Choquequirao, la deuxième mystérieuse Machu Picchu

Choquequirao, la deuxième mystérieuse Machu Picchu

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Le gouvernement péruvien travaille actuellement à la construction d'un téléphérique menant au site de Choquequirao, surnommé "l'autre Machu Picchu". Ceci afin de réduire l'afflux de touristes au Machu Picchu proprement dit. Pour Choquequirao, cela se traduira par une explosion du nombre de visiteurs, qui passera de 5 personnes en moyenne à 3 000 par jour après son ouverture à la fin de 2015. Au Machu Picchu, ce nombre reste limité à 2 500 visiteurs par jour. Actuellement, la plupart des visiteurs à Choquequirao doivent voler à Cuzco, l'ancienne capitale impériale des Incas, et puis conduire pendant quatre heures sur les routes de montagne. Ensuite, c'est encore 12 à 16 heures de marche.

Loin des sentiers Incas foulés, chaque année, par des milliers de touristes, les ruines récemment « redécouvertes » de Choquequirao au Pérou mettent en lumière une nouvelle hypothèse : la fabuleuse civilisation inca aurait résisté près de quarante ans après la chute de Cusco.

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Des générations de voyageurs ont rêvé de se perdre au cœur des sites Incas qui s’égrènent au Pérou, vieilles pierres alignées auréolées de mystère. Pourtant aujourd’hui, du célébrissime Machu Picchu à l’incontournable vallée sacrée autour de Cusco, difficile d’envisager une communion cosmique avec les fils du soleil, dans le silence des vestiges. De l’aube au crépuscule, ce sont des hordes de touristes - toutes nationalités confondues - qui empruntent le chemin pavé de l’Inca, photographient, arpentent et caressent les pierres des fameuses cités mille fois imaginées.

Un site toutefois, autorise une visite plus confidentielle : la cité perdue de ChoquequiraoBerceau de l’or » en quechua). Le comte français Eugène de Sartiges fut l’un des premiers explorateurs à avoir révélé l’existence de la citadelle, qui retomba vite dans l’oubli, avant d’être « redécouverte » dans les années 90 et progressivement déblayée depuis le début des années 2000. Mais, contrairement à tous les autres sites Incas accessibles au plus grand nombre, déambuler à travers Choquequirao se mérite : depuis le village de Cachora, petit bout du monde péruvien à 180 kilomètres à l’ouest de Cusco, il faut au minimum deux jours de marche pour parcourir, entre agaves et genêts, les 30 kilomètres et les 3000 mètres de dénivelés qui séparent la civilisation de la cité perchée.

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La superficie totale des ruines (entre 1800 et 2000 hectares dont seulement 15 à 20 % ont été mis à jour) atteste de l’importance du site, jadis poste de résistance ou grand centre cérémoniel et religieux. Des chevaux paissent tranquillement à travers les vestiges : temples, sanctuaires, maisons des prêtres, résidences des nobles, bains et canaux, terrasses agricoles… Autant de découvertes qui posent toutes la question : quel mystère cache Choquequirao ?

Au fil des excavations, les archéologues et historiens semblent converger vers la même thèse : en 1532, Cusco est conquise par les espagnols, dirigés par le redoutable Pizarro. Les survivants Incas, menés par Manco Capac II, sont contraints de s’enfuir dans la montagne et de gagner des citadelles protégées par leur position en nid d’aigle, telle que l’était Choquequirao et qui servait à l’époque de refuge à la tribu des Chancas. Durant quarante ans, les Incas y survivent puis se voient exhortés à rejoindre la vallée. La plupart disparaissent dans la forêt amazonienne, emportant avec eux le secret de cette ultime citadelle. Le site, complètement abandonné, se dégarnit progressivement de ses toitures de bois et de paille et retourne à la jungle, envahissante.

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Aujourd’hui, patiemment, des équipes internationales et locales d’archéologues continuent de surveiller et fouiller les ruines… Le dédale des vestiges coiffe une crête vertigineuse à 2950 mètres d’altitude, soit 1500 mètres au-dessus des flots bouillonnants du Rio Apurimac. Une perspective étourdissante, donnant le sentiment d’être littéralement accroché dans le ciel, où tournoient en permanence des condors. Plusieurs sommets enneigés ourlent l’horizon de la cordillère Vilcabamba… Un cadre idéal pour ce qui semble avoir été le plus inaccessible des refuges secrets des Indiens en fuite devant la progression des conquistadors.

Un événement marque le solstice de décembre à Choquequirao : un escalier géant à été construit, de 25 m (82 pi) de long et de 4,4 m (14 pi) de largeur, orienté vers un azimut de 120-125 degrés, juste quelques degrés du solstice. Au lever du soleil du solstice de Décembre, la lumière illumine toute la longueur de l'escalier.

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Le sanctuaire de la chute d'eau dans la section principale du site a des corniches d'ardoise, qui rappellent l'architecture vu sur les sites Chachapoya. En outre, une récente découverte est le dégagement de terrasses de pierre en gradins à Choquequirao. Ces terrasses ont été trouvées posséder une série de grands glyphes martelés de lamas, fixés dans un modèle pour compenser les marches de la terrasse, avec un motif en zig-zag couronnant la plus haute terrasse. Ce modèle est le seul trouvé à l'extérieur de la région des Chachapoyas, suggérant que les ouvriers Chachapoyas ont été amenés de leurs terres du nord du Pérou pour aider dans le processus de construction.

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Sources/Extraits : http://www.skynet.be/jack-fr/aventure/dossier_machu-picchu-et-choquequirao-perou?articleId=921802

http://slickandtwistedtrails.com/2013/05/25/extreme-archaeologist-never-stops-exploring/

http://www.i-voyages.net/Xdossiers/dossiers.php?val=186_la+mysterieuse+cite+choquequirao

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Ici au premier plan de la première photo, nous avons des ruines beaucoup plus anciennes que celles des Incas, construites avec une méthode architecturale différente et des blocs taillés massifs. 

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoires, 30-05-2014

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