Les mystères de Rapa Iti

Les mystères de Rapa Iti

Monoliths rapa iti

Des monolithes découverts à Rapa Iti

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Tout le monde a entendu parler de la fameuse Rapa Nui, l'île de Pacques et ses nombreuses statues géantes, mais assez peu savent qu'une autre île habitée, la plus éloignée du Pacifique sud-est d'ailleurs, nommée Rapa Iti.

Pour vous situer l'île et avoir un bon résumé de son histoire, voici des extraits du rapport " Anderson Atholl and Douglas J. Kennett (eds), 2012. Taking the High Ground. The Archaeology of Rapa, a Fortified Island in Remote East Polynesia, Canberra, anu E Press, Terra Australis 37, 288 p., bibliogr., annexes, cartes, schémas, nombreuses ill. noir et blanc et couleur dans le texte."

" La «  petite  » Rapa intéresse infiniment moins de chercheurs et de lecteurs que la «  grande  », ou île de Pâques, et elle est encore plus difficile d’accès, formant la plus méridionale et la plus écartée des îles Australes habitées, à quelque 1 100 km au sud de Tahiti, et à plus de 500 de sa plus proche voisine, Raivavae. Le relief tourmenté de cet ancien cratère de volcan empêche d’y établir un aérodrome, les liaisons ne se font que par mer et les approches exigent de la prudence. L’île a une superficie d’environ 38 km2 et culmine à 650 m. L’équipe internationale d’archéologues à l’origine de ce volume (Atholl Anderson, Jacob Bartruff, Judith Cameron, Éric Conte, Brendan J. Culleton, Douglas J. Kennett, Sarah B. McClure, Matiu Prebble, John Southon, Katherine Szabó, Alan J. D. Tennyson, Yolanda Vogel et Bruce Winterhalder) y a séjourné une quarantaine de jours au cours de l’hiver austral 2002, et en publiant une décennie plus tard les résultats de cette campagne, ses éditeurs soulignent d’emblée ce qu’a de provisoire, parfois même de sommaire, la synthèse qu’ils en proposent aujourd’hui.

Atlantide acores

Les Açores et fonds marins probablement hors de l'eau dans une période préhistorique.

George Vancouver, le premier Occidental à décrire l’île où il ne se risqua pas à accoster en décembre 1791, s’étonnait d’avoir distingué à la lunette, au sommet de ses six plus hautes montagnes, des forteresses «  semblables à des redoutes  », avec des palissades, des «  ouvrages avancés  » et des hommes s’y mouvant «  constamment  ». C’étaient les seules habitations observables, «  assez vastes pour loger un grand nombre de personnes  », et il s’interrogeait sur ce qui les avait fait édifier, «  la crainte d’ennemis étrangers  » ou «  celle d’une insurrection domestique  ».

Ces constructions, qui existent bel et bien, ont été examinées successivement par John Stokes à la faveur d’un séjour de neuf mois dans l’île en 1921-1922, par Edwin Ferdon et William Mulloy, membres de l’expédition archéologique norvégienne de Thor Heyerdahl en 1956, puis par Jérôme Walczak en 1997, et elles formaient le principal objectif de l’expédition de 2002, mais heureusement non le seul. L’une de ses principales hypothèses de travail était que les premiers occupants polynésiens de l’île, comme en Nouvelle-Zélande et ailleurs, s’étaient d’abord établis à proximité des côtes pour profiter plus aisément des ressources halieutiques, et c’est en fouillant des abris sous roche proches de l’océan que l’équipe d’A. Anderson a recueilli les données les plus sûres et les plus abondantes, suggérant un premier peuplement vers le xiie siècle de notre ère, avec aménagement en tarodières de zones marécageuses, puis, deux siècles plus tard, l’édification des premières fortifications, soit un siècle plus tôt que ne l’estimaient les mêmes chercheurs dans un rapport précédent (Kennett et al., 2006 : 340 et 350).

(...) La culture du taro aurait ainsi constitué jusqu’aux quatre cinquièmes de la diète des insulaires, et deux chapitres (10 et 13) sont consacrés respectivement à l’étude de sa culture, mettant en évidence une déforestation par brûlis, et à des extrapolations sur le nombre d’insulaires que ces tarodières auraient été susceptibles de nourrir, estimé à 2 000 – alors que Stokes, dans ses observations restées manuscrites, chiffrait à 3 000 habitants la capacité des villages fortifiés. Mais s’agissait-il de résidences ou de sanctuaires, comme avait conclu (après d’autres) J. Walczak dans sa thèse restée inédite ? Pour A. Anderson et son équipe (p. 233), une telle dichotomie n’a pas de sens à propos de chefferies polynésiennes imbriquant toujours étroitement le «  civil  » et le «  religieux  ». Du reste, à côté de la trouvaille dans l’un de ces forts d’os de tortue, «  chiefly food  » (p. 232, mais voir aussi contra Vérin, 1969 : 290, mets réservé aux marae), l’étude des édifices subsistants ne laisserait aucun doute sur leur destination de défense contre les intrusions et de protection des tarodières établies dans leur champ de surveillance. Trop brève, l’exploration de ces constructions impressionnantes, dont la plus haute culmine à 608 m et dont la plus large s’étend sur 2,5 ha (0,5 ha de moins que l’Acropole d’Athènes), n’a pas permis aux auteurs d’établir la forme des bâtiments disparus, notamment la «  structure ovale  » observée dans d’autres îles des Australes (Vérin, 1969  : 56 sq.) et de la Polynésie.

L’édification de ces ensembles fortifiés se serait déroulée en trois phases historiquement significatives, interrompues par l’intrusion des Blancs puis des missionnaires (éloquemment décrite par Richards, 2004) : deux ensembles architecturaux auraient vu le jour au xive siècle, suivis de trois autres au xvie siècle et de plus d’une dizaine au xviiie siècle, pour s’en tenir aux constructions principales dont dépendaient des dizaines de fortifications secondaires et de refuges probablement tardifs mais non explorés par l’expédition (p. 227). Ce développement exponentiel serait à mettre au compte d’une croissance démographique exa­cerbant la compétition violente entre chefferies, estiment A. Anderson et son équipe (p. 253 sq.), s’appuyant sur des modèles appliqués ailleurs en Polynésie. ".

Source :  Gilles Bounoure, « Taking the High Ground. The Archaeology of Rapa, a Fortified Island in Remote East Polynesia de Atholl Anderson and Douglas J. Kennett  », Le Journal de la Société des Océanistes [En ligne], 136-137 | 2013, URL : http://jso.revues.org/6867

Scripts prehistoric

Scripts préhistoriques - Heinrich Kruparz

On peut déjà, en cherchant ce qu'en pensent d'autres chercheurs, se rendre compte que le manque de données (et de volonté d'en trouver) semble étonnant pour une île française, habitée de surcroît... en effet, la dernière expédition officielle française de scientifiques sur cette île date de 1984 ! Et encore, elle n'y a été que pour faire des relevés de radioactivités pour un suivi des retombées des essais nucléaires français dans le Pacifique... Et si vous regardez du côté de la cartographie, de photos et vidéos de ces fondations trouvées, on constate également la très grande pauvreté de ces données. Le fait que la cartographie a été très difficile a établir avec certitude apparaît logique si on considère son éloignement et l'impossibilité d'y construire un aérodrome, ainsi que sa couverture nuageuse de plusieurs zones quasi-permanente...

Un chercheur officiel, géologue de profession, le Dr. Heinrich Kruparz, parle de nombreuses îles du Pacifique recèlant un mystère et une culture commune, mais également de légendes proches parlant d'îles englouties, de géants et techniques avancées : l'Atlantide et la Lémurie (Mu) sont également du domaine prouvé géologiquement par ce géologue (en vo) :

L'Atlantis et la Lémurie. Mythes et légendes ou Civilisations Avancées Disparues du passé ? De nouvelles preuves - elles existent !

Lemurie1

Heinrich Kruparz

Dans le flot de la littérature sur Atlantis, un livre ressort, il est écrit par un géologue qui montre des preuves, fondées sur une connaissance substancielle, qu'il y avait des civilisations antiques - les précurseurs de notre civilisation étaient l'Atlantide et la Lémurie. L'auteur a, pour des raisons professionnelles, été dans de nombreuses régions du monde où il a été en mesure de recueillir les informations pertinentes. Tous ceux qui s'intéressent à Atlantis pourront enfin apprendre de ce livre comment, quand et où ces cultures de la préhistoire se sont effectivement développées et disparues...

World lemurie

Heinrich Kruparz

Voir aussi le livre : http://www.weishaupt.at/laender_reisen/370_atlantis_and_lemuria/

Darwinrise 1nowDarwinrise 2

Heinrich Kruparz

En voici une autre du même géologue (et il en existe qui dépassent les deux heures) avec une possibilité de mettre des sous-titres anglais (moyen) ou même français (mauvais) qui montre des preuves :

Nanmadol

La cité engloutie de Nan Madol-Asie du sud-est - les survivants de Mu ?

Le paranormal à Rapa Iti :

Marcliblin

Marc Liblin fut un homme invraisemblable.

Sa prodigieuse existence me chatouilla les oreilles lors d’une visite à Raivavae, un joyau d’île, située à 800 kilomètres au sud de Tahiti.

Génial pour les uns, pathétique pour les autres, Marc Liblin naît à Luxeuil dans les années trente, en Haute-Saône, d’un père maître de forges.

A l’âge de six ans, il fut traumatisé par des rêves incessants dans lesquels un vieux personnage lui enseignait la physique et surtout une langue obscure — qu’il parlera couramment — mais dont absolument personne ne connaissait l’origine.

Son enfance fut dès lors un cauchemar. Dès son plus jeune âge, la fuite, la lecture et la solitude deviendront ses fidèles alliées. Durant ses années-là, faites d’errance et d’expédients, il tentera désespérément de connaître l’origine de la langue mystérieuse qu’il parlait.

A 33 ans, il débarque en Bretagne. Il est seul, fauché et très marginal. Là, le hasard le fait rencontrer deux professeurs de linguistique, et des chercheurs de l’Université de Rennes essaieront de décoder cette langue, d’analyser ces rêves. Les ordinateurs naissants crépitent. Peine perdue.

Il rencontrera un chinois linguiste. Celui-là lui dira que sa langue pourrait s’apparenter à un idiome parlé cinquante ans auparavant dans les plateaux du Tibet.

D’autres linguistes lui diront que le son de cette langue s’apparentait à une langue Mère, archaïque, morte. De l’Araméen, peut-être ?

C’est dans un bar de Rennes qu’il trouvera la réponse. Il fait le rigolo devant un aréopage de marins Tunisiens ronds comme des billes. Le barman les écoute attentivement.

Marc Liblin, dans un texte intitulé « L’indigène », raconte :

Il [le barman] alla directement aux faits. J’ai déjà entendu parler de cette façon, c’était sur une île du Pacifique, à Rapa (…) : je ne pratique pas cette langue, mais il faut voir Mérétuini Make, une Polynésienne.

Cette femme habite dans une ZUP. Mais il n’ose pas. Il n’ose pas l’aborder, lui parler. En septembre 1980, il rencontre Charly, un Tahitien paumé, cherchant de l’aide. L’occasion est bonne. Les Polynésiens aident les Polynésiens.

"Nous fûmes vite devant sa porte (…). Il me fallut avancer seul vers la femme qui apparut, figée et silencieuse, attendant de comprendre le pourquoi d’une visite aussi bizarre. Ce qu’il y a eu en moi à cet instant, je l’ignore. Mais sans aucun préambule, j’adressai à la statue qui nous faisait face, le flot des paroles de cet autre langage que mes recherches passées, infructueuses, avaient tant contenu. Et la statue répondit le même parler…"

Quelques années passent. Marc Liblin épouse Mérétuini. Ils décident de partir à Rapa.

Rapa iti

Rapa (Photo Tahitipresse.fr)

Située à 1400 kilomètres au sud de Tahiti, Rapa Iti est une île isolée aux confins des îles Australes. Elle est surnommée la petite sœur de l’île de Pâques (Rapa Nui). Le climat y est frais. En hiver, la température peut chuter à 5°. Ici, point de cocotiers, ni de frangipaniers, aucune plage blanche, pas d’exotisme. Une population de 400 âmes, reliées au monde par un bateau de ravitaillement épisodique.

Malgré son mariage (dernier et premier de l’année sur l’île, le 31 décembre), Marc Liblin n’est pas vraiment le bienvenu, et ses questions sur l’origine de la langue de Rapa, irritent « la communauté des insulaires ».

Il écrit : « Mes tentatives d’interprétations linguistiques soulevaient les rumeurs d’un dialogue avec les anciens et leurs esprits ».

Le couple vit dans des conditions difficiles. « Durant six mois (…), je dépéris de ne manger que racines et cœurs de fougères, poissons encore vivants déchiquetés avec les dents, bananes vertes salées à l’eau de mer… »

Rapar

Tous les sites préhistoriques ou historiques connus recensés

Il revient un an plus tard. Exerce le métier de secrétaire de mairie. Puis devient instituteur, initiant les jeunes de Rapa à la physique et la métaphysique. Il récolte des informations et échafaudes des théories, dont certaines sont abscondes, sur la lointaine Rapa Iti.

Même marié avec une insulaire, et père de quatre enfants, il ne s’intégrera que lentement à la vie de Rapa. Le personnage dérange. Il agace. Les tentacules de l’administration française parvenant à s’arc-bouter sur cette île, elles le somment de fournir des preuves de son diplôme de baccalauréat. Incapable de s’exécuter, il est reclassé instituteur auxiliaire, forcé de rembourser des parties de son salaire. Il arrive tout juste à subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants.

Rapaiti

Il meurt des suites d’un cancer en mai 1998.

Ainsi se termine l’invraisemblable – mais véridique — histoire de Marc Liblin. La question demeure : Comment se fait-il que ce garçon de six ans de Haute-Saône ait pu parler, sans jamais l’avoir apprise, une langue uniquement parlée et comprise par une petite communauté insulaire recluse du Pacifique sud ?

Sources : Jean Guillin, L’Archipel des Australes, Editions A. Barthélémy & Editions Le Motu, Avignon, 2001, (ISBN 2-87923-138-8).

Le blog de son beau-fils à Rapa :

http://www.tikiserlynepacific.com/tiki_serlyne_pacific.asp

L’article écrit par Marc Liblin, cité dans cet article :

http://www.tahiti-pacifique.com/

Rapaiti 1

" Très peu d'infos sur cette île volcanique, un monde oublié...Rapa Iti, la petite Rapa, en Polynésie française...petite soeur de Rapa Nui, l'ïle de Pâques..fouillée en 1956 par William Mulloy qui trouva les restes d'un ancien village fortifié...il y a des abris de pierre et des constructions/structures un peu partout sur les crêtes montagneuses de l'île, camouflées entièrement par la végétation...certains parlent de 'forts' (28) construits par les colons au 18/19è siècle pour les expliquer...en moins de deux siècles complètement ensevelis par la végétation?...peu convaincant...d'autres parlent de 'guerre interne' entre autochtones au 13è siècle suite à un manque de ressources...les survivants se terrant dans ces 'forteresses'...mais encore...les habitants de l'ïle de Pâques seraient les descendants d'habitants de Rapa Iti...'Rapa Nui' signifie la grande île; 'Rapa Iti', la petite île. "

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L'une des rares anciennes photos

Rapa

Ce qui étonne surtout les chercheurs, c'est que même avec une population maximum de 3000 personnes possibles dans des temps reculés, le nombre et la taille des forteresses semble largement surestimés... il est tout aussi possible d'imaginer une protection globale de l'île de dangers d'ennemis provenant de l'extérieur... ou encore que cette île faisait partie du continent englouti et que ces forteresse surveillaient les vallées entourant ce sommet (comme on le constate encore aujourd'hui pour les forteresses mayas par exemple...)

En ce qui concerne l'Atlantide, et du côté de l'Atlantique, cette autre découverte par des brésiliens n'a pas été confirmée pour l'instant par d'autres prélèvements :

L'Atlantide brésilienne aurait été découverte par des géologues

Des géologues brésiliens ont annoncé avoir trouvé à 1 500 kilomètres des côtes de Rio de Janeiro, dans les profondeurs de l'Atlantique sud, des morceaux de roches qui pourraient être une partie du continent submergé lors de la séparation de l'Afrique et de l'Amérique du sud, époque où a surgi l'océan Atlantique il y a cent millions d'années. Selon Roberto Ventura Santos, directeur de géologie de ressources minérales du Service géologique du Brésil, des échantillons de granite ont été trouvés il y a deux ans, lors d'une opération de dragage (retrait de sol océanique pour analyses), dans la région dénommée "Élévation du Rio Grande", une cordillère maritime en eaux brésiliennes et internationales. Or le granite est une roche considérée comme continentale. "Cela peut être l'Atlantide du Brésil. Nous en sommes presque sûrs mais nous devons renforcer notre hypothèse. Nous aurons la reconnaissance scientifique finale cette année quand nous aurons fait des forages dans la région pour trouver plus d'échantillons de ces roches", a expliqué M. Ventura cité par le site d'information G1 de Globo. (Le Monde)

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L'originale montrée au début du reportage

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Une interprétation d'éventuelles ruines visibles au début de la vidéo ?

Autres sources : http://www.larevelationdespyramides-leforum.com/viewtopic.php?f=35&t=581

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http://sphotos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-a ... 9888_n.jpg

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Rapa Iti Map

Une autre question n'est toujours pas vraiment résolue, c'est celle de la provenance des premiers habitants de l'île de Paques, que certaines légendes pourraient attribuer comme étant des hommes ayant fuit Rapa Iti...

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoires, 27-05-2014

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Commentaires (2)

Api Tahiti
  • 1. Api Tahiti | 14/08/2016

Nouveauté disponible en librairie ou sur Amazon

Un livre unique sur l'ile de Rapa Iti écrit par Christian Ghasarian, universitaire.

Au coeur de l'Océan Pacifique, située dans le sud de l'archipel des Australes (à plus de 1400 km de Tahiti) et reliée au monde par un unique bateau accostant tous les deux mois, l'île de Rapa constitue une société à part au sein de la Polynésie française. Son isolement en a fait, depuis longtemps, un lieu de préservation unique des traditions anciennes du monde polynésien. Cette particularité, propre à certains lieux dans le monde que la modernité n'a pas encore atteint, ou n'a atteint que très tardivement, est le sujet privilégié de l'ouvrage proposé par Ginkgo, sous la plume de l'ethnologue François Ghasarian. Ce livre, adressé à tous ceux que le passé de la Polynésie passionne. Remontant dans le temps, aussi loin qu'ont pu être livrés les témoignages des premiers Européens à toucher le sol de Rapa, il présente et commente pratiquement tous les récits consacrés à cette île " perdue " du Pacifique sud, depuis sa découverte par le navigateur anglais Vancouver en 1791, jusqu'aux recherches archéologiques menées par Thor Heyerdhal en 1956. Est donc ici réunie une grande variété de documents (récits, souvenirs et témoignages, correspondances et textes administratifs, articles de journaux et de revues scientifiques), provenant de sources variées (explorateurs, militaires, administrateurs coloniaux, missionnaires protestants et catholiques, ethnographes). Y sont également jointes la plupart des photographies prises à Rapa, depuis les toutes premières à l'aube du XXeme siècle, témoignages visuels irremplaçables que l'écrit le plus précis ne peut transmettre. Tous ces documents, uniques, difficilement localisables et consultables, proviennent d'institutions, d'archives et de bibliothèques dispersées dans le monde. Ils sont ici rassemblés et présentés chronologiquement, suivant ainsi la progression de la " découverte " de l'île et sa lente absorption par le monde colonial. Ces récits - fragments et bribes du passé - constituent les seules données disponibles sur les habitants de Rapa et leurs relations avec les Européens depuis plus de deux siècles et nous permettent de reconstituer la pensée coloniale et son impact religieux, commercial et politique. Parole enfin redonnée aux Polynésiens et à leurs coutumes et traditions.

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Smithb794
  • 2. Smithb794 | 02/06/2016

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