Amazonie : les Harakmbut dévoilent leurs monolithes sacrés

Amazonie : les Harakmbut dévoilent leurs monolithes sacrés

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Pour lutter contre l'avancée des exploitations minières et la disparition de leur culture, les indiens Harakmbut ont redécouvert et montré l'un de leurs monolithes sacrés. Situé à distance dans sa vaste réserve communale connue sous le nom de Amarakaeri, dans la région de Madre de Dios, ce monolithe, d'après les anciens Harakmbut, est un profil d'un visage indien sculpté dans un rocher monumental. Ce monolithe était pratiquement oublié, bien que connu, car la seule preuve de son existence était jusqu'à présent quelques photographies prises vers 1935 !

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Les anciens ont décidé de révéler sa présence pour s'en servir comme arme culturelle destinée à la préservation de leur territoire contre les exploitations minières illégales, la déforestation intensive et l'exploitation de l'hydrocarbure. Pour cela, après plus de 70 ans d'oubli dans cette jungle amazonienne du Pérou, deux dirigeants Harakmbut, Luis Tayori et Jaime Corisepa, ont mené la semaine dernière une expédition pour retrouver le grand visage sculpté dans la roche, avec les moyens de la Fondation Ford et Rainforest, dans le but de relier les indigènes à leur passé et protéger leur avenir et ressources de la prédation.

" L'endroit où le visage se trouve est "un lieu sacré" pour les Harákmbut. Ils avait été demandé aux roches de les protéger ou de leur donner la prospérité, mais ces coutumes ont été abandonnées une fois qu'ils sont entrés en contact avec la civilisation occidentale, entre 1935 et 1945, avec des missionnaires dominicains, " a déclaré Tayori. On ne sait pas de quand date cette sculpture.

Tayori est le président du Conseil Harákmbut Yine Machiguenga (COHARYIMA) tandis que Jaime Corisepa sert d'agent technique exécutif du Contrato de Administración de la Reserva Comunal Amarakaeri (ECA-RCA).

L'expédition a été filmée par le réalisateur britannique Paul Redman dans un court-métrage dont la première a eu lieu jeudi dans une série de cinémas indiens à Lima et pour toute la semaine à cause du Sommet mondial sur les changements climatiques des Nations Unies (COP20) dans la capitale du Pérou du 1 au 12 Décembre.

Voici un extrait-présentation du documentaire diffusé dans les cinémas péruviens :


 

El rostro harakmbut, arma cultural indígena ante 2 par yveshSFH

Tayori a expliqué que le visage est à seulement deux heures de route de la mine d'or de la rivière Huaypetue ("abondant en maïs", selon la langue maternelle), où les grandes machines des mineurs illégaux apparaissent dans la nuit, pour arracher l'or dans le sol des Harákmbut et le laissant contaminé.

A cause de l'expédition, les deux dirigeants indiens "mettent des vies en danger", étant donné l'hostilité des mineurs illégaux à autoriser les déplacements dans la partie des " 25 miles des bassins de la rivière", qui sont maintenant dévastés, puisqu'il n'y a plus qu'un désert de sable et de galets, là où il devrait y avoir la forêt amazonienne...

" Les sociétés minières ne sont pas conscientes des reliques culturelles à l'intérieur de la réserve ", a déclaré Tayori, qui vise à diffuser l'importance archéologique de son territoire, sur lequel la société Hunt Oil a accordé depuis 2005 l'exploration et l'exploitation du lot 76, qui occupe 90 pour cent de la superficie de la réserve.

" La situation est à pleurer. L'activité minière détruit les familles et les clans sont dans une situation d'urgence culturelle, mais avec ces emplois, les gens réfléchissent à ce que cela signifie de vivre avec ce genre d'activité ", a déclaré Tayori

Le leader indigène a décidé de récupérer plus des éléments de la culture Harákmbut et de valoriser l'identité de son peuple, de gérer les menaces environnementales affectant 400.000 hectares de la réserve Amarakaeri.

" Selon les témoignages des Harákmbut, deux autres faces monolithiques se trouvent profondément dans la forêt, reliées par des anciennes routes menant à Cuzco ", a déclaré Tayori.

En sauvant ces vestiges archéologiques et culturels, les Harákmbut vont essayer de stopper la progression des activités minières de l'Amazonie, et ils sont considérés comme " les seuls " agents formés pour protéger leur territoire, en même temps, c'est leur maison et la source de leurs moyens de subsistance...

Sources : http://www.lavanguardia.com/cultura/20141121/54419560137/el-rostro-harakmbut-redescubierto-como-arma-indigena-ante-la-deforestacion.html#ixzz3JnypSDCc
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Yves Herbo traductions, Sciences, F, Histoires, 22-11-2014

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Commentaires (1)

Castellet

Bonjour

Interessant à plusieurs titres:

-On n'a pas fini de decouvrir des vestiges des anciennes civilisations , surtout dans les endroits ou notre civilisation occidentale consumieriste , n'a pas encore trouvé de quoi exploiter sa soif de possesion.
L'exploitation miniere sauvage, l'appât du gain ont peut etre oblige les Harákmbut à attirer l'attention du monde sur ces monolithes.
-D'autres monolithes de visages ou personnages tailles dans le flanc d'une montagne existent de par le monde .Par exemple en afrique Occidentale, en guinée pres de la frontiere du Mali se trouve un demi portrait d'une femme creusé dans la pierre.150 m de hauteur de la tête au milieu du torse.Voir le site de Klaus Dona et le document :L'histoire cachée du genre humain.
-La connection évoquée entre cette culture amazonienne et cuzco est aussi interessante car on sait peu de choses sur le rayonnement des civilisations andines sur la zone amazonienne.

Sur les origines cachées des civilisations voir mon site jocast.fr

L'origine extraterrestre de l'humanité :Les preuves

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