Suivi archéologique-2012-1

Suivi archéologique-2012-1 - up 05-2015

neandertalien-spy.jpg

Homme de Spy, Belgique, reconstitution Neandertalien

Les Néandertaliens utilisaient de la 'peinture' rouge dès -250.000 ans

Publiant leurs travaux dans PNAS, des chercheurs hollandais ont découvert, sur des os et des silex d’un site préhistorique de leur pays, des traces d’un pigment rouge vieux de 200 à 250.000 ans, probablement utilisé par les Néandertaliens anciens.

Le Dr Wil Roebroeks, de l'Université de Leiden (Pays-Bas) et ses collègues ont décelé, sur des fragments de silex et d’os bien préservés, trouvés sur un site néandertalien situé près de Maastricht, de petites quantités de matériau rouge.

Les analyses, faites grâce à des techniques utilisant les rayons X, ont révélé la présence d'un oxyde de fer appelé hématite. Absent de l'environnement géologique du site, ce matériau n’a pu qu’être apporté sur place. Selon les chercheurs, il est probablement issu des gouttes d'un liquide riche en ocre, utilisé comme pigment. Son âge : un quart de million d’années !

Souvent considérée comme un signe de comportement symbolique, l’utilisation d'oxydes de fer par les Néandertaliens plus récents est bien documentée en Europe. "Ces découvertes ont souvent été interprétées comme des pigments, même si leur fonction exacte est largement inconnue. Ici, nous constatons une présence d'oxyde de fer significativement plus ancienne, qui caractérise la première utilisation documentée d'ocre rouge par les Néandertaliens", expliquent les auteurs cités par le Daily Mail. L’utilisation d’ocre à cette époque n’était attestée, jusqu’à présent, qu’en Afrique.

http://www.maxisciences.com/n%e9andertal/les-neandertaliens-utilisaient-de-la-peinture-rouge-des-250-000-ans_art21015.html

des-outils-de-peche-vieux-de-7-500-ans-decouverts-en-russie-credits-csic.jpg

Des engins de pêche perfectionnés il y a 7.500 ans

Le Conseil national de recherches espagnol (CSIC) vient de publier le compte rendu de plusieurs années de recherches archéologiques menées dans la région de Moscou. Situé près d’une rivière, le site préhistorique a livré notamment des instruments de pêche remontant jusqu’à -7.500 ans.

Avec la collaboration de chercheurs russes et français, Ignacio Clemente, archéologue du CSIC (l’équivalent espagnol du CNRS), a fouillé durant trois ans un site de la fin de la Préhistoire situé dans le bassin de la rivière Doubna, près de Moscou. Outre des ustensiles de cuisine, des outils, des armes de chasse en silex, os et bois, les scientifiques y ont trouvé les traces de complexes activités de pêche, telles que harpons, crochets, nasses ou couteaux à écailler en os d’élan.

"Le matériel de pêche documenté montre une technologie hautement développée, faite pour pratiquer plusieurs techniques de pêche, [avec notamment] (…) de grandes nasses en bois (sortes de paniers en tiges entrelacés), très bien conservées, datant de 7.500 ans. Cela représente une des plus anciennes dates dans ce domaine et, sans doute, parmi les mieux conservées car elles possèdent toujours les cordes d’assemblage, fabriquées avec des fibres végétales", explique Ignacio Clemente cité par Science Daily.

La nature du terrain – des tourbières –  a permis cette conservation des éléments végétaux et des restes de poissons. "Nous pensons que la pêche a joué un rôle vital dans l'économie de ces sociétés, car [le poisson] était un produit polyvalent, facile à conserver, à sécher, à fumer, et à stocker pour une consommation ultérieure", conclut l'archéologue.

http://www.maxisciences.com/p%eache/des-engins-de-peche-perfectionnes-il-y-a-7-500-ans_art21058.html

rupestre-chihuahua.jpg

Campagne de restauration de peintures rupestres au Chihuahua

Alors que l'état de Chihuahua connaît une sécheresse inconnue depuis plus de 70 ans et voit ses populations amérindiennes durement frappées par la famine, l'INAH nous annonce une importante campagne de restauration de peintures, oeuvres des différentes populations qui se sont succédé dans la Cueva de las Monas, au nord de la ville de Chihuahua.
Les restaurateurs traiteront douze ensembles de peintures tarahumaras et apaches elaborées sur les parois de cette caverne entre 500 de notre ère et l'histoire moderne. Ils tâcheront de nettoyer les champignons et les excréments d'hirondelles qui se sont accumulés et ont endommagé les pigments des peintures.

Certaines images ont des éléments iconographiques qui renvoient directement à l'usage rituel du peyote, ce cactacé aux propriétés hallucinogènes.

 

 

Les peintures rupestres de la Sierra de San Francisco, en Basse-Californie
 
Les peintures rupestres de la Sierra de San Francisco est le nom des pictogrammes préhistoriques d’art rupestre dans la région de la Sierra de San Francisco en Basse-Californie, au Mexique.
 
Elles sont des représentations de ce qui était autrefois la vie des Cochimi ou Guachimis dans la péninsule de Basse-Californie. On sait peu sur ce groupe, outre le fait qu’ils sont venus de plus au nord. Ces peintures sur les toits des abris et sur les murs de la Sierra de San Francisco ont été découvertes par le jésuite Francisco Javier au dix-huitième siècle.
 
Selon les anciennes croyances, les peintures ont été dessinées par une race de géants, ceci est soutenu par la taille de certains personnages qui sont de deux mètres de haut Ils sont pleins d’un contenu magico-religieux. D’autres motifs sont des armes et des espèces animales comme le lapin, le puma, le lynx, le cerf, la chèvre sauvage, le mouton, la baleine, les tortues, les thons, les sardines, la pieuvre, l’aigle et le pélican, il y a aussi des éléments abstraits de formes diverses. Peut-être qu’ils sont liés à des groupes culturels de chasseurs nomades du nord du Mexique et du sud des États-Unis avant la conquête de l’Amérique, bien qu’ils ne montrent pas de relation significative à l’art de ces groupes. L’âge des peintures varie entre 1100 av JC à 1300 ap JC.
 
L’ensemble est composé d’environ 250 sites qui sont situés dans la municipalité de Mulege dans la Réserve naturelle d’El Vizcaino dans l’État de Basse-Californie du Sud, au nord du Mexique. L’accès aux peintures est difficile en raison de l’isolement du lieu, ce qui les a empêchés néanmoins d’être victimes de vandalisme.
 
La région a la concentration la plus importante de l’art pré-colombien dans la péninsule de Baja California. Il est d’une qualité exceptionnelle tant au niveau national et international, pour sa qualité, son étendue, la variété et l’originalité des représentations humaines et animales, ses couleurs remarquables, et son excellent état de conservation. Les peintures rupestres de la Sierra de San Francisco ont été nommées en 1989 et sont devenues un site du patrimoine mondial en 1993.
peintures-rupestres-sierra-de-san-francisco-basse-californie-mexique.jpg

Yves Herbo-suivi archéologique S,F,H, 2012-1, 05-2015 - Données importantes remontées pour mémoire.

Yves Herbo sur Google+

archéologie prehistoire échange lire mystère

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau