Suivi archéologique 2012-3

Suivi archéologique 2012-3

site-abu-tbeirah-irak.jpg Le site d'Abou Tbeirah dans le sud de l'Irak. Credit Photo: Italian Archaeological Mission in Iraq 

AUSTRALIE: LA MÉGAFAUNE AURAIT DISPARU À CAUSE DES CHASSEURS ET NON PAS DU CLIMAT

Les premiers Australiens chassaient les kangourous géants, des rhinocéros de la taille de marsupiaux, des varans énormes et d'autres grands animaux; cette mégafaune est arrivée à extinction peu après leur arrivée dans le pays plus il y a plus de 40.000 ans indiquent de nouvelles recherches.

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Le Diprotodon optatum, un marsupial mega-herbivore connu aussi sous le nom de Géant de Wombat ou Rhinoceros Wombat, était long de trois mètres et haut de deux mètres. Ses parents survivant les plus proches sont le Wombat et le Koala. (dessin: Peter Murray)

Une équipe de scientifiques provenant de six universités déclare avoir mis un terme au débat de longue date concernant la cause de la disparition soudaine de vertébrés géants de l'écosystème australien, et le changement radical du paysage qui a suivi.

Peu de temps après la disparition de cette mégafaune, il y a eu une évolution rapide de la végétation à travers l'Australie. Alors que le territoire était recouvert de forêts séparées par des zones de prairies ouvertes, elles auraient été rapidement étouffées par les forêts d'eucalyptus.

Le changement aurait été causé par une diminution de la consommation de cette matière végétale par les grands herbivores, ce qui a permis a la forêt de se propager, en outre, cela a également entraîné une accumulation de combustibles sec favorisant les feux de brousse.

Dans les 100.000 dernières années, bon nombre des plus grands animaux de la Terre se sont éteints. Les raisons restent sujettes à controverse.

Les spores de champignons à la base de la théorie.

Ces dernières années, certains scientifiques ont fait valoir que la perte d'habitat par le biais du changement climatique ou le feu avait été un coup fatal. Mais le dernier article, publié dans Science, réfute cette théorie. Le leader de cette étude Chris Johnson, de l'école de zoologie de l'Université de Tasmanie, a déclaré avoir résolu avec son équipe le mystère de la disparition de la mégafaune de l'Australie. Ils ont utilisé une méthode de suivi des grands herbivores dans le temps en comptant les spores de champignons dans leurs excréments.

Le Professeur Johnson a déclaré que les plus grands herbivores - "comme les Diprotodons, marsupiaux ressemblant à un Wombat et de la taille d'un rhinocéros, les kangourous géants, des Goanna plus grands que les dragons de Komodo actuels, une oie géante faisant deux fois la taille de l'émeu et beaucoup d'autres..." - ont produit de vastes quantités de fumier, habités par des champignons spéciaux.

"Les spores de ces champignons peuvent être conservés dans les sédiments dans les marais et les lacs", explique le professeur Johnson. "Comme ces sédiments s'accumulent au fil du temps, ils fournissent des données historiques concernant l'importance de l'abondance des herbivores dans l'environnement. Les particules de pollen et de charbon sont piégés dans les sédiments mêmes, de sorte qu'il est possible de faire correspondre l'histoire de l'abondance de grands herbivores avec des changements dans la végétation et avec le feu. Ensuite, la datation au radiocarbone peut être utilisée."

Le professeur Johnson précise que la recherche a porté en grande partie sur un marécage appelé cratère de Lynch dans le nord du Queensland, où l'enregistrement des sédiments remonte jusqu'à 130.000 ans. "Cela a montré que l'abondance des grands mammifères a été stable jusqu'à il y a 40.000 ans, quand leur nombre a soudainement chuté. Le changement climatique comme cause d'extinction est donc exclu : il y a eu plusieurs périodes de sécheresse avant l'extinction et cela n'a eu aucun effet sur leur abondance. Et quand les animaux ont disparu, le climat était stable.

Le changement d'habitat n'aurait pas pu être responsable de la perte des grands marsupiaux, parce que les forêts herbeuses se sont étendues uniquement après que les spores aient brusquement diminué. Par contre, ces extinctions sont survenues très peu de temps après que des hommes soient arrivés dans la région; ils seraient donc à l'origine de leur brusque diminution. Notre étude n'a pas abordé directement la façon dont les gens ont causé l'extinction, mais le mécanisme le plus probable est la chasse."

Les résultats montrent également que les extinctions ont été rapidement suivie par des changements écologiques massifs.
Gavin Prideaux, maître de conférence en paléontologie des vertébrés à l'École des sciences biologiques à l'Université Flinders, pense que cette recherche est une contribution importante à la compréhension de ce qui s'est passé. La théorie désignant le changement climatique comme responsable de la disparition de cette mégafaune se trouverait invalidée.

D'après John Alroy, futur membre du département des sciences biologiques à la Faculté des sciences de l'Université Macquarie, cette nouvelle étude devrait clore le débat: "Les données clés sont les nouveaux spores, et en combinaison avec le charbon de bois et la forêt tropicale, les données polliniques racontent toute l'histoire. Il n'y a tout simplement aucun moyen raisonnable de discuter avec les conclusions des auteurs."

La théorie sujette à controverse

Cependant Judith Field, chercheur à la School of Biological, Earth and Environmental Sciences à l'Université de New South Wales, a déclaré que l'argument était caduque pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, l'affirmation des auteurs selon laquelle le climat était stable pendant la période en question: "le contraire est généralement admis", dit-elle
De plus, l'hypothèse non prouvée que la mégafaune étaient si abondante que leur disparition aurait déclenché un changement radical dans végétation : "Les faits montrent que la plupart de la mégafaune était éteinte près de 100.000 ans avant l'arrivée de l'homme et il n'y a aucune preuve pour quelque période que ce soir d'extinctions animales significatives."

Field a ajouté qu'il n'y avait aucune preuve provenant de sites archéologiques montrant que des êtres humains avaient chassé la mégafaune. En outre, le plus ancien témoignage de l'occupation humaine dans le nord du Queensland suggère que leurs populations étaient très restreintes.

Finalement, une chose est certaine: la controverse n'est pour l'heure pas en voie d'extinction...

Sources : Traduction : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/04/australie-la-megafaune-aurait-disparu.html
The Conversation: "Hunters, not climate change, killed giant beasts 40,000 years ago"

Il n'empêche que l'on remarque aussi que les arguments principaux des réfractaires à cette théorie (et s'accrochant à leurs "preuves" à eux) reposent, comme toujours, sur des notions de datations (alors que l'on sait de part ailleurs que le coût pour prouver précisémment ces datations avec des techniques récentes plus fiables que le controversé carbone 14 est tel qu'elles sont rarement faites...)... Field oublie de dire que les faits sont précisémment les données qui changent avec le progrès et que ce n'est pas parce qu'on ne l'a pas encore trouvé que des preuves de chasses de méga-faunes n'existent pas (et d'ailleurs il semble qu'il y en ait en fait), que la mégafaune se soit éteinte beaucoup plus récemment qu'on ne le croit, ou encore que l'homme est arrivé aussi beaucoup plus tôt en Australie qu'on ne le pense... Cette notion de mégafaune chassée par l'homme serait d'ailleurs à rapprocher avec les multiples artéfacts trouvés en Amérique Centrale et du sud, représentant justement des animaux géants, voir des petits dinosaures pour certains et des chasses associées...

De plus et comme d'habitude, une majorité (apparente ?) de scientifiques de renoms, ne sont pas du tout à jour ou ne s'intéressent pas aux découvertes faites par d'autres scientifiques : quand Field (ou d'autres) affirme des choses aux médias et donc au public avec assurance, sans reboucler les données de sa partie scientifique avec les autres données d'autres parties scientifiques (l'archéologie avec la biologie et l'ADN par exemple), il renie son devoir de prudence, d'éducation et sa propre crédibilité... :

Une équipe internationale de chercheurs a, pour la première fois, reconstitué le génome humain d'un aborigène australien.


Avec le séquençage du génome, les chercheurs on démontré que les Australiens autochtones descendent directement d'une expansion précoce de l'homme vers l'Asie il y a quelque 70.000 ans ; soit au moins 24.000 ans avant les mouvements de population qui ont donné naissance aux Européens et Asiatiques d'aujourd'hui.

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L'étude provient d'une mèche de cheveux donnée à un anthropologue britannique par un autochtone de la région de Goldfields de l'Australie occidentale au début du 20e siècle. Cent ans plus tard, les chercheurs ont isolé l'ADN de cette même chevelure, elle aide à explorer la génétique des premiers Australiens et à fournir des indications sur la manière dont les hommes se sont dispersé à travers le monde. 


Le génome, n'a montré aucun apport génétique des Australiens européens modernes ; il révèle que les ancêtres de l'homme aborigène se sont séparés des ancêtres des autres populations humaines il y a 64,000 à 75,000 ans.


L'étude devrait permettre de réinterpréter la préhistoire de notre espèce.

L'histoire des aborigènes Australiens joue un rôle clé dans la compréhension de la dispersion des premiers hommes qui ont quitter l'Afrique.

Des preuves archéologiques modernes établissaient déjà la présence humaine en Australie il y a environ 50.000 ans, mais cette étude ré-écrit l'histoire de leur voyage vers ce continent.

Auparavant, la théorie la plus largement acceptée était que tous les hommes modernes dérivaient d'une seule vague de migration (out-of-Africa) vers l'Europe, l'Asie et l'Australie. Dans ce modèle, les premiers Australiens auraient bifurqué à partir d'une population asiatique, déjà séparée des ancêtres des Européens. (qui a déjà pris ses caractéristiques à peau jaune et yeux bridés pour être plus précis).

Cependant, cette étude montre que lorsque les ancêtres des aborigènes australiens ont commencé leur voyage, les ancêtres des Asiatiques et des Européens ne s'étaient pas encore différenciés les uns des autres.

Une fois qu'ils l'ont fait, quelque 24.000 ans après que les premiers Australiens aient commencé leurs explorations, les Asiatiques et les ancêtres des Australiens restants se sont mélangés pendant une certain de temps (à cette période).

Les premiers hommes sont des explorateurs

Le professeur Eske Willerslev de l'Université de Copenhague, qui a dirigé l'étude, explique ainsi : "Les aborigènes Australiens descendent des premiers explorateurs, alors que les ancêtres des Européens et des Asiatiques étaient encore quelque part en Afrique ou au Moyen-Orient, à explorer leur monde ; les ancêtres des aborigènes australiens se sont ainsi propagés rapidement ; ce sont les premiers hommes modernes à avoir traversé des territoires inconnus en Asie puis à avoir traversé la mer vers l'Australie. C'était un voyage vraiment extraordinaire qui doit avoir exigé des compétences de survie exceptionnelles."

L'étude a de larges implications pour la compréhension de la façon dont nos ancêtres se sont déplacés sur le globe.
Jusqu'ici, les génomes d'anciens hommes avaient été obtenus à partir de cheveux préservés uniquement à l'état congelé.

Les chercheurs viennent de démontrer que les cheveux conservés dans des conditions beaucoup moins idéales peuvent aussi être utilisés pour le séquençage du génome sans risque de contamination humaine moderne (ce qui est typique dans les anciens os et anciennes dents).

Grâce à l'analyse des collections de différents musées, les chercheurs peuvent maintenant étudier l'histoire génétique de nombreuses populations autochtones dans le monde.

Sources : Traduction : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2011/10/aborigenes-quand-une-meche-de-cheveux.html
University of Copenhagen: "AboriginalsNo Ordinary Family Saison 01 fr get new history"

Autrement dit, il y a entre 75.000 et 64.000 ans, le premier homme moderne (non encore différencié en "races" (le terme est faux en soit car l'Homme EST une race unique qui s'est juste adaptée localement, mais fait bien partie d'une même FAMILLE...) a non seulement utilisé des capacités de survie extraordinaires (comme le disent sobrement les scientifiques), mais surtout des techniques et des connaissances (navigation, orientation, astronomie, pêche, chasse et construction d'abris...) que ces derniers scientifiques refusent pour beaucoup de leur attribuer (ils ignorent d'ailleurs pourquoi eux-mêmes souvent, se fiant au "consensus"...) pour partir vers les îles et l'Australie, à travers l'océan... faire croire qu'ils auraient mis entre 25.000 et 14.000 ans pour atteindre l'Australie il y a seulement 50.000 ans relève d'ailleurs d'un pari peu réaliste si ils connaissaient la navigation dès le début (et on le sait, puisque même les néandertaliens le pouvaient déjà avant) ...

UNE TOMBE SUMÉRIENNE MISE AU JOUR EN IRAK

vue-aerienne-abu-tbeirah-irak.jpg Vue aérienne du site de 42 hectares d'Abou Tbeirah. Credit Photo: Italian Archaeological Mission in Iraq

Une équipe d'archéologues italiens a découvert une tombe datant du troisième millénaire avant JC dans le sud de l'Irak qui fut le berceau de la civilisation sumérienne à l'âge du bronze.


Le tombeau, mis au jour sur un site de 42 hectares à Abou Tbeirah, est situé à environ 20 kilomètres de la ville d'Ur. Cette découverte peut donner un aperçu de la civilisation sumérienne qui a prospéré dans le sud de la Mésopotamie de 4000 à 3100 avant JC et tombée autour de 2270 avant JC aux mains de l'empire Acadien.

Les Sumériens sont considérés comme la première civilisation de la région ; ils furent les pionniers dans l'agriculture, l'industrie, le commerce, la métallurgie, le tissage et la poterie.

La tombe contenait les restes d'un jeune homme, qui pourrait avoir été roi, comme le suggère son costume agrémenté de perles de cornaline; ces pierres semi-précieuses étaient souvent utilisées au cours de l'Age du Bronze pour la fabrication de bijoux et dans les arts décoratifs, selon les archéologues.

