Les Mystères du Kirghizistan et du Lac Issyk

Les Mystères du Kirghistan et du Lac Issyk - MAJ

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État d'Asie centrale, le Kirghizistan est entouré au nord par le Kazakhstan, à l'est par la Chine, au sud par le Tadjikistan et à l'ouest par l'Ouzbékistan.

Le territoire de ce petit pays enclavé (199 000 km2 tout de même pour 5,5 millions d'habitants), d'une altitude moyenne supérieure à 3 000 m, est presque entièrement montagneux. Le climat est plus humide vers l'ouest (750 mm par an) et sec dans les petites dépressions de l'est (300 mm par an). Les forêts (15 % du territoire) sont présentes surtout à l'ouest et laissent place vers l'est à la végétation de climat sec.

L'histoire de ce pays, comme beaucoup de cette région d'Asie Centrale, est assez mal connue : on sait que toutes ces régions ont été parcourues par les nomades mongoles, turcs, et de vieilles tribus et peuples disparus ou intégrés comme les Saces et les Sythes, mais ce sont les Kirghiz, un peuple turc, qui est le plus anciennement connu des annales historiques. Mentionnés dès le 7ème siècle dans le cours supérieur de l'Ienisseï, les éleveurs transhumants kirghiz apparaissent dans le massif du Tian Shan à partir du 16e s. et sont soumis à la grande horde kazakhe puis, de 1820 à 1864, au khanat de Kokand. C'est à cette époque qu'ils se convertissent à l'islam. À la suite de l’annexion du khanat à l'empire tsariste en 1876, des révoltes politiques et sociales éclatent entre les Kirghiz et la nouvelle administration coloniale, poussant de nombreux clans à émigrer en Chine... pourtant, on sait que le peuplement est très ancien et se compte en millénaires, en attestent de nombreux pétroglyphes préhistoriques sur des roches. Les archéologues se concentrent donc plutôt sur des périodes du moyen-age et la paléontologie ou des spécialistes des périodes plus anciennes sont inexistants :

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ancient-petroglyphs-carved-on-stones-and-clouds-with-blue-sky-in-saimaly-tash-kyrgyzstan.jpgPhotos (c) Andrei Kartashov

Le lac Issyk-Koul est le deuxième plus grand lac de montagne dans le monde (le premier est le grand lac Titicaca en Amérique du Sud.) En outre, le lac Issyk-Koul a une caractéristique intéressante: il ne gèle jamais, même si elle est si élevé au-dessus de niveau de la mer. Le lac est riche en ressources minérales, donnant ainsi à l'eau de propriétés curatives d'Issyk-Kul. Pendant quelques études archéologiques récentes du fond du lac ont été trouvées les ruines d'une ancienne ville de commerce. Les dernières plongées archéologiques dans les profondeurs du lac ont montré les ruines de l'ancienne ville de commerce Chigu, construit vers le début du IIe siècle av. JC.

Chacun sait que le Lac Titicaca, le lac de montagne le plus grand du monde, a abrité l'une des plus anciennes civilisations du patrimoine mondial, en amérique latine. Est-il vraiment surprenant que le second lac en grandeur et hauteur recèle également ses propres mystères ?

" Bichkek, 8 décembre 2006 - La découverte sur le fond du lac alpin Issyk-Kul (Kirghizistan) d'une civilisation ayant existé voici 2 500 ans figure parmi les sensations archéologiques de l'année qui touche à sa fin.

Cette découverte est le fruit de recherches persévérantes effectuées par l'expédition archéologique internationale "Issyk-Kul" de l'Université slave Kirghizo-russe, dirigée par le vice-président de l'Académie des sciences du Kirghizistan, Vladimir Ploskikh. "

Notre succès aurait été impossible sans la participation des plongeurs de la Confédération russe d'activité sous-marine", a-t-il déclaré au terme de l'expédition. Le chercheur a souligné que les résultats obtenus cette année étaient particuliers en ceci qu'ils permettent d'affirmer qu'en des temps très lointains les rives du lac Issyk-Kul étaient habitées non pas par des nomades, mais par une civilisation évoluée de type sédentaire. " Nous avons travaillé à une profondeur allant de 5 à 10 mètres le long du littoral septentrional du lac. Nous avons découvert sous l'eau des murailles longues d'environ un demi-kilomètre, indiquant la présence d'une grande ville couvrant une superficie de plusieurs kilomètres carrés, ce qui à l'époque était colossal, a raconté Nikolaï Loukachov, le chef de l'équipe de plongeurs russes. Ces murs ont été montés au moyen de pierres enduites d'une couche de chaux. Nous n'avons pas encore réussi à tracer le contour de la cité, mais il a été fixé approximativement sur une carte car les murs se sont partiellement effondrés".

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Les chercheurs ont précisé les cartes et les schémas des colonies englouties, de certains édifices. Ils ont aussi réuni tous les objets présentant un intérêt historique. Selon Nikolaï Loukachov, les plongeurs ont découvert sur le fond du lac des kourganes (tumulus funéraires) dans lesquels les Scythes étaient enterrés. Ils ont trouvé aussi des objets remarquablement conservés de la période scythe, dont des hachettes et des pointes de bronze, ainsi que des poignards. " La chance nous a souri puisque nous avons découvert un atelier de transformation du minerai, des débris de bronze, divers moulages, toute une pyramide de broyeuses à minerai, ainsi qu'une broche en or circulaire d'un poids de 70 grammes", a souligné Nikolaï Loukachov. On estime que cet ornement en or rappelle de par sa forme les premiers "roubles" russes qui aux temps jadis avaient fait office d'argent.
Nikolaï Loukachov a raconté aussi que non loin de la cité de villégiature de Tcholpon-Ata, dans le fond littoral, les plongeurs avaient remarqué d'étranges cercles herbacés de 15-20 mètres de diamètre. Pour le moment il est impossible de dire exactement ce dont il s'agit. Selon l'historienne Svétlana Loukachova, chercheuse à l'Académie des sciences de Russie, ces "prairies" circulaires pourraient avoir poussé sur des vestiges d'animaux, peut-être sur l'emplacement d'un caravansérail ayant une écurie.

Issyk-Kul est un lac perpétuel à l'eau légèrement salée. Il se trouve dans les montagnes du Tian Chan à 1608 mètres d'altitude. Sa profondeur au centre est de 700 mètres. Au fil de l'histoire le niveau de l'eau du lac a évolué sous l'effet de facteurs naturels, tantôt montant, tantôt baissant. Certains secteurs du littoral se sont à plusieurs reprises affaissés du fait de secousses tectoniques, engloutissant des colonies humaines.
Le lac Issyk-Kul est réputé pour la pureté de son eau. Elle a toujours été considérée comme de l'eau bénite, cependant les autochtones ne s'y baignaient jamais, effrayés par les histoires évoquant la présence d'un monstre qui hantait ses abysses. Selon la légende, il emportait sous l'eau tous ceux qui se risquaient à se baigner. Cette croyance explique peut-être pourquoi depuis des siècles les chercheurs de trésors sous-marins ont évité ce lieu.

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C'est au XIXe siècle que des chercheurs russes ont commencé à explorer le littoral et le fond du lac Issyk-Kul. L'un d'entre eux était Nikolaï Prjevalski. Conformément à ses dernières volontés, il a été inhumé en bordure du lac. Les historiens et les archéologues s'intéressaient surtout au légendaire palais du Grand Timour (Tamerlan) qui se dressait, comme le racontent les chroniques, sur la rive de l'Issyk-Kul avant de disparaître mystérieusement.

Ils avaient cherché aussi le monastère des Frères arméniens, lui aussi jadis englouti, et même trouvé de nombreuses croix de pierre (elle se trouvent actuellement au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg). Svetlana Loukachova a expliqué que dans l'antiquité sur ce territoire centrasiatique les groupes ethniques se succédaient tous les deux siècles. A l'époque du christianisme primaire un groupe migratoire arménien s'y était installé. La chose avait été apprise après la mise au jour d'un vieux cimetière dans les environs de Bichkek. Dans une tombe on avait trouvé une inscription en langue arménienne faisant état de l'existence d'un presbytère. Par conséquent il y avait des religieux, un évêque. Le Catalogue géographique catalan édité en 1380 confirme l'existence d'un monastère arménien. On y trouve une carte du monde, de l'Asie et, ce qui est étonnant, un dessin très juste de la configuration allongée du lac Issyk-Kul et son emplacement exact. Un monastère est schématiquement dessiné près du lac. En langue catalane il est écrit que l'endroit s'appelle "Issykul", que le monastère des Frères arméniens est implanté sur sa rive et qu'à l'intérieur il y a les reliques de l'apôtre et évangéliste Saint-Mathieu. Maintenant, on n'a toujours pas élucidé comment ces renseignements avaient pu parvenir aux Espagnols.

Selon une légende, le corps de l'évangéliste Mathieu décédé en terre éthiopienne aurait été placé dans une châsse d'argent. "Conformément à la "tradition divine", les reliques du saint auraient pu être partagées et réparties aux quatre coins du monde, et c'est ainsi qu'elles seraient parvenues au monastère arménien d'Issyk-Kul. Seulement il est parfaitement possible que la châsse dans son intégralité soit aussi arrivée dans ce monastère, estime Svétlana Loukachova. Mais la chose ne sera démontrée que lorsque la fameuse châsse sera retrouvée. Les recherches sous-marines effectuées permettent cet espoir".

Le matériel archéologique mis au jour cette saison par l'expédition russo-kirghize est minutieusement étudié. " Des signes précis indiquent que dans la ville que nous avons découverte il y avait de très riches demeures. Cela est confirmé par des débris de vaisselles et de carreaux précieux. Il se pourrait que l'une de ces constructions soit le fameux palais de Timour", estime Nikolaï Loukachov.
© CAUCAZ.COM | Dépêche publiée le 08/12/2006 | Par RIA Novosti (Tatiana Sinitsyna)"

lakeissykkul.jpg" L‘origine du lac

Les savants n‘ont prouvé aucune des hypothèses concernant l‘origine du lac Issyk Kul mais ils ont démontré l‘existence sous le lac d‘une ancienne ville moyenâgeuse, laquelle fut noyée par les eaux de l‘« Issyk Kul » à cause d‘un tremblement de terre. C‘était une grande ville qui fut édifiée aux environs du Vème siècle avant J.C. et elle a cessé d‘exister au XVIème siècle. Ce fait concorde avec les monnaies qui ont été trouvées dans le lac du temps des recherches scientifiques.

Depuis longtemps, l‘« Issyk Kul » présente un grand intérêt pour les savants, les historiens et les chercheurs de trésors. Les premières recherches sur l‘origine du lac « Issyk Kul » ont été réalisées à l‘époque de la Russie tsariste (quand le Kirghizstan appartenait à l‘Empire Russe) par le célèbre géographe et savant russe P. P. Semenov-Tyan-Chanski. Ce dernier commença à s‘intéresser à « Issyk Kul » après un voyage à Venise où il avait vu une carte Catalane datant de 1375. Une ville du nom de « ISSYK KUL » avait été marquée sur cette carte près du lac. Elle était située au Nord du lac. Il était indiqué sur la carte que dans cette ville se trouvait aussi le cloître nestorien -1 des « Frères arméniens ». P. P. Semenov-Tian-Chanski se rendit à « Issyk Kul » en 1857. Il apprit par des habitants qu‘il existait des constructions sous les eaux du lac. Le savant vérifia les récits de ces habitants au cours d‘une excursion dans la partie orientale du lac entre les embouchures des fleuves « Dgergalan » et « Tup » qui se jettent dans l‘« Issyk Kul ». Il vit des briques et des constructions sous-marines. Ce n‘était pas difficile car les eaux de l‘« Issyk Kul » sont extrêmement claires et il est possible de voir à de grandes profondeurs. Il s‘agissait de « la ville de la Vallée Rouge » établie sur la route des caravanes qui provenaient de Chine. La ville était en quelque sorte le point de repos des voyageurs et des marchands.

Vladimir Ploskikh œ docteur en sciences historiques, le chef du département d‘histoire et de science des cultures de l‘Université slave Kirghizo-Russe, vice-président de l‘Académie des sciences de la République Kirghize.
Vladimir Ploskikh avec un groupe de plongeurs autonome venu de la Russie ont fait des recherches durant l‘été 2006.

Au cours des recherches sous-marines, il a été découvert des objets en bronze (des poignards, des embouts de lances et des flèches, des faucilles, des appareils d‘attelage, des cruches en terre) et des restes de production d‘une forge. Tous les trésors retrouvés datent du 2ème siècle avant J.C. C‘est la période de la culture des Saka (ou Saces) - 2. Un lingot d‘or de forme allongée et pesant 70 grammes a également été découvert. Une supposition est qu‘à cette époque l‘or servait comme valeur d‘échange dans cette ville. La plupart de ces objets sont conservés au musée de l‘Université slave. Quant au lingot, il a été placé au musée d‘argent de la Banque Nationale de la République Kirghize.

artefacts-decouverts.jpgArtéfacts découverts

A la recherche des reliques de Saint-Mathieu…

Les expéditions du savant Ploskikh en 2006 ont permis de faire plusieurs découvertes intéressantes. En particulier, elles ont mises à jour un cloître nestorien des « Frères arméniens ». Nous avons déjà cité en passant l‘existence de ce cloître. L‘équipe de recherche possédait une seule source d‘information: la carte de 1375 réalisée par Avraam Crescus, maître dans l‘art de la création des cartes géographiques. Avraam Crescus a noté sur la carte l‘emplacement d‘un cloître où auraient été placées les reliques de l‘apôtre Saint-Mathieu.

Les recherches ont donné des résultats : sur la côte orientale, à l‘endroit « Ak-Bulun », a été trouvé un édifice de catacombes. Dans ce bâtiment se trouve de petites chambres-cellules. Les scientifiques ont prouvé qu‘il s‘agissait d‘un dépôt dissimulé où étaient gardés des objets ayant un symbole chrétien notamment des croix en bronze. On peut affirmer qu‘il s‘agit d‘un dépôt dissimulé car de l‘autre côté du golfe de Tup existait une ville moyenâgeuse (présence de vestiges de constructions à cet endroit) et l‘on suppose d‘après la position du bâtiment principal que l‘édifice trouvé servait de dépôt de reliques et de monnaies. La châsse de l‘apôtre Saint-Mathieu n‘a pas été découverte mais Vladimir Ploskikh confirme que les recherches vont continuer cette année pour la trouver.

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La légende du trésor de l‘état des Karakhanides - 3

" Les espions ont apporté une nouvelle effrayante : les mille cavaliers de l‘armée de Tchinguiz Khan - 4 se sont élancés sur la capitale de l‘état des Karakhanides : la ville de Balasagun. Dans le minaret « Burana » - 5, les patrouilleurs veillent. La ville tremble. La colonie nestorienne - une petite poche de christianisme dans le monde musulman - située à côté de la ville, s‘inquiète de la possible attaque des soldats de Tchinguiz Khan. Elle décide de préparer une caravane avec tous les trésors de la colonie. Environ 200 dromadaires sont équipés et à l‘image d‘une caravane marchande elle s‘élance vers le Sud-Ouest, dans la profondeur des montagnes « Tien- Chan ».

Tandis que la capitale de l‘état des Karakhanides se rend sans bataille, la caravane passe la gorge «Kegeti» puis par la vallée de « Kochkor », elle descend jusqu‘à l‘Issyk Kul. Elle avance lentement au nord du lac. C‘est presque le point de jonction des rivages du nord et du sud, le long du fleuve « Tup », quand la nouvelle de la poursuite de Tchinguiz Khan arrive. Les moines apprennent qu‘on leur tend une embuscade. Ils n‘ont pas le choix. Ils prennent la décision de cacher les trésors. Ils remontent jusqu‘à la source du fleuve « Curmenti ». Là, ils trouvent un endroit dissimulé et cachent l‘or. Puis, au-dessus des trésors, les moines placent des dalles de pierre et les recouvrent de terre. Les témoins -guides, rabatteurs de dromadaires -sont tués. Tout est fait pour que les soldats de Tchinguiz Khan ne trouvent jamais les trésors. Les moines jurent de ne jamais dévoiler aux conquérants sauvages l‘emplacement des trésors et des reliques chrétiennes et encore moins de dire où se situe la pierre qu‘ils ont placé en reconnaissance…

De la légende à la réalité

L‘histoire du trésor des moines nestoriens a refait surface au XXème siècle lorsqu‘un vieux prêtre a dit en mourant à son camarade que le trésor existait et lui a donné une carte. Mais c‘était au temps de la Révolution de 1917 quand beaucoup de gens sous la menace de la persécution du pouvoir soviétique ont quitté le Kirghizstan. Parmi ces gens était Uspenski , le camarade du vieux prêtre. Pourtant Uspenski est revenu en Kirghizie en 1919 dès qu‘il a reçu la permission du pouvoir soviétique. Après le retour à « Issyk Kul », Uspenski a commencé à travailler à la recherche du trésor : il a cherché le lieu, la cave et la pierre. Enfin, en 1927, 14 personnes se sont mises aux fouilles. Sous une couche de terre, elles ont trouvé des amas d'os puis encore de la terre et…enfin elles ont vu les fameuses dalles de pierre qu‘avait décrit le prêtre en mourant…. Au cours de ces fouilles, les chercheurs ont trouvé deux marteaux : l‘un en or, l‘autre en argent. Avant le début du travail sur les dalles, les personnes chargées de la fouille décidèrent de se reposer et pendant ce temps un éboulement de la roche s‘est produit.

Les travaux ont dû être arrêtés. Le marteau d‘or fut remis en état mais les pouvoirs avaient interdit de continuer les travaux.
D‘autres efforts ont été entrepris depuis pour trouver le trésor mais des obstacles ont toujours entravés les recherches : c‘est la direction du fleuve qui a changé et inondé la cave, ce sont les pouvoirs qui ne donnent pas l‘autorisation de travailler ou encore les moyens nécessaires.


« Issyk Kul » renferme beaucoup d‘énigmes. Si vous venez ici, il est certain que vous entendrez d‘autres légendes sur l‘origine du lac comme la légende des deux vents qui vivent à l‘« Issyk Kul » : Oulan et Santach qui étaient jadis deux garçons, deux frères, tombés amoureux d‘une même fille et qui se sont battus sous les yeux de cette fille, laquelle a pleuré si fort que ses larmes ont donné naissance au lac actuel. Et maintenant quand ces deux vents se rencontrent, « Issyk Kul » est secoué par la tempête…
Il existe aussi plusieurs monuments historiques aux alentours d‘« Issyk Kul » comme les pétroglyphes - 6 de Tcholpon-Ata ou les tertres funéraires des régents.
Mais ce qui est essentiel, c‘est que vous aurez beaucoup d‘impressions et d‘énergie à « Issyk Kul » parce que c‘est un endroit très particulier... "

1 Nestorien : Relatif au nestorianisme, doctrine chrétienne défendue par Nestorius et soutenant que deux personnes, l‘une divine, l‘autre humaine coexistaient en Jésus-Christ. Nestorius fut patriarche de Constantinople de 428 à 431. Il fut condamné comme hérétique par le Concile d‘Ephèse en 431 mais le nestorianisme gagna la Perse et l‘Eglise d‘Orient, dite nestorienne s‘étendit en Asie Centrale et jusqu‘en Chine comptant des millions de fidèles à son apogée au XIIème siècle.
2 Saces : Les Saces (ou Saka ou Scythes) désignent généralement un ensemble de peuples nomades vivant sur une vaste étendue allant de l‘Ukraine à l‘Altaï et qui auraient vécu entre le VIIème et le IIIème siècle avant Jésus-Christ.

3 Karakhanides : Dynastie de Transoxiane d‘origine turque qui régna entre 840 et 1212 en Asie centrale. La Transoxiane est l‘ancien nom d‘une partie de l‘Asie centrale située au-delà du fleuve Oxus, l‘actuel Amou-Daria et comprenant le nord du Kirghizstan.

4 Tchinguiz Khan : Nom désignant Gengis Khan, premier dirigeant (Khan) mongol et empereur de l‘Empire mongol. Il soumit l‘Empire des Karakhanides au XIIIème .

5 Minaret de Burana ou Tour de Burana: La Tour de Burana est situé à 8 km de la ville de Tokmok, elle-même localisée à 80 km à l‘Est de Bichkek. Il s‘agit du vestige d‘un minaret datant du XIème siècle et qui mesurait à l‘origine 45 m de haut. Suite à l‘effondrement de son sommet au cours d‘un tremblement de terre, il ne mesure plus que 25 m. Au nord-ouest de la Tour, un monticule représente tout ce qui reste de la citadelle de Balasagun fondée par les Sogdiens et devenue au XIème siècle la capitale des Karakhanides.

6 Pétroglyphes : Dessins symboliques gravés sur la pierre (surface rocheuse à l‘état naturel). Vient du latin petros pour pierre et du grec glyphein pour gravure.

civilisation-antique-kirghizstan.pdf civilisation-antique-kirghizstan.pdf

issyk-kul-kirghizstan.pdf issyk-kul-kirghizstan.pdf

http://www.larevuefranco-kirghize.com/culture-ki.php

2008 : Semionov - Tianshansky entrepris une recherche incessante mais vaine du sanctuaire. Selon toutes les apparences, le monastère a été englouti par les eaux. Les hydrologues n'ont pas à ce jour suffisamment étudié le lac immense avec ses changements réguliers de son niveau d'eau. Certains changements sont graduels, d'autres soudains et désastreux car ils sont causés par des tremblements de terre et des torrents d'eau des lacs plus hauts dans les montagnes. Une décrue, tôt ou tard, et les gens reviennent à la rive - seulement pour devenir les victimes d'autres inondations 500-700 ans plus tard...

Tout au long des années de leur partenariat, les archéologues russes et kirghizes ont découvert et examiné plus de dix grandes agglomérations urbaines et rurales inondées d'âges divers. Leur ample découverte a généreusement ajouté aux idées actuelles sur la vie quotidienne à l'époque, il y a longtemps.

Certains artefacts sont superbes. Un chaudron rituel de bronze de 2500 ans a été retrouvé sur le fond du lac. La subtilité de son artisanat est incroyable. Une telle excellente qualité de joindre les détails ensembles ne peut être actuellement obtenue que par métallurgie dans un gaz inerte . Comment les gens antiques ont pu atteindre leur perfection high-tech ? Également d'une superbe finition sont des miroirs en bronze, harnais de chevaux de fête et de nombreux autres objets . Des articles identifiés comme les plus anciennes pièces existantes de la planète ont également été trouvé sous l'eau avec des anneaux de fil d'or utilisés pour les petits échanges et une grande pièce d'or hexaédrique.

Côte à côte avec les colonies se trouvent des vestiges de complexes rituels des temps immémoriaux, les logements et les dépendances de la maison. Plus tard, des expéditions devront les étudier.

Les informations recueillies nous permettent de supposer que les populations locales avaient un système socio-économique jusque-là inconnu pour les historiens. Comme un mélange de la vie nomade et sédentaire, ils ont soit peu à peu évolué vers quelque chose de différent ou - plus probablement - ont été détruits par l'une des nombreuses inondations locales . Les légendes confirment cette dernière hypothèse.

Nikolai Lukashov, un membre de la Confédération russe des Sports Sous-Marins, a pris part à l'expédition Issyk Kul.

Article de : http://en.rian.ru/analysis/20071227/94372640.html

La légende de la création de Issyk Kul

Dans la légende pré-islamique, le roi des Ossounes avait des oreilles d'âne. Il se cachait, et ordonnait de tuer chacun de ses coiffeurs pour cacher son secret. Un coiffeur a crié le secret dans un puits, mais il ne l'a pas bien recouvert après. L'eau du puits est passée et a inondé le royaume. Le royaume est aujourd'hui sous les eaux du lac Issyk-Koul. C'est ainsi que le lac a été formé, c'est ce que la légende dit. D'autres légendes disent que quatre villes noyées se trouvent au fond du lac, en fait, les découvertes archéologiques importantes ont été effectuées dans les eaux peu profondes du lac pour l'instant. "

Un reportage sur le lac Issyk :

Des OVNIs dans le Lac Issyk ? :

" Le chercheur Paul Stonehill écrit qu'il existe de nombreux rapports soviétiques concernant des rencontres avec des objets étranges sous la mer. Durant l'été de 1982, Mark Shteynberg et le lieutenant-colonel Gennady Zverev dirigeant les entraînements périodiques des plongeurs de reconnaissance (hommes-grenouilles) des régions militaires du Turkestan et de Centre Asie. Les entraînements avaient lieux au lac Issyk-Kul, un lac profond dans la région des Ala-Taou Transiliens [NDT : 42°30'N par 77°30'E, près de la frontière chinoise]. Le général-major V. Demyanko, commandant le Service des Plongeurs Militaires des Forces du Génie du Ministère de la Défense, rendit à des officiers une visite impromptue. Il venait les informer d'un événement extraordinaire qui s'était produit en Sibérie. Des hommes-grenouilles avaient été confrontés à des nageurs sous-marins semblables à des hommes mais de grande taille (environ 3 mètres de haut) ! Ces nageurs, malgré l'eau glacée, étaient vêtus de combinaisons collantes argentées. Par 50 mètres de fond, ces êtres ne portaient pas d'appareils respiratoires, mais des casques sphériques masquant leurs têtes. Alertés par ces rencontres, le commandant militaire local décida de capturer une de ces créatures. Dans cette intention, un groupe spécial de plongeurs poursuivit un des étranges nageurs. Lorsqu'ils tentèrent de la coiffer avec un filet, le groupe entier fut projeté par une force puissante hors des eaux profondes vers la surface.

Les hommes-grenouilles étaient en danger de mort, parce qu'ils leur auraient fallu observer des paliers de décompression. Tous les membres de cette malheureuse expédition furent atteints d'embolie gazeuse. Le seul traitement envisageable était de les placer en caisson de décompression. Malheureusement le seul disponible à proximité ne pouvait contenir que deux personnes. On en serra cependant quatre dans le caisson, les trois autres périrent et les quatre devinrent des invalides. Le général-major s'était précipité à Issyk-Kul pour prévenir contre toute semblable initiative casse-cou. Bien que le lac Issyk-Kul soit moins profond que le lac Baïkal, des créatures mystérieuses se trouvaient dans les deux.

Peu de temps plus tard, les militaires du Turkménistan reçurent un ordre du commandant en chef des Forces Terrestres. Il s'agissait d'une analyse détaillée des événements du lac Baïkal. Les documents contenaient des rapports des Forces du Génie, énumérant les apparitions de créatures sous-marines dans de nombreux lacs, de disques géants et de sphères rentrant et sortant des lacs, de lumières puissantes provenantdes fonds, etc. Les documents étaient classés très secrets et avaient pour objet "d'éviter les rencontres inutiles". Mark Shteynberg était en service près du lac Sarez, dans les monts Pamir. Ce lac a une profondeur d'environ un kilomètre et demi. Des radars sophistiqués ont suivi les satellites US SDI depuis cette région. Ces radars repéraient régulièrement des objets discoïdes qui plongeaient et disparaissaient dans le lac Sarez, puis refaisaient surface et décollaient.

Les dossiers du Centre Russe de Recherches Ufologiques contiennent des rapports similaires émanant d'officiers de marine et d'agents de renseignements. L'information la plus intéressante sera publiée dans le nouveau livre des co-auteurs Paul Stonehill & Philip Mantle. Les dossiers secrets de la marine soviétique contiennent énormément d'informations précieuses sur des observations d'OVNIs ; les chercheurs soviétiques étaient extrêmement consciencieux. M. Krapiva assista à des conférences données par des sous-mariniers soviétiques , ceux-ci firent état de repérage au sonar d'objets sous-marins se déplaçant à très haute vitesse. Les techniciens en hydroacoustique "entendaient" d'étrange "cibles" à grande profondeur. Leurs sous-marins étaient en fait suivis par d'autres "sous-marins". Les poursuivants modifiaient à volonté leurs vitesses et celles-ci étaient de très loin supérieures à tout ce que pouvait atteindre n'importe quel autre vaisseau au monde. Le lieutenant-colonel Oleg Sokolov informa ses étudiants que, dans les années 1960, tandis qu'il était en service comme navigateur à bord de son sous-marin, il avait observé, par son périscope, un objet étrange sortir de l'eau et décoller. Le professeur Korsakov de l'Université d'Odessa, rapporta que, dans les années 1950, des officiers soviétiques de la base navale de Sevastopol avaient observé et photographié, en mer Noire, un OVNI qui s'élevait de derrière un croiseur de bataille. "

http://www.onnouscachetout.com/themes/extra/ovnis_russie.php + https://investigationsoanisetoceanographiee.wordpress.com/2013/09/09/observations-militaires-classifiees-dextraneens-et-dovnis-2/


