Jerf el Ahmar, Syrie, Xe-IXe millénaires avant J.-C.

Jerf el Ahmar, Syrie, Xe-IXe millénaires avant J.-C.

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Historique :

Après la découverte, en 1996, de pierres gravées de signes schématiques, pictogrammes évoquant des messages datant de plusieurs millénaires avant l’invention de l’écriture, le site néolithique de Jerf el Ahmar (Syrie) continue de livrer des informations inédites. La fouille des deux dernières campagnes (1997-1998) a ainsi révélé une organisation de l’espace bâti attestant, dès 9 000 avant J.-C., de projets collectifs : hameaux construits en terrasses ou déployés autour d’une place abritant un bâtiment communautaire enterré. Jerf el Ahmar s’avère être un site clé pour comprendre le passage historique des premières constructions rondes à la maison rectangulaire. La mise au jour d’une trentaine de maisons entières dans dix niveaux de villages fournit désormais tous les éléments pour analyser ce processus de transformation dans toute sa complexité. Les incendies qui ont ravagé certaines constructions permettent de les reconstituer dans leur intégralité (par exemple grâce à des restes carbonisés des éléments de construction périssables, comme le bois). Grâce à eux, des restes organiques, témoins de la vie quotidienne, ont été conservés. C’est ainsi que pour la première fois nous sont parvenues des préparations culinaires de cette époque. Enfin, l’analyse en cours des restes végétaux fournit de nouvelles données sur les débuts de l’agriculture. Cette fouille franco-syrienne est co-dirigée par Danielle Stordeur (CNRS), dans le cadre de la mission permanente El Kowm-Mureybet (DGRCST du ministère français des Affaires étrangères) et par Bassam Jammous, Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie (Damas).

Le site de Jerf el Ahmar (Syrie), directement menacé par la construction du barrage de Tichrine sur l’Euphrate (mise en eau prévue pour l’été 1999) appartient à la culture mureybétienne. Celle-ci caractérise la région du Moyen et du Haut Euphrate entre 9 500 et 8 700 avant J.-C. (datations calibrées), durant la période pré-céramique dite Pre-Pottery Neolithic A (PPNA). Cette phase s’inscrit dans le processus de Néolithisation qui, entre 12 000 et 7 000 avant J.-C., a conduit les groupes préhistoriques de chasseurs-cueilleurs à se sédentariser en villages puis à maîtriser leur environnement par la domestication des plantes et des animaux (débuts de la production de subsistance). L’étape que représente le PPNA est importante à plusieurs titres. Tout d’abord, les prémices de l’agriculture s’y détectent dans les vallées de l’Euphrate et du Jourdain. Ensuite, cette phase, particulièrement dans sa forme mureybétienne (du nom du site éponyme Mureybet où elle fut mise en évidence par Jacques Cauvin, CNRS, dans les années soixante-dix), se caractérise par une intense créativité, principalement dans le domaine des architectures avec le passage des maisons rondes (connues dès les premiers villages, vers 12 000 avant J.-C. ou 14 000 ans avant maintenant) aux maisons de plan rectangulaire. Les techniques de taille du silex, la production de nouveaux types d’objets décorés ou sculptés témoignent également des mutations qui se produisent alors au sein des populations des rives de l’Euphrate. Jerf el Ahmar enrichit considérablement la documentation disponible sur cette époque. Données d’ordre sociologique (organisation du village), architectural (toutes les étapes de transformation du rond au rectangulaire), symbolique (plaquettes gravées) et botanique (mise en évidence des premières pratiques agricoles) font de ce village un nouveau site-référence pour la « néolithisation ».

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Le site se compose de deux petites collines séparées par un wadi (terme arabe pour désigner des courts d’eau temporaires qui ne coulent qu’à une époque de l’année). La volonté de bâtir sur des aires planes se perçoit dès la première occupation du site : les pentes sont aménagées pour recevoir des habitations rondes, légèrement enterrées. Peu à peu, l’action de terrasser prend de l’ampleur. Elle atteint son apogée avec la construction du septième village qui s’étage, sur la colline la plus orientale, avec un minimum de quatre terrasses. Plusieurs maisons reliées les unes aux autres par les murets de soutènement des terrasses montrent clairement qu’un travail de construction collectif a rassemblé une partie de la communauté villageoise : le terrassement, sa consolidation par des murettes et l’édification de plusieurs maisons semble bien avoir eu lieu simultanément, ce qui implique un minimum de centralisation au niveau des décisions et de l’exécution des tâches.

Une des dernières occupations du site de Jerf el Ahmar, celle-ci non terrassée, offre une autre image des capacités d’organisation des habitants du lieu. Une dizaine de maisons, disposées en arc de cercle, entoure à la fois une « place » et une construction à fonction communautaire. La « place » n’est en effet que le toit plat d’un grand bâtiment rond, totalement enterré, situé ainsi à l’épicentre du hameau, à la limite de la zone construite. Dans ce bâtiment communautaire aménagé aussi pour le stockage, des restes humains ont été découverts en 1998 : un squelette sans crâne était étendu sur le sol de la pièce centrale et un crâne était logé dans un angle de mur. En 1996, il avait été découvert trois crânes se faisant face sur les pierres d’un foyer situé entre deux maisons du hameau. Leur base calcinée montre que ce dépôt a été fait sur le foyer en activité. Les analyses de ces restes sont en cours (Université de Barcelone) et devraient permettre de mieux cerner des pratiques funéraires qui semblent d’ores et déjà complexes.

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A la fin de l’occupation de Jerf el Ahmar, l’évolution de la maison ronde à la maison rectangulaire a atteint son terme. Les acquis techniques, notamment celui du chaînage, permettent aux murs de s’articuler selon de vrais angles droits. Cela n’empêche nullement les habitants de continuer à bâtir des maisons aux contours curvilignes ni de combiner, dans une même maison, angles droits et angles arrondis. Cette grande variabilité dans les plans de maisons, déjà observée dans les niveaux précédents, montre que la pression sociale n’était pas assez forte pour imposer un modèle unique comme ce sera le cas plus tard. La très grande créativité qui s’exprime alors dans le domaine des architectures - plan et volume des constructions, nombre et agencement des pièces, ouverture sur des cours ou sur des agrandissements - reflète une diversité qui contraste avec la standardisation des villages du VIIIe millénaire.

Outre l’état de conservation exceptionnel de beaucoup de constructions, plusieurs maisons incendiées permettent une reconstitution intégrale (ex. : reconstitution des charpentes). Elles révèlent aussi, tel un instantané, l’image des activités qui s’y déroulaient au moment d’un départ assez précipité pour que tous les objets aient été laissés en place. Dans l’une de ces maisons, une pièce, destinée sans doute au couchage et à des activités artisanales, était quasiment vide, tandis qu’une deuxième pièce contenait trois meules calées dans des supports en terre ; une quatrième meule était retournée pour servir de siège ; trois bassins en pierre et deux plats en pierre polie d’un mètre de diamètre étaient posés contre un mur. Cette pièce a livré de nombreux restes d’orge calcinés et, fait inédit jusqu’ici, des boulettes de nourriture contenant notamment des céréales (analyses en cours) et dont certaines ont été retrouvées dans le foyer encore en activité au moment de l’incendie. Les habitants de Jerf el Ahmar se nourrissaient de céréales (orge, engrain -variété de blé-), et de légumineuses (lentilles) dont la morphologie était encore sauvage, mais il semble d’ores et déjà qu’ils aient cultivé une partie de ces ressources : George Willcox (CNRS) a en effet identifié un ensemble de plantes adventices dont la présence est favorisée par le travail de la terre. L’étude des restes animaux (Daniel Helmer, CNRS) montre que la chasse portait essentiellement sur les gazelles, les équidés sauvages (ânes et hémiones) et les aurochs. Les restes d’oiseaux (Lionel Gourichon, Université Lumière Lyon 2) sont également abondants (rapaces diurnes, oies, canards, grues, perdrix, etc.), tandis que la pêche semble avoir été peu pratiquée. Le seul animal domestique était alors le chien.

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Le site s’avère très riche en outillages de silex et d’os caractéristiques de la culture mureybétienne. Les techniques de taille du silex s’y transforment de façon décisive (Frédéric Abbes, Pensionnaire scientifique IFAPO -Institut français d’archéologie du Proche-Orient-, Damas). A côté de la taille unipolaire des blocs, se développent désormais des techniques de taille bipolaires. Si les matières premières les plus utilisées sont prélevées dans l’environnement immédiat, l’importation de plusieurs types de roches et de minéraux est attestée. D’après les analyses (programme ARASSH « Qualités mécaniques des roches en tant que critères de choix des communautés préhistoriques »), ces matériaux proviennent presque toujours d’Anatolie ; ils ont été utilisés pour fabriquer des objets à forte valeur ajoutée : armes, parures, objets décorés, supports de signes.

Jerf el Ahmar illustre particulièrement bien le caractère foisonnant et créatif de la culture mureybétienne : variété des modèles architecturaux, types d’outillages et de décors propres à ce site, etc. Cet aspect s’estompe ensuite pour laisser la place à des modèles de plus en p lus standardisés qui nous permettent de définir plus globalement, à partir du VIIIe millénaire avant J.-C., les cultures de la seconde phase du Néolithique précéramique (PPNB).

* Danielle Stordeur est directeur de recherche au CNRS, directeur de la mission permanente El Kowm-Mureybet et dirige l’unité CNRS « Origine et développements de la sédentarisation au Proche-Orient ».

Repères pour Jerf el Ahmar:
Site découvert en 1989 par le Pr. Mc Clellan (Etats-Unis) et M. Mottram (Australie).

Début des fouilles de Danielle Stordeur : 1995
Nombre de campagnes : 4
Superficie fouillée : 1 000 m2, soit la plus grande superficie dégagée jusqu’ici pour un site de cette époque.

Stratigraphie : 6 m dans un sol de limon. Maisons superposées et hameaux répartis en différents endroits sur deux petites collines.

Durée de l’occupation : environ un demi-siècle, soit 10 niveaux de villages appartenant tous à l’horizon PPNA.

Découvertes marquantes :
Plaquettes et pierres à rainure gravées de signes schématiques et géométriques : « des pièges à idées » ? (1996);

Repères pour Jerf el Ahmar : Une trentaine de maisons entières mises au jour permettant de reconstituer toutes les étapes de la maison ronde à la maison rectangulaire ;
Maison ronde collective enterrée au cœur de hameaux présentant par ailleurs une grande variabilité dans les types de constructions (1997/1998);

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Maison incendiée offrant les vestiges d’activités culinaires en cours et surtout les plus anciens témoignages néolithiques de préparation alimentaire : boulettes contenant une quantité importante de céréales (1997/1998).


Jerf el Ahmar est situé à 2 km du barrage de Tichrine sur le Moyen-Euphrate1. Occupé de 9200 à 8500 av J.-C., il est un des rares sites témoignant des tous débuts de l'agriculture. Ce seul fait incitait à le désigner en priorité pour des fouilles de sauvetage extensives (1 200 mètres carrés)2, qui se sont échelonnées de 1995 à 1999. Les vestiges découverts ont permis de reconstituer l’organisation du village, l’évolution architecturale des habitations (de rondes, elles deviennent rectangulaires), les symboles (plaquettes gravées) et la nature des espèces végétales consommées. Les résultats font de Jerf el Ahmar un site-clef de la «néolithisation», éclairant d'un jour nouveau les sociétés de l'époque, et suscitant en Syrie même un intérêt croissant.

L'apport de Jerf el Ahmar

On savait que le passage des maisons rondes aux maisons rectangulaires datait de la fin du IXe millénaire. Pour la première fois à Jerf el Ahmar, où se succèdent onze villages, documentés par soixante-cinq maisons fouillées, cette évolution a été reconstituée en détail, étape par étape.

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Jerf el Ahmar a permis de découvrir, dès 1996, que les sociétés de l’époque géraient leur espace villageois collectivement. Les villages de la fin de l'occupation du site, notamment, s'organisaient tous autour de bâtiments communautaires. L'un d’eux, composé d'au moins onze maisons, était disposé sur des terrasses surplombant son bâtiment communautaire. Alors qu'un autre village, construit sur une seule terrasse, l'entourait en arc de cercle.

En 1998, les connaissances se sont précisées à propos de ces bâtiments collectifs, grâce à la découverte d'un exemplaire intégralement conservé (sauf le toit). Circulaire et totalement enterré, il était subdivisé en six petites cellules et deux banquettes. Ces aménagements et la présence d’un squelette sans tête, gisant sous les décombres brûlés du toit, évoquent une fonction polyvalente de l’édifice : stockage communautaire, réunions, célébrations.

La campagne de 1999 allait montrer que la fonction des bâtiments collectifs évoluait vers une spécialisation annonçant les premiers lieux de cultes (attestés au sud de la Turquie, dès le PPNB3 ancien). Ainsi, le village précédant l’abandon du site s’organisait-il autour d’un bâtiment rond et enterré mais non subdivisé. Seule une grande banquette en ceinture l’espace intérieur. Ornée, sur le devant, de dalles gravées de triangles en champlevé (4), elle forme un hexagone équilatéral parfait dont les angles sont marqués par des piliers en bois enduits de terre et ornés. On a là le vestige le plus ancien d’un lieu de réunion, d'ordre social et symbolique.

On a pu établir que les habitants planifiaient collectivement l'édification de leur village et de bâtiments communautaires. Un autre apport original de ce site concerne la capacité de ses habitants à fixer sur de petites pierres des messages exprimés sous forme de pictogrammes.

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Le quotidien et l’imaginaire

Les habitants du Proche-Orient ont accompli, entre 9500 et 7500 avant J.-C., dans les vallées du Jourdain et de l'Euphrate, une des plus importantes «révolutions» dont ait bénéficié l'humanité. Grâce à l'existence de céréales et de petits ruminants sauvages, ces chasseurs-collecteurs sont devenus producteurs de subsistance en inventant l'agriculture puis l'élevage. Il est donc crucial de reconstituer en détail toutes les étapes de cette révolution.


À Jerf el Ahmar, d’après Georges Willcox (archéobotaniste, CNRS), l'orge et les lentilles étaient les végétaux les plus consommés. Ces plantes, encore de morphologie sauvage, étaient déjà cultivées, si l’on se réfère à la présence de nombreuses «mauvaises herbes», qui n'apparaissent que lorsqu'un champ est travaillé. Aucun animal, sauf le chien, n'est domestique. Les animaux les plus chassés, d’après Daniel Elmer (archéozoologue, CNRS), sont les gazelles et les équidés sauvages, ainsi qu'un grand nombre d'oiseaux.


Le monde des symboles se révèle dans les architectures et le mobilier. Une découverte majeure (1999) a confirmé le rôle de l’aurochs (5) dans l’imaginaire de l'époque. Une petite maison ronde, incendiée, a livré quatre cranes d’aurochs qui devaient être suspendus aux murs. De fait, toutes les représentations (figurines, gravures) évoquent des animaux prédateurs ou dangereux : chat sauvage, serpent, scorpion, rapaces. Le site s’est illustré par la découverte, inédite pour le Néolithique proche-oriental, de petits objets en pierre, gravés de figures schématiques et de symboles abstraits, évoquant un système de signes. Ces «pictographes» ont pu jouer le rôle d'aide-mémoire faisant allusion à des récits à caractère mythique ou initiatique.

La prise de conscience de ce qu'allait représenter sa totale disparition sous les eaux du lac de barrage (prévue début août 1999) a conduit le ministère de la Culture syrien à solliciter un ajournement de la mise en eau, dans le but de permettre le démontage de trois bâtiments remarquables et leur mise à l'abri. Cette opération (chef de projet : Michel Brenet) a été réalisée en août 1999 grâce à un mécène syrien, la fondation Osmane Aïdi. Leur reconstruction sera réalisée prochainement dans un espace attenant au musée de Deir es Zor (Syrie), dans le cadre d’un musée dédié aux «premiers paysans de l’Euphrate». Au moment où paraît cet article, le site de Jerf el Ahmar est englouti sous 15 m d’eau.

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Bibliographie : 
• D. Stordeur. 1999, Organisation de l’espace construit et organisation sociale dans le Néolithique de Jerf el Ahmar (Syrie, Xe-IXe millénaire avant J.-C.). In : Braemer F. ; Cleuziou S. et Coudart A. (eds.) : Habitat et Société, XIXeRencontres internationales et d’archéologie et d’histoire d’Antibes. Antibes, APDCA : 131-149. 
 Nouvelles découvertes à Jerf el Ahmar, Syrie, Xe-IXe millénaires avant J.-C., CNRS-Info n° 370, janvier 1999, pp. 9-10.

1) Voir carte : site n° 5.

2) Campagnes de fouilles financées par le ministère français des Affaires étrangères, le CNRS, l’Union européenne, et la direction générale des antiquités et des musées de Syrie.

3) PPNB : Pre-Pottery Neolithic B ou période précéramique B.

4) En champlevé : en ôtant au burin l’espace (le champ) autour d’un motif, d’une figure, afin d’obtenir des blancs, des reliefs.

5) Aurochs : boeuf sauvage de grande taille. Bucrane : crâne (ou partie de crâne) de bovidé surmonté par les chevilles osseuses de ses cornes.

http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/Archeo2000/html/archeo11.htm

Frédéric Abbès prendra la direction du projet franco-syrien en 2010. Le but de sa création était de prolonger les recherches effectuées à Mureybet (moyen Euphrate) entre 1971 et 1974. Ce site, occupé du XIIe au VIIIe millénaire avant J.-C., était devenu un site de référence pour la néolithisation du Proche-Orient. La nouvelle mission se concentra d’abord sur la néolithisation d’une région semi-désertique, celle de la steppe de Palmyre.

Plusieurs dizaines de sites allant du Paléolithique aux âges des métaux furent identifiés et trois sites fouillés : El Kowm 2, Qdeir 1 et Nadaouiyeh (VIIe millénaire avant J.-C.). A partir de 1989, la construction sur l'Euphrate du barrage de Tichrine amena les autorités syriennes à promouvoir un programme archéologique de sauvetage. La mission se vit confier le site de Dja'de el Mughara (IXe millénaire avant J.-C.) dont la fouille, dirigée par Éric Coqueugniot est une mission autonome depuis 2007. La fouille du site de Cheikh Hassan, sur le lac Assad, fut menée en 1993 (dir. D. Stordeur). En 1995, la DGAM de Syrie accordait à la mission un permis de fouille franco-syrienne (dir. D. Stordeur et B. Jamous) pour Jerf el Ahmar, découvert quelques années auparavant par une équipe américaine (T. Mac Clellan et M. Mottram).

A la fin des fouilles sur ce site en 1999, un nouveau programme franco syrien fut confié aux mêmes co-directeurs, cette fois dans la région de Damas à Tell Aswad. Les fouilles dans ce site s’arrêtèrent en 2007. Enfin, après des travaux de prospection et de sondages, F. Abbès prit la direction d’une vaste opération de fouilles franco-syriennes (co-direction T. Yartah) dans la région du Bal’as à partir de 2002. Cette opération se développe actuellement sur un programme de plusieurs années et concerne au moins quatre sites.

http://wikis.ifporient.org/archeologie/index.php/Jerf_el_Ahmar

http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/Archeo2000/html/archeo11.htm

Yves Herbo SFH-03-2013

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