La Chine va planter son drapeau sur la Lune

La Chine a planté son drapeau sur la Lune - MAJ 26-12-13

Le rover lunaire chinois Yutu

Le 6 décembre 2013, la Chine a réussi le placement en orbite de sa sonde lunaire Chang'e 3, après avoir diffusé en direct sur les chaînes de l'Etat son lancement il y a quelques jours, qui constitue en soi une étape symbolique importante. Un pas non seulement primordial pour le programme spatial chinois, mais aussi porteur d'une volonté mainte fois éprouvée par ses voisins sur Terre par le symbole de la prise de possession d'un territoire par l'implantation du drapeau et d'un poste avancé (encore récemment pratiqué sur une île). Principe également affirmé par les américains d'ailleurs, qui prouvent d'ailleurs au passage qu'ils ne sont guerre plus évolués que les barbares antiques qui prenaient possession des terres, habitées ou non, sans demander l'avis à personne... on modernise le fait en parlant de fait accompli. Mais il est aussi facile de comprendre que les humains sont en train de recréer sur la Lune les mêmes conditions exécrables, divisées et porteuses de conflits futurs entre l'humanité... et pourtant, il est évident que, pour la sauvegarde de ce même monde, il faut absolument un moratoire de la planète entière, de l'ensemble de ses nations, non seulement sur la possession d'armes de destructions massives et sur l'utilisation d'énergies mal contrôlées (nucléaire, anti-matière, etc), mais également sur l'expansion des ressources pour la planète (et pas seulement pour une nation par exemple) dans son ensemble, ainsi même que de futurs territoires et exploitations spatiales... les choses s'accélèrent et l'urgence aussi avec...

Le rover chinois Yutu (lapin de jade) vu ici sur la plateforme d'atterrissage de la mission Chang'e 3. Sa dimension excessive par rapport à la taille du rover fait dire aux spécialistes qu'il s'agit d'un modèle de série qui préfigure plusieurs autres atterrissages, dont une mission de retour d'échantillons lunaires avant la fin de cette décennie. © Emily Lakdawalla, The Planetary Society

C'est donc bien un atterrissage lunaire d'un rover chinois, nommé Yutu, puisque le 14 décembre 2013, la sonde va descendre et se poser quelque part (l'endroit exact est secret) dans Sinus Iridum, vraisemblablement près d'un cratère, récemment formé, de cinq mètres de diamètre et nommé Laplace A. D'après la carte, il serait donc à environ 250 kilomètres du lieu d'alunissage du vieux rover Russe Luna 17 en novembre 1970.

L'intérêt scientifique du cratère de 5 mètres de diamètre environ est indéniable puisque ce serait la première fois que l'on pourrait étudier sur place un cratère aussi jeune. De plus, la région n'est pas très dangereuse pour le rover, qui devrait pouvoir parcourir environ 200 mètres par jour, puisqu'il s'agit de plaines plates avec seulement quelques reliefs peu élevés. L'autre avantage de ce cratère est qu'il est baigné tout au long du jour lunaire par le Soleil. Quand on sait qu'un jour lunaire dure 15 jours terrestres, on comprend aisément que les panneaux solaires devraient avoir un bon rendement. Ils font alimenter un générateur électriques à radio-isotopes qui fournit l'électricité en convertissant la chaleur solaire (la même source d'énergie d'ailleurs que le rover américain Curiosity sur Mars en ce moment).

Les différents sites d'atterrissage des missions états-uniennes, russes et chinoises. La mission chinoise Chang’e 3 évite volontairement les sites explorés par les missions Apollo, son atterrissage se situe à plus de 1000 km des missions Apollo. © DR

Le rover Yutu (Lapin de Jade) à six roues pèse 120 kg et fera directement des analyses scientifiques et géologiques de la matière éjectée du sous-sol lunaire au moment de sa formation, ce qui devrait faire avancer significativement nos connaissances de notre satellite. De plus, il embarque un système d'images en 3D qui devrait être très prometteur.

Malheureusement, les dissensions entre les états chinois et américains n'ont pas aidé pour ce programme spatial, et la NASA en rajoute en affirmant que cet atterrissage va compromettre son propre programme lunaire lié actuellement à la présence de sa sonde Ladee. Cette dernière est en orbite autour de la Lune depuis 3 mois, pour mesurer et étudier la poussière et l'exosphère de la Lune. Effectivement, l’atterrissage de Yutu va probablement soulever un important panache de poussières dans l'exosphère lunaire, faussant en partie les données de la sonde américaine. Certains se consolent déjà en disant que, après 3 mois d'analyse de "calme plat" dans l'atmosphère lunaire, il y aura l'observation d'un événement perturbateur qui permettra en plus une opportunité unique de mesurer et d’observer de quelle manière le gaz du propulseur de l'atterrisseur chinois se distribue dans l'exosphère lunaire, et de quelle façon il se disperse.

Visitors take pictures of a prototype model of a lunar rover at the 15th China International Industry Fair in Shanghai, Reuters (c)

Mais le plus ennuyeux encore, c'est que les mauvaises relations entre les deux pays empêchent également une utilisation optimale de l'autre sonde américaine actuellement en orbite, le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), qui devait à l'origine soutenir de près la mission chinoise (qui intéresse aussi les scientifiques de la NASA, bien sûr !)... Les Chinois se sont donc tournés vers les Européens qui, plus pragmatiques ou coopératifs, ont "loué" le réseau de stations au sol de l'Agence Spatiale Européenne pour faire un suivi de la mission Chang'e 3. Une équipe d'ingénieurs chinois est actuellement en permanence à l’European Space Operations Centre (Esoc) de Darmstadt, en Allemagne, où l'Esa rassemble et traite les données provenant des antennes de 35 m de diamètre de l'Esa, situées à Cebreros en Espagne et à New Norcia en Australie, qui alimentent des mesures de positionnement afin de calculer avec une extrême précision l'emplacement de l'atterrisseur. La Chine de son côté dispose de deux antennes à Kashi, dans l'extrême ouest du pays, et à Jiamusi, dans le nord-est, pour suivre toutes les phases de la mission, du lancement aux premiers tours de roues du rover.

Sources : http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-chine-debarque-lune-rover-yutu-50783/#xtor=RSS-8 + http://www.ibtimes.com/china-launch-change-3-lunar-lander-yutu-moon-rover-monday-1490240

MAJ 14-12-2013 : La Chine a réussi a poser son rover sur la Lune à 1:11 pm UTC. Les observateurs ont noté que Chang'e 3 a du effectuer 3 corrections d'orbite pour se positionner correctement aujourd'hui. Après s'être mis sur une orbite lunaire à 100 km le 6 Décembre, Chang'e-3 a commencé à préparer ses systèmes pour la phase la plus importante de la mission - l'atterrissage. Le 10 Décembre, la sonde a utilisé son moteur principal pour réduire son altitude au-dessus de la surface. Depuis son entrée en orbite lunaire, Chang'e-3 a subi six étapes de décélération pour descendre à 15 km au-dessus de la surface lunaire, en utilisant un moteur à poussée variable. Au cours de la descente en attitude de la sonde, elle a été contrôlée à l'aide de 28 petits propulseurs.

Le lieu encore présumé de l'alunissage... les rochers en haut à droite ont des formes intéressantes et doivent être gigantesques.

Après la décélération, le véhicule a rapidement ajusté son altitude, s'approchant de la surface lunaire. Au cours de cette phase, les instruments ont analysé la zone de descente prévue.

Le principal moteur s'est arrêté automatiquement à une altitude de quatre mètres, ce qui permet au mobile de faire une chute libre sur la surface.

La séquence d'atterrissage a été exécutée parfaitement, résultant d'un véhicule sélectionnant son point d'atterrissage préféré presque immédiatement, même un atterrissage sans délai, avec techniquement 30 minutes d'avance.

Après l'atterrissage en douceur, Chang'e-3 a chargé en électricité et initialisé le rover Yutu qui va commencer à communiquer avec le contrôle de la mission. Après que les communications soient établies, Yutu va débloquer son mécanisme de verrouillage et puis conduire son mécanisme de transfert à l'échelle de transfert. Il sera alors manoeuvré pour  descendre à la surface de la lune, et s'éloigner de Chang'e-3. Quelque neuf heures après la séparation, le Chang'e-3 et Yutu seront capturés sur quelques photos de l'un et l'autre à l'aide de leurs caméras.

L'atterrisseur est équipé d'un générateur radio-isotope thermoélectrique (RTG) pour alimenter les opérations lunaires au cours de la mission de trois mois. L'énergie est utilisée pour alimenter la charge utile scientifique de sept instruments et appareils photos.

Le Chang'e-3 comporte également quatre instruments : la MastCam, la caméra de descente, le télescope ultraviolet lunaire ( LUT ) et l' Extreme Ultraviolet Imager ( EUV ).

Ce fut le premier alunissage depuis la sonde russe Luna-24 lancée le 9 Août 1976. Cette mission avait atterri sur la surface de la lune le 18 Août de cette année, avant une mission de récupération des sols qui est revenue sur Terre six jours plus tard.

MAJ 18-12-2013 : Le site disclose.TV vient de mettre en ligne des images très intéressantes de l'alunissage de la sonde et de la descente de Yutu sur le sol lunaire. Les premières photos sont aussi accessibles et nous découvrons ce qui ressemble assez à un site de crash ou de bombardement... avec des formes étrangement trop régulières et des débris non moins suspects. Des suites de petits cratères, dont certains apparemment remplis de "dômes" sont des formations illogiques aussi de par leurs tailles. Difficile de savoir pour l'instant la vérité de la part de l'état chinois, bien sûr, et ces images sont effectivement, pour l'instant, à mémoriser et en attente de confirmations. Le docu se termine par des images d'ovni ou de bases sur la Lune, qui appuient l'ensemble , mais qui ne sont qu'à mémoriser également, les réponses ici affichées étant suffisantes pour éviter de spéculer plus et chercher  d'autres données... :

Disclose.tv - 12/17/2013 - CHINA LANDS ROVER ON MOON & CAPTURES ALIEN STRUCTURES - UFOS

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=12322  :  images officielles.

MAJ 26-12-2013 : " Le rover lunaire chinois Yutu, ou lapin de jade, fonctionne de manière stable après être sorti de veille vendredi soir, selon le Centre de contrôle aérospatial de Beijing (CCAB).

Une fois le module Chang'e 3 contourné, Yutu l'a photographié, révélant sur son flanc exposé au sud un beau drapeau chinois. Le module Chang'e 3 sur la Lune, le 22 décembre 2013. Crédit : Module Chang'e 3. Crédit : CNSA

Ce rover équipé de six roues s'est remis en marche après avoir mis ses sous-systèmes en arrêt le 16 décembre. Samedi à 20h05 (heure de Beijing), le rover avait parcouru environ 21 mètres, selon le CCAB.

Des journalistes de l'Agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) ont observé depuis le centre que le rover se déplaçait lentement et ont constaté les traces laissées par ses roues vers 17h00.

Selon les données de télémétrie en temps réel, l'ensemble des sous-systèmes du rover et du module d'alunissage fonctionnent de manière stable, et le rover a envoyé au module plus de 500 instructions au cours des 24 heures ayant suivi sa sortie de veille.

Yutu s'est séparé du module d'alunissage le 15 décembre, quelques heures après l'atterrissage en douceur de Chang'e-3 le 14 décembre, avant de se déplacer à environ neuf mètres au nord. Yutu et le module d'alunissage se sont ensuite mutuellement pris en photo.

Le rover chinois Yutu, photographié le 22 décembre 2013 par la sonde Chang'e 3. Crédit : CNSA/CCTV

 Yutu étudiera la structure géologique et les substances à la surface de la Lune. Il recherchera des ressources naturelles pendant trois mois. Le module effectuera pour sa part une exploration sur place du site d'alunissage pendant un an. " - Source 23-12 : http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/8492564.html

Premières explorations pour le rover Yutu

" Quelques jours après ses premiers tours de roues sur le basalte lunaire de la partie nord de la mer des Pluies, l'engin a effectué des manœuvres, contourné la sonde Chang'e 3 qui l'a véhiculé, et mis le cap à l'ouest, en direction du sud. Une vidéo de ses mouvements a été réalisée par la bloggeuse américain Emily Lakdawalla à partir d'images fixes (ci-dessous).

Des instruments opérationnels

Selon Wu Weiren, le concepteur en chef du programme lunaire automatique chinois, « Le robot s'est déplacé en décrivant un demi-cercle autour de l'atterrisseur. Après cela, ils (ndlr : les deux engins) vont commencer à conduire des explorations scientifiques de la géographie et de la géomorphologie du site d'atterrissage et des zones environnantes ainsi que des matériaux tels que les minéraux et les éléments qui s'y trouvent. Nous allons aussi explorer des zones à 30 m et à 100 m sous le sol lunaire. L'exploration durera plus longtemps que prévu parce que tous les instruments et équipements fonctionnent très bien ».

En particulier, le bras mécanique du rover a pu être déployé sans la moindre difficulté. Toutes les vérifications sur la bonne marche du rover et de ses instruments étant réalisées, les expériences scientifiques doivent commencer le 26 décembre 2013.

Le trajet suivi par le rover Yutu ( Lapin de Jade) entre le 14 et le 22 décembre 2013 a été reconstitué par Phil Stooke, grand spécialiste de l'exploration planétaire (auteur de l'International Atlas of Lunar Exploration).

Trajet suivi par Yutu entre le 14 et le 22 décembre 2013. Crédit : CNSA / NASA / GSFC / ASU / Phil Stooke

Depuis le module Chang'e 3, plusieurs images vidéo assemblées ont été prises. Une fois assemblées, elles ont donné ce premier panorama autour de la sonde, avec Yutu en train d'en faire le tour.

Panorama réalisé à partir d'images prises le 15 décembre 2013 par Chang'e 3. Premier panorama lunaire de Chang'e 3. Crédit : CNSA/CCTV/screenshot mosaics and processing by Marco Di Lorenzo/Ken Kremer

Destination inconnue

Les responsables de la sonde chinoise n'ont pas révélé quels étaient les objectifs à atteindre pour Yutu qui se trouve à 108 km au nord du cratère Le Verrier (19 km de diamètre), à 115 km au sud des Monts Droits et à 400 km au nord-est du rover russe Kunokhod 1. Son site d'atterrissage se trouve sur la partie droite de cette image. (ci-dessous) :

Le golfe des Iris, sur la Lune, où s'est posé la sonde Chang'e 3 [cliquer sur l’image pour l’agrandir]. © Nasa/GSFC/ASU/Ciel & Espace Photos

Si l'engin poursuit sa route vers le sud, il évoluera sur une plaine assez plate, sans gros cratère d'impact. En revanche, en mettant le cap à l'ouest, il pourrait rencontrer un groupe de petits cratères intéressants. Toutefois, ceux-ci sont à 5 km, au-delà de ses 3 km de rayon d'action prévus. Mais les rovers couvrent parfois bien plus que la distance pour laquelle ils sont conçus... A suivre. "

par Philippe Henarejos http://www.cieletespace.fr/node/11306

Yves Herbo-SFH-12-2013

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Commentaires (2)

yvesh

Il ne faut pas mélanger les choses... ce n'est pas un exploit sportif et si vous connaissiez un peu plus le symbolisme chinois et la réalité (Voilà la réalité et l'actualité asiatique que les occidentaux ignorent et jugent de loin ^^) : " La Chine et le Japon se disputent depuis des années la souveraineté de cet archipel (îles Senkaku ) situé en mer de Chine orientale. Pour l’essentiel constituées de rochers, ces îles n’en sont pas moins stratégiques puisque situées dans une zone potentiellement riche en hydrocarbures et sur une route maritime importante. Alors qu'elles sont administrées par le Japon depuis 1890, la Chine affirme qu’elles font partie de son territoire et revendique leur contrôle.

La tension entre les deux pays est montée d’un cran en juillet dernier lorsque trois patrouilleurs chinois ont pénétré dans les eaux territoriales entourant l’archipel inhabité. Un mois plus tard, le 15 août, des activistes chinois ont réussi à accoster sur l'une des îles où ils souhaitaient planter leur drapeau avant d’être arrêtés par les autorités japonaises... "

Cette mission spatiale chinoise a coûté des milliards de monnaie bien capitalisée et rentabilisée grâce aux bourses capitalistes et sous entier contrôle de l'Etat Chinois... nul doute que le drapeau et les symboles chinois soient disposés sur le rover et qu'il s'agisse bien en réalité d'une prise de possession de terrains très bien disposés d'ailleurs comme souligné. De possibles rizières sous cloches sur ces terrains très plats irrigables, pourquoi pas en effet !! Attendons le 14 décembre pour voir si ces premiers symboles chinois atterrissent bien sur la face visible de notre satellite... une image marrante m'est venu à l'esprit pour nous, Européens : on a l'habitude de dire que les Chinois sont de l'autre côté de la Terre, sous nos pieds... et bien là on ne va pas tarder à aussi pouvoir faire un "tête à tête" avec eux quand la Lune sera dans notre ciel et qu'ils enverront une mission habitée (déjà prévue) !

Valmont
  • 2. Valmont | 10/12/2013

Il faudrait quand même employer le conditionnel , le drapeau n'y est pas encore, et on est loin de la "riziculter".
Tous les pays du monde et aussi les sportifs , pllntent le drapeau de leur nation sans pour autant s'approprier le pays; antarctique, Everest....

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