Montée en puissance de l'activité solaire

Montée en puissance de l'activité solaire

soleileruption.jpgCette semaine le Soleil a produit sa plus forte éruption de l'année 2013, accompagnée d'une éjection de matière coronale dirigée vers la Terre. Cette image en fausses couleurs interprétant des données collectées dans l'ultraviolet extrême par le satellite SDO a immortalisé cette éruption le 11 avril 2013 à 07h11 Temps Universel.

soleil-11-4-13.jpg

NASA

Cette éruption d'intensité modérée (classée M6,5) a été produite par la région active AR 11719 représentée ici en bleu et blanc, sur la gauche de l'axe médian vertical du Soleil. D'autres régions actives, qui correspondent en fait à des boucles de champ magnétique formant les fameuses taches en lumière visible, parsèment la surface de notre étoile alors que nous approchons du maximum solaire. Les boucles et les arches de plasma solaire permettent de matérialiser les lignes de champ magnétique. Gigantesque nuage de milliards de milliards de particules chargées, l'éjection de matière coronale frappera la magnétosphère terrestre ce week-end, ce qui devrait occasionner de nombreuses aurores boréales.

traduction réalisée par : Didier Jamet  > lire le texte original

Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (USRA)

Représentant technique de la Nasa : Jay Norris

Un service de : LHEA de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

En mars 2013, Dean Pesnell, expert en physique solaire au Goddard Space Flight Center, a donné son explication : « Ceci est bien le maximum solaire, mais il est différent de ce à quoi nous nous attendions car sa courbe décrit un double pic », suggère-t-il.

On envisage généralement l'activité solaire comme animée d'un simple mouvement de balancier. D'un côté se trouve une période calme, pauvre en taches solaires et en éruptions, alors que de l'autre côté, le maximum solaire est une période riche en taches et en tempêtes solaires. C'est un cycle régulier qui se répète tous les 11 ans.

Cependant, la réalité est plus complexe. Depuis plusieurs siècles, les astronomes ont recensé le nombre de taches solaires et se sont aperçus que ce cycle n'est finalement pas si régulier. Tout d'abord, la durée d'un cycle peut aller de 10 à 13 ans et son amplitude peut varier. Certains maxima sont très faibles, d'autres très forts.

Pesnell fait part d'une autre complication : « Les deux derniers maxima solaires, aux alentours de 1989 et 2011, ne formèrent pas un pic, mais deux ». L'activité solaire augmenta, puis diminua pour ensuite remonter, constituant ainsi un mini cycle s'étalant sur environ deux ans.

Le même phénomène se répète probablement en ce moment. Le nombre de taches solaires est monté en flèche en 2011, est redescendu en 2012 et Pesnell s'attend à une remontée en 2013. « Je crois pouvoir dire avec certitude qu'un nouveau pic d'activité se produira en 2013 et se prolongera peut-être même jusqu'en 2014 », prédit-il.

Notre étoile présente une autre curiosité : le pic d'activité dans ses deux hémisphères ne se déroule pas toujours au même moment. Dans le cycle en cours, l'hémisphère sud est en retard sur le nord. Le second pic, s'il a lieu, se produira certainement au sud de l'équateur solaire car l'hémisphère sud tentera de refaire son retard sur le nord.

Source : http://www.cidehom.com/astronomie.php?_a_id=568

SFH-04-2013

Yves Herbo sur Google+

interviews environnement climat météo mystère astronomie

Commentaires (1)

echap

oui, la Terre manquée de peu ce coup-ci, et de s'etonner aussi de l'équilibre qui peut naitre d'un printemps trop froid sur Terre et d'une bouffée de chaleur "providencielle"

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau