Inquiétude chez Total : importante fuite de gaz au large de l'Ecosse

Inquiétude chez Total : importante fuite de gaz au large de l'Ecosse

plateformed-elgin.jpgplateforme Total du gisement d'Elgin-Franklin (TOTAL E&P UK LTD /SIPA )

Il s'agit du "plus gros incident pour Total en mer du Nord depuis au moins dix ans" selon un porte-parole de la compagnie pétrolière française. Une importante fuite de gaz a été détectée dimanche sur la plateforme Total du gisement d'Elgin-Franklin, en mer du Nord. Une situation qui a obligé le groupe à déclencher un plan d'urgence mardi 27 mars. Tour d'horizon des questions que pose cet accident.

• Que s'est-il passé ?

Une fuite a été détectée dimanche 25 mars 2012 sur la plateforme d'Elgin-Franklin, au large de l'Ecosse. La fuite provient d'un puits qui a été percé en 1997 et qui est fermé depuis environ un an (France-info).Du liquide s'est d'abord échappé, a expliqué Total, entraînant la formation d'une nappe fine d'hydrocarbure d'environ 12 km². Selon les estimations de Total données mardi matin, 23 tonnes de gaz se sont échappées depuis 48 heures. Mardi soir, le nuage de gaz, visible à onze kilomètres à la ronde, enveloppe toujours le site.

Le groupe pétrolier, cité par Les Echos, indique que "la fuite [proviendrait] de la partie de la plate-forme située au-dessus du niveau de la mer, ce qui rendrait probablement plus faciles les opérations de réparation." Mais des études sont encore en cours "pour analyser les causes de la fuite et déterminer les actions à mettre en oeuvre".

• Comment a réagi Total ?

Dans la nuit de dimanche à lundi, le groupe a fait évacuer, par précaution, les 238 personnes travaillant sur la plateforme et coupé l'électricité afin de limiter les risques d'explosion. Mardi, l'inquiétude a gagné la compagnie anglo-néerlandaise Shell : les 85 employés de deux de ses installations, situées à quelques kilomètres de là, ont été à leur tour évacués.

Une zone d'exclusion maritime de 3,7 km a également été mise en place autour de la plateforme. Les avions ou hélicoptères sont eux interdits de survol sur 5,5 km. Cela "permet aux équipes qui interviennent sur la fuite de travailler en toute sécurité", a expliqué une porte-parole des garde-côtes. Pour l'instant, le groupe suit l'évolution de la situation grâce à des navires déployés à proximité.

• Quels impacts sur l'environnement ?

La compagnie se veut rassurante. Dans un communiqué publié mardi en fin d'après-midi, Total assure que "les premières indications montrent qu'il n'y pas d'impact significatif sur l'environnement". Ce n'est pas l'avis de Frederic Hauge du groupe de défense de l'environnement norvégien Bellona. Ce dernier suit de près l'exploitation pétrolière en Mer du Nord. Selon lui, "le problème échappe à tout contrôle". Pour Simon Boxall, océanographe à l'université de Southampton, interviewé par la BBC, la fuite a dégagé un nuage de gaz sur la zone, qui peut présenter des risques d'inflammation et de toxicité.

• Quelles pistes pour la réparer ?

Pour réduire l'ampleur du nuage, le groupe pourrait réaliser un puits d'intervention, afin de diminuer la pression sur le puits principal. Mais ce type d'opération pourrait prendre au moins six mois, selon David Hainsworth, responsable de la sécurité et de l'environnement chez Total au Royaume-Uni, interrogé sur la BBC. Selon certains professionnels, le groupe pourrait aussi recourir à d'autres solutions, en colmatant la fuite une fois celle-ci identifiée.

• Quelles conséquences pour l'action Total en Bourse ?

La perspective d'un incident majeur a fait lourdement chuter le titre Total à la Bourse de Paris. Il a ainsi perdu 5,96% à 38,56 euros à la fermeture. Le titre accuse ainsi son plus fort recul depuis décembre 2008. FTVi avec AFP et Reuters

Ceci est un avertissement de plus à l'intelligence humaine : l'exploitation intensive des fluides de la Terre (pétroles, gaz, ...) vide des poches et cavités essentielles à la cohésion de la croûte terrestre par des pertes de pressions importantes, des écroulements en profondeurs de ces cavités et des séismes liés, et diminue sa lubrification tectonique par disparition de matières huileuses... L'humanité accélère sa propre décadence en ne comprenant pas son esclavage à son propre système économique boiteux, qui l'empêche en final de réaliser quoique ce soit de vraiment essentiel à l'Humanité : sa survie future. A quoi sert ce système " capitaliste" si en final personne au monde  ne peut ou ne veut réunir assez d'argent pour sauver l'humanité, ou simplement sauver sa réelle et première maison : la Terre de sa propre folie...

Yves Herbo 03-2012

Yves Herbo sur Google+

politique argent économie environnement climat

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau