Le premier satellite équatorien déjà détruit

Le premier satellite équatorien déjà détruit

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Lancé le 25 avril dernier, NEE-01 Pegasus, le premier satellite équatorien, est déjà hors service. En cause, une collision avec un morceau du réservoir d’un vieux lanceur russe datant de 1985.

Ce n’est pas de chance. Moins d’un mois après son lancement depuis la Chine, le premier satellite de l’Équateur, NEE-01 Pegasus, est entré en collision avec le réservoir d’un lanceur russe lancé en 1985. Cette collision, survenue le jeudi 23 mai à 1.500 km d’altitude au-dessus de Madagascar montre, s’il en était encore besoin, le danger que représente les débris spatiaux dont la durée de vie est quasi illimitée.

D’après les observations de l’USSTRACOM (United States Strategic Command), qui surveille tous les objets artificiels en orbite autour de la Terre, le satellite n’a pas été percuté de plein fouet mais sur le côté. Bien qu’il ne soit pas détruit, il pourrait être sérieusement endommagé, voire hors de contrôle.

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Le satellite Krysaor remplacera Pegasus

La perte de ce satellite est d’autant plus dommageable qu’il était le seul au monde à diffuser en temps quasi-réel des photos et vidéos de la Terre à destination du grand public. Ce service était fourni gratuitement par l’Agence spatiale équatorienne, et il fonctionnait depuis une semaine.

D’une taille de 10 cm de côté, et d’une envergue de 75 cm panneaux solaires déployés, ce satellite est à classer dans les nanosatellites. D’une masse de seulement 1,2 kg, NEE-01 Pegasus a été conçu et construit entièrement par l’Équateur. L’objectif étant de permettre au pays de se préparer à construire des satellites bien plus grands. En orbite, il devait surtout être utilisé pour de la surveillance spatiale et dans le cadre de nombreux programmes éducatifs auprès de la jeunesse équatorienne.

Prévoyant, l’Équateur a construit un second satellite identique, nommé Krysaor. Son lancement est prévu en juillet de Russie, et il prendra le relais de la mission de Pegasus. Initialement il était prévu en cas d’échec du lancement de Pegasus, ou en soutien. Il était censé le rejoindre en orbite pour une mission de surveillance de l’espace, pour aider à cataloguer et recenser les débris ou les objets en phase de rentrée atmosphérique.

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences
YH : vraiment pas de chance les équatoriens : un tout petit satellite de 10X75 cm mis en orbite là où il ne fallait pas apparemment... le constat va être compliqué à établir faute de témoins et les assurances ont du soucis à se faire avec un véhicule équatorien lancé de Chine et percuté par un véhicule russe...
Yves Herbo-SFH-05-2013
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