Les comètes amènent la vie partout

Les comètes amènent la vie partout

labonice.jpgLe Pr Meierhenrich et Cornelia Meinert dans leur laboratoire de la faculté des Sciences de Nice, « l'un des mieux équipés au monde ».Cyril Dodergny

C'est pratiquement prouvé pour les scientifiques français de Nice : les comètes transportent les briques de la vie partout en elles. Au vu de leur découverte, on peut considérer que les comètes agissent comme des spores, ensemençant les briques de la vie partout : à elle ne se débrouiller ensuite pour survivre là où elle se fixe... On peut aussi considérer que ces briques de la vie soient parfois différentes suivant les taux de molécules présents localement à leur création chimique : ces briques peuvent donc être différentes suivant les comètes créées et développer une vie différente, adaptée à son environnement local. Si on suit la compréhension scientifique humaine actuelle, un nouvel apport extérieur s'est produit il y a environ 500 millions d'années, amenant ces briques de vie  (existantes sur Terre d'après les dernières preuves depuis au moins 3.7 milliards d'années) qui survivaient mais "stagnaient", se contentant de se reproduire et disparaître indéfiniment, à changer son mode de reproduction et à se diversifier.

Cet évènement extraordinaire (qui a engendré un tel bouleversement qu'on ne sait pas trop finalement se qu'il s'est passé avant, pendant ces fameux presque 3.7 milliards d'années où la vie est censée avoir stagnée) ne saurait à priori provenir de l'apport d'un astéroïde ou d'autres comètes : en 3.7 milliards d'années, la Terre a été bombardée souvent, sans que les molécules de vie se "réveillent"... l'argument suivant lequel il a fallut ces 3.7 milliards d'années pour que le brassage des marées mélange suiffisamment les molécules pour déclancher une réaction en chaîne (théorie la plus admise) ne tient pas trop la route quand on assiste à la vitesse des réactions chimiques et aux possibilités connues de la vie à se développer, y compris dans des conditions extrêmes. Cet évènement d'il y a 500 millions d'années, à mon avis, ne peut être initié que par l'apport de molécules totalement nouvelles depuis ces 3.7 milliards d'années, provenant probablement d'un objet les transportant depuis un endroit galactique, différent chimiquement du nôtre et incluant une génétique différente.

On peut aussi considérer que l'existence même du gigantisme et des dinosaures incluent la probabilité d'une gravité différente à l'époque (et peut-être depuis les -500 millions jusqu'aux fameux -65 millions, arrêt du gigantisme constaté), et que cette gravité différente peut être expliquée par l'arrivée d'un gros objet, massif, il y a 500 millions d'années à proximité de la Terre, qui a de nouveau ensemencé ou forcé une mutation dans les briques de la vie sur Terre. Cet objet massif pourrait aussi avoir éclaté en s'approchant trop et bombarder la Terre et la Lune de débris, comme constaté. Ou encore provoquer à nouveau des destructions du même type et fin du gigantisme en s'éloignant simplement il y a 65 millions d'années environ... Yves Herbo

L'article sur la découverte française : 

Un labo niçois trouve trace de vie sur une comète artificielle

Dans le cadre du programme spatial « Rosetta », l’institut de chimie de l’université de Nice vient de faire une découverte « révolutionnaire » : l’origine de la vie pourrait bien être extraterrestre.

Vous, moi, nous les humains, serions en fait d'origine extraterrestre ! La question a de quoi surprendre. Mais, derrière son bureau de la faculté de Sciences, sur le campus Valrose, le Pr Uwe Meierhenrich acquiesce un sourire aux lèvres : « Oui, c'est un peu ça ! » Voilà bien longtemps que ce chercheur niçois a acquis la conviction que la vie trouve son origine dans les étoiles. Déjà, en 2005, il avait passé au crible un fragment d'astéroïde. Déjà, il y avait découvert la présence d'acides aminés, éléments nécessaires à toute forme de vie.

meteorite-chondrite-1.jpgmétéorite trouvée sur un toit de Draveil, à 20 km de Paris © Louis Carion

Mais le temps passé sur Terre par ce bout de pierre stellaire, tombé en 1969 sur l'Australie, pouvait fausser les résultats. « Cette fois, nous maîtrisons tout de A à Z, souligne le Pr MeierhenrichEt c'est bien ce qui est remarquable dans cette expérience. »

Un travail de longue haleine qui s'inscrit, en fait, dans un programme spatial initié au milieu des années 1990 : la mission « Rosetta ». Elle aura coûté la bagatelle d'un milliard d'euros à l'Agence spatiale européenne (ci-dessous) ! Sans parler du programme concurrent mené par la NASA

« Avec des moyens cent fois supérieurs aux nôtres », souligne le scientifique niçois sans se défaire de son sourire. Et pour cause : si la sonde lancée en 2006 par les Américains a réussi à traverser une queue de comète pour en arracher quelques fragments, aucun acide aminé n'avait alors été trouvé. Pas de quoi créer la vie donc ? L'Institut de chimie niçois vient pourtant de démontrer le contraire. Du moins en laboratoire.

Une comète est née… en laboratoire

Car à défaut d'avoir, comme les Américains, chevauché une vraie comète, il a d'abord fallu accomplir un petit miracle des temps modernes : en fabriquer une ! C'est le PrLouis Le Sergeant d'Hendecourt de l'Institut d'astrophysique spatiale de Paris-Sud qui s'en est chargé.

Lorsque le commun des mortels se plante le nez au ciel pour regarder les étoiles, le Pr d'Hendecourt, lui, sonde le noir infini dans lequel elles flottent. Un nuage interstellaire que l'on croyait vide de toute matière il y a encore quarante ans, mais en fait constitué de molécules d'eau, d'ammoniac ou encore de méthanol. Ce sont ces infimes poussières qui, en s'agrégeant, forment les comètes.

En irradiant par -200 °C ces simples molécules le scientifique a ainsi réussi à créer artificiellement une comète. Quelques microgrammes d'espace qu'il ne restait plus qu'à analyser.

À Nice « l'un des meilleurs labos au monde »

Et c'est donc à la faculté de Sciences de Nice que cette mission a été confiée. « Sans doute parce que nous disposions de l'un des matériels les plus perfectionnés au monde pour le faire, justifie le Pr Meierhenrich avant de préciser que « le prix catalogue » de ce bijou électronique est de 300 000 euros ! Voilà pourquoi la précieuse comète in vitro a été transportée jusque sur le campus Valrose. Non sans précaution.« Il fallait, bien sûr, éviter toute contamination. Sinon les traces de vies que nous aurions trouvées auraient été les nôtres ! » Ou plus exactement l'ADN de Cornelia Meinert qui s'est chargée de l'analyse.

Une expérience que le CNRS n'hésite pas à qualifier de « révolutionnaire » ! En créant une comète, les scientifiques ont également, par réaction chimique, fait apparaître des éléments de vie primitive : « les acides aminés dont sont constituées les enzymes et toutes les protéines… » Jusqu'au steak que l'on jette dans une poêle.

De là à imaginer des petits hommes verts chevauchant la comète de Halley, il y a un bond scientifique à ne pas franchir. « Je ne dis pas qu'il y a la vie sur les comètes, mais les éléments nécessaires à la vie », précise Uwe Meierhenrich. Il aurait suffi que l'une d'elle s'écrase dans un environnement favorable, comme la Terre, pour qu'elle se développe… Et que ces matières organiques extraterrestres, quelques milliards d'années plus tard, nous donnent naissance." Eric Galliano-Nice Matin

Source : http://www.nicematin.com/article/nice/un-labo-nicois-trouve-trace-de-vie-sur-une-comete-artificielle.816419.html

Yves Herbo 03-2012

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