"La richesse de la tenue est mise en évidence par trois perles de cornaline de la vallée de l'Indus", explique Franco d'Agostino, philologue italien et chef de l'équipe archéologique, il est aussi professeur à l'Université Sapienza de Rome.

Surnommée le "Tombeau du Petit Prince", la tombe est semblable à celles mises au jour dans le cimetière royal d'Ur et à celles de la ville religieuse de Nippour, situé à environ 200 kilomètres au nord d'Abou Tbeirah.
En outre, quatre vases de bronze, dont un en forme de bateau, et un poignard en bronze ont également été trouvés dans la tombe.

"L'étude de cette tombe nous a permis de faire l'hypothèse des étapes et des procédures suivies pour enterrer le cadavre. Jusqu'à présent, cela n'a jamais pu être décrit dans des fouilles en mésopotamie. Cette découverte devrait clarifier de nombreux aspects des pratiques funéraires de l'ancienne Mésopotamie," a ajouté d'Agostino.

Les problèmes de sécurité, à la suite de l'invasion américaine en Irak en 2003, ont longtemps maintenu les archéologues loin des sites de fouilles irakiens, qui sont pourtant riches en antiquités et en villes enfouies. Il s'agissait là de la première mission archéologique étrangère depuis 2003.

Sources : Traduction : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/04/une-tombe-sumerienne-mise-au-jour-en.html
International Business Times: "First Foreign Excavation Mission in Southern Iraq Since 2003: Archaeologists Overcome Fear; Bronze Age ‘Royal’ Tomb Discovered"

DÉCOUVERTE D'UN TRES ANCIEN SITE AGRICOLE EN EUROPE

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Des recherches de l'Université de Cincinnati ont révélé des traces d'agriculture dans une ancienne zone humide. L'UC a collaboré avec la Southern Albania Neolithic Archaeological Project (SANAP) pour mener à bien cette étude.

Susan Allen, professeur au Département d'anthropologie de l'UC et qui co-dirige la SANAP, explique qu'elle et le co-directeur Ilirjan Gjipali, de l'Institut albanais d'archéologie, ont créé le projet afin de combler une lacune non seulement dans l'archéologie albanaise, mais dans l'archéologie en Europe de l'Est dans son ensemble, en concentrant l'attention sur la transition initiale vers l'agriculture dans la région.

"Pour l'Albanie, il y a eu une lacune importante dans la documentation du Néolithique ancien, la première phase de l'agriculture dans la région", explique Allen, "alors que plusieurs sites du Néolithique ancien ont été fouillés en Albanie dans les années 70 et 80, les restes végétaux et animaux (les clés pour explorer les débuts de l'agriculture) n'ont pas été récupérés sur les sites; de plus, ces sites n'ont pas été datés avec les techniques au radiocarbone. A cette époque (sous Enver Hoxha dirigeant communiste), l'Albanie était fermée aux collaborations externes et donc aux nouvelles méthodologies qui se répandaient partout ailleurs en Europe, tels que l'archéologie de l'environnement et la datation au radiocarbone. Le pays a commencé à former des liens plus étroits avec l'Occident après la mort de Hoxha en 1985 et la chute du communisme en 1989. Cela a ouvert la voie à des collaborations internationales telles que la SANAP, qui ont repoussé la chronologie du Néolithique ancien albanais et ont aidé à révéler la façon dont les premiers agriculteurs ont interagi avec le paysage. "

Les résultats montrent que Vashtëmi, située dans le sud Albanie, a été occupé en 6.500 avant JC environ, ce qui en fait l'un des premiers sites agricole en Europe. La localisation des anciens sites tels que Vashtëmi, à proximité des zones humides laisse à penser que les premiers agriculteurs en Europe ont choisi d'établir des villages fermiers près de ressources abondantes.

Au cours de cette première phase de l'agriculture en Europe, celle-ci s'est faite à petite échelle et elle utilisait des plantes et animaux domestiqués du Proche-Orient.
A Vashtëmi, les chercheurs ont constaté que l'agriculture reposait sur les céréales : l'amidonnier, l'engrain et l'orge.
Concernant les animaux, il y avait des porcs, des bovins, des moutons ou des chèvres, des cerfs, des sangliers, des lapins, des tortues et plusieurs espèces de poissons et d'anguilles.

Ce qui semble évident, c'est que les premiers agriculteurs de la région ont ratissé large pour les ressources alimentaires, plutôt que de s'appuyer principalement sur les cultures et les animaux domestiques, comme on le suppose généralement.

Sources : Traduction : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/04/decouverte-du-plus-ancien-site-agricole.html
Université de Cincinnati: "UC Research Reveals One of the Earliest Farming Sites in Europe"

Yves Herbo 04-2012

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archéologie prehistoire mystère

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