UFO .Russie. secret area . Issyk.2013 by androbate

MAJ 2014 : " Russian archaeologists are conducting an underwater expidition in search of the remains of an ancient civilization at the bottom of the lake Issyk Kul in Kyrgyzstan, Nikolay Lukashov, the president of the Russian Confederation of Underwater Activities, told RIA Novosti Monday.

MOSCOW, August 25 (RIA Novosti) - Russian archaeologists are conducting an underwater expidition in search of the remains of an ancient civilization at the bottom of the lake Issyk Kul in Kyrgyzstan, Nikolay Lukashov, the president of the Russian Confederation of Underwater Activities, told RIA Novosti Monday.

“During the expedition, which is led by Professor Vladimir Ploskikh from the Kyrgyz Academy of Sciences, Kyrgyz and Russian scientists plan to explore underwater archaeological sites to test the hypothesis of the ancient, so-called Andronovo culture, located in the area that is now flooded by the waters of Issyk Kul,” Lukashov said.

According to Lukashov, underwater archeologists are to continue their studies of a settlement that was discovered at the bottom of the lake during the last expedition. Radiocarbon dating has shown the flooded settlement existed for over 3,000 years. Scientists also plan to resume their search for a medieval monastery, which, according to the Catalan Atlas of 1375, is the resting place of apostle and evangelist Matthew.

This year marks 30 years of cooperation between the Russian Confederation of Underwater Activities and Kyrgyz historians. The first joint exploration of Issyk Kul was conducted in 1984 under Stanislav Prapor. Well-known divers, historians and athletes took part in the examination of the lake.

Issyk Kul is one of the largest and deepest lakes in the world, with a top length of 182 kilometers and depth of 668 metres. The lake is located in the northern Tian Shan mountains of eastern Kyrgyzstan. " - http://sputniknews.com/society/20140825/192311108/Russian-Archaeologists-Search-for-Remains-of-Ancient.html

Traduction Yves Herbo : " Les archéologues russes mènent une expédition sous-marine à la recherche des vestiges d'une ancienne civilisation au fond du lac Issyk Kul au Kirghizistan, a déclaré Nikolay Lukashov, le président de la Confédération de Russie des activités subaquatiques, à RIA Novosti lundi. (toujours le même depuis des années)

MOSCOU, Août-25 2014 (RIA Novosti) - " Lors de l'expédition, qui est dirigée par le professeur Vladimir Ploskikh de l'Académie kirghize des sciences, les scientifiques kirghizes et russes envisagent d'étudier des sites archéologiques sous-marins pour tester l'hypothèse de l'ancienne culture dite Andronovo, située dans la région qui est maintenant inondée par les eaux du lac Issyk Kul », a déclaré Lukashov.

Selon Lukashov, les archéologues sous-marins vont poursuivre leurs études d'un site qui a été découvert au fond du lac au cours de la dernière expédition. La datation au radiocarbone a montré que le site inondé existait depuis plus de 3.000 années. Les chercheurs envisagent également de reprendre leur recherche d'un monastère médiéval, qui, selon l'Atlas catalan de 1375, est le lieu de repos de l'apôtre et évangéliste Matthieu.

Cette année marque 30 ans de coopération entre la Confédération russe des Activités Subaquatiques et les historiens kirghizes. La première exploration conjointe sur Issyk Kul a été menée en 1984 sous Stanislav Prapor. Des plongeurs très connus, des historiens et des athlètes ont pris part à l'exploration du lac.

Issyk Kul est l'un des plus grands et des plus profonds lacs du monde, avec une longueur supérieure à 182 km et une profondeur de 668 mètres. Le lac est situé dans le nord des montagnes du Tian Shan de l'Est du Kirghizistan. "

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Yves Herbo-Sciences,F, Histoires, 11-2013, 17-11-2014

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