Neandertal : son intelligence proche de l'homme moderne se confirme

Néandertal : son intelligence proche de l'homme moderne se confirme de plus en plus

Outilosneandertalien 2014 2015

L'un des tout premiers outils en os découvert et affecté aux Néandertaliens - 55000 à 60000 ans avant maintenant, découvert en France, 2014

Cela fait déjà quelques années que je l'affirme (et je ne suis pas le seul) et la recherche scientifique est en train, lentement, de prouver ces affirmations issues de mûres réflexions logiques : non seulement les premiers hommes modernes, Homo Sapiens sapiens était beaucoup plus intelligent, non violent et très partageur, mais également son cousin  Homo Neandertalensis, très proche et même peut-être d'autres (n'oublions pas qu'il y a aussi de Denisovien et (d'après la génétique) probablement une autre race encore totalement inconnue)... Trois récentes publications vont en tout cas dans ce même sens et ajoutent leurs petites pierres à cet édifice repoussé il y a encore à peine 10 ans par la majorité des préhistoriens... :

La première de ces deux études s'est déroulée en France, mais par des chercheurs de l'université Canadienne de Montréal, à la suite de l'excavation en juin 2014 d'un outil en os de la grotte du Bison, localisée à Arcy-sur-Cure, en Bourgogne, France. Une découverte attendue par plusieurs chercheurs depuis un moment car, avec sa datation et son lieu, il est indéniable que cet outil ait été fabriqué par l'homme de néandertal, dont on n'avait jusqu'à présent trouvé que des outils en pierre...

Et mieux encore, il s'agit d'un outil à usage multiple, comme le décrivent les scientifiques, dont Luc Doyon qui confirme " C'est la première fois qu'un outil en os à usages multiples datant de cette période est découvert. Cela vient prouver que les Néandertaliens étaient en mesure de comprendre les propriétés mécaniques de l'os et savaient les exploiter pour fabriquer des outils, des capacités habituellement réservées à notre espèceHomo sapien ". Pour rester prudent, on peut dire que cela participe à la remise en question de la vision linéaire de l'évolution du comportement humain (ou de l'évolution tout court d'ailleurs). "Notre découverte est un témoin supplémentaire du travail de l'os par l'homme de Néandertal et participe au mouvement de remise en question de cette vision linéaire de l'évolution du comportement humain" continue Luc Doyon.

" Excavé dans un excellent état de conservation, il provient d'un fémur gauche de renne adulte ayant un âge estimé entre 55 et 60 000 ans avant le présent. L'observation des traces présentes sur l'outil nous permet de retracer son parcours de vie. Néandertal ne chassait pas ses proies pour exploiter a priori l'os à des fins technologiques; la chasse visait d'abord l'approvisionnement en viande et en moelle, des ressources riches sur le plan énergétique. Ainsi, on observe sur l'outil des traces de dépeçage et des indices de fracturation de l'os pour l'extraction de la moelle. Des stigmates d'arrachement suggèrent l'utilisation du fragment osseux pour le réaffûtage des outils en pierre taillée. Finalement, des négatifs d'enlèvement et un important poli témoignent de la transformation et de l'utilisation de l'os en racloir. "

" La présence de cet outil dans un contexte où l'industrie en pierre taillée abonde laisse croire à un choix opportuniste et à une modification intentionnelle du support par les Néandertaliens, affirme Luc Doyon. On a longtemps pensé qu'avant Homo sapiens, les espèces n'avaient pas les capacités cognitives nécessaires pour la production de ce type outil. Cette découverte réduit l'écart pressenti entre les deux espèces et nous empêche donc d'affirmer la supériorité technique de l'une sur l'autre."

Luc Doyon, Geneviève Pothier Bouchard et Maurice Hardy ont publié, le 15 décembre 2014, l'article "Un outil en os à usages multiples dans un contexte moustérien", dans le Bulletin de la Société préhistorique française. M. Doyon et Mme Pothier Bouchard sont affectés au Département d'anthropologie de l'Université de Montréal. M. Hardy, qui a dirigé les fouilles archéologiques à la grotte du Bison, est affilié à l'Université Paris X - Nanterre.

Source : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=13557

La deuxième et troisième publications concernent aussi les Néandertaliens et est toute aussi explicite car il s'agit-là de preuves concernant leur utilisation probable pour des raisons liées au symbolisme - un caractère intelligent seulement porté par Homo Sapiens sapiens jusqu'à présent... et ce sont les très sérieux PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America) et PloS One ("Presumed Symbolic Use of Diurnal Raptors by Neanderthals" - Eugène Morin, Véronique Laroulandie) qui les publient.

Griffes rapacesprehistoriques

Griffes de grands rapaces diurnes trouvées en France et en Italie dans des habitats du Paléolithique moyen. © Véronique Laroulandie

Ces archéologues de la préhistoire nous décrivent des serres de grands rapaces diurnes datant du Paléolithique moyen (il y a environ 300.000 à 40.000 ans) et sur lesquelles figure des traces de désarticulation laissées par les couteaux de pierre utilisés à cette époque. L'auteur de ces traces serait l'Homme de Néandertal, ce représentant du genre Homo qui se distingue de nous, « Homme anatomiquement moderne » Homo Sapiens sapiens, par l'association de plusieurs caractères morphologiques. Cette association de caractères physiques spécifiques a totalement disparue pour des raisons encore inconnues il y a environ 28.000 ans... laissant l'Homme moderne seul de son genre sur cette planète.

