiellement son histoire et ses ancêtres (nous !)... et cette théorie est émise par de très sérieux scientifiques qui, en étudiant les collisions de particules (à l'aide de très puissants ordinateurs-machines à calculer), affirment y découvrir des codes et même des "bugs" mathématiques proches de ce qu'on peut voir dans nos propres codes informatiques...

Bon, je ne cautionne pas spécialement une hypothèse ou un "clan" par rapport à un autre, mais je pense au moins que, pour l'Histoire, ces données font partie des choses à conserver, connaître et compiler éventuellement avec d'autres données... car c'est aussi comme ça que la science peut avancer, non seulement par des comparaisons de données diverses, mais aussi justement par le mélange de plusieurs sciences et connaissances - les nôtres étant probablement trop "cloisonnées" ou "spécialisées" pour appréhender finement certaines réalités, qui nous échappent donc... Nous allons donc commencer par l'historique de ces découvertes (rapidement car il y a eu des livres entiers déjà sur le sujet !), puis la visualisation de certaines de ces pierres, et nous discuterons de certaines hypothèses et contre-hypothèses avant d'en formuler d'autres, sans fermer la porte à toute idée, car c'est obligatoirement improductif et même obscurantiste en final...

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Thulé et Hyperborée

Thulé et Hyperborée

Tertre anseamour mini

Le plus ancien tertre préhistorique découvert en Amérique du nord (Labrador) - 6100 ans avant JC

Un certain nombre d'auteurs de l'antiquité, parmi lesquels un grand nombre d'anciens Grecs, ont, dans leurs écrits historiques ou philosophiques, mêlés avec de vrais descriptions d'endroits connus ou découverts depuis, des détails ou des affirmations sur des endroits considérés de nos jours comme étant de la fiction, ou à base de mythes, en l'absence de toute découvertes ou preuves les concernant. Ces endroits sont néanmoins comparables à des endroits comme Troie (surtout citée par le poète Homère) ou Rungolt par exemple, qui étaient considérés jusqu'à leur réelle découverte, comme des légendes ou de la pure fiction... La science est donc beaucoup plus prudente de nos jours, surtout qu'elle a fait des progrès et sait maintenant que le niveau des eaux était beaucoup plus bas à certaines périodes, mais qu'il existe et a existé aussi un grand nombre de phénomènes catastrophiques naturels (tsunamis, lames de tempêtes (eaux ou sables d'ailleurs), météores, séismes et éruptions volcaniques, inondations fluviales, incendies et tornades dévastatrices, etc...) ou artificiels (Guerres d'élimination et de déportation principalement) qui ont été susceptibles de faire disparaître des villes entières dans le passé... Je vais en faire ici un petit résumé pour ce qui concerne les endroits cités par les Anciens et appartenant (à priori) aux régions au nord de l'Europe.

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Visibles que du ciel - 3

Visibles que du ciel - 3

Adams ohio greatserpent mini

 

1er volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

2ème volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-2.html

 

Voici le troisième volet d'une nouvelle série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites). Je vais donc parler de, et montrer ces gigantesques énigmatiques oeuvres d'art pour certains, cultes aux anciens dieux venus du ciel pour d'autres, témoignages de connaissances ancestrales liées aux astres célestes et à l'agriculture pour encore d'autres... et, comme ma qualité et imagination d'écrivain d'anticipation passionné d'Histoire ancienne me le permet, au contrario d'une science frileuse qui vit de ses théories mal remises en question, je me permettrai donc quelques hypothèses, englobant, vous vous en doutez, la possibilité et même probabilité (la mémoire étant une denrée non périssable pouvant faire abstraction du temps comme de l'espace matériel) d'une grande civilisation mondiale perdue physiquement mais non spirituellement... (je rappelle que, contrairement à ce qu'affirment certains scientifiques, l'écriture n'est pas absolument nécessaire pour que certains faits soient transmis à travers les générations : les mythes et légendes transmises oralement, par dessins et signes en sont des exemples évidents, sans compter la probabilité de l'existence d'une mémoire ancestrale (via l'ADN ?) quand on met en relation (par exemple) la notion de "licorne" en liaison avec la découverte récente d'un animal préhistorique y ressemblant, contemporain de l'homme préhistorique bien avant l'invention de l'écriture...

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Visibles que du ciel - 2

Visibles que du ciel - 2

 

Uffington white horse sat mini

Le Cheval Blanc d'Uffington (1000 Avant J.C.)

 

1er volet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/visibles-que-du-ciel-1.html

Voici le deuxième volet d'une nouvelle série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites). Je vais donc parler de, et montrer ces gigantesques énigmatiques oeuvres d'art pour certains, cultes aux anciens dieux venus du ciel pour d'autres, témoignages de connaissances ancestrales liées aux astres célestes et à l'agriculture pour encore d'autres... et, comme ma qualité et imagination d'écrivain d'anticipation passionné d'Histoire ancienne me le permet, au contrario d'une science frileuse qui vit de ses théories mal remises en question, je me permettrai donc quelques hypothèses, englobant, vous vous en doutez, la possibilité et même probabilité (la mémoire étant une denrée non périssable pouvant faire abstraction du temps comme de l'espace matériel) d'une grande civilisation mondiale perdue physiquement mais non spirituellement... (je rappelle que, contrairement à ce qu'affirment certains scientifiques, l'écriture n'est pas absolument nécessaire pour que certains faits soient transmis à travers les générations : les mythes et légendes transmises oralement, par dessins et signes en sont des exemples évidents, sans compter la probabilité de l'existence d'une mémoire ancestrale (via l'ADN ?) quand on met en relation (par exemple) la notion de "licorne" en liaison avec la découverte récente d'un animal préhistorique y ressemblant, contemporain de l'homme préhistorique bien avant l'invention de l'écriture...

Je commencerai cette étude, compilation et comparaison non pas par les célèbres lignes et dessins de Nazca (qui ne sont pas uniques de cette civilisation de Nazca car d'autres ont été trouvés bien plus à l'intérieur du continent d'Amérique du Sud (Bolivie et Colombie aussi), mais par des structures visibles en Europe, principalement en Angleterre et en France. Ce qui fait dire à certains chercheurs qu'une origine celte, pour ces gigantesques modifications topographiques locales, est assez probable... hypothèse évidemment contestable quand on sait qu'une civilisation néanderthalienne (par exemple, mais probablement aussi de Cro-Magnon ensuite !) a bel et bien existé dans toutes les localités citées, et que l'on commence seulement à découvrir et comprendre que ces civilisations préhistoriques ont bel et bien également inventé des choses, y compris des constructions (comme ici en France, mais dont la plupart ont été effacées par le temps, et les successeurs humains...)...

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Baltique : la cité perdue de Vineta

Baltique : la cité perdue de Vineta

 

Vineta karte abraham ortelius 02

J'ai déjà parlé de cette légende intéressante rattachée à la Mer Baltique, lors des articles et Page consacrés aux Anomalies (http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html) découvertes par une équipe de plongeurs suédois, qui sont situées effectivement au Nord-Ouest, vers l'antique pays de Misiko, c'est-à-dire vers l'endroit où a été située il y a très longtemps la légendaire cité de Vineta, engloutie selon le mythe dans la Mer Baltique... :

 

 
Oera linda amsterdam peo platon
 
 

Baltique et Atlantide l'Oera Linda Boek :

" La mémoire néerlandaise semble avoir gardé un souvenir très précis du déluge et de l'engloutissement de l'Atlantide. Le plan d'Amsterdam reproduit fidèlement celui de Poséidopolis, capitale atlante.

"Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer." (Platon, Le Timée)

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Visibles que du ciel - 1

Visibles que du ciel - 1

 

Glastonbury2 mini

Voici le premier volet d'une nouvelle série d'articles compilant les données connues sur ces étranges oeuvres humaines (à priori !) qui ne sont pleinement visibles et admirables que du ciel, c'est à dire d'une certaine hauteur dans l'atmosphère (bien que les grandes lignes de Nazca par exemple soient même visibles de satellites). Je vais donc parler de, et montrer ces gigantesques énigmatiques oeuvres d'art pour certains, cultes aux anciens dieux venus du ciel pour d'autres, témoignages de connaissances ancestrales liées aux astres célestes et à l'agriculture pour encore d'autres... et, comme ma qualité et imagination d'écrivain d'anticipation passionné d'Histoire ancienne me le permet, au contrario d'une science frileuse qui vit de ses théories mal remises en question, je me permettrai donc quelques hypothèses, englobant, vous vous en doutez, la possibilité et même probabilité (la mémoire étant une denrée non périssable pouvant faire abstraction du temps comme de l'espace matériel) d'une grande civilisation mondiale perdue physiquement mais non spirituellement...Je commencerai cette étude, compilation et comparaison non pas par les célèbres lignes et dessins de Nazca (qui ne sont pas uniques de cette civilisation de Nazca car d'autres ont été trouvés bien plus à l'intérieur du continent d'Amérique du Sud (Bolivie et Colombie aussi), mais par des structures visibles en Europe, principalement en Angleterre et en France. Ce qui fait dire à certains chercheurs qu'une origine celte, pour ces gigantesques modifications topographiques locales, est assez probable... hypothèse évidemment contestable quand on sait qu'une "civilisation néandertalienne" (dont on a découvert récemment les premières constructions artificielles par exemple, mais probablement aussi de Cro-Magnon ensuite !) a bel et bien existé dans toutes les localités citées...

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Je n'étais qu'un Androïde : réédition

Je n'étais qu'un Androïde : réédition

 

Jenetaisqu unandroide1 mini

 

Après avoir hésité un long moment entre une réédition en livre de poche chez un éditeur classique et une sortie en format A5 en conservant tous mes droits en tant qu'auteur-éditeur, j'ai choisi cette dernière option avec LULU.com comme imprimeur. Cette option me permet de pouvoir adapter cet écrit dans d'autres formats à volonté (ebook, audio, vidéo, etc...) et en toute liberté. Et aussi de choisir le prix de vente, ici moins élevé que la première édition chez un éditeur classique (alors que le prix des livres et du papier ont considérablement augmenté depuis sa première sortie (2011))...

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Auvergne, France, les mystérieux souterrains annulaires

Auvergne, France, les mystérieux souterrains annulaires

 

Souterrain capture video mini

Nous voici de retour dans la Montagne Bourbonnaise, il s'agit donc d'une suite aux précédents articles parlant de ces divers lieux étranges, sacrés, chargés d'Histoire et de Légendes, de mystères non élucidés pour beaucoup. Vous trouverez les liens vers ces articles en bas de celui-ci.

Encore un mystère non élucidé que ces étranges souterrains annulaires dont les premiers exemplaires semblent avoir été découverts au milieu du 19ème siècle, alors que d'autres l'ont encore été au cours du 20ème, et qu'il en resterait probablement encore à découvrir. On a longtemps pensé qu'ils étaient uniques et concentrés dans le Centre de la France, mais d'autres découvertes similaires, en Autriche et en République Tchèque, ont encore accentué le mystère les entourant. Et ce mystère est multiple si on épluche les diverses publications à leur sujet : on ne connaît pas leur but, la raison de leur existence, ni réellement par qui et quand ils ont été creusés. Car les quelques datations effectuées, (encore une fois avec un mauvais calibrage du carbone 14, réévalué récemment), sur de très rares tessons de poteries ou artefacts métalliques trouvés seulement dans quelques souterrains, s'étalent de la période gallo-romaine (ou même plusieurs siècles avant JC à un endroit !, j'en reparlerais) jusqu'à la Renaissance (1694) ! De toute façon, l'on sait depuis longtemps qu'un grand nombre de souterrains ont été utilisés et réutilisés au cours du temps (des souterrains du moyen-âge ont ainsi été encore utilisés pendant la guerre 1914-1918 !) : une datation raisonnable ne saurait donc être très fiable tant que la science n'a pas découvert le moyen de dater les gravures et usinages de la pierre... la présence de poteries ou artefacts ne témoignant bien souvent qu'une appropriation postérieure de lieux plus anciens, ce que les archéologues raisonnables et ouverts reconnaissent volontiers.

En fait, la majorité des souterrains, mêmes bouchés depuis longtemps, ne contiennent absolument rien : ils semblent même avoir été scrupuleusement nettoyés de toutes traces de leurs bâtisseurs et même d'autres visiteurs ultérieurs. Si nous ne parlons que de la Montagne Bourbonnaise, le nombre de souterrains jusqu'à présent découverts seraient de 34 parfaitement identifiés (dont 14 sur la seule commune d'Arfeuilles - un souterrain tous les 300 mètres !, 5 sur Le Breuil, 3 sur la Chapelle, 2 sur Laprugne, le Mayet de Montagne et Nizerolles, 1 sur La Chabanne, Isserpent, Molles et Saint-Nicolas des Biefs) et de 15 de plus (49 donc en tout) dont l'existence est mentionnée par un ou plusieurs témoignages, mais qui n'ont jamais été explorés ou leur situation exacte perdue au cours du temps...

C'est d'ailleurs le cas d'un des premiers découverts, en 1854, et qui avait fait l'objet d'une publication vingt ans plus tard et d'une exploration : on a perdu depuis sa situation exacte dans le hameau de Terre-Noire de la commune de Laprugne (Allier) ! Voici cette étude (qui pensait par erreur à un souterrain-refuge) et schéma, dans "Le Forez illustré" du 1er et du 8  août 1875 par le docteur Frédéric Noëlas. Pour rappel, ce souterrain avait été découvert en 1855 par hasard, lors du creusement des fondations d'une grange, puis rebouché.

Extraits : " La région montagneuse qui forme entre la chaîne de la Madeleine et celle du Montoncel le canton le plus méridional du département de l'Allier offre à l'archéologie des sujets d'étude qui touchent au plus haut point de la science: roches à bassins et à empreintes, châtelards, voies primitives, souterrains refuges, villes et industries gauloises, murs gaulois, pour ne parler que de ce qui nous est le plus à cœur….

En dehors du bassin et des travaux de concession des mines de cuivre de la Prugne, sur les premières croupes des hauteurs qui s'élèvent brusquement jusqu'à près de treize cents mètres au sommet de la Madeleine, un hameau, celui de Terre-Noire, étage ses maisons à quelque distance du profond ravin où coule le ruisseau de la Coste.

Il y a vingt ans des propriétaires, voulant y bâtir une grange, creusèrent des fondations et furent on ne peut plus surpris de sentir le sol peu solide dans un endroit rocheux; ils creusèrent par curiosité et découvrirent un souterrain, où ils pénétrèrent assez imprudemment et sans ordres, surtout sans intention de s'en rendre compte par l'étude; ils n'y trouvèrent, dit-on que des morceaux d'une poterie grossière. La découverte fit grand bruit, nombre de visiteurs accoururent, mais tous inexpérimentés; puis on referma la cavité tant et si bien qu'il a fallu deux demi-journées pour la retrouver.

Cependant, on avait un point de départ; il avait fallu, lors de la construction de la grange, reculer les fondations, on chercha donc dernièrement et, au fond d'une tranchée d'environ un mètre cinquante centimètres de profondeur, on rencontra une entrée du souterrain, la même que celle découverte il y a vingt années. L'ami qui nous préparait si galamment la besogne pénétra dans la cavité par une ouverture assez étroite, reconnut les lieux puis referma soigneusement avec de grosse pierres l'entrée du roc, crainte d'accident.

Enfin, le 11 juillet dernier, nous nous rendîmes vers le souterrain avec une certaine solennité: un orage majestueux nous surprit en route... deux petits murs formaient l'entrée de la grotte; leur distance réciproque était d'environ un mètre, ils reposaient sur la roche vive et une pente assez douce conduisait à une ouverture si étroite que les épaules d'un homme avaient peine à y passer; mais au bout de quelques pas faits et en se laissant glisser les pieds en avant, le souterrain se révèle à la hauteur d'un homme de petite taille.

Terrenoire1

Voici l'aspect de la galerie: elle est creusée dans une roche de porphyre quartziféré très fendillée et cassante, commune dans le pays et coupée de filons d'un granit grenu décomposé nommé gore, au-dessous d'une terre labourée qui porte le nom de la mure (masure); sa direction générale est du S-E au N-E; sa voûte de forme pointue très irrégulièrement ogivale n'est nulle part soutenue par une maçonnerie quelconque; elle ne paraissait pas solide, la pierre s'égrenait laissant passer de grosses gouttes d'eau de pluie et à chaque roulement de tonnerre que l'oreille ne percevait pas au reste dans les profondeurs, de petites rocailles se détachaient comme au moindre frottement; la largeur du boyau souterrain est d'environ 0.70 à 0.80 m ; nous étions trois explorateurs et le travailleur avait peine à se servir de sa pioche.

Une première galerie, pendant cinq ou six mètres, serpente fortement et brusquement, puis elle envoie à gauche et à droite deux branches de manière à circonscrire une masse de roche en forme de colossal pilier arrondi; on observe que la branche de gauche continue presque droit la première galerie avec la même hauteur de voûte et la même largeur; la branche de droite se dévie fortement de ce côté et son plafond est plus bas d'au moins 30 à 35 cm ; des flaques d'eau jaunâtre s'étaient amassées sur le sol, mais aucune fosse, aucun puits ne s'ouvraient dans les galeries au point de rencontre des deux branches; dans la paroi de gauche est creusée une case ou niche dans une partie granuleuse de la roche à hauteur de l'épaule, cette case large de 15 cm a le sommet pointu; on voit très distinctement les nombreux coups d'un outil pointu comme un pic qui a creusé la pierre tendre (ailleurs la pierre fendillée ne montre pas ces traces).

Ascia gallo romain2

On distingue un ascia gallo-romain gravé à gauche du socle de cette statue-pierre tombale. L'ascia qui servit peut-être à creuser les souterrains, avait aussi une valeur symbolique, puisqu'elle était souvent gravée sur les pierres tombales gallo-romaines, étant censée protéger et assurer l'inviolabilité dudit tombeau.

Nul vestige de rouille ou d'oxyde de cuivre pour indiquer la matière de l'outil, mais vu la difficulté de manœuvrer, même un marteau de mineur, à cause de la voûte, on voit que l'outil était emmanché si court qu'il devait être vraisemblablement tenu à la main comme un couteau… nulle marque de fuliginosité ou de suie de lampe dans cette case ni aux voûtes; ces deux galeries réunies sans chambre élargie, sans issues autres, après un mètre de parcours, rencontrent un muretin de grosses pierres haut de 50 cm disposé transversalement, il est maçonné avec de l'argile jaune comme ceux de l'entrée, et forme un petit ponceau sous lequel fuit un filet d'eau par une pente assez rapide; au-delà et au bout de 6 mètres , presque en ligne droite, un fort éboulement barre le passage et sur le sol extérieur on remarque, à cet endroit, une dépression sensible.

L'eau s'écoulant ainsi n'avait pu s'accumuler en trop grande quantité, mais elle gênait nos recherches, la pioche ne ramenant que des pierrailles sans forme, point de poterie ni d'outils; de la paille pourrie et noire et dans la galerie de gauche de la paille brûlée et charbonnée provenant sans doute des brandes de paille dont on s'était servi au risque de s'enfumer lors de l'exploration d'il y a 20 ans; un bout de plateau ou d'épaisses planches de chêne mises là sans doute pour appuyer sur les pierres et ne pas se mouiller les pieds, tout annonce une visite timide et hâtive. Le bois du plateau est pourri, mou et malgré qu'il soit infiltré d'eau, il a perdu énormément de son poids. L'air avait pénétré dans le souterrain et si la première fois il était méphitique et éteignait les lumières, lors de notre examen il s'était renouvelé. Mais comme contraste avec ce bois, nous avons recueilli dans le terrain et sous les éboulis de la galerie de droite un long bâton brut et noueux dont une branche cassée au bout forme un crochet, vrai bâton de sauvage, d’homme primitif (nous savons qu’on a trouvé semblable objet dans des souterrains analogues). Il était difficile de savoir au moment de la trouvaille de quel bois était ce bâton, on eût dit un morceau d’érable à l’écorce rude (bois très rare dans la montagne) et tout à fait comparable à des bois qui ont séjourné des siècles dans les tourbières ; celui-là, au lieu d’avoir perdu de son poids, en avait acquis considérablement, il pesait de cinq à sept cent grammes, infiltré d’eau mais aussi de matières siliceuses…..

On est convenu de nommer ce genre de grottes creusées de main d’homme "souterrains de refuges", mais la science n’a pas dit son dernier mot sur leur mystérieuse destination. Dès lors qu’ils ne sont pas construits de maçonnerie, il y a grande présomption d’antiquité, aucun château féodal n’y ayant laissé vestige et souvenir, mais on ne peut raisonner sur leur destination que par analogie et apporter dans leur recherche un grand esprit critique ; dans les uns, on trouve des restes évidents de l’homme préhistorique, hachettes de pierre, auges à broyer le grain ou le millet, comme dans la Creuse, le souterrain-refuge de Sanglard… Dans les autres on a trouvé de la poterie romaine ; les uns sont pourvus de puits ou fosses de défense, de conduits d’air ou soupiraux, présentent des cachettes, des grès à aiguiser, des réservoirs d’eau et des cavités circulaires, véritables silos que l’on cachait à l’ennemi; d’autres enfin offrent, taillés dans le bloc, des ouvertures avec des feuillures pour les portes, des bancs, des retraites et des salles spacieuses, de sorte qu’on a pu dire que c’était des habitations permanentes aussi bien que des refuges temporaires, même des caveaux ou des greniers d’approvisionnement.

Ils ont pu être occupés et réoccupés à différentes époques de troubles et d’invasion et sont creusés suivant différents types. (YH : à l'époque il y a peu de souterrains annulaires découverts et étudiés, mais l'auteur fait tout de même, remarquablement, le lien avec ceux-ci et un autre déjà découvert à Arfeuilles).

Ils sont rarement isolés, souvent groupés dans le même endroit à proximité de fontaine ou de ruisseaux ; ceux de la contrée, assez nombreux, semblent appartenir tous aux mêmes types : une galerie étroite embrassant un énorme pilier, nous en connaissons un à Arfeuilles dont la forme est tréflée, c’est-à-dire qu’il a trois piliers entourés de galerie qui se rendent dans un boyau unique. Tous ont été creusés de la même manière, avec les mêmes outils, dans la même roche. Nous faisons remarquer que la roche n’a pas partout un degré de solidité pareille, mais le temps, les mouvements de terrain ont dénaturé cette solidité.

Si le souterrain de Terre-Noire laisse maintenant filtrer les eaux pluviales, c’est qu’il était sans doute couvert de feuilles sèches et de fumier, comme le rapportent des auteurs anciens parlant (YH : peut-être : il n'y a pas de mention du lieu dans les écrits de Tacite au sujet des souterrains des "Germains", de plus, la région est considérée comme étant la région des Arvernes...) de ces souterrains. Il faut se faire une idée de la vie au grand air de nos ancêtres chasseurs et pêcheurs ; ils n’étaient jamais chez eux, il suffisait que la nuit et au gros de l’hiver les femmes et les enfants fussent en sûreté, la commodité, l’élégance du logis, sa salubrité même étaient choses secondaires. Mais nous faisons nous même toutes réserves à ce sujet, nous bornant à affirmer l’antiquité de ces retraites si bien oubliées des hommes.

L'ascia est un outil gallo-romain en forme de hache, une herminette, un outil à tailler le bois ou à polir la pierre, l'instrument à tout faire du maçon. 
Cet outil gravé sur la pierre tombale était réputé lui conférer une protection en lui assurant l'inviolabilité
.

Le peuple voit des communications fantastiques du souterrain Terre-noire avec les galeries du Châtelard,  poste gaulois situé à deux kilomètres de distance... (sans preuve...) "

Ce souterrain fut par la suite rebouché et disparut des mémoires. Si la grange existe toujours, le souterrain n'évoquait plus aucun souvenir aux habitants du village, ni à l'ancien propriétaire de la grange, M. Eugène Oblette.

Des souterrains tous très semblables. Tous les souterrains de la Montagne bourbonnaise sont de longueur modeste (entre 20 et 40 m). Ils sont tous situés à une faible profondeur (entre 1m50 et 5m) et creusés dans du schiste ou du "gore" (arène granitique en décomposition), des matériaux qui excluent le creusement de vastes salles ou de larges couloirs. La plupart suivent le schéma de la lettre grecque Φ "phi" avec un vestibule d'entrée, se prolongeant plus ou moins dans l'axe par une galerie, coupant en deux endroits une structure en anneau. On notera que cette 21ème lettre grecque (utilisée aussi auparavant par les minoens de Crète, Santorin et Milos, mais aussi par les Etrusques, puis tardivement par les Coptes). 

Dans le système de numération grecque, phi vaut 500 ; par exemple ‹ φʹ › représente le nombre 500. Comme la plupart des autres lettres grecques, le phi est parfois utilisé en dehors de son contexte alphabétique grec dans les sciences. Par exemple, en mathématiques, elle note traditionnellement le nombre d'or (1+√5)/2 (soit environ 1,618). On l'appelle aussi "La Proportion Divine" car si on on mesure notre taille et qu'on divise ce nombre par la mesure du nombril aux pieds, on obtient Phi. On obtient le même résultat si on mesure la taille du haut de l'épaule au plus haut des doigts et qu'on divise ce nombre par la taille du coude au plus haut des doigts...

On accède à ces souterrains par un dénivelé et une entrée non cachée parfois même par un escalier monumental (comme chez Néglot), ce qui exclut toute hypothèse de cache ou de refuge. La plupart semblent avoir été creusés au Haut Moyen Age, à l'aide d'une ascia sorte de hache à tout faire que les gallo-romains utilisaient pour tailler le bois ou creuser dans la pierre tendre. Beaucoup étaient murés à l'entrée (chez Guérande) ou dans la galerie, ce qui tendrait à renforcer l'hypothèse d'un lieu sanctuarisé. L'extrémité de la galerie ou de la "chapelle" possède souvent des alcôves ou des niches. On trouve souvent, au bout de ces galeries, des conduits verticaux de faible diamètre (parfois inachevés) et communiquant avec l'extérieur (aération ? Culte des morts ?).

Une hypothèse fait état que ces souterrains pourraient être des sortes de tombeaux où les habitants du Haut Moyen-Age (Gallo-Romains) déposaient les restes calcinés de leurs défunts dans des urnes funéraires. La crémation était en effet interdite par la religion chrétienne qui s'était implantée d'abord dans les villes et qui préconisait l'inhumation tout en condamnant l'incinération, héritage du paganisme. Mais cette hypothèse, si tentante soit-elle, n'est pas confirmée par des éléments matériels ( ossements calcinés, statuettes, sculptures ou peintures sur les parois). Mais l'Eglise pourrait avoir découvert cette pratique par la suite, et aurait tout nettoyé, ce qui est aussi une possibilité bien sûr...

Ce pourrait être aussi d'antiques sanctuaires en rapport avec le culte des morts, ce qui pourrait expliquer la présence de ces "conduits d'aération" plus ou moins achevés. Dans ce cas, ceux-ci seraient une sorte de passage reliant le monde des morts (souterrain) à celui des vivants (sur la terre). Face à la progression inéluctable de la religion chrétienne durant le haut moyen âge, ce type de sanctuaire aurait disparu. Il aurait survécu sous une autre forme plus "chrétienne" celle-là (l'Eglise a récupéré beaucoup de cultes païens ou antiques à son compte), la lanterne des morts.

Lanterne morts estivareilles

La lanterne des morts est un édifice maçonné, de forme variable, souvent élancé généralement creux et surmonté d'un pavillon ajouré, dans lequel au crépuscule, on hissait, souvent avec un système de poulies, une lampe allumée, supposée servir de guide aux défunts.

Mais là où cela se gâte, c'est que certains vestiges tout de même découverts depuis (alors que d'autres découvertes "préhistoriques" sont mentionnées au 19ème siècle), pourraient ramener cette pratique à bien plus anciens que les Gallo-Romains, puisque dans les souterrains de Puyravel, dans des fouilles au Hameau de Chez-Guerrier (Mayet-Montagne), sur le site de Moulin-Piat (à 2km au sud de Glozel, M. René Gattefossé le fouille en 1939. Il y découvre des haches de pierre, deux flêches, des anneaux de schiste brun, certaines de ces pièces sont gravées), dans les souterrains annulaires de Cluzel et de Palissard (des tablettes ou des galets inscrits de signes "glozéliens" ont été découverts en 1928), des artefacts et gravures du néolithiques, préhistoriques donc, ont été trouvés. Certains de ces objets (galets gravés) ont été assimilés aux mêmes trouvés à Glozel. Des analyses faites en 1995 pour tenter de dater plus précisément une partie de ces objets "Glozéliens", dans plusieurs laboratoires, ont donné des résultats disparates et peu concluants : le quartz contenu dans la plupart des objets fausse les données de la thermoluminescence (radioactivité) et, malgré des résultats peu fiables et contradictoires entre les laboratoires (des données donnant -17000 ans en moyenne (comment ? c'est dans le rapport officiel pourtant !) mais s'étalant surtout entre - 600 avant JC et le 17ème siècle, voir même le 20ème siècle pour certains objets douteux), une étrange conclusion ramenait le tout au Moyen-âge, peut-être "Haut" (Gallo-Romain) pour certains objets, mais plutôt 13ème siècle pour l'essentiel... tout simplement parce, depuis le début du 20ème siècle, trop de fouilles avaient "pollué" les lieux et que seuls des traces d'une verrerie datant du moyen-âge avait pu être identifiées avec certitude... : " En effet, sans doute à cause de la très forte radioactivité naturelle de la région, les datations sont extrêmement disparates, et on a du mal à comprendre et à fortiori à expliquer la présence sur le même lieu, d'objets âgés de 17 000 ans, de 5 000 ans, de 2 500 ans, de 1 500 ans, et même du moyen âge ! Reste également l'énigme de l'écriture que l'on retrouve sur des os gravés de 17 000 ans, toujours non déchiffrée (elle l'a été par plusieurs auteurs différents à priori et daterait des Phéniciens selon beaucoup d'entre eux)... (mais cette écriture est ce qui gêne le plus la trame "historique"... même si d'autres écritures similaires semble avoir été découvertes ailleurs dans le monde (Pakistan)). Le compte rendu de 1995 est incomplet et ambigu : les seuls vestiges archéologiques du site sont les restants d'un artisanat de verrerie qui date du Moyen Âge. Aucun objet de type « glozélien » n'y a été découvert lors de ces fouilles de 1995 (!) "

On se rappellera bien sûr que les datations d'avant le 21ème siècle (recalibration du carbone 14 en 2004) ne peuvent plus être considérées comme fiables de toute façon... Il faudrait tout redater, et comme on le fait maintenant, avec l'aide d'au moins trois méthodes différentes...

Mais même s'il y a un possible lien entre Glozel et les souterrains annulaires (puisque, finalement, il n'y a pas qu'à Glozel que des objets "glozéliens" ont été découverts !), revenons sur ces derniers, voilà plusieurs plans et schémas de ces cavités, établis par plusieurs chercheurs dont les noms sont sités plus haut ou par la suite... :

Birat chatel montagne

Anneau Birat (commune de Châtel Montagne) découvert en 1952, suite à l'effondrement de la voûte lors du passage d'une vache. Allée rectiligne de 13 m , demi-cercle de 18 m , 1m65 de haut, restes d'un muret de pierres sèches vers le fond

Frobert chatel montagne

Chez Frobert (commune de Châtel Montagne) découvert sous un bâtiment. La partie rectiligne mesure environ 8m, l'anneau 13m50, les 2 extrémités, remblais et effondrement) n'ont pas été explorées.. Ont été trouvés quelques tessons de poterie et un liard de 1694 (!)

Frobert entree

L'entrée de l'anneau de Chez Frobert

Guerande

Anneau de Guérande (commune d'Arfeuilles) découvert en 1958, lors d'un labour. La véritable entrée était toujours murée. Les tessons retrouvés datent du Vème au IXème siècle (Gallo-Romain-Mérovée-Charlemagne). Allée rectiligne de 15 m débouchant sur une salle (la chapelle ?) avec 2 pierres d'autel de chaque côté).

Souter2

L'entrée murée de l'anneau de Guérande

Puyravel mayet de montagne

Anneau de Puyravel (Mayet de Montagne) découvert lors de labours en 1928. galerie de 16 m de circonférence. Restes de poteries, galet gravé et outil en pierre de l'époque préhistorique (néolithique + "Glozélien")

Neglot commune du breuil  Neglot commune du breuil2

 

Chez Néglot (commune du Breuil) exploré dès 1875 par Noëlas, comblé en grande partie. Anneau de 12 m. menant à une "chapelle" avec conduit extérieur, escalier d'accès monumental, mais accès fermé par d'énormes blocs de granit. Ces blocs de granit, extraits d'une carrière distante de 8 km, verrouillaient l'entrée (similitude avec les différents murets des autres souterrains qui interdisaient l'accès)

Neglot escalier entree

Chez Néglot escalier d'accès monumental

Souterrain arfeuilles Souter3

 

A gauche, Couloir annulaire d'un souterrain annulaire creusé sous une église dans les Deux-Sèvres (France) (YH : ou c'est l'église qui a été construite sur le souterrain !). A droite, Arfeuilles, photo de souterrain annulaire

Bois barret

Arfeuilles, photo de l'entrée bouchée du souterrain annulaire du Bois-Barret

 

Pour compléter un peu plus cette compilation de données sur les anneaux souterrains, voici un extrait d'un livre ("lieux mystérieux") d'un chercheur local (qui était considéré comme beaucoup il est vrai comme un "mystique", mi-voyant mi-esotériste (il a fait des prophéties de son vivant, dont certaines se sont réalisées)), un auvergnat donc, nommé Pierre Frobert (déjà cité dans les articles consacrés au monument très ancien (celte ou encore plus ancien) "Pierre Ginish" du Puy de Montencel, point culminant de la Montagne Bourbonnaise), et qui a donné sa propre hypothèse, évidemment l'une des plus étranges de toutes les hypothèses, mais qu'il argumente d'une façon assez intéressante quand on se penche et étudie toutes les données concernant nos ancêtres qui ont passé beaucoup de temps et d'efforts sur le transport (sur des kilomètres et avec peu de moyens) et l'élévation de pierres levées (menhirs, dolmens, cairns) et monuments parfois gigantesques, y compris parfois tout en haut de certaines montagnes... : " Les étranges souterrains d'Arfeuilles "

" Le territoire de la commune d'Arfeuilles recèle plus du tiers des souterrains de la Montagne Bourbonnaise; Notons plusieurs faits importants : il n 'y a pas d'aération ou si peu que personne ne pouvait les utiliser comme refuge; ils sont inutilisables; on ne peut rien entasser sans boucher le passage. Ce ne sont pas des lieux de culte : Il y a un souterrain tous les 300 mètres à Arfeuilles. (YH : notons au passage que le nom d'Arfeuilles prendrait ses racines (celtes et latines) dans "Fouilles profondes"), Les noms d’Arfeuilles et Arpheuilles pourraient provenir aussi du verbe latin « fodiculare », signifiant fouiller, creuser. Cette étymologie situerait donc effectivement la création de ces souterrains à une époque lointaine de toute façon (cf. Maurice Piboule,Mémoire des communes de l’Allier : La Combraille, 1988).  "M. DAUZAT, dans son dictionnaire des noms de lieux, pense (avec d'autres auteurs de dictionnaires similaires) que ce “feuilles“ serait un hybride Gallo-Latin de “fodiculare“, fouiller. Quant à la signification du préfixe “Ar“, elle laisse perplexe la plupart des linguistes. Une interprétation récente a été donnée en 1988 par M. FROMAGE, professeur de lettres anciennes et président de la Société Française de Mythologie, lors du congrès mondial sur les souterrains, qui s'était tenu à Arfeuilles cette année là. Pour lui, le “Ar “ proviendrait d'une déformation de prononciation du “Al “ de “alto“ qui signifie aussi bien profond qu’élevé. Cette interprétation est imaginée par M. DAUZAT et d'autres auteurs à propos de noms de lieux autres qu'Arfeuilles. Si cette interprétation est valable en ce qui nous concerne, “Arfeuilles“ signifierait “fouilles profondes“ ou encore “ le pays des fouilles profondes“. Or M. DAUZAT signale la présence de souterrains à proximité de la plupart des Arfeuilles ou Hautefeuilles. On a une explication qui tient debout, quant on sait qu'ici les souterrains annulaires atteignent une densité que, jusqu'à présent, on n'a jamais rencontrée ailleurs".

Des dépots d'urnes ? Cette hypothèse avait été avancée par le docteur Chabrol. C'est bien improbable (YH : aucune preuve n'est jamais venue l'étayer en tout cas).

D'après les recherches que j'ai effectuées en Bretagne et dans d'autres lieux, j'ai remarqué que tous ces souterrains présentent un plan particulier, à savoir un couloir généralement petit débouchant sur une salle ou plusieurs salles de formes circulaires. En Bretagne on a élevé des Cairns, sorte de pyramides à étages, tout simplement parce qu'il n'y avait pas de montagnes or dans notre région (Auvergne), tous les sommets alentours présentent des amas de rochers placés volontairement ou des murs ceinturent un sommet. La concentration de ces souterrains n'est pas un hasard si l'on étudie la nature du sous-sol et les courants telluriques.

LA SCIENCE DES ATLANTES

Il existe sous la terre des courants de forces tout comme l'être humain possède un système nerveux électrique. Il est admis aussi que la foudre sort de la terre avant son échange avec les forces célestes. Or la foudre est toujours au croisement de lignes de force tellurique. Il y a donc des points d'émissions puissants et c'est sur ces points d"émissions que nos ancêtres ont creusé les montagnes, ou ont fabriqué des capteurs artificiels tumulus avec salle intérieure. Pour diriger cette force ils ont à certains endroits placés sous terre des capteurs directionnels de différents modèles.

Ce sont nos fameux souterrains aux formes étranges creusés en forme de voûte. Selon l'intensité de la force l"entrée qui est en réalité une sortie, était plus ou moins haute et était dirigée soit sur une file de menhirs - les condensateurs - ou plusieurs files de menhirs avec dolmens (prise de courant) soit sur des lignes naturelles (les autres nerfs de la terre) l'épine de certaines montagnes, le cours de certaines rivières, etc...

Nous avons une preuve éclatante de la domestication de cette énergie gravée sur les pierres du tumulus de Gravinis en Bretaqne. Cette énergie pouvait être décuplée par du quartz.

Sur la terre il existe de semblables systèmes de domestication des forces telluriques. Pour quoi faire me direz-vous : C'est ici que la réalité dépasse la fiction : Les Atlantes avaient des colonies sur toute la terre.

Les Atlantes connaissaient en des temps préhistoriques la radio, la télévision, l'énergie atomique, le laser et leurs vaisseaux aériens suivaient ces lignes de force telluriques, ces lignes servaient aussi à la fertilisation des terres, à envoyer des messages à distance et bien d'autres choses encore. A une période de leur histoire qui se situe vers 12500 avant le Christ, les Atlantes firent un mauvais usage de leurs découvertes et causèrent leur propre perte car ils ont mis au point des instruments qui mettaient en mouvement les feux du centre de la terre ainsi transformés en force destructrices. Les Atlantes s'étaient rendus maîtres d'une source d'énergie fabuleuse, les rayons du soleil amplifiés par des cristaux, l'inversement de ces forces a provoqué la destruction de leur continent.

Bien des gens ont du mal à croire à l'existence d'une civilisation avancée comme L'Atlantide et qu'elle ait pu disparaître sans laisser de traces, et pourtant ces traces existent.

Réfléchissez à ceci, il y a moins d'un siècle seuls les auteurs de science-fiction pouvaient songer à des choses comme la télévision, les sous-marins atomiques, la bombe à hydrogène. En moins de 50 ans, des nations ont disparu dans le chaos de deux guerres mondiales et d'autres ont été fondées. Regardez à quel point notre civilisation actuelle est tributaire des communications, des transports, de l'énergie électrique et il est facile d'imaginer qu'une guerre atomique, si elle ne détruit pas complètement l'humanité, puisse renvoyer l'homme à l'âge de pierre.

Que resterait il de notre superbe civilisation dans 5000 ans ? "

Schema arfeuilles souterrains

Schema arfeuilles souterrains2

Schema arfeuilles souterrains3

 

Schema arfeuilles souterrains4Dessingavrinis bretagne1

Dessingavrinis bretagne2Dessingavrinis bretagne3

Tous ces dessins sont extraits du livre de Pierre Frobert "Lieux mystérieux"

Autres souterrains annulaires dont on connaît l'existence :

Deux auteurs Francis Pérot (en 1884) et Adrien Blanchet (en 1927) signalent tous deux la présence d'un second souterrain annulaire à Laprugne, au "Chatelard". D'après Pérot: " La confection de la route de Laprugne à la Loge des Gardes a mis à découvert un souterrain dont on voit nettement la section et la forme au Chatelard. Les deux ouvertures qui se voyaient dans la tranchée de la route ont été maçonnées avant qu'il n'ait été exploré. Sa hauteur est de 1m30 et sa largeur 0m80 ". Et d'après l'inventaire de Blanchet: " Le Chatelard: souterrain dont les 2 parties découvertes ont été murées. Hauteur: 1m20; largeur: 0m70; voûte cintrée en anse de panier ".

Au hameau de Lareure, Jean Robert Perard, un agriculteur natif d'Arfeuilles a visité deux souterrains, un ouvert par le godet d'une pelleteuse qui réalisait le terrassement de son hangar et un autre découvert par des débardeurs dans le bois du Rez des Écoliers. Mais les deux sont bouchés depuis. Question de sécurité. L'agriculteur, qui a les yeux qui brillent lorsqu'il raconte sa visite du souterrain des Écoliers, se souvient de sa première visite et de l'état de quiétude qu'il a ressenti sous la terre. Il se souvient aussi de sa dernière visite avec des cameramen américains « qui ont failli y passer car il n'y avait plus d'oxygène dans le boyau. Trop de monde sans doute »...

Un reportage de Patrick Aujard, WebTv Livradois-Forez. - https://www.youtube.com/watch?v=-iQIO3PO-Es

Peu connu de la plupart des habitants de notre région, les souterrains annulaires sont extrêmement nombreux sur notre territoire : montagne thiernoise, bois noirs, monts du bourbonnais…
Aujourd’hui encore l’énigme de leur utilisation reste entière malgré les efforts de recherche des sociétés archéologiques locales et de la Société Française d’Étude des Souterrains.
Hugues Dourvert découvreur et spécialiste de ces structures souterraines nous entraine dans ses visites et nous donne quelques explications sur ces lieux mystérieux...

Souterrain capture video

Sources : http://r.saintaubin.free.fr/souterrains.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Phi

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/glozel-authentifie-cela-change-tout-1.html#JQ6g3EIeZhbrJr0j.99

http://www.ldi5.com/archeo/gloz.php

http://sfes.fr.free.fr/FR/Publication.htm

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/les-souterrains-annulaires-de-la-33238

http://prilep.perso.sfr.fr/galerie2/souterraincultuel/galerie.htm

http://www.arfeuilles.fr/hist-text-2.pdf

Articles sur la Montagne Bourbonnaise, l'Auvergne et ses légendes :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-de-la-cite-disparue-de-taricum.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-celtiques-et-romaines-2.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-celtiques-et-romaines-3.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/france-la-montagne-sacree-du-bourbonnais.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-d-auvergne-sur-les-traces-de-marie-magdeleine.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/legendes-mythes/pierre-ginich-du-montencel-reportage-et-guerison.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/glozel-authentifie-cela-change-tout-1.html#JQ6g3EIeZhbrJr0j.99

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, 03-07-2016

L'île Malden et ses mystérieuses ruines

L'île Malden et ses mystérieuses ruines

 

Nasa maldenisland 1

 

Lorsque que Kenneth Emory met les pieds sur l'île Malden, il a à peine 27 ans, nous sommes en 1924. Jeune anthropologue américain diplômé du Dartmouth College d'Honolulu à Hawaï, il a été embauché au Bishop Museum de la même ville, qui lui a proposé un poste d'assistant ethnologue en 1920. En fait, le travail de Kenneth Emory couvre les quatre champs majeurs de l’anthropologie : l’archéologie, l’anthropologie physique, l’ethnographie et la linguistique...

Kenneth p emory vol 3 1925

Kenneth Emory  1925

Il vient de Tahiti et il y a constaté le mauvais traitement réservé aux divers monuments Polynésiens par les autorités françaises, laissés à l'abandon, après que les pasteurs protestants et les missionnaires chrétiens en aient malheureusement détruit une grande partie, faisant disparaître avec acharnement toute l'ancienne culture pré-européenne pour provoquer l'abandon des anciens dieux et traditions... La même chose a été généralisée dans toutes la Polynésie britannique, américaine, australienne ou française... 

Ce qu'il découvre sur l'île Malden le conforte dans ses études de la civilisation polynésienne et son long travail de recensement des monuments, et notamment des nombreux marae éparpillés sur de multiples îles et atolls, dont il a commencé l'étude sur Tahiti et toutes les îles de la Société (cette première étude sera publiée plus tard sous le nom de "Stone remains in the Society Islands". En fait, Emery deviendra le plus grand expert de la culture polynésienne dans les années 1950, avec toute la reconnaissance qui lui est due...

Malden island akk ruins 1

Un archéologue devant des ruines et un marea de l'île Malden (wikipedia)

 

En fait, il est venu sur cette île découverte officiellement seulement en 1825 parce qu'elle avait été déclarée à l'époque inhabitée... mais que les découvreurs y avaient déclaré de nombreuses ruines de temples et maisons, prouvant une antique occupation... Sur cette île envahie par les oiseaux depuis des générations, les dépôts de guano étaient tellement importants qu'une entreprise australienne l'a exploité de 1860 à 1927. Cette entreprise est encore présente donc en 1924, ce qui permet à Emery de bien distinguer l'antique du moderne... et d’emprunter le petit train qui parcourait l'île, afin d'amener le guano près de la mer pour les convois de bateaux... il est malheureusement probable que plusieurs sites aient été abîmés ou même détruits par cette entreprise employant des méthodes du 19ème siècle...

 

Nasa maldenisland

L'île Malden vue de satellite, les plus grosses structures (terrasses) sont visibles en haut à gauche. Le centre de l'île est très souvent inondé par des lagons de faibles profondeurs. Un lagon est parfaitement rond, on ne sait pas si c'est dû aux 3 explosions nucléaires britanniques aériennes, il ne semble pas y avoir de radioactivité sur les lieux, qui sont libres d'accès... (http://outremers360.com/politique/histoire-doutre-mer-le-pacifique-a-ete-frappe-par-11-795-bombes-dhiroshima/)

 

Tous les écrits et descriptions de Emery sont formels : il en a conclu que ces ruines étaient les créations d'une petite population polynésienne qui avait résidé là pendant probablement plusieurs générations quelques siècles plus tôt, sans pouvoir dater à l'époque quoique ce soit. Néanmoins, on sait depuis que la plupart des îles de la Ligne et les îles de l'archipel/nation de la République des Kiribati (l’ethnie dites "des Gilbert") ont été habitées à tour de rôle il y a plus de 2000 ans (et même 500 ans avant JC à priori) (YH : des datations toutes effectuées avant les changements de calibrages du carbone 14 - à revoir probablement à la hausse question ancienneté !).

 

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cette gravure (encore copiée et vendue de nos jours en plusieurs exemplaires) date du Roi Louis-Phiippe (19eme siècle) et représente un monument polynésien à l'époque visible dans les îles appelées à l'époque Gilbert citées (Malden, Christmas, etc...)

 

Il découvre d'antiques structures en pierre, situées autour des plages, principalement celles du nord et du sud. Un total de 21 emplacements archéologiques ont été dégagés, trois d'entre eux (du côté du nord-ouest de l'île) sont plus grands que les autres (certains documents (et sites internet) parlent de pyramides, mais, d'après les images satellites (Nord-ouest de l'île), il s'agit plutôt de longues structures élevées (tumulus ?) servant de plate-formes à des maraes...). Ces plates-formes n'ont pas été excavées ni fouillées en profondeur à priori (aucune trace écrite). Ces emplacements incluent des plates-formes de temple, appelées des marae, des emplacements de maisons, et des tombes. Les comparaisons avec les structures en pierre sur des atolls de Tuamotu prouvent qu'une population entre 100 et 200 indigènes pourrait avoir construit toutes les structures de Malden. Des maraes d'un type semblable ont été trouvés à Raivavae, une des Îles Australes. Divers puits employés par ces anciens habitants sont aujourd'hui à sec, ou saumâtres. Les nombreux lagons n'ont jamais été fouillés à priori... et l'ont sait que l'eau a considérablement monté: toutes ces îles sont basses sur les eaux, et il est déjà prévu un projet de déménagement de toutes les populations de la République des Kiribati (et de leurs voisines - des milliers d'habitants donc) car ces atolls (et donc toutes ces ruines) sont appelés à disparaître avant la fin de ce siècle, engloutis par les eaux du Pacifique...

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marae de Raivavae. Le marae consiste généralement en une surface rectangulaire pavée de pierre, de corail ou nue, dont le périmètre est bordé de pierres plus hautes ou de bois. Il est parfois accompagné d'une terrasse pavée supportant des constructions en bois. Au centre de cette surface pavée, parfois sur un côté, une pierre est parfois dressée. Les plus grands marae sont parfois accompagnés de marae secondaires, de chemins et de surfaces dallées de pierres appelées paepae. (certaines positions astronomiques ont été trouvées). Dans certaines îles (Tahiti, iles de la Société), les marae désignent une construction particulière et rituelle, parfois en forme de pyramides...

Maurea

 

  Il y a 265 ans, sur l'île de Mauréa dans l'archipel de Tahiti, une énorme pyramide à étages de base rectangulaire (80m x 25m) fut découverte. Cette pyramide a été détruite (ou laissée à l'abandon et le matériel réutilisé) par les autorités française... on note que, depuis, des pyramides semblables ou proches (pyramides à degrés avec ou sans temple au sommet) ont été découvertes au Cambodge, en Corée, en Indonésie et en Chine... et en Amérique centrale et latine bien sûr... 

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Ile Malden, des structures en forme de pyramides, peut-être des temples. (Mike Fay Photos, Panoramio)

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Malden ruines

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Malden ruines3

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d'autres ruines et routes sur l'île Malden (Mike Fay, Megatransect, Panoramio)

 

Il est décrit également des routes pavées "à la polynésienne" se dirigeant vers la mer, dans le sud de l'île. La (mauvaise) route qui fait le tour de l'île est par contre une construction moderne, du 19ème siècle.

Malden route polynesienne1

Malden route polynesienne2

Malden route polynesienne3

(toutes images, versions free : Mike Fay - Panoramio)

 

Voici une pièce d'archives (traduite par mes soins) datant de 1934, résumant la première publication de Emery sur ces îles qu'il a visité donc en 1924.

Archéologie des îles du Pacifique équatorial. Kenneth P. Emory. (Bulletin, Bernice P. Bishop Museum, 123. 43 pp., 22 fig., 5 pls. Honolulu: Bishop Museum, 1934.)
Un chercheur, dont la vaste expérience et les études comparatives dans le domaine de archéologie polynésienne, notamment pour s'équiper et se qualifier pour accomplir sa tâche, donner un avis dans cette publication et apporter des données historiques archéologiques de toutes les possibles sources, y compris les matières recueillies personnellement, par rapport au début de l'occupation par l'homme des îles Howland, Fanning, Washington, Christmas et Malden.
Ces îles coralliennes basses de la Polynésie équatoriale, historiquement inhabitées par autre chose que divers groupes impermanents de naufragés, travailleurs contractuels, et Européens, ont longtemps été rapportées comme présentant des structures de pierre et d'autres manifestations d'habitants antérieurs.
Cependant, des rapports exacts sur ces caractéristiques précédentes, n'ont jamais été mis à disposition. L'auteur examine les rapports antérieurs à la lumière des recherches récentes, dégage attentivement les faits de la fiction, fournit une considérable masse de nouveaux détails observés, et emploie toutes ces données en comparant les premiers habitants de ces îles avec d'autres groupes ethniques polynésiens dans le but de peser les possibilités de relations culturelles.
Les résultats sont des plus intéressants. Le langi tongien très annoncé sur l'île Malden se révèle être un marae typique Raivavae qui, avec trente-cinq à quarante autres maraes plus petits et certaines questions supplémentaires sur l'importation culturelle, sert à soutenir la conclusion selon laquelle une relation culturelle étroite existait entre les anciens habitants de Malden et les premiers Polynésiens de Raivavae, îles Australes, à 1.280 miles de distance (2060 km).
D'autre part, les sites de Fanning Island, y compris une enceinte à poissons et des murs de pierre, sont fortement évocateurs d'une influence tongienne (îles Tonga).
Les îles de Howland, Washington, et Christmas portent témoignages d'anciens habitants présentant des particularités culturelles mixtes ou indéterminées. Ce travail reflète un traitement critique des faits qui démontre un penchant louable pour une précision détaillée, et des conclusions, offertes avec une raisonnable prudence, adhérant étroitement à la preuve présentée pour leur soutien.
W. C. McKern

On peut noter aussi que cette île (comme d'autres voisines), a été le lieu du premier essai thermonucléaire britannique en 1957 (Grapple 1/Short Granite), comme quoi la présence de ruines antiques n'ont pas ému non plus les autorités britanniques... ce qui ne les a pas empêchés de déclarer cette île comme étant une réserve protégée... pour les oiseaux !

Il faut noter également que, à priori, aucune fouille en sous-sol n'a jamais été effectuée sur l'île Malden, y compris au niveau des tombes antiques : en ce qui concerne la Polynésie, l'archéologie s'est souvent et longtemps contentée de fouilles de surface, les archéologues ayant mis du temps à admettre l'existence d'une réelle Histoire et des évolutions culturelles locales, et même l'ancienneté tout simplement de ces premiers habitants des îles... les Européens n'ont jamais aimé que l'on remette en question  leurs talents de "découvreurs" porteurs de la "bonne parole"... voir Christophe Colomb, qui est toujours considéré comme le "découvreur" des Amériques dans les livres d'Histoires... occidentaux... car le barbarisme de Colomb et de ses hommes est bien sûr considéré comme "moderne" et "évolué" par rapport aux "sauvages" déjà présents sur place !

 

Sources :

http://sitesavisiter.com/malden-malden-line-islands

https://fr.wikipedia.org/wiki/Malden_(île)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Kiribati

http://geoculture.canalblog.com/archives/2015/01/06/31264686.html

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1525/aa.1936.38.1.02a00230/pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kenneth_Emory

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marae

Archaeology of the Pacific Equatorial Islands, édité par James M. Andrews, Cambridge, Mass., The Museum, 1943, paru dans Studies in the Anthropology of Oceania and Asia, presented in memory of Roland Burrage DixonPolynesian stone remains

Kiribati state

Ki line islands

 

Yves Herbo texte et traductions, Sciences et Fictions et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, 23-06-2016

Pierre Ginich du Montencel, reportage et guérison

Pierre Ginich du Montencel, reportage et guérison

Pierre ginish montencel4 mini

 

C'est donc le jeudi 5 mai 2016, le jour de l'Ascension, que mon ami Eric Chapuzot décide de passer à mon domicile pour m'emmener grimper sur la montagne Montencel et tenter de trouver la fameuse Pierre Ginich dont je parle dans cet article :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/france-la-montagne-sacree-du-bourbonnais.html

Grimper sur une montagne nommée Montencel (Montauciel !) le jour de l'Ascension pour aller admirer de près un monument millénaire auquel les légendes attribuent, en plus d'une disposition astronomique, des vertus magnétiques et des ondes de guérison fait partie de ces coïncidences qui ponctuent ma vie, d'autant plus que ce n'est pas moi qui ai choisi cette date, mais bien mon ami Eric, ancien informaticien, matheux très "terre à terre" et peu enclin en général à s'étendre sur des faits ou des circonstances étranges ! Il parle surtout du beau temps annoncé pour le choix de cette journée entre toutes.

L'endroit est à environ une centaine de kilomètres tout de même de mon domicile situé entre Moulins et Vichy, dans l'Allier et nous avons repéré la route à suivre à l'avance. En cours de route, nous avons choisi de nous rafraîchir dans la jolie petite ville du Mayet-de-Montagne.

Eglise mayet montagne2Eglise mayet montagne4

Un endroit qui recèle quelques légendes intéressantes au sujet de quelques Pierres Levées, mais aussi une ancienne église ornée de beaux vitraux et d'une petite chapelle, mais aussi d'un grand lac où nous ferons un arrêt pour nous restaurer dans l'auberge (très sympa et bonne cuisine) attenante...

Eglise mayet montagne5

 

Nous arrivons finalement à Arconsat, trouvons l'auberge des Crocs mais nous ne trouvons pas le champs mentionné avec son menhir sur son dolmen, les lieux ont du changer fortement depuis ces mentions datant des années 1970... Nous tentons de nous renseigner auprès de personnes âgées ou de la localité, mais personne n'a entendu parler de la Pierre Ginish ou de menhirs/dolmens dans les environs ! Finalement, nous rencontrons enfin une personne qui sait où cela se trouve et elle nous indique le chemin. Nous avions dépassé l'endroit, peu visible de la route bien qu'il y ait un petit panneau indiquant "Pierre Ginish" (1,7 km) devant un sentier goudronné avec une forte pente. Quelques voitures sont stationnées en bas, nous faisons de même et partons à pied. Nous avons bien fait car le chemin, même si goudronné, est en grande partie défoncé et comporte de gros trous propres à casser le train ou la suspension d'une simple voiture. Il semble que seuls des gros 4X4 et quelques motos tous terrains aient accès à ce chemin désormais... mais il faut aussi signaler que les nombreux 4X4 rencontrés lors de notre visite ne sont pas faits pour respecter la nature, car ils détruisent non seulement ce chemin, mais aussi la nature environnante en passant n'importe où, détournant au passage les petits ruisseaux qui descendent les pentes de la montagne, créant des ornières boueuses et empêchant la nature de s'exprimer dans le calme : Eric me signale quelques plants de fraises des bois en mauvais état, un peu noircis par l'huile des 4X4... Quel dommage de laisser ce magnifique endroit à la proie d'un tel nombre de 4X4 et de gens assez peu soucieux des dégâts qu'ils font à la Nature...

Stele borne route allier

 Stele allier2

En cours de route, dans un virage, nous nous arrêtons pour examiner cette ancienne stèle, borne ou ce qu'il reste d'une barrière ou d'une maison disparue...

Nous rencontrons aussi quelques vrais amoureux de la Nature, à pied comme nous et, comme nous, munis de bâtons ramassés sur les bords du chemin, pour aider à cette montée pas toujours facile, bien que parfois adoucie par quelques paliers un peu plus "à plat". Les 4X4 ont du perturber un petit ruisseau ou une mare, car le chemin est par endroit traversé par un petit écoulement d'eau. L'eau ruisselle d'un peu partout sur les flancs de la montagne, et rejoint un plus gros torrent qui a creusé son lit, en contrebas. Après la forte montée, nous arrivons après un virage sur la gauche à un endroit plus plat, moins fatigant, et bientôt à la fin du chemin goudronné. Le goudron est remplacé par de la terre battue et, surtout par une démarcation de terrain défoncé (par des 4X4 ?) et de profonds trous inondés par de l'eau, qui nous obligent à passer à travers bois, plus au sec.  Il faut encore continuer 200 mètres et un autre panneau nous indique qu'il faut descendre un chemin fort en pente et encombré de pierres (le lit d'un ancien torrent à sec ?) pour trouver l'endroit où se trouve le monument Ginich, que nous découvrons enfin sur un petit plateau, comme indiqué, sur notre droite. Juste devant, au bord de ce chemin accidenté en pente, les gens ont amoncelé (récemment) des pierres, formant une sorte de mur, protégeant peut-être un peu le monument des ruissellements des eaux hivernales...

Montencel arconsatArconsat

Lors de cette descente vers le monument, Eric me fait remarquer le silence des lieux, plus propice à la sérénité et paix de ces lieux baignant dans l'Histoire et les Mythes. Les 4X4 se sont tous arrêtés à la fin du chemin de goudron et on n'entend plus le bruit des moteurs, vite tamisé par les bois. Les pierres s'élèvent devant nous, il y a quelques gens assis qui parlent doucement, comme pour ne pas déranger les esprits druidiques sous les chênes et les genêts, les possibles lutins des roches ou les sorcières des légendes...

Montencel recentLe petit mur monté assez récemment par les visiteurs, il n'est pas rare qu'un touriste y ajoute sa pierre, souvenir de son passage...

Photo0075La pierre Ginich, sous la mousse, les yeux, nez et bouche des animaux taillés dans la roche sont encore visibles sous certaines lumières et suivant l'orientation des rayons du soleil...

Les pierres sont visiblement très vieilles et recouvertes par endroits de mousse et dépôts gris ou verts, plusieurs ont chuté dans la pente au fil des âges et il est évident que le monument n'est plus aussi intact qu'à ses origines. Le nombre des visiteurs doit être plus important en plein été et certaines pierres sont probablement détériorées par les êtres humains. J'ai un peu de mal a retrouver le bestiaire décrit par le découvreur et même les photos et vidéos prises il y a quelques années par d'autres visiteurs. Néanmoins, on reconnaît bien encore le poisson, la tortue, le lion, le chien et le serpent (ce dernier étant abîmé par rapport aux photos connues). Les bouches, yeux et formes sont encore un peu visibles sous la mousse, mais impossible de trouver les quelques symboles et écrits décrits dans les livres. (et par Pierre Frobert)

Monument ginich montoncel 1

Serpent craneallonge

Nous reconnaissons ici en haut le serpent et sous lui à droite probablement la tête humaine au crane allongé

C'est ici qu'il me faut mentionner mon petit problème physique qui gâchait ma vie pratiquement tous les jours depuis quelques années : de violentes douleurs d'une durée courte (10 secondes en moyenne), juste au-dessus du pied droit, au niveau de l'articulation et situées au début du tibia. J'ai attribué ces douleurs aux conséquences d'un accident domestique survenu dans les années 1990 (écrasement par un gros poids du dessus du pied droit laissant un fort hématome permanent et beaucoup de vaisseaux sanguins "éclatés", ma famille en a été témoin et j'ai aussi souvent parlé de ces douleurs dans mon entourage) et a de probables problèmes de circulation sanguine à cet endroit. Il est vrai que j'ai été aussi longtemps sujet à de fortes crampes (parfois en conduisant ou même simplement la nuit à cause d'une mauvaise position du pied) et que cette douleur pouvait parfois y ressembler, tout en n'étant pas musculaire mais plus interne ou veineux. Quoiqu'il en soit, ce problème semblait bien installé et très courant, souvent plusieurs fois par jour et sans raison particulière. Le docteur que je consultais en région parisienne m'a fait passé des radios et des dopplers pour voir un problème de circulation ou un écrasement osseux, mais la seule chose qui a été apparemment décelé, et l'absence d'une veine de la jambe droite, qui devrait se trouver facilement vers son extérieur, mais qui doit être plus profonde qu'à la normale ou réduite, car non détectée au doppler, sans pour autant empêcher une circulation sanguine à priori normale... Le docteur a déconseillé toute opération de varices ou autres, mais m'a conseillé d'en parler à un flébitologue mais, ayant quitté la région parisienne entre-temps, je n'en ai vu aucun.

Pierre ginish montencel12

Ginish lutindespierres3Ici, la mousse et l'imagination aidant, on a l'impression d'être observé par un petit lutin se fondant, comme un caméléon, dans la pierre...

Ce jour du 05 mai donc, j'ai également ressenti cette forte douleur à plusieurs reprises, y compris en cours de route, à l'aller comme au retour d'ailleurs (et Eric s'en souvient certainement car nous avons dû faire quelques pauses) et encore plusieurs jours... mais, exactement 7 jours après notre visite, c'est-à-dire le 12 mai, c'était fini ! Totalement. C'est le soir de cette Saint Achille (une histoire de pied aussi avec Achille et son talon !) que je me suis aperçu que je n'avais pas ressenti de douleurs du tout au pied depuis le matin. J'ai bien sûr attendu afin d'en être sûr mais aujourd'hui 26 mai 2016, je confirme que cette douleur lancinante qui me faisait grimacer quelques secondes par jour a définitivement disparue. Un autre fait est revenu à ma mémoire sur cette journée du 5 mai 2016 avec Eric, sur le Montencel  : lorsque nous faisons le tour de ce grand amoncellement de lourdes pierres granitiques sur 4 étages, je me suis trouvé déséquilibré à un moment donné, je suis tombé en avant et me suis écorché les mains sur l'une des roches en m'y retenant. Petit saignement sans conséquences bien sûr, mais... le passé de pierres guérisseuses, de probables rituels et sacrifices exercés tant par des ancêtres celtes que par d'éventuels sorciers mentionnés par les légendes me font évidemment penser au synchronisme étonnant reliant cette guérison et ces lieux, précisément. Les larges trous creusés au sommet de ces pierres, dans le granit, ont très probablement recueilli le sang des sacrifices (humains et/ou animaux) à une période donnée, et probablement aussi des mixtures et elixirs, concoctions d'antiques shamans allant de tribus en tribus offrir leurs dons de guérisseurs et médicaments en échange de nourritures et produits locaux...

Pierre ginish montencel5

Ais-je bénéficié de ces ondes miraculeuses et ancestrales liées à ces lieux, détectées par les meilleurs radiesthésistes ? Je ne peux m'empêcher de penser à Pierre Frobert, qui a affirmé jusqu'à la fin de sa vie avoir été guéri de sa leucémie ici, par le monument Ginich... Plus terre à terre, il est probable que Eric (et un docteur) préférera y voir les effets à retardement d'une longue marche difficile et guérisseuse... il est tellement plus rassurant de repousser les suites de coïncidences étranges (synchronicités) pour une simple logique explicative...

Pierre ginish montencel4

Mais dans la mesure où toute ma vie est émaillée de ce genre de synchronisme, de ce genre de coïncidences étranges et répétitives, je me dois bien de faire un petit clin d’œil à mon ange gardien, surtout au cas où...

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/ , 26-05-2016

Les Balls Of Light ou BOL et les OVNIs

Les Balls Of Light ou BOL et les OVNIs

 

Sous-Titre : Certains OVNIs sont-ils des êtres vivants ?

Amoeba2Jim Woods, Trevor J. Constable (1958)

 

Cette question peut sembler saugrenue, voir ridicule pour certains, mais elle est en réalité venue très tôt dans l'ère moderne (*) de l'étude du phénomène aérien non identifié, puisque c'est dès 1947 que cette idée a été émise, très sérieusement...

(*) ère moderne pour différencier les études récentes considérées comme plus scientifiques que celles effectuées par les autorités religieuses par exemple sur les descriptions de phénomènes célestes lisibles dans les livres sacrés de plusieurs religions du monde antique ou du moyen-âge).

 

C'est donc John Bessor, dès 1947, qui émit l'idée que les OVNI avaient une origine organique. Dans un article écrit pour le magazine Fate en 1967, il se souvient :

" En juillet 1947, j'ai exprimé à l'US Air Force ma conviction que les « disques volants » consistaient en une variété d'espèces vivantes extraterrestres fort ténues, propulsées par énergie télécinétique ou par pure force de volonté. Elles proviennent vraisemblablement de l'ionosphère, et selon moi, elles sont forcées "d'imigrer" périodiquement vers les couches plus basses de l'atmosphère à cause de perturbations solaires ou cosmiques (...) Ma théorie, soutenue par les faits, est que les soucoupes volantes typiques sont des animaux célestes constitués d'une substance " ectosplasmique ", et capables de se matérialiser et de se dématérialiser. Au mois d'août, un commandant de l'US Air Force m'a répondu par le commentaire suivant : « Votre théorie concernant les disques volants est l'une des plus intelligentes que nous ayons reçues. »

Bol1 constable

De brillantes boules de lumière (Balls Of Light ou « BOL »), souvent teintées de bleu, constituent une classe d'OVNI particulière, étudiée dans le détail par l'ufologue Trevor James Constable. (crédit image David Tarn)

Mais auparavant, John Bessor avait précisé sa théorie dans un article publié en 1955 : « Les soucoupes sont-elles des animaux de l'espace ? ».

Trois ans plus tard, en 1958, un livre écrit par l'auteur néo-zélandais Trevor James Constable présente des documents photographiques en soutien à sa thèse.

Cosmic pulse of life

La jaquette du livre donne le ton : " L'auteur décrit son contact télépathique personnel avec un être invisible et comment, sur fa suggestion de cette intelligence invisible, il a commencé à explorer les techniques de photographie infrarouge, en conjonction avec les principes élémentaires de la science spirituelle."

Bol2 constable 1958

 

Nous voyons ici la silhouette de Trevor James Constable observant une escadrille d'OVNI, prise en photo infrarouge par Jim Woods dans le désert de Californie le 26-04-1958. (crédit Mary Evans Pictures Library)

Le premier livre de Constable contient quelque 30 photographies recueillies sur film infrarouge, qui révèlent en effet d'étranges objets dans le ciel. Il ne s'agit, à vrai dire, que de taches globuleuses - sans grande ressemblance avec des soucoupes volantes traditionnelles...

La "Sky Critter Theory" de Trevor James Constable est peut-être l'une des théories les plus étranges avancées pour expliquer le phénomène OVNI. Trevor James Constable a été l'un des artisans de la théorie, affirmant que les OVNIS sont venus d'un univers parallèle appelé Etheria et qu'il y avait deux catégories d'OVNIs, certains étaient des machines et d'autres des créatures vivantes. Ces créatures invisibles qu'il a appelé «Sky Critters» et qui vivent dans l'atmosphère. Constable a affirmé avoir capturé les deux types d'OVNI sur des films, tout en travaillant avec Jim Woods dans les années 1950 et 1960. Il a écrit plusieurs livres sur la théorie : "Ils vivent dans le ciel" en 1959, [1] sous le nom de plume Trevor James, et "Sky Creatures-Living OVNIS" en 1978. [2]

Sky creatures trevor james constable

Selon Constable, ces bioformes, qui sont invisibles à la vue normale, peuvent être enregistrées par un film infrarouge et des techniques spéciales conçues par Constable et décrites dans son livre "The Pulse Cosmic of Life: La puissance biologique révolutionnaire Derrière les OVNIS". [3] Ces objets, prétend Constable, qui font partie intégrante de la scène globale des OVNI, sont des organismes biologiques indigènes de notre atmosphère et pas des vaisseaux spatiaux extraterrestres. Lorsque ces bioformes entrent dans le spectre de la lumière visible, elles apparaissent aussi rapidement en mouvement, sont des sources lumineuses pulsatoires et sont mutuellement confondues avec des machines interdimensionnelles structurées plus classiques connues sous le nom de soucoupes volantes.

Trevor James Constable était convaincu de l'existence de formes de vie invisibles vivant dans la haute atmosphère. Il leur a attribué un beau et simple nom: les Créatures du Ciel (Sky Critters). Il aligne ses pensées sur les ovnis comme étant des vaisseaux d'éther avec la théorie de l'énergie Orgone de Wilhelm Reich (un élève de Freud dont l'oeuvre a été très censurée par l'Etat américain, mort en détention en 1957). (Voir: Orgone)

Au cours de l'été 1957, l'année de la mort de Reich, Constable a fait équipe avec Jim Woods aux fins de tenter d'obtenir des preuves photographiques de sa théorie. Après avoir choisi un emplacement approprié dans le désert californien entre Yucca Valley et Old Woman Springs, les deux hommes ont installé leur matériel photographique chargé de films noirs et blancs sensibles à l'infrarouge. Le plan convenu était pour Constable de se tenir debout sur une petite éminence et de mener une pratique méditative connue comme "l'exercice étoile". Cela était supposé aligner son corps avec le champ magnétique de la Terre, tout en se fixant lui-même comme une «balise bioénergétique», dans l'espoir que cela attirerait des "bestioles curieuses" dans les gammes enregistrables du spectre de l'IR (infrarouge).

Amoeba1

Dans le même temps Woods prendrait position, un peu plus loin et photographierait le ciel vide ainsi que les caractéristiques du fond, généralement avec Constable dans la partie inférieure du cadre (voir photo au-dessus, Crédit Constable). Les expériences devraient normalement avoir lieu dans le désert, au moment de la pré-aube, qu'ils ont décidé comme étant la plus propice à ce genre d'expérience psychique.

A la mi 1958, les résultats des sessions photographiques des deux hommes étaient clairement visibles. En un an, ils avaient capturé plus de 100 images anormales sur film. Certaines ont montré des objets sombres, d'autres ont montré des ellipses extraordinaires ressemblant à des cellules vivantes, tandis que d'autres ressemblaient à des OVNIS plus classiques. Toutes semblaient être de taille considérable et ont été prises avec des caractéristiques physiques telles que des paysages désertiques, des collines et des gens.

Bravo1

La puissance de ce que Constable et Woods avaient atteint peut être jugée par la remarquable série d'images enregistrées sur un film de caméra IR dans le désert de Mojave, à une date non précisée. La séquence tournée à 24 images par seconde et reproduite dans son ouvrage de 1976 «Le Pulse cosmique de la vie», montre six images consécutives dans lequel Constable se tient à une certaine distance avec ses mains levées en l'air. Descendant dans le cadre apparaît une anomalie sous la forme d'une amibe claire qui, dans un simple quart de seconde de l'exposition, se divise en deux, se réunit à nouveau ensemble, avant de finalement monter hors du cadre.

Bravo2

Constable est venu à croire que ses photographies montraient " la faune aériennes de bioformes conscientes du type de l'énergie éthérique supposée par les partisans de Rudolf Steiner et étudiées scientifiquement par Wilhelm Reich ". YH : depuis, d'autres chercheurs ont assimilé et étendu ces hypothèses et traces physiques aux orbes, sylphs, plasmas, ondes électro-magnétiques...

[Source: Mary Sutherland: Ufos - des Navires Ether aux Ufos sur Burlington - (2005) - Voir de nombreuses photos publiées par Mr Constable sur ce sitehttp://www.tarrdaniel.com/documents/Ufology/skycritters.html]

Trevor j constable

Trevor James Constable vient de décéder le 31 mars 2016 à l'âge de 90 ans.

 

Mais de plus, Constable n'est d'ailleurs pas le seul à avoir photographié de tels phénomènes. En mai 1977, Richard Toronto s'est armé d'un appareil photo et de quatre pellicules infrarouge, et a mis le cap sur la vallée du Yucca en Arizona, où le climat désertique et le ciel clair sont propices à la photographie de telles créatures. Sur les quatre pellicules exposées, deux images montrent des OVNI. Encouragé par ses résultats, Richard Toronto a recueilli d'autres photographies de « météores globuleux ».

Enfin, il y a eu aussi une autre théorie sur " des bêtes du ciel ", proposée au cours de cette même époque au sujet des OVNIS, et c'était celle de la Comtesse Zoe Wassilko-Serecki. Auteure d'un certain nombre d'articles sur ce sujet, elle a jugé plausible que ces entités soient d'énormes, rougeoyantes créatures stratosphériques ressemblant à des vessies gargantuesques de silicones colloïdales, contenant un noyau central d'une matière inconsistante mais surtout principalement composées d'énergie pure. Elle a affirmé que leur apparition était sphérique à l'arrêt, mais devenait fusiforme lors du déplacement, et ainsi de diffuser à des niveaux plus élevés pour apparaître pratiquement invisible.

En outre, l'inventeur de l'hydrophone, John M. Cage, commentant à quel point la poursuite d'un l'avion par des ovnis ressemblait à celle des dauphins avec des navires, a suggéré que certains ovnis pouvaient être des êtres s'alimentant avec de l'électricité négative. Et dans son livre The Circlemakers (1992), le vétéran de la recherche psychique Andrew Collins a spéculé que peut-être que certains cercles de culture (crop circles) pouvaient être créés par l'énergie libérée par des OVNIS biologiques en plongeant vers le bas du ciel.


Les substances globuleuses et gélatineuses ne sont pas les seuls phénomènes qui soutiennent la thèse de formes de vie céleste. Lorsqu'il jeta les bases de sa théorie, John Bessor se demanda s'il n'y avait pas un rapport entre ses OVNI organiques et les « boules lumineuses » (abrégées BOL pour l'anglais Balls Of Light) si souvent évoquées dans les témoignages d'OVNI :

Un certain nombre de bons témoignages d'atterrissages d'OVNI font état de globes de lumière, rouges ou bleus, flottant à quelques mètres du sol à proximité des vaisseaux atterris. Ces globes lumineux sont-ils les occupants eux-mêmes ?

Peu de personnes à part Bessor ont envisagé que les BOL pouvaient être les actuels occupants des soucoupes. Mais pour nombre de spécialistes, ces boules lumineuses constituent la catégorie la plus intéressante du phénomène OVNI, notamment parce qu'elles se prêtent à l'analyse...

Notons tout de même que Charles Fort, plusieurs décennies auparavant encore, en 1934, a noté dans le deuxième volumes de ses compilations de faits étranges : " Unknown, luminous things, or beings, have often been seen, sometimes close to this earth, and sometimes high in the sky. It may be that some of them were living things that occasionally come from somewhere else." " Inconnus, des choses lumineuses, ou des êtres, ont souvent été vus, parfois proches de cette terre, et parfois haut dans le ciel. Il se peut que certains d'entre eux ont été des choses vivantes qui viennent de temps en temps d'ailleurs "- Charles Fort - Lo! (1934).


Durant la Seconde Guerre mondiale, les aviateurs des puissances en conflit ont observé un phénomène étrange dans les airs, tant au-dessus de l'Europe que de l'océan Pacifique. Il s'agissait de boules lumineuses (BOL), semblables aux boules de feu qui accompagnent parfois la foudre, mais beaucoup plus étranges dans leur mode d'apparition et leur comportement.

Bol foo fighters forteanlibrary

L'une des rares photos du phénomène, US Army - Fortean Library

Historiquement, il semble pourtant que dès 1941, les militaires américains basés dans le Pacifique soient confrontés à ce phénomène inédit. Lors de certaines opérations, ils sont suivis par d'étranges lumières, souvent verdâtres, qui paraissent avoir un comportement intelligent. Bien que les choses soient connues assez rapidement par les spécialistes peu après la guerre, il faut attendre février 1952 pour que des détails soient révélés. En effet, le Service des Renseignements de l'Armée de l'Air reçut à cette date une lettre d'un certain Albert Rosenthal : " Au cours de l'hiver 1944-45, j'étais instructeur de combat auprès de la 64ème escadre aérienne appuyant la 7ème Armée en France et en Allemagne. Nous avions sous notre autorité la 415ème escadrille de chasseurs de nuit. Lorsqu'il n'y avait aucune activité aérienne ennemie, elle effectuait des pénétrations dans le sud-ouest de l'Allemagne. Nous recevions continuellement des témoignages des équipages concernant des phénomènes similaires qu'ils appelaient " Foo-Fighters ". Ces derniers semblaient parfois avoir un lien avec le tir nourri de la DCA, et , à certains moments, paraissaient exploser lorsque pris en chasse. Il fut également dit que l'on captait un faible écho au radar. Nous n'avons jamais résolu le problème de leur nature. "

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1943, Mer du Japon

Du côté des officiels alliés, on craignait surtout l'apparition d'une nouvelle arme secrète. Mais les espions ne trouvèrent jamais rien du côté des nazis, qui semblaient aussi penser la même chose de leur côté... une lettre retrouvée dans les archives déclassifiées dans les années 1990 révélera qu'une étude très sérieuse du dossier avait été menée après la guerre, mais qui n'avait pu déterminer quoi que ce soit... On apprend aussi seulement dans les années 1990, grâce à ces documents déclassifiés, que les pilotes de la 415ème escadrille de chasseurs de nuit ont été les principaux témoins de ces lumières étranges en 1944, et ils laissent une importante documentation sur le sujet...

De plus, même si le phénomène s'arrêta dès l'armistice, un autre phénomène prit le relais très rapidement, en 1946 : les réseaux du Renseignement, déjà bien rodés, rapportent une vague d'observations de " fusées fantômes " au-dessus, notamment, de la Scandinavie. Dans un rapport top-secret daté du 13 août 1946 envoyé à ses supérieurs, l'attaché naval américain à Paris se fait l'écho d'un rapport officiel français. Ce dernier, rédigé par les services du Renseignement français sur la foi des témoignages recueillis par les ambassades françaises en Scandinavie, est envoyé, entre autres, au président de la République de l'époque. On y lit "qu'il est impossible de douter de l'existence des projectiles (...) ". Le rapport des services secrets français s'interroge sur la nature de ces phénomènes et sur leur destination : " La majorité des projectiles, en particulier ceux des 8 et 9 juillet 1946, suivirent un itinéraire complexe, ce qui implique des changements de direction (parfois observés du sol), coupant le sud de la Suède sur une trajectoire du nord au sud, passant au nord de Stockholm et des îles Aaland (...) ". Et le rapport de préciser : " Les appareils semblent donc tous provenir du territoire soviétique et en particulier de Peenemunde qui aurait ainsi repris du service ". Peenemunde, centre de recherches allemand où avaient été développées les bombes volantes V1 et V2, n'était bien sûr pas en territoire soviétique. Mais certains agents occidentaux étaient persuadés que les Russes avaient saisi là quelque appareil secret qu'ils avaient perfectionné et qu'ils testaient au-dessus de la Suède...

Mais, comme dans l'affaire des " foo-fighters ", le phénomène s'arrête sans que personne ne trouve d'explication satisfaisante aux " fusées fantômes ". En fait, après l'apparition plus concrète du phénomène des " Soucoupes Volantes " en 1947, la CIA est créée (septembre 1947) et l'un de ses premiers objectifs est bien de tenter d'évaluer les dangers potentiels de ce phénomène aérien non identifié...

Le 22 décembre 1944, par exemple, l'équipage d'un bombardier américain en mission au-dessus de l'Allemagne vit deux lumières brillantes s'élancer du sol dans leur direction. Une fois à portée de l'avion, elles se stabilisèrent à son niveau et restèrent dans son sillage pendant près de deux minutes. Elles étaient énormes, brillantes et de couleur orange, et paraissaient parfaitement sous contrôle.

1944 bol allemagne b24

Rencontre entre un bombardier américain B-24 et d'étranges boules lumineuses, lors d'un raid au-dessus de l'Allemagne. Le phénomène, d'abord interprété comme une arme secrète des nazis, n'a jamais été expliqué(crédit Mary Evans Pictures Library)

Durant une autre mission au-dessus de l'Autriche et de la Yougoslavie, au cœur de l'hiver 1944, le pilote de l'US Air Force William Leet fit état d'un BOL qui apparut soudainement à côté de son bombardier « comme une lumière qu'on allume ». Il estima la distance séparant le phénomène du bout de son aile à environ 100 mètres latéralement, et 5 mètres en arrière. Le BOL semblait plutôt plat, d'un diamètre de 3 mètres, et jaune orangé comme un feu routier. Il accompagna l'avion pendant près de trois quarts d'heure, puis disparut brusquement. Tout l'équipage en fut témoin, comme le précisa le pilote :
" Nos mitrailleurs voulaient le descendre, mais je leur ai interdit. Je leur expliquai que s'il était hostile, il nous aurait déjà descendus, et qu'il valait mieux tâcher de découvrir de quoi il s'agissait. "

Aucune boule de feu connue - du type associé à la foudre - ne dure trois quarts d'heure. Dans un livre publié en 1979, William Leet se demande « si cela pouvait être un vaisseau spatial piloté par des êtres avancés venus d'ailleurs ». Peut-être, hasarda-t-il, ce BOL cherchait à les protéger contre une attaque ennemie. Mais Leet émet toutes ces hypothèses sans grande conviction : l'expérience le laisse perplexe.

Une explication qui vient immédiatement à l'esprit est que l'avion aurait pu générer un plasma électrique dans l'atmosphère. Mais pourquoi d'un côté seulement de l'appareil, et comment expliquer sa durée et son intense luminosité ?
Cette luminosité était telle que Leet et son équipage ont supposé que leur avion avait été repéré par les phares de la DCA nazie. Mais ils ne virent aucun faisceau en provenance du sol, et un équipier nota plutôt « une lueur aveuglante qui semblait venir d'au-dessus », ainsi que plusieurs bouffées de chaleur.

Ces boules lumineuses ont été principalement observées au-dessus de l'Europe, et plus rarement au-dessus du Pacifique. De surcroît, elles se sont principalement manifestées sur un intervalle de temps de deux à trois ans, en pleine Seconde Guerre mondiale, d'où une possible explication historique du phénomène : un type d'activité militaire pourrait-il être mis en cause, peut-être en interaction avec des phénomènes naturels ?

Des témoignages plus récents de BOL atmosphériques ont été recueillis, notamment pendant la guerre de Corée, comme en témoigne le professeur Richard Haines dans son étude exhaustive des rapports fournis par les pilotes. En voici un exemple :

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Durant la guerre de Corée, l'équipage d'un bombardier américain B-29 aperçoit un OVNI au-dessus de la baie de Wonsan en Corée du Nord(crédit Mary Evans Pictures Library)

10 février 1952. Le lieutenant Perez, aux commandes d'un bombardier B-29, a signalé un objet en forme de globe, d'un diamètre estimé de 1 mètre (...) [sa] couleur rappelait celle du soleil, orange clair, mais devenait parfois bleutée (...) son pourtour paraissait flou, et il semblait agité par un brassage interne, pareil à des flammes ou à des gaz enflammés (...) il se cala sur le même niveau que le B-29 et resta dans la même position relative pendant approximativement une minute, avant de se laisser distancer et disparaître dans le lointain...

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1952, Nord Corée

Si les BOL sont un phénomène naturel, associé aux avions à moteur, pourquoi ne sont-ils pas plus fréquents ? Rares sont les phénomènes rapportés pendant des vols commerciaux, mais on citera un incident survenu le 23 avril 1964. Ce jour-là, l'équipage d'un avion de ligne survolant Bedford en Angleterre parla d'une explosion sonore et d'un flash de lumière blanc-bleu. Une boule de lumière bleutée de la taille d'un ballon de football apparut à bâbord, sur la pointe de l'aile, avant de s'évanouir au bout de deux secondes.

C'est peu, par rapport aux 45 minutes évoquées par Leet durant la Seconde Guerre mondiale. S'agit-il du même type de phénomène ? Pourquoi une telle différence entre vols militaires et vols commerciaux ? Les avions sont-ils si différents qu'ils n'engendrent pas les mêmes phénomènes ?

Le phénomène aérien des BOL paraît véridique dans la mesure où il existe un certain nombre de cas rapportés par des professionnels, et qu'ils sont distincts des autres phénomènes connus.

Le phénomène des BOL, pour étonnant qu'il soit, ne prouve bien sûr pas l'existence de mystérieuses créatures dans la haute atmosphère. Néanmoins, de nombreux cas de boules lumineuses, on l'a vu, ont été rapportés par des observateurs au sol, et on en a des photos, bien que les images ne montrent que des points lumineux.

Dans cette chasse photographique aux BOL, trois régions se démarquent du reste de la planète : celles de Piedmont dans le Missouri (centre des États-Unis), Yakima dans l'Etat de Washington (côte ouest des États-Unis) et Hessdalen en Norvège. Toutes trois ont enregistré des phénomènes de BOL dans un espace limité et sur des périodes relativement longues.

Cette particularité mérite d'être soulignée, puisque la plupart des OVNI apparaissent semble-t-il de façon ponctuelle et spontanée. Les témoins les rapportent à la presse ou aux autorités, et lorsqu'une enquête est menée, c'est souvent longtemps après que les faits ont eu lieu : il n'y a plus rien à voir, et seul subsiste le témoignage...

À Piedmont, Yakima et Hessdalen, les phénomènes sont récurrents et les inspecteurs peuvent donc les observer directement. En outre, les témoins sont souvent des personnes hautement qualifiées, avec un solide bagage scientifique dans nombre de cas, et mentalement préparés à voir des BOL : fréquemment armés d'appareils photographiques et d'autres instruments scientifiques, ils ont enregistré plusieurs centaines d'images de phénomènes lumineux.

Pour toutes ces raisons, les BOL observés dans ces trois régions constituent l'une des catégories les plus crédibles d'OVNI. De plus, il se trouve que sur les trois sites - et tout particulièrement Piedmont et Hessdalen -, les BOL ont un comportement que certains ont qualifié d'intelligent.

À Yakima, les phénomènes ont été observés dans une région boisée, munie de tours de guet contre les incendies de forêt. Des équipes de professionnels qui s'y relayent 24 heures sur 24 ont l'habitude de faire le tri entre les phénomènes naturels et les lueurs suspectes. Les secondes ont été détectées à plusieurs reprises, principalement sous forme de BOL, et photographiées.

Trois phénomènes importants ont été rapportés : en 1972, un témoin a signalé un objet lumineux de la taille d'une maison ; un autre a vu un BOL qui répondait à ses signaux de lampe de poche ; un troisième a croisé un objet lumineux qui affectait les instruments de son tableau de bord en passant à la verticale de son tracteur.

À Piedmont, dans le Missouri, des lumières entr'aperçues dans les collines environnantes ont fait l'objet d'une enquête du professeur Harley Rutledge, sur une période de sept ans. Son rapport publié en 1981 fait état de 178 phénomènes lumineux anormaux, dont l'origine ne paraissait ni naturelle ni imputable à une activité humaine. En utilisant des méthodes de triangulation, à partir d'observations simultanées depuis plusieurs sites, les enquêteurs sont parvenus à calculer la distance, le cap et la vitesse des objets. Ainsi, ils ont pu éliminer satellites, avions, météorites et mirages comme causes possibles des phénomènes.

Un détail intéressant : au moins à 32 reprises, le professeur Rutledge ou ses collègues ont noté un haut degré de synchronisme entre le mouvement des objets et l'activité des observateurs. Cette activité pouvait consister en l'allumage des phares de leur voiture ou en l'utilisation de leur poste de radio. Coïncidence troublante ! Les observateurs peuvent-ils s'auto-influencer lorsqu'ils sont aux aguets et dans un grand état d'excitation ? Ou le phénomène est en liaison (à distance) avec les ondes cérébrales humaines ?

Hessdalen 1981 1984 bol

Des boules de lumière (« BOL ») ont été photographiées de nuit au-dessus de la vallée de Hessdalen en Norvège, celles-ci entre 1981 et 1984. (crédit Mary Evans Pictures Library)

En Norvège, à Hessdalen, une vallée difficile d'accès et peu fréquentée, 188 cas de BOL ont été répertoriés depuis 1981, et documentés sur plus de 500 photographies. Un programme de recherche - le projet Hessdalen - étudie le phénomène depuis maintenant plus de 15 ans, avec la participation de chercheurs japonais, russes et américains. Aucune explication satisfaisante n'en a été donnée.

Les BOL de Hessdalen prennent généralement la forme de lueurs d'un mètre de diamètre, observables sur des durées dépassant souvent la demi-heure, et qui se déplacent sur des distances pouvant atteindre 20 km. Certaines lueurs ont été photographiées sur fond de montagnes, ce qui permet leur localisation exacte. Dans un cas précis, l'un des chercheurs disposait d'un instrument laser qu'il a pu braquer sur un BOL qui clignotait. A chaque fois qu'il l'illuminait au laser, le clignotement du phénomène doublait de fréquence. Le spécialiste américain des OVNI, J. Allen Hynek, prétend que cela «suggère un comportement intelligent». Des géologues ont également remarqué la configuration très spéciale et rare du sous-sol de la vallée, y voyant un possible rapport avec le phénomène en lui-même, sans toutefois expliquer les fréquences et raisons des apparitions à tel moment et non à d'autres...


Un cas étrange dans les montagnes du Caucase en 1978. L'alpiniste Victor Kavunenko campait avec ses quatre équipiers à une altitude d'environ 4 000 mètres lorsque, en pleine nuit, il se réveilla avec le sentiment d'une présence étrangère sous sa tente. Jetant un coup d'œil hors de son sac de couchage, il vit « une boule brillante de couleur jaune » flottant un mètre au-dessus du sol. La chose s'infiltra alors dans le sac de couchage d'un compagnon qui se mit à hurler de douleur. La boule de lumière bondit hors du duvet et circula au-dessus des autres sacs de couchage, tentant de s'infiltrer dans chacun.

" Lorsqu'elle fit un trou à travers le mien, je fus frappé par une douleur insoutenable, comme si j'étais brûlé par une lampe à souder, et je m'évanouis. En reprenant conscience, je vis la même boule qui zigzaguait d'un sac à l'autre, plongeant dans les duvets et arrachant des hurlements épouvantables à mes compagnons (...) Après m'être évanoui à plusieurs reprises, je refis surface pour constater que la boule était partie. Je ne pouvais plus bouger ni les bras ni les jambes, et mon corps me brûlait comme s'il était lui-même une boule de feu. À l'hôpital, où nous fûmes évacués par hélicoptère, on me découvrit sept blessures. Elles étaient bien pires que de simples brûlures : des fragments de muscles étaient arrachés jusqu'à l'os. Trois de mes compagnons étaient aussi mal en point, le cinquième était mort, vraisemblablement parce que son sac était isolé du sol par un matelas de caoutchouc. La "boule de foudre" n'avait pas touché le moindre objet métallique, ne s'en prenant qu'aux hommes.

Kavunenko a-t-il raison lorsqu'il attribue des intentions hostiles à cette boule de feu ? Ou bien ne s'agit-il que d'un phénomène physique, la conductivité électrique des hommes se chargeant d'attirer la foudre ?

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Une "boule de foudre" (encore plus rarement observées que le phénomène OVNI !) photographiée durant l'été 1978 par Werner Burger à Sakt Gallenkirch (province de Vorarlberg) en Autriche. (Crédit Werner Burger)

Une Allemande du nom d'Eisa Schmidt-Falk a raconté son étonnante histoire au chercheur Hilary Evans. Il s'agissait d'une expérience qu'elle avait vécue dans les années cinquante, en plein cœur des Alpes bavaroises où elle s'était égarée :
" Je suivais un chemin de montagne particulièrement rude. Il y avait une bonne piste pour monter, autant que pour descendre, mais il ne fallait pas la rater, comme je venais de le faire. Ayant pris le chemin du retour un peu tard, et la lumière s'étant mise à décliner, je me retrouvai dans une situation vraiment dangereuse. En fait, un an plus tard, une jeune fille fit une chute mortelle à cet endroit précis. Soudain, je vis une espèce de grosse boule de lumière, qui se matérialisa sous la forme d'un homme de grande taille, plutôt chinois d'apparence. Bizarrement, sur le coup, je ne fus pas du tout effrayée, ni même étonnée : cela me parut tout à fait naturel. Le monsieur fit une courbette, m'adressa quelques mots, me guida par une petite piste jusqu'au chemin des touristes, puis disparut en une boule de lumière. "

Les boules lumineuses peuvent être dangereuses ou, au contraire, salutaires. Une histoire extraordinaire nous est ainsi contée par l'Américaine Peggy Hight.

En 1953, son mari et elle prospectaient le désert du Nouveau-Mexique à la recherche de gisements d'uranium. Son mari l'avait quittée l'espace d'une semaine, pour explorer un terrain prometteur et, en son absence, Peggy Hight tomba gravement malade, au point de se croire à l'article de la mort.

Alors qu'elle gisait dans sa cabane, se demandant comment elle pourrait s'en sortir, une petite lumière apparut dans le coin de la pièce. Elle grandit en intensité, au point de devenir en quelques minutes une large boule lumineuse. La lumière commença alors à se rapprocher, et de simple boule, elle devint une roue géométrique, constituée de sept rayons encerclés d'un arceau. La figure lumineuse lui parcourut le corps, lui apportant une merveilleuse sensation de bien-être, puis disparut. Peggy se leva et comprit qu'elle était complètement guérie.

Une boule de lumière guérit une femme malade ; une autre vient à la rescousse d'une alpiniste égarée. On peut toujours spéculer que des pouvoirs occultes soient intervenus, attirés par le désarroi des victimes. Le sauveteur « chinois » aurait traversé l'espace pour se matérialiser à l'endroit voulu, un peu par téléportation comme les personnages de la série télévisée Star Trek. En ce sens, les BOL peuvent être perçus comme une phase de transition d'un état à l'autre de la matière - une matière intelligente dans ce cas précis. De façon plus prosaïque, on peut aussi penser évidemment qu'il s'agit de simples hallucinations : Peggy Hight était fort souffrante, sans doute fiévreuse ; quant à Eisa Schmidt-Falk, en haute altitude, elle était à bout de nerfs et à bout de forces... des explications simples, qui rassurent surtout mais qui empêchent aussi de voir plus loin, qui " brident en quelque sorte l'intelligence humaine"...

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Le médium américain Charles Victor Miller a fasciné le Paris de la Belle Époque avec ses séances de spiritisme. Cette image illustre la matérialisation d'un esprit lors d'une séance en 1908. (Mary Evans Picture Library)

L'association de figures humaines et de boules de lumière est un thème populaire de la littérature occulte. Le médium américain Charles Victor Miller a été crédité de nombreuses apparitions du genre, notamment à Paris en 1906. Octave Béliard nous raconte :

" Le médium Miller fit paraître environ 30 fantômes devant un public d'une centaine de personnes, dont je faisais partie. Ils étaient grands et petits, de tous âges et des deux sexes, et on en voyait souvent deux à la fois. Leur façon d'apparaître était très étrange. Dans l'obscurité, au-dessus de la plate-forme où Miller reposait dans un état de transe, nous apercevions d'abord une vague lueur suspendue près du plafond, pareille à une boule de coton de la taille d'un poing. Elle se mettait à descendre jusqu'à toucher le plancher, puis gonflait soudain en une forme humaine, entourée d'une gaze fine. Cette forme se mettait à parler et déclinait son nom, en une voix distante et onirique. Puis une conversation était établie avec elle. Je me souviens d'un
Hindou colossal, avec un diadème et des bracelets étincelants comme des diamants. Il traversa la plate-forme à grandes enjambées en récitant des mots incompréhensibles (...) une négresse demanda au public de chanter une chanson ridicule (...) une petite fille apparut qui se mit à danser (...) "

Béliard, comme tant d'autres qui participèrent aux séances de Miller, fut impressionné par le spectacle, mais nullement convaincu. Miller n'était pas un médium professionnel et ses démonstrations s'arrêtèrent là : le secret de son spectacle reste entier.

Nous terminerons par le témoignage suivant, qui échappe à toute classification :
La vieille cuisinière de Hilary Evans lui a dit qu'à de nombreuses reprises, réveillée soudainement en pleine nuit, elle avait vu sur le mur de sa chambre une tache de lumière rouge, ou parfois blanche, ronde à ovale, qui disparaissait au bout de quelques minutes. Mais après chacune de ces apparitions, il y avait un décès dans sa famille ou chez ses voisins. Une nuit, le globe lumineux quitta le mur, traversa lentement le plafond, et vint se positionner près de son lit, au niveau de ses yeux. Le lendemain, son fils mourut à l'hôpital (...) Une autre nuit, une jeune fille couchait dans sa chambre, et toutes deux virent deux lumières : il y eut deux décès parmi leurs amis peu de temps après (...) 

On peut difficilement ranger tous ces BOL dans la même catégorie. Lorsqu'ils sont porteurs de mauvais présages, ou jouent les anges gardiens, il est bien difficile de leur trouver une explication scientifique, et on aurait plutôt tendance à penser qu'ils sont le résultat de supercheries ou d'hallucinations (mais on note aussi que les témoins de ces faits en tirent rarement du bienfait ou une reconnaissance, au niveau de la société. Ils sont en fait le plus souvent traités de fous ou de menteurs, de mythomanes ou de chasseurs de renommée (et c'est le plus souvent l'inverse qui se produit !)). De même, il est difficile de croire sans sourciller à de mystérieuses créatures habitant la haute atmosphère terrestre. Les personnes les moins critiques diront que ces phénomènes inexpliqués prouvent l'existence de quelque chose qui dépasse notre entendement actuel, jusqu'à ce que la physique fasse des progrès (peut-être que la physique des particules permettra sur ce sujet précis de faire des progrès...).

[1] Trevor James Constable, "They live in the Sky", Los Angeles New Age Publishing Company, 1958.

[2] Trevor James Constable, "Sky Creatures-Living UFO's", New York Pocket Book Library, 1978. (ISBN 0671818422)

[3] Trevor James Constable, "The Cosmic Pulse of Life: The Revolutionary Biological Power Behind Ufo's", 1975.

Autres Sources :

Fortean Library, "Mondes d'Ailleurs" de Hilary Evans (extraits), 

http://www.tarrdaniel.com/documents/Ufology/skycritters.html, https://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Fort

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/ , 16-05-2016