L'essentiel des matières usinées par l'homme de néandertal n'était en effet jusqu'à présent que de la pierre. De l'os (Renne) vient d'être ajouté au panel de ses capacités d'usinage. On sait aussi qu'il utilisait de la teinture, puisque des produits colorants ont été trouvés en maints endroits, mais on ne sait trop l'usage qui en était fait. Il semble que la plume était aussi une matière utilisée (et possiblement colorée) par les néandertaliens. Cette fois-ci, ce sont des serres, des griffes de rapaces qui font l'objet de cette publication. Les difficultés en ce qui concerne l'homme de néandertal sont de pouvoirs affirmer avec certitude qu'il faisait certaines choses de façon symbolique (et/ou artistique d'ailleurs), et non juste de façon fonctionnelle, utilitaire - la différence entre briser un os et des griffes pour en sucer la moelle et retirer une griffe pour l'attacher avec d'autres et s'en faire un collier par exemple...

Et il semble bien que les preuves s'accumulent pour que la deuxième possibilité fasse aussi partie des conceptions du néandertalien, tout comme celles de l'homme moderne...

Dans l'article " Late Neandertals and the intentional removal of feathers as evidenced from bird bone taphonomy at Fumane Cave 44 ky B.P., Italy", approuvé donc récemment aux PNAS, les auteurs Marco Peresania, Ivana Fioreb, Monica Galab, Matteo Romandinia, et Antonio Tagliacozzo nous racontent que les néandertaliens gravaient des signes sur des serres de rapaces...

Il s'agit par exemple de stries de découpes observées sur les os des ailes du faucon Kobez (Falco vespertinus), du gypaète barbu (Gypaetus barbatus) et du vautour moine (Aegypius monachus). Elles ont été étudiées sur le site de Fumane en Italie et publiées dans cet article des PNAS. Ces marques résulteraient du prélèvement des grandes plumes des rapaces, lesquelles pourraient avoir été investies d’une fonction symbolique. (YH : on a vu dans un autre article qu'on soupçonnait l'homme de néandertal de se vêtir avec des plumes).

Journal pone 0032856 g002Stone tool incisions on terminal phalanges of diurnal raptors from Middle Paleolithic occupations in France.
A) example of a fully fleshed golden eagle digit. B–G show cutmarked terminal phalanges from layer 52 at Combe-Grenal (B–C, golden eagle) and layers Jbase (D–E, white-tailed eagle) and I/J (F–G, white-tailed eagle) at Les Fieux. The black bars correspond to 1 cm. Philippe Jugie took the Combe-Grenal photographs, the others were taken by V.L. - doi:10.1371/journal.pone.0032856.g002

Citation : " Les fossiles sur lesquels se fondent les deux articles précédemment cités contribuent au débat et se placent eux aussi parmi les discrets indices qui s'accumulent sur de telles pratiques culturelles. Avec le temps, la kératine qui couvre les serres s'est enlevée, seule la partie osseuse des dernières phalanges acérées est aujourd'hui conservée. Mais l'analyse détaillée des surfaces osseuses et le recours à des référentiels expérimentaux révèlent parfois des traces susceptibles de nous renseigner sur les gestes pratiqués.

La plus ancienne de ces serres a été trouvée sur le site de Combe-Grenal, en Dordogne. Elle appartient à un aigle royal (Aquila chrysaetos) et provient d'une couche archéologique datée d'environ 90.000 ans. Elle porte une strie de désarticulation, ce qui indique qu'elle a été séparée du reste de la carcasse. Dans ce site qui compte pourtant plusieurs centaines d'ossements, cette serre est le seul vestige rapporté à ce puissant rapace diurne. (YH : un unique ornement possible donc car si les serres avaient été utilisées comme hameçons par exemple, nous aurions d'autres exemplaires - et nous ne savons d'ailleurs pas si les néandertaliens pèchaient dans les rivières puisqu'il ne semble pas y avoir de traces d'os de poissons dans toutes ces grottes...).

Entre 60.000 et 45.000 ans environ, d'autres gisements en France et en Italie livrent des découvertes comparables. Les grottes Mandrin dans la Drôme, celles de Rio Secco et Fumane ,localisées dans les Préalpes italiennes, ont chacune donné un seul reste d'aigle royal. A chaque fois, il s'agissait de griffes incisées.

Griffes rapacesprehistoriques2

Stries de découpe sur la serre d'aigle royal de Mandrin. © Véronique Laroulandie

Dans la grotte des Fieux située sur le Causse de Gramat dans le Lot, deux griffes de pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) montrent également des traces de désarticulation. Ce gisement compte aussi plusieurs phalanges de pied rapportées au Vautour moine dont une pénultième portant des stries vraisemblablement produites lors de la séparation de la griffe du reste de la carcasse. D'autres observations, réalisées il y a plusieurs dizaines d'années par Cécile Mourer-Chauviré sur les sites de Pech de l'Azé I en Dordogne ou à la grotte de l'Hyène dans l'Yonne, trouvent aujourd'hui des éléments de comparaison qui permettent de mieux apprécier leur signification.

Une utilité encore mystérieuse

Les modes d'acquisition de ces éléments anatomiques (directement par la chasse d'un rapace ou par ramassage sur un cadavre ou un squelette) sont difficiles à dire pour les archéologues. En l'état des connaissances, ces deux alternatives restent possibles et non exclusives. Dans le contexte plus récent du Paléolithique supérieur et notamment durant le Magdalénien, le matériel aviaire, ici plus abondant, indique par exemple que la Chouette harfang (Bubo scandiacus) était chassée pour sa viande, ses griffes et vraisemblablement ses plumes.

Quoi qu'il en soit, au Paléolithique moyen la sélection de serres de grands rapaces diurnes par l'Homme de Néandertal ne fait aucun doute. Et la récurrence des faits plaide en faveur d'une pratique qui dépasse l'acte individuel pour se placer à l'échelle du groupe. Bien sûr il serait tentant d'imaginer que ces serres symbolisaient la force des prédateurs ailés, ce qui est largement avéré en ethnographie. Malheureusement, les archives du sol sont souvent moins bavardes que ne pourraient le souhaiter les préhistoriens.

La recherche se poursuit donc et les découvertes matérielles et méthodologiques à venir nous en apprendront sûrement autant sur les modes de vie et de pensée de nos ancêtres que sur notre manière de les appréhender. " (fin de citation)

Cet article (tiré des publications américaines des PNAS et PloS One) a été rédigé par Véronique Laroulandie (CNRS, laboratoire Pacea, université de Bordeaux) et Ludovic Slimak (CNRS, laboratoire Traces, université Toulouse-Jean Jaurès), en partenariat avec la LPO (Ligue de protection des oiseaux).

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/sciences/infos/actu/d/anthropologie-homme-neandertal-gravait-serres-rapaces-56753/#xtor=RSS-8

Autres articles sur les néandertaliens sur ce blog :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-neandertaliens-etaient-des-marins.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/traces-de-l-homme-de-neandertal-aux-ameriques.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/des-analyses-genetiques-des-neandertaliens-et-des-denisoviens-revelent-une-autre-espece-inconnue.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/genetique-heidelbergensis-n-est-pas-l-ancetre-de-neandertal.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/neandertal-etait-un-marin-graveur-mais-erectus-aussi-bien-avant.html

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 15-01-2015

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Commentaires (2)

yvesh

Très long texte que j'ai étudié donc car littéralement inconnu en France... j'ai juste trouvé pour l'instant la traduction d'un enregistrement officiel d'une découverte faite en 1989, effectivement. C'est donc officiel mais il n'y a pas eu de suites connues à priori ! : http://www.lens.org/lens/patent/FR_2632974_A1
On a affaire à une découverte étrange liée à la chimie et aux particules, à l'infiniment petit... voir à l'alchimie !
Je vais tenter d'approfondir le sujet car il y a des aspects intéressants et surtout, méconnus en France (c'est ce qui m'intéresse en premier lieu, faire découvrir des choses et aspects connus ou discutés ailleurs, mais pas du tout dans notre région, sur ce coin de la planète...)
Merci pour cette info, cordialement, Yves Herbo

LaRevueBlanche
  • 2. LaRevueBlanche | 31/01/2015

C' était de plus en plus clair et même incontestable que NEANDERTAL n'avait rien, mais alors rien à envier à HSS.
MAIS ALORS, POURQUOI donc est-il disparu ?
Peut-on supposer que HSS s'est développé dès le début comme une horde de rats ou de lapins ?
Que ns n'avons pour nous que la piètre stratégie de la démographie ?!

Ormus, ¿ leyenda o realidad? Por Alberto Borrás Gabarró. jul
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de Artur Sala

Ormus, leyenda y realidad.

Supuesto oro monoatómico.

David Radius Hudson, en la última charla que dió en 1995.
David Radius Hudson, en la última charla que dio en 1995.
El asunto ORMUS empezó en los años 1970, cuando un acaudalado terrateniente de Arizona, David Radius Hudson, encargó unos exhaustivos análisis de sus tierras. Aparte de corregir sus deficiencias para el cultivo, sospechaba que contenían Oro en proporción rentable. En los ensayos quedó un residuo, un misterioso polvo blanco que se resistía a todos los análisis. Los procesos de espectrometría utilizados en los laboratorios de EEUU, una combustión durante unos pocos segundos, solo mostraban trazas de Silicio, Calcio, Magnesio, Aluminio, Hierro, y otros elementos más comunes, pero más del 99 % era un enigma. Al utilizar un proceso de espectrometría desarrollado en la URSS, con una combustión de 300 segundos, aparecieron, según Hudson, proporciones importantes de metales preciosos del grupo del Platino, como Rodio, Osmio, Iridio, Paladio, Rutenio… al parecer en una forma atómica extraña e indetectable por los métodos analíticos usuales. Hudson era rico, y se gastó una cuantiosa suma, parece que más de cinco millones de dólares, probablemente deducible de impuestos, en la investigación de ese polvo, lo que le llevó más de diez años. De paso se hizo un experto en Física y Química.

Charla de David Hudson en mayo de 2011, que rompía 15 años de silencio con respecto a sus descubrimientos sobre el ORMUS.

Registró fenómenos desconcertantes: determinadas fracciones de ese polvo blanco, ricas en Osmio, al ser expuestas al Sol, desaparecían repentinamente con un silencioso fogonazo. Otras, ricas en Iridio, al calentarlas en un recipiente hermético, perdían hasta el 44 % de su peso, y lo recuperaban al enfriarse. Esta disminución de peso se transmitía al recipiente. En ocasiones desaparecían y reaparecían según la temperatura. Su comportamiento en los campos magnéticos, hacía pensar en superconducción eléctrica a temperatura ambiente y parecía que sus átomos eran capaces de atravesar sólidos, mediante el llamado efecto túnel de Josephson.

Harold e. Puthoff.
Harold E. Puthoff
Este comportamiento anómalo decidió mostrarlo a un destacado físico de vanguardia, Harold E. Puthoff, director del Instituto de Estudios Avanzados de Austin. Puthoff le explicó que podría tratarse de Materia Exótica, una sustancia capaz de modificar la curvatura espacial que se manifiesta como gravitación, lo que explicaría las diferencias de peso. Se asombró al comprobar que esta disminución del 44% coincidía exactamente con sus cálculos teóricos anteriores. Representaría un descubrimiento crucial para la conquista del Espacio.

Nicholas Flamel.
Nicholas Flamel.
Hudson estaba convencido que estos metales se hallaban en el estado que llamó Orbitally Re-arranged Monoatómic Element. Como acrónimo ORME, pero otros investigadores no estaban de acuerdo, y acabó llamándose la latinización ORMUS, que no significa nada. Otros, de manera más “científica” lo llaman Elementos en Estado M, o M Elementos. Después de muchos años de trabajo y experiencias, en 1988, Hudson solicitó patentes en muchos países reivindicando procesos químicos para pasar el ORMUS a la forma metálica y viceversa, pero solo le fueron concedidas en Gran Bretaña, patente GB 2.219.995 del 28 de Diciembre de 1989, y en Australia. (Nota importante; las webs de química y escépticas ponen este tema poco menos que a parir).

Cover_final_ormus1La hipótesis más aceptada sobre el estado físico de los elementos en Estado M, se basa en el spin mucho más rápido de sus electrones, que se emparejan en los llamados Pares de Cooper, lo que hace que estos elementos sean estables a los reactivos normales, pero así, (lo que parece contradictorio) son mucho más biodisponibles. (Nota; el par de Cooper es el apareamiento de dos electrones que “provoca” la superconductividad, descubierta por John Bardeen, Leon Cooper, y John Robert Schrieffer en 1957 y conocida como teoría BCS por el que se les concedió el Nobel de física en 1972. El fenómeno se producía a temperaturas cercanas al cero absoluto y se consideraba por tanto de difícil aplicación práctica. Pero en los años 80 se descubrieron fenómenos de superconductividad a temperaturas de unos 100 grados kelvin, que no pueden ser explicadas por la teoría oficial. A pesar de no tener una explicación con el modelo oficial sobre estos fenómenos, se niega la posibilidad desde la ortodoxia que la superconductividad sea un fenómeno posible a temperatura ambiente).

En sus amplias investigaciones Hudson hizo analizar con el método soviético, una serie de productos naturales, cerebro de cerdo, otros tejidos animales, plantas como zanahoria y aloe vera, agua de mar, agua del Mar Muerto, etc., hallando proporciones importantes de los nombrados elementos preciosos. El alto contenido de ORMUS en el cerebro, el 5 % de su materia seca, le indujo a relacionarlo con la actividad cerebral, la relación cerebro-mente, regeneración del ADN y pensó en que tenía en sus manos un producto de potencial curativo excepcional. Empezó a leer textos de Alquimia, y se convenció que el ORMUS era una variedad de la Piedra Filosofal y del Elixir de Larga Vida. Informa de curaciones de cáncer y SIDA y empieza el mito. En 1995 inició una gira de conferencias en EEUU, y el ORMUS salió a la palestra pública, con peregrinas historias de un sujeto que experimentaba místicos orgasmos, un gato que recreció su amputado rabo…….y otras por el estilo, lo que inició el descrédito científico del asunto.

Hudson quiso montar una planta extractora de ORMUS en Arizona, pero no pudo por problemas legales, y dijo que fue obligado a retirarse del asunto. Desde 1999 se mantiene en un discreto silencio (Nota; roto en 2011 en la charla que podemos ver más arriba). Podemos decir a favor de Hudson:

Era rico, de familia conocida e influyente en política, no tenía necesidad de inventarse un descubrimiento fraudulento, aparte que está comprobado que invirtió sumas cuantiosas en sus investigaciones.
La patente es muy explicita, detallada, y bien planteada. Fue redactada por un equipo con sólidos conocimientos en Física y Química. Tiene un fallo: el empeño en afirmar en que estos elementos preciosos se hallan en forma monoatómica sin aportar pruebas fehacientes. Quizás por esto fue rechazada en EEUU, o porque era peligrosa para otros intereses, quizás la minería de metales preciosos o la tecnología aeroespacial. Según Hudson, los elementos preciosos en este Estado M, son entre 10.000 y 100.000 veces más abundantes en la Naturaleza, que en el estado físico normal, pero al ser indetectables por los procesos analíticos normales, se consideran inexistentes. Precisamente, en la patente de Hudson, se detallan une serie de procesos químicos para pasar los elementos en Estado M a un estado normal, lo que permitiría la obtención de estos elementos en cantidades rentables. Pero debe tener sus fallos. Según Hudson, el ORMUS del agua del Océano Pacífico contiene del 8 al 14 % de Oro, 30 % de Rodio y del 6 al 9 % de Iridio. El ORMUS del agua del Mar Muerto, que ha recibido mucha energía solar, hasta un 70 % de Oro. De acuerdo a estos datos, el ORMUS del Mediterráneo, podría tener un 10 % de Oro. Se estima que el agua de mar tiene un promedio de 1 mg de Oro por 1000 l, una cantidad que no hace rentable se extracción. Pero estos 1000 litros nos darían 2000 grs de sólidos de ORMUS, con 200 gramos de Oro, en este caso 200.000 veces más que el Oro normal. Si ello fuera cierto, y el proceso de transformar el Oro M en Oro normal, según la patente de Hudson, fuera asequible, extraña que no se utilice, sobre todo en Israel: el Mar Muerto daría más de 1 Kg de Oro por 1000 l.
Prestigiosos personajes como Puthoff se comprometieron seriamente en los descubrimientos de Hudson. De sospechar fraude no lo hubiera recibido.
Empresas como la General Eléctric se interesaron mucho por el Rodio en Estado M para catalizadores de automóviles y comprobaron que ese Rodio funcionaba igual que el metálico. El Rodio se utiliza para estabilizar el Platino en catalizadores. Curiosamente, comprobaron que al cabo de un tiempo de funcionamiento, aparecía Rodio en forma de metal. De no presentarse con unas credenciales de seriedad no le hubieran hecho caso.
Investigadores independientes han reproducido algunos de los enigmáticos fenómenos del ORMUS, la deflagración con la luz solar, las anomalías en su peso según la temperatura y la levitación en campos magnéticos, algo insólito en un material aparentemente no magnético, pero quizás superconductor.
Barry Carter de Subtleenergies.

Osmio, Iridio y oro obtenido de ORMUS.
Osmio, Iridio y oro obtenido de ORMUS.
Al retirarse Hudson, otros tomaron la antorcha. El más importante es Barry Carter, con una Web que proporciona una cuantiosa información sobre métodos de obtención, efectos terapéuticos y principalmente su efecto sobre el crecimiento y rendimiento en agricultura. Así como la información sobre los efectos curativos, algunos casos de cáncer, SIDA, diabetes, es anecdótica, sin ningún control y vaga, lo que la invalida, e induce al descrédito. Esta web, aunque parece que es la más seria sobre el tema, es bastante fanática y con escaso criterio científico. Sin embargo, los resultados presentados en agricultura son más fiables, por lo que nos ceñiremos en ellos.

Un aspecto desorientador, es la diversidad de métodos, que parecen contradictorios, para la obtención de ORMUS. Se citan tres. Uno es el cocimiento de tierras volcánicas en una solución concentrada de sosa cáustica y posterior neutralización y precipitación. Otro, la alcalinización del agua de mar con sosa, hasta pH exacto de 10,78, recogiendo y lavando el precipitado que contiene el ORMUS, y el tercero, el tratamiento de agua formando un vórtice dentro de un campo magnético, y recogiendo una pequeña parte de agua de la parte alta del vórtice, que al parecer es más viscosa y contiene el ORMUS. Así, parece que hay varios tipos o formas de ORMUS, lo que acaba desacreditando más el asunto.

Laurence Gardner.
Laurence Gardner.
Como todo es negocio, hay montones de webs ofreciendo varias clases de ORMUS, sugiriendo curaciones, salud, longevidad, potencia sexual, prolongados orgasmos, facultades paranormales, y sustentando las teorías más peregrinas. Unas anuncian un ORMUS, White Gold, partiendo de Oro metálico 24 kilates, tratado químicamente para pasarlo a una supuesta forma alquímica de propiedades “trascendentes”. Algunas contienen foros en los que se dialoga y comenta. Para enredar más el asunto, un importante historiador y genealogista, Sir Laurence Gardner, publicó una serie de artículos bien documentados históricamente, en los que asimila el ORMUS de Hudson a un mágico polvo blanco que utilizaban los egipcios, caldeos, algunos iniciados hebreos como Moisés, Los egipcios lo llamaban MFKZT, y los caldeos sem-an-na. Era la Piedra Filosofal, el Maná y quizás el Grial. No discutimos las ideas de Gardner, ni esa posibilidad, pero en otras manos, han servido para sacralizarlo y restarle credibilidad científica.

Charla de Laurence Gardner sobre el Ormus.

Al socaire de ese entorno aparecen curiosas webs, como la ORMUS University, en Okinawa, Japón, respaldada por nombres como Ormus Institute of Natural Science and Metaphysics y Ormus Natural Sciencies Laboratories Intl. Encabezada por el cuadro de la Gioconda (subliminalmente, Código da Vinci), resume el libro. Mito Magia y Asesinato del Ormus por H. Alfred Goolsbee, publicado por esa entidad: ORMUS en Sumerios, Annunakis, Esenios, Tibet, inmortalidad, teleportación, etc. (Nota personal; Los enlaces de Gabarró no los he encontrado, y si se busca en amazon o en cualquier web de libros aparece este otro libro al que Gabarró hace referencia). La princesa Diana y los Merovingios. Nazis. ¡La Iglesia Católica, entre otros, culpable de la supresión de ORMUS! Illuminati…. Esta organización se arroga la propiedad de las marcas ORMUS y ORMES, cuando estos términos ya eran públicos doce años antes. Para acabarlo de desacreditar, Hudson se enteró, o le hicieron creer, que era supuesto descendiente de los Merovingios, Magdalena, Jesús, llegando hasta el Rey David. Es penoso que este rocambolesco entorno reste interés científico a las enormes posibilidades agrícolas de esta materia.

Albaricoques tratados con ORMUS.
Albaricoques tratados con ORMUS.
Los pruebas con cultivos vegetales son relativamente fáciles de controlar utilizando parcelas testigos. En China RP, el profesor Hou Tian Zhen, hizo una serie de pruebas en la Estación Experimental de An-Ning, comprobando que el ORMUS aumentaba el rendimiento de judías tiernas en un 81 %, la remolacha dulce 67 % , la soja 29 % y el melón 65 %, con una mayor precocidad y resistencia a plagas y a la sequía. La hipótesis era que esas plantas tenían los estomas, aberturas por donde respiran, más dilatados, lo que facilitaba el intercambio gaseoso.

Nueces tratadas con ORMUS.
Nueces tratadas con ORMUS.
En Internet, buscando “Ormus plants” se encuentran una serie de sitios al respecto. Uno proporcionado por la mencionada web http://www.subtleenergies.com, que recoge los resultados recopilados por Dana Dudley, es el más extenso, Ha recogido datos de 42 cultivos que han mejorado rendimientos, precocidad y tamaño de sus frutos con ORMUS, citando algunos: aguacate, alfalfa, algodón, ananá, bananas, café, ciruelas, coliflor, fresas, ginseng, girasol , kiwi, maíz, mandarinas, manzanas, melocotón, naranjas, nueces, pimientos, tomates, uva. También en floristería. Unos pocos resultados:

En los cultivos industriales, que controlan rendimientos y se analiza la producción, estas mejoras son cuantificables. La alfalfa en una zona en la que se obtenían 3 cortes por año, pasó a 5, con una producción de 19 toneladas por hectárea, el primer año, y 25 el segundo, cuando la media de la región era 9 toneladas. Ello es coherente al pasar de 3 a 5 cortes. El contenido de proteína pasó del 21 al 29 % y TND, (Total Nutrientes Digestibles) del 70 al 80 %. Las vacas alimentadas con esta alfalfa dieron un 30% más de leche.

Un cultivo delicado es el ginseng, que requiere una tierra descansada y de alta calidad, es muy sensible a las plagas. En EEUU, la suplementación con ORMUS, dio un rendimiento de 5600 Kgs por hectárea, cuando el promedio son 1500 Kgs. El principio activo del ginseng son los gingenósidos, de los que dio un contenido del 11 % , cuando el promedio normal es entre 6 y 8 %. Equivale a multiplicar el rendimiento por 3,5 y la producción total de gingenósidos por 5,3. Parece exagerado, pero hay que tener en cuenta que el ginseng es un cultivo muy especial, muy exigente, y posiblemente los rendimientos usuales en EEUU, sean muy inferiores a los de Corea, su habitat natural.

Naranjas tratadas con ORMUS.
Naranjas tratadas con ORMUS.
La uva con ORMUS, resultados en EEUU, Australia y Nueva Zelanda, rendimientos entre un 70 y 100 % más, con dos semanas de precocidad y un mayor contenido de azúcar. El café se incrementa entre un 50 y 100 %, con granos mayores y una alta calidad. Un cultivador de Puerto Rico ha incrementado la producción, y las plantas con solo tres años están a pleno rendimiento. Su maduración uniforme permite su cosechado en solo tres turnos, ahorrando mano de obra.

Yendo a una hortaliza familiar, el tomate, cultivadores industriales informan de incrementos entre 67 y 100 %, con un período de producción del doble lo usual. Este tratamiento permite cortar la ramificación más baja, normalmente estéril y plantarla. Enraíza y llega a la plena producción en 45 días. En la estación experimental de An-Ning se dobló la cantidad de flores, con un incremento de frutos del 27 %.

En dos variedades de patatas, la roja y la Russet, con ORMUS se obtuvieron mejoras del 90 % y los grados Brix, relacionados con los almidones, un 30 % más. Las plantas tuvieron una precocidad de 17 días, dentro de los tres meses normales. Todos estos resultados, divulgados por Dudley, (que advierte que algunos cultivos, como el maíz, han sido sometidos a otros tratamientos “energéticos” como el “ Sonic Bloom” sonidos como cantos de pájaros), aunque sin garantía de seriedad científica, merecen ser tenidos en cuenta.

Pero Dudley no es el único que divulga resultados. Hay un montón sitios en los que además de estimar rendimientos muy superiores, pueden verse fotos de enormes calabazas, y monstruosas cannabis. Una de las ventajas que resaltan, además del rendimiento, es una mayor resistencia a las plagas y sobre todo una muy alta tolerancia a la sequía, lo que permite ahorrar riego.

El tipo de ORMUS utilizado en agricultura es el de agua de mar. Su elaboración es sencilla. Se añade al agua de mar, lentamente y con agitación constante, una lejía concentrada de sosa cáustica, entre el 10 y 20 %, hasta pH 10,78 exacto. La operación puede tardar un par o tres de horas, ya que se forman tampones y la sosa se debe añadir muy despacio para no sobrepasar este pH, hasta que quede estable por lo menos 10 minutos. Se forma un precipitado blanco, que se deja posar una noche, quedando una parte sedimentada entre 1/7 y un 1/10 del volumen total. Se retira por sifonación la solución clara que sobrenada, y el precipitado se lava tres o cuatro veces con agua normal repitiendo al proceso de sedimentación. De un litro de agua de mar, se obtienen de 150 a 100 ml de suspensión blanca de precipitado. Es el ORMUS, que algunos llaman C-11, que se utiliza como fertilizante. Se aplica en proporción entre 25 a 50 litros por hectárea, o sea de cuarto a medio litro por 100 metros cuadrados, 2,5 a 5 ml por metro cuadrado. También se utilizan las sales del Mar Muerto y del Gran Lago Salado de Utah, para preparados comerciales como el C-Gro ©.

Las propiedades fertilizantes del agua de mar, directamente o sus sólidos completos, sin esta sencilla operación química, ya fueron investigados por el Dr Maynard Murray entre los años cuarenta y sesenta del pasado siglo, más de veinte años de experiencias. Consiguió la colaboración de la US Navy y se hacía traer vagones cisterna con agua de mar de diversos océanos a Cincinnati, a 600 Kms. de la costa. Según él, así como la sal, cloruro sódico, aislada, es perjudicial para las plantas, cuando va acompañada por los sólidos completos del agua de mar, pierde la toxicidad. (Nota a tal descubrimiento llegó también el genio de René Quinton y toda la polémica sobre los beneficios de la ingesta de agua de mar). Ello le permitía utilizar cantidades entre 100 y 250 gramos de sólidos marinos por metro cuadrado, lo que bastaba para cuatro o cinco años. En una etapa posterior, para ahorrar costes de transporte, utilizaba los sólidos desecados.

En este vídeo de Oriol Arnal de la Fundación Aquamaris de explican los principios que permiten regar con agua de mar por capilaridad, desmontando con ello, los mitos y las leyendas de que el agua de mar es nociva.

Maynard Murray
Maynard Murray
Así, ensayó en diversos Estados de la Unión, acres y acres de cereales, consiguiendo incrementos de 14 % en Avena, 15 % en Maíz, 14 % en Soja. También en Tomates 18 %, con un 25 % más de Vitamina C. Pero lo más importante era su resistencia a plagas y virus inyectados adrede, y su efecto en las dietas de los animales de experimentación, ausencia de enfermedades degenerativas en cepas predispuestas a estos trastornos. En 1976 publicó un libro, Sea Energy Agriculture, pero como el Dr Murray era otorrinolaringólogo sin ningún título en agricultura, y en aquella época no se daba importancia a la ecología y afines, aparte intereses contrarios de fabricantes de fertilizantes, pasó desapercibido. También es posible que a pesar de que Murray aseguraba que estas cantidades de sal no eran perjudiciales, parecerían excesivas. Con ORMUS, las cantidades utilizadas son insignificantes, 2,5 a 5 ml, equivalentes a unos de 0,05 a 0,1 gramos de sólidos de ORMUS por metro cuadrado. No se entiende como una cantidad tan pequeña puede causar incrementos espectaculares, quizás intervengan aspectos de energías sutiles que escapan a nuestra compresión.

De todos modos, queda un interrogante. Suponiendo un promedio efectivo de 4 ml de suspensión del precipitado ORMUS, por metro cuadrado, para obtenerlo, se ha partido de unos 30 ml de agua de mar, conteniendo 1 gramo de sólidos, principalmente Cloruro Sódico. Suponiendo añadiésemos directamente como agua de mar, es una cantidad muy pequeña como para salínizar la tierra. Murray utilizaba de 100 a 250 gramos de sólidos marinos marinos por metro cuadrado. Sin embargo añadiendo directamente estos 30 ml de agua de mar, que teóricamente contiene los elementos ORMUS de estos 4 ml de precipitado, deberían obtenerse los mismos resultados que con ORMUS precipitado, pero según los entendidos, ello no es así. Por ello, parece que este proceso tan simple de alcalinizar a pH 10,78 y precipitarlos como insolubles, “activa” de una u otra manera a estos supuestos metales preciosos, que en estado soluble son inactivos. Ello haría que estas cantidades tan pequeñas fueran suficientes. No se entiende como un proceso tan simple como una insolubilización, puede cambiar tan radicalmente el comportamiento de estos elementos.

Así y todo no está claro y se requerirían ensayos con cantidades equivalentes de agua de mar y con el precipitado. Por otra parte, si este precipitado se redisuelve al acidificar con ácido clorhídrico, como así ocurre, ¿Perderá entonces su actividad?. Al que no tenga conocimientos de agricultura, le parecerá más lógico que unos elementos solubles como el agua de mar sin tratar, sean más asimilables directamente, pero hay que tener en cuenta que son más fácilmente arrastrables, mientras que los insolubles como el precipitado de ORMUS, pueden permanecer largo tiempo a disposición de las plantas, ya solos o ligados a otros soportes, ¿Será una razón de su efectividad? Tampoco se dice que ocurre si se deshidrata. Aunque algunos aseguran que mantiene su actividad.

Además, sería imprescindible comprobar la presencia de estos supuestos metales preciosos, en esta peculiar forma atómica, o “Estado M” (una forma atómica bloqueada e indetectable por los reactivos o sistemas instrumentales corrientes) en los precipitados de agua de mar. Ello requiere un aporte extraordinario de energía para romper ese bloqueo, lo que se puede conseguir con un costoso instrumento, “espectrometro de masas” adaptado para una prolongada combustión en el arco eléctrico, para utilizar el protocolo soviético, del que, con esta exigencia suplementaria, disponen muy pocos centros de investigación. Ello dificulta un estudio serio del asunto. En conjunto, un proceso de investigación no difícil, pero costoso y que dada la “mala fama”, con un contexto esotérico y mágico del ORMUS, ningún centro de investigación osaría abordar.

El Dr. Roger Taylor, que publicó el artículo en NEXUS, hizo su propia experiencia doméstica. Dos surcos de patatas tratadas con ORMUS marino le dieron 26 Kgs y los controles 14 Kgs, casi la mitad. Algunas zanahorias le pesaron casi medio kilo.

Aspecto amarillento del ORMUS.
Aspecto amarillento del ORMUS.
Hemos presenciado una experiencia efectuada en verano 2007, sin ningún control, en Cataluña, región del Maresme, con tomates, pimientos y judías tiernas. Su abundancia despertó la admiración y extrañeza de experimentados payeses. Calculados para consumo de una familia, sobraba el más del doble. El período de producción se prolongó y los tomates recogidos maduros, se mantenían un par de semanas sin estropearse. Aunque, pensando que aquello no funcionaría, no se hizo ningún control con plantas testigo, la impresión general era que la producción era extraordinaria. El agua de mar para el ORMUS, se sacó de la playa más próxima.

Dos años más tarde, en los meses de verano, como “treball de recerca” de un alumno de bachillerato del Institut Damià Campeny, se hizo una prueba en macetas de plástico, todas con una misma tierra virgen de bosque recién extraída, adicionada de abundante estiércol de caballo y previamente muy mezclada y uniformizada. Un total de 54 macetas de 4 l de capacidad, con tres hortalizas de desarrollo rápido, lechuga, espinaca y rabanito, con 3 variantes de 6 macetas cada una, A, testigo sin nada, B con abono standard 15,15,15, Nitrógeno, Fósforo y Potasio, y ORMUS de agua de mar. No se notaron diferencias entre unos y otros incluso los que tenían abono no se aventajaron, por lo que tampoco se pudo comprobar una posible actividad del ORMUS. En todas las variantes los rendimientos fueron más bajos de lo normal que en la tierra de un huerto. O bien este ORMUS no es efectivo, o la prueba estaba mal hecha o la tierra no era la adecuada, o el proceso no funciona en macetas de plástico.

Con todo, aunque este ensayó fue inútil, por lo que hemos leído, estamos convencidos de que el producto que llamamos ORMUS, al menos en agricultura, tiene un potencial que merece ser investigado en serio. Ello es importante de cara a un futuro con escasez de agua dulce, ya que por una parte los cultivos con ORMUS producen más cantidad con la misma agua y por otra son más resistentes a las sequías. Han sonado alarmas por el temor a destinar tierra a cultivos para producción de carburantes, en detrimento de las destinadas a alimentos y provocar hambrunas, (ello ya ha empezado con la alarmante subida de los precios de los cereales) pero esto se podría corregir con una mayor productividad de los cultivos alimentarios. Además aplicando ORMUS a los cultivos de biocarburantes, se podría mejorar su rendimiento y requeriría menos tierras. El precio de los fertilizantes, con la excusa del petróleo, se ha doblado en un año. La aplicación de ORMUS, permitiría reducirlos y suprimir algunos..

Flores tratadas con ORMUS.
Flores tratadas con ORMUS.
Así como el efecto de la ingestión directa de ORMUS sobre la salud es discutible, el efecto positivo de la ingesta de alimentos cultivados con él, o con sólidos totales marinos, al menos en animales, parece mucho más comprobado. Aunque es difícil creer que los efectos del ORMUS en Agricultura se deban a un enigmático e incomprensible contenido en metales preciosos, no comprobable por las técnicas analíticas usuales, lo importante es que funcione, y eso sí se puede comprobar.

El agua de mar es inacabable y gratuita, y el proceso para obtener ORMUS, sencillo y barato. Se puede automatizar y abaratar, y facilitar el transporte eliminando más agua. Las cantidades necesarias son ridículas. Hemos creído necesario divulgar esta información despojándola de mitos y leyendas para animar a futuros investigadores. Es probable que el asunto ya se esté investigando y no se publique ningún trabajo serio. Obviamente a las compañías de fertilizantes, semillas, etc., aunque les conviene estar informadas, no les interesa que se divulgue, y no subvencionarán ninguna investigación universitaria o estatal. De todos modos, Dudley cita un trabajo (sin referencia) de la Universidad A&M de Texas, que es un centro con prestigio, con soja y aumento de rendimiento del 30 %. Y si realmente tiene estas propiedades físicas tan raras que desafían la gravedad, entra en materia reservada militar.

Si los ensayos fueran positivos, el proceso sería fácilmente industrializable reciclando barcos pesqueros obsoletos provistos de la correspondiente instalación de precipitación en continuo, y maquinaria, centrifugadoras, para reducir el precipitado de ORMUS, al mínimo volumen. Recogerlo en alta mar y posteriormente acabar de purificarlo en tierra. Un proyecto más ambicioso sería un buque factoría que llegara hasta la obtención de un ORMUS desecado, con un rendimiento de 2 Kgs por 1000 l de agua tratada.

Mataró, Septiembre 2009. Alberto Borrás Gabarró.

Nota final. El presente artículo es obra de Alberto Borrás Gabarró y por deseo del mismo no presenta ningún tipo de derecho de propiedad intelectual. Solo se pide no sacar de él ningún tipo de lucro comercial y que de ser reproducido, se haga constar la fuente original aquí.

Bibliografía.

Ormus.

ME GUSTARÍA ASISTIR A ALGUNA CHARLA QUE DEN POR CATALUNYA O ARAGON

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Conferencia David Hudson 1995 Ormus,POR ARTUR SALA. | Super Cultivos dice:
enero 25, 2015 en 2:06 pm
[…] Mas info; https://artursala.wordpress.com/2013/07/11/ormus-leyenda-o-realidad-por-alberto-borras-gabarro/ […]

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