19ème siècle-20ème siècle

Regroupe les article parlants de ces époques

OVNIs : les premiers enlèvements modernes -5

OVNIs : les premiers enlèvements modernes - 5

 

Soucoupe travis walton

Suite de la partie 1 : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-les-premiers-enlevements-modernes-1.html

de la partie 2 : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-les-premiers-enlevements-modernes-2.html

de la partie 3 : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-les-premiers-enlevements-modernes-3.html

et de la partie 4 : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-les-premiers-enlevements-modernes-4.html

 

Travis Walton + 6 autres bûcherons, 05-11-1975

 

Travis walton et son equipe

http://www.travis-walton.com/witness.html

 

Ce mercredi 5 novembre 1975, sept bucherons ont passé la journée à couper des arbres dans la forêt nationale Apache-Sitgreaves, dans les Montagnes Blanches, proche de Snowflake, à 240 km au nord de Phoenix (Arizona, USA). Le patron, Mike Rogers, avait vingt-huit ans, le plus âgé des sept hommes, et ses subordonnés se nomment : Allen Dalis, John Goulette, Dwayne Smith, Kenneth Peterson, Steve Pierce et Travis Walton, qui a 22 ans à l'époque.

Le coucher du Soleil dans ce lieu un peu élevé et montagneux se produisit vers 17h45 et, après avoir continué à travaillé dans la lumière déclinante, l'arrêt du labeur fut donné à 18 heure précise. Le temps de récupérer les outils, les scies à chaînes, les bidons de pétrole et d'huile et de se regrouper, les hommes s'entassèrent dans le vieux pick-up de 1965, qui put partir vers 18h10. Les places étaient bien définies dans la camionnette : les non-fumeurs à l'avant (Mike Rogers qui conduit, Kenneth Peterson au mileu et Travis Walton à droite, contre de la porte donc. Tous les autres sont assis à l'arrière et sont fumeurs. Ils commencèrent à monter la crète menant à la route, ils devraient être rentrés chez eux vers 19h30. Ils ouvrirent les fenêtres malgré le froid qui tombait : la chaleur et sueur du travail était encore bien présente...

Ils avaient atteint la route depuis quelques minutes et continuaient à monter quand Travis Walton aperçut une lumière à travers les arbres situés à leur droite et 100 mètres en avant. Il supposa d'abord qu'il s'agissait du soleil en train de descendre à l'ouest, mais se souvint que ce dernier avait déjà disparu depuis une bonne demi-heure. Il pensa alors qu'il s'agissait des lumières d'un camp de chasseurs, ou des phares ou même un possible incendie. Les collègues placés à droite de la camionnette avaient du aussi voir quelque chose car ils étaient bien silencieux. Alors qu'ils continuaient à avancer vers cette luminosité, une trouée dans les arbres permis de la distinguer un peu mieux... 

" Fils de . . ." commença Allen Dalis.

- Qu'est-ce que c'était ? Demanda Travis Walton.

Ses yeux s'efforçaient de donner un sens à la lueur scintillante à travers les arbres denses qui bloquaient leur vision. De la fenêtre ouverte, il pouvait voir l'éclat jaunâtre apparaître au travers de leur chemin, sur la route, quarante mètres plus loin. Du siège du conducteur, Mike Rogers ne pouvait pas utiliser son œil droit sans se pencher, " Qu'est-ce que vous voyez ? " Demanda-t-il avec curiosité.

Dwayne Smith répondit : " Je ne sais pas - mais cela ressemblait à un avion écrasé suspendu dans un arbre ! "

Finalement, notre excitation croissante a poussé Mike Rogers à accélérer un peu la petite vitesse que le pick-up pouvait encore atteindre sur l'inclinaison. Nous passâmes au-delà de l'ombre des feuillus persistants, vers l'endroit où nous pouvions avoir une vue dégagée sur la source de l'étrange éclat. Soudainement, nous avons été électrisés par la vue la plus impressionnante, incroyable que nous avions vue dans nos vies entières.

" Arrêtez ! " Cria John Goulette. " Arrête le camion ! "

Alors que le camion glissait dans un arrêt poussiéreux sur la route rocailleuse, Travis Walton ouvrit sa portière pour avoir une vue plus claire de la chose éblouissante.

" Mon Dieu ! " Cria Allen Dalis. " C'est une soucoupe volante ! "...

Mike Rogers coupa le moteur et ils regardèrent tous, interloqués un étrange disque doré qui planait silencieusement à 20 pieds au-dessus du sol . Nous avons regardé, épouvanté. Les hommes du côté gauche du camion se penchaient pour qu'ils puissent voir. Là, à vingt pieds (6 mètres) au-dessus du sol, un étrange disque d'or planait silencieusement, à 30 yards d'eux (27 mètres). Ses bords étaient clairement définis. La machine d'or était nettement dessinée contre le bleu profond du ciel clair du soir. Un hâlo léger jaune émanait de l'embarcation et illuminait faiblement la zone immédiate d'une lueur mystérieuse. Sous la lumière étrange, la forêt autour prenait des teintes bizarres, qui étaient très différentes de ses couleurs naturelles. Les arbres, les branches et l'herbe reflétaient de nouvelles nuances subtiles et singulières.

Soucoupe travis walton

Image courtesy Michael H. Rogers ©1996

 

D'après leur estimation, l'objet avait un diamètre global (un diamètre étant une ligne droite) de quinze ou vingt pieds (5 à 6 mètres - soit 18 mètres de circonférence env.); Il avait huit ou dix pieds d'épaisseur (3 mètres). Le disque aplati avait une forme semblable à celle de deux gigantesques poêlons placés lèvre à lèvre, avec un petit bol rond retourné sur le dessus. A peine visible de leur angle de vue, un dôme blanc dépassait en effet le contour supérieur du navire. Ils pouvaient voir des rayures plus foncées d'un éclat d'argent terne qui divisaient des zones incandescentes de sections en panneaux. La lumière jaunâtre pâle émise par la surface avait l'éclat du métal chaud, incandescent d'un haut fourneau. Il n'y avait aucune antenne ou protubérance visible d'aucune sorte. Rien qui ressemblait à une trappe, portes ou structures en forme de fenêtres ne pouvait être vu. Il n'y avait aucun mouvement et aucun bruit de l'engin.

Selon Travis Walton, il fut soudainement saisi de l'urgence d'aller voir la chose de près. Il eut peur de son départ et qu'il puisse manquer la chance de sa vie de satisfaire sa curiosité à ce sujet. Il sortit précipitamment du camion et se dirigea rapidement mais calmement vers le mystérieux véhicule et une clairière...

Ces collègues s’inquiétèrent de son action aussitôt :

" Qu'est ce que tu crois faire ? " Demanda Mike Rogers dans un fort murmure.

" Hé, Travis ! " l'appelèrent les hommes avec insistance.

Walton a longuement hésité, puis il est reparti plus lentement vers l'engin, à demi-courbé. Puis il s'est redressé en entrant dans le cercle de luminosité jaune laissé par l'engin sur le sol. Il était à peine à 1m80 d'être en-dessous de l'engin quand il s'est arrêté à nouveau. Là, il perçoit comme un son sourd, un étrange mélange de sons mécaniques bas et aigus. Il y avait des pointes intermittentes, perçantes, des bip superposés sur le bruit lointain, un bas grondement d'une machinerie lourde. Les sons étranges étaient tellement mélangés qu'il était impossible de les comparer à un son quelconque, déjà entendu.

- Travis, éloigne-toi de là ! cria Mike Rogers.

L'interpellé a jeté un regard fugitif sur le pick-up garé sur la route, puis a reporté son attention sur l'étude du navire incroyable. Soudain, il est surpris par une houle puissante et tonnante avec l'augmentation du volume des vibrations de l'engin. Il semble sauter sur place à cause du son vibrant, comme celui d'une multitude de générateurs de turbine démarrant. Il voit que la soucoupe commençe à vaciller sur son axe avec un mouvement d'accélération, comme une balance autour d'un sommet non stabilisé. Le même côté a continué à lui faire face pendant que l'engin restait à peu près à la même hauteur tout en se balançant

Il était en train de s'accroupir lorsqu'un rayon bleu-vert brilla du fond de l'engin. Il n'a rien vu ni rien entendu, juste la sensation d'un coup engourdissant, comme une électroction. Et puis sa conscience s'est enfoncée dans des ténèbres intenses...

Les hommes dans le camion ont vu son corps s'archer en arrière, les bras et les jambes tendus, lorsque la force du coup l'a soulevé du sol. Il a été projeté en arrière, en l'air de plusieurs pieds (5-6 mètres). Ils ont vu son épaule droite frapper la dure terre rocheuse de la crète. Mon corps restait immobile, étendu sur le sol.

" Il l'a eu ! " Cria Steve Pierce.

Dwayne Smith a crié: " Partons d'ici ! "

" Faites bouger ce fils de pute ! " hurla hystériquement Allen Dalis.

Ce n'était pas la peine de demander à Mike Rogers : il tâtonnait déjà désespérément, cherchant le commutateur d'allumage. Ses doigts tremblants saisirent finalement la clé. Le moteur rugit à la vie. Mike mit le camion sur la piste qui était parsemée de cailloux. Il tourna frénétiquement le volant d'un côté, puis de l'autre, parcourant la route tortueuse, écrasant la pédale de l'accélérateur...

- Il nous suit ? Cria-t-il par-dessus son épaule. Personne n'a répondu.

- C'est après nous ? Cria-t-il encore...

Quand encore aucune réponse ne vint, il se tourna pour voir les regards choqués et stupéfiés sur les visages de son équipe. Leurs visages pâles regardaient droit devant eux, vides. En réaction à l'horreur incroyable de ce qu'ils avaient vus, six bucherons endurcis étaient réduits à une terreur sans intelligence... lui-même terrorisé, il pencha la tête par la fenètre pour voir s'ils étaient poursuivis tout en écrasant la pédale... le camion faisait des embardés, cognait des petites roches en bordure de la route, et ce ne fut que lorsqu'ils perdirent le rétriviseur droit, touché par un tronc d'arbre et que le camion fit un vol plané sur une forte bosse, faisant gémir les amortisseurs d'une façon inquiétante à l'atterrissage, qu'il freina et diminua sa vitesse... réalisant que la mauvaise route et sa vitesse étaient tout aussi dangereux...

Il finit par arrêter la camionnette à 30 mètres de la Rim Road. 

« Il ne semble pas être après nous », frissonna Mike Rogers. La pause a poussé les hommes hors de leur silence choqué. Ils ont commencé à japper hystériquement. Tout le monde hurlait aussitôt, dans une confusion de cris aigus. Il insista : " Je l'ai vu retomber, mais qu'est-ce qui lui est arrivé ? "

" Man, un rayon bleu est sorti du fond de cette chose et l'a frappé partout ! Cela semblait l'engloutir ." La voix de Kenneth Peterson était solennelle.

- Bon sang ! Il semblait qu'il se désagrègeait ! s'écria Dwayne Smith.

- Non, il était d'une seule pièce, contredit Steve Pierce. Je l'ai vu frapper le sol.

" Je sais une chose, il a l'air d'avoir été frappé par un éclair !" revint Dwayne Smith. " J'ai entendu un zap - comme si il avait touché un fil électrique ! "

" Hé, les gars, nous ferions mieux d'y retourner ! " a dit quelqu'un.

- Pas question, mec, je n'y retourne pas ! Dit quelqu'un d'autre.

Comme les hommes l'ont soutenu, Mike Rogers intervint. " Allons faire un feu pour que les gars qui ne veulent pas y aller puissent rester ici dans la clairière, tandis que le reste d'entre nous y retourna ".

A ce moment, une camionnette s'approche sur la route en contrebas : ils se précipitent et l'arrêtent, pour demander s'ils ont vu quelque chose... Le conducteur demande aussitôt s'ils avaient vu ça ?... Il semble que le chauffeur de ce camion ait vu un disque au sud, qui s'est élevé et est parti à toute vitesse vers le nord-est... Du coup, les bûcherons ne pensent plus à rien et reprennent la route, tout en discutant... 

Ils discutent encore à un mile (1,5 km) sur la route, où ils ont atteint le virage qui allait au nord de Heber. Là, ils sont finalement arrivé à une conclusion inévitable. Mike Rogers a remit le camion à l'arrêt. Il a dit fermement : " Ce camion va faire demi-tour, tous ceux qui ne veulent pas venir peuvent sortir ici et maintenant, et attendre... Nous avons agi comme un tas de lâches. Maintenant, ce que nous devons faire est ce que nous devrions avoir fait en premier lieu ! "

Les hommes embarrassés ne protestent plus de revenir sur le site. Même si certains étaient encore réticents, ils avaient honte de le dire. Aussi, la perspective d'attendre seul dehors dans l'obscurité était bien pire que de revenir tous ensembles... Leur courage avait été renforcé par le temps et la distance du site. Cependant, lorsqu'ils tournèrent à gauche, au large de la Rim Road vers la scène originale, leur appréhension commençait à se reconstruire. Ils ont commencé à spéculer sur les possibilités redoutables de ce qu'ils pourraient trouver quand ils seront revenus. Plus ils se rapprochaient, plus ils étaient anxieux.

- Tiens, c'était là-bas ! S'exclama Kenneth Peterson.

Quelqu'un a suggéré de mener le camion autour et de pointer les phares vers la pile de rondins au-dessus de laquelle ils avaient vu l'engin planant. Ils montèrent et tirèrent, en roulant vers le sapin qui se penchait sur le chemin. Leurs yeux ont cherché dans la zone éclairée par les phares. Ils n'ont rien trouvé.

" Nous allons juste devoir sortir et regarder autour, " dit Mike Rogers.

Ils ont cherché d'abord dans la sécurité des phares. Tout le monde est resté ensemble, se serrant près de Mike Rogers, qui portait la seule lampe de poche. Le faisceau de la lampe de poche sondait dans la nuit, en examinant chaque forme sombre. Ils ont cherché derrière chaque bûche, buisson et souche. Ils ont appelé à plusieurs reprises: " Travis! ... TRAVIS !! " A l'exception de leurs appels, les bois étaient tranquilles. Ils ont cherché plus au nord, comme Allen Davis avait suggéré. Ils ont cherché au-delà du sommet de la crête et plus au sud. Ils n'ont trouvé aucun signe nulle part - pas d'objets étrangers ou de marques inhabituelles. Pas de brûlures, pas d'empreintes ou de terrain dérangé. Pas une trace de pistes et aucune preuve d'une lutte.

Plus ils continuaient, plus Mike Rogers était inquiet, plus émotionné. Il trébucha, puis se releva, regardant ses pieds, luttant pour contrôler ses sentiments. La perte de son ami, sa culpabilité en partant, et la pression de la direction qui lui était demandée devinrent trop lourdes pour un instant. Finalement, Mike Rogers réussit à reprendre son sang-froid. " D'accord, les gars, nous ne faisons rien de bien ici. Allons-y ! "

Ils sont entrés dans le camion et ont commencé la longue route de retour à Heber. Le souvenir de ce qu'ils avaient vu récemment les a laissés avec une gamme de fortes réactions émotionnelles.

Puis Kenneth Peterson a exprimé la pensée qu'ils avaient tous évité jusqu'à présent. " Nous allons devoir en informer les autorités "...

(Extraits traduits du résumé du livre de Travis Walton Fire in the Sky) - http://www.travis-walton.com/ordinary.html

Après avoir beaucoup réfléchi de peur qu'on les accuse de cette disparition, ils prennent l'initiative d'aller voir le shérif adjoint, qui alerte immédiatement le shérif Marlia Guillespie. Celui-ci soupçonne fortement ces hommes d'être à l'origine du meurtre de leur collègue, et que tôt ou tard ils vont avouer et raconter ce qu'il s'est réellement passé. Des fouilles intensives sont organisées sur les lieux afin de tenter de retrouver d'éventuelles traces du disparu, en vain. En fait, c'est bien durant les quatre jours suivant que la police, aidée pour l'occasion par plusieurs dizaines de volontaires, organise des battues pour retrouver Walton, sans succès. Pendant la battue, des tests de radioactivité étaient réalisés en vain sur le terrain, mais des radiations étaient présentes sur l'équipement des compagnons de Trevis Walton. Après quatre jours de recherches, le 9 novembre, des rumeurs du meurtre de Travis par ses camarades commencent à circuler parmi la population et les autorités. C'est alors que le shérif décide de faire passer les compagnons de Travis au détecteur de mensonge. De nombreuses caméras de télévision y assistèrent. La personne chargée de réaliser le test polygraphique (détecteur de mensonge) était l'une des meilleures de l'Arizona (C. Y. Gilson). Durant cet examen, cinq des collègues de Travis ont réalisé le test ; le dernier, Allen Dalis, a refusé de le passer. Le plus extraordinaire est que le résultat fut sans appel, car les cinq personnes furent jugées sincères par le détecteur de mensonge.

Le 10 novembre, en fin de journée, le beau-frère de Travis Walton reçoit un appel téléphonique en PCV : il s'agit de Travis qui l'appelle d'une cabine publique à quelques kilomètres de là. On le retrouve sur place, nu, désorienté et en état de choc, amaigri et déshydraté (comme le confirmera un examen médical ultérieur : Un médecin local confirma l'état d'extrême désorientation et de déshydratation sévère dont souffrait Travis lorsqu'on le retrouva le 10 novembre. Le récit de Travis Walton est conforme à ceux des autres témoins, y compris le témoignage sous hypnose. Pour l'expert qui mena le test, Travis croyait dire la vérité.).

Twalton alien

Dessin effectué d'après les descriptions de Walton sous hypnose

 

Travis Walton a tout oublié sur le coup, mais sa mémoire lui reviendra petit à petit, sans qu'il soit soumis à l'hypnose, contrairement à ce qui a été affirmé sur certains sites. Il racontera ceci : après avoir perdu connaissance sur la route, il se réveilla dans une pièce, allongé sur une table, entouré de trois créatures d'1,50 m de haut qu'il décrira comme ressemblant à des fœtus, avec la peau presque blanche, portant des robes longues bien ajustées de couleur brunes. Pris de panique, il repoussa violemment les trois créatures qui sortirent et il entreprit de sortir à son tour.

S aliens

image courtesy Michael H. Rogers ©1996

Aliens travis walton

 

Il entreprend alors d'explorer l'ovni. Après avoir parcouru un couloir incurvé, il pénètre dans une salle circulaire. Au centre, il voit un fauteuil. A mesure que Travis s'en approche, la lumière s'atténue. Il distingue alors au-dessus de sa tête une voûte étoilée, s'assoit sur le siège face à une sorte de tableau de bord et commence à essayer de le manipuler, faisant parfois réagir l'engin. Un humanoïde d'assez grande taille, équipé d'un casque, entre alors dans la pièce, lui adresse un sourire et le conduit dans une autre partie du vaisseau - lequel se révèle beaucoup plus grand que Travis ne l'avait imaginé (on peut supposer ici qu'il n'est plus dans le premier vaisseau mais a été transféré de vaisseau pendant son inconscience). Apercevant plusieurs soucoupes réunies dans une vaste salle, il suppose qu'il est à bord d'un "vaisseau-mère". Il se retrouve finalement dans une autre salle, de dimensions plus réduites, où des êtres d'apparence humaine sont rassemblés. Il y a une femme parmi eux, mais tous se ressemblent comme des jumeaux. A cet instant, les visiteurs cosmiques endorment Travis, qui ne réussira pas, par la suite, à se souvenir de ce qui s'est passé après. Lorsqu'il revint à lui, il eut juste le temps de voir l'OVNI disparaître... Pour lui donc, peu de temps s'était passé, alors qu'il a été absent plusieurs jours en réalité...

Human alien walton

image courtesy Michael H. Rogers ©1996

 

Travis a également réalisé le test du détecteur de mensonge avec la même personne que pour ses cinq camarades, et sa sincérité fut également reconnue.

A priori, Les premiers ufologues sur les lieux sont le Dr. Lester Stewart du GSW et le professeur Allen Hynek, représentant alors le CUFOS, qui interrogent la famille Walton alors que Travis est encore disparu. L'attitude de la famille, qui aurait déjà eu des expériences avec des OVNIs, et le fait qu'ils ne semblent pas inquiets, fait que Hynek a de forts doutes "instinctifs" envers ce cas.

- La famille Walton dans son ensemble a eut une histoire continue avec les ovnis. Les garçons Walton ont signalé avoir fait 10 à 15 observations d'ovnis distinctes (très élevé, certes !). Lorsque Duane a été interrogé sur la disparition de son frère, il a déclaré que "Travis sera retrouvé, que les ovnis sont amicaux." Le GSW a objecté : "Comment savez-vous que Travis sera retrouvé ?". Duane a dit "J'ai un pressentimment, un fort pressentiment." Le GSW a demandé "Si les 'capteurs' de l'ovni vont rendre Travis, aurez-vous un appareil photo pour immortaliser ce grand événement ?" Duane, "Non, si j'ai un appareil photo 'ils' ne le rendront pas." - Notons tout de même que cela ne prouve rien, ni dans un sens, ni dans l'autre, de ressentir des choses...

La mère des Walton n'a pas démontré une émotion débordante lors de la "perte" de Travis. Elle a dit que les ovnis ne feront pas de mal à son fils, qu'il sera rendu et que des ovnis ont été vus par sa famille de nombreuses fois. Idem, cela peut être logique si une famille est "privilégiée" avec ce type de phénomène, tout comme il semble avoir existé dans le passé des familles de "sorciers" ou de guérisseurs, radiesthésistes, etc...

Les Walton ont refusé toute aide scientifique extérieure ou quiconque qui doutait logiquement de la portion d'enlèvement de l'histoire. Les media et le GSW ont été honnêtes avec les témoins. Cependant, lorsque l'histoire à commencé à "dériver" les Waltons n'ont parlé qu'aux gens qui ne doutaient pas de l'histoire d'enlèvement. Méfiance logique envers l'adversité...

L'APRO s'est impliquée et a critiqué le GSW et le Dr. Hynek pour avoir adopté une position négative sur la rencontre. Les Waltons ont "vendu" leur histoire au National Enquirer et l'histoire a été complètement déformée de la vérité. Tous les témoins ayant subi des ragots, soupçons de drogues, d'alcool ou autres, d'avoir eu leur vie bouleversée, est-il anormal de vouloir avoir quelques bons côtés financiers ? Sûrement pas...

L'enquête sera longue et difficile et les expertises contradictoires. Walton et ses amis seront, des années durant, tournés en ridicule et accusés de supercherie. On dira que Walton fut sous l'empire d'une drogue (canabis), qu'il avait halluciné (alors qu'il n'a jamais fumé et le canabis ne provoque pas d'hallucinations !). Lui et ces compagnons seront soumis au détecteur de mensonges, à des interrogatoires croisés, qui ne permettront pas d'infirmer leur témoignage, à aucun moment...

Depuis 1975, aucun de ces hommes n'a changé sa version des faits, et c'est en 1993 que C. Y. Gilson eut l'opportunité de faire passer le test du polygraphe au dernier de la bande, Allen Dalis à propos de l'enlèvement de Travis par un OVNI. Le résultat fut conforme à ceux obtenus avec les collègues d'Allen Dalis.

On rappelle qu'il est impossible que sept personnes puissent tromper un détecteur de mensonge sur une même histoire, d'où le grand intérêt des médias pour cette dernière. Néanmoins, un détecteur de mensonge ne fait qu'indiquer la sincérité de celui qui y est soumis, c'est-à-dire si ce dernier est convaincu de ses dires ; il ne prouve en rien leur véracité (même si c'est tout de même un fort indicateur). 

Travis Walton écrivit un livre sur cette affaire, The Walton experience, qui fut publié en 1978 et réédité en 1996 sous le titre Fire in the Sky.

Fits

Un long-métrage également intitulé Fire in the Sky (Visiteurs extraterrestres en français) et librement inspiré de ces événements fut réalisé en 1993 par Robert Lieberman. A part l'enlèvement même dont l'horreur est exagérée dans le film, le livre est bien respecté...

 

Il est important de noter que le NICAP, organisme auto-proclamé d'enquêtes sur les OVNI, enquêta sur cette affaire et conclut à un canular orchestré par Travis Walton et son frère Duane, en affirmant avoir en sa possession des pièces de loupés non déclarés de tests de détecteurs de mensonges, mais sans réellement les montrer officiellement ni les avoir fait formellement authentifiées par des instances "neutres". De plus, Ryan Somers, dans son livre " The Blue Planet Project " soupçonne fortement le NICAP (et d'autres organismes d'ufologues) d'être très infiltré par la NSA afin de discréditer au mieux certains témoignages ou affaires "crédibles"... difficile donc de faire la part des choses en final, et comme souvent sur la plupart des affaires UFO, et cela semble bien voulu... il s'agit d'interventionisme de sécurité et non de "complot" donc, même si le résultat apparaît comme fortement anti-démocratique...

 

 

 


 

Travis Walton Document (repost d'une vidéo déjà hébergée) par yveshSFH

 

Sources et références : 

Youtube, Dailymotion

http://traviswaltonthemovie.com/wp-content/uploads/2016/09/PHENOMENA-MAGAZINE-AUGUST-2016.pdf

http://www.travis-walton.com/

http://bourdais.blogspot.fr/2012_01_14_archive.html

http://sciencia-misterium.com/cas_inexplique_etude_fichiers/Travis_walton_1975.htm

http://rr0.org/science/crypto/ufo/enquete/dossier/WaltonTravis/index.html - Dossier plutôt sceptique mais basé surtout sur des affirmations sans preuves formelles (NICAP, journaliste,...) laissant la place à de possibles manipulations de données de la part des services du renseignements.

 

Lire la suite

Pérou : Les pierres d'Ica, historique complet

Pérou : Les pierres d'Ica, historique complet

Icastone 3fingers

Une pierre d'Ica montrant un animal (crapaud ou grenouille, mais les yeux ni les pattes arrières n'y ressemblent pas ?) possédant quatre pattes avec trois doigts

 

Les pierres gravées d'Ica sont classifiées de diverses façons selon les chercheurs et surtout entre ceux qui refusent de remettre en question des faits établis par la science, en oubliant que des choses très établies à une période peuvent être complétées et même annulées par d'autres découvertes (ce qui se produit très régulièrement car la science est composée essentiellement de théories non figées à 100%, souvent incomplètes ou valables temporairement) et ceux qui ont l'esprit plus ouvert et pour lesquels aucune preuve ne peut réellement figer une science ou une connaissance, dans la mesure ou les lois universelles ne sont pas obligatoirement figées dans le temps et peuvent se modifier. Et aussi le fait que toutes les théories ne peuvent imaginer ou prouver qu'une autre réalité (prouvée des années plus tard) ne rentre pas en conflit avec ces mêmes théories prouvées donc temporairement. Le meilleur exemple est le changement presque radical actuel de la position de la science officielle sur la probabilité de l'existence de civilisations extra-terrestres assez nombreuses dans l'univers, mais aussi pour un autre exemple très récent sur l'acceptation récente de la science sur l'étude mesurable de la possibilité de la survie de la conscience après la mort du corps. Et j'en rajoute une couche quand on entend de très sérieux physiciens diplômés théoriser sur la possibilité que notre univers ne soit en fait qu'une énorme simulation informatique (presque un jeu vidéo !) d'un ancienne civilisation extra-terrestre qui recrée ainsi artificiellement son histoire et ses ancêtres (nous !)... et cette théorie est émise par de très sérieux scientifiques qui, en étudiant les collisions de particules (à l'aide de très puissants ordinateurs-machines à calculer), affirment y découvrir des codes et même des "bugs" mathématiques proches de ce qu'on peut voir dans nos propres codes informatiques...

Bon, je ne cautionne pas spécialement une hypothèse ou un "clan" par rapport à un autre, mais je pense au moins que, pour l'Histoire, ces données font partie des choses à conserver, connaître et compiler éventuellement avec d'autres données... car c'est aussi comme ça que la science peut avancer, non seulement par des comparaisons de données diverses, mais aussi justement par le mélange de plusieurs sciences et connaissances - les nôtres étant probablement trop "cloisonnées" ou "spécialisées" pour appréhender finement certaines réalités, qui nous échappent donc... 

Nous allons donc commencer par l'historique de ces découvertes (rapidement car il y a eu des livres entiers déjà sur le sujet !), puis la visualisation de certaines de ces pierres, et nous discuterons de certaines hypothèses et contre-hypothèses avant d'en formuler d'autres, sans fermer la porte à toute idée, car c'est obligatoirement improductif et même obscurantiste en final...

Comme je l'ai dit, un nombre considérable d'auteurs ont écrit sur cette histoire, et les divers historiques ne sont pas tous semblables (surtout selon la tendance affichée de certains auteurs, qu'on ne peut qualifier de très objectifs d'ailleurs, d'un côté comme de l'autre), surtout sur certaines dates ou certains apports ignorés ou effacés selon... Voici la chronologie que j'ai pu établir par comparaisons et vérifications, ceci étant un historique pouvant d'ailleurs être complété ou tronqué car il est impossible de tout lire et tout connaître sur cette longue affaire. Je reste de toute façon ouvert pour ma part pour toute précision étayée (bien sûr) et données supplémentaires, éclaircissements...

L'un des historiques a été établi précédemment par Philip Coppins (http://www.philipcoppens.com/jurassiclibrary.html), qui est un archéologue diplômé (je suis d'accord avec l'affirmation disant qu'un diplôme n'a qu'une valeur provisoire si on considère la réalité de la mémoire humaine, mais la mention est aussi une forme de reconnaissance) et reconnu, je m'en servirai donc, avec des historiques de chercheurs locaux de préférence en comparaison et ajouts de données, mais aussi mes propres recherches...

Pedro simon

Fray Pedro Simon (1574-1628 (assassiné))

 

La première mention des pierres proviendrait d'un prêtre espagnol voyageant dans la région d'Ica vers les années 1610. Le Père Simon (Fray Pedro Simon), missionnaire jésuite (franciscain pour être plus précis), nota son étonnement en voyant certaines pierres gravées. Ce moine très érudit écrira 5 volumes sur l'Histoire de la conquête espagnole de l'Amérique Latine, dès les années 1610 donc, et on a retrouvé des éditions de ces volumes nommés "Noticias Historiales" datés de 1626-1627 en Espagne, puis d'autres rééditions du 19ème siècle. C'est surtout dans les volumes 4 et 5 (où il parle du Pérou) que l'on retrouve des références aux pierres, car il y décrit bien des voyages le long des côtes péruviennes et la mention du peuple de Ocucaje (proche d'Ica, créée en 1563 et nommée d'abord Villa de Valverde), ainsi que la mention de pierres inédites. Il est assez probable que ce moine ait relevé et noté des données transmises par les anciens conquistadors et des prêtres précédents, car il a été principalement affecté à Grenade, en Colombie et au Venezuela.

Noticiashistorialesv01 1565 1627pub

Inédites car il les mentionne (alors que des pierres ou plaques gravées ne sont pas rares au Pérou) en faisant des suppositions. On peut supposer que ce religieux aurait bien connu le haut lieu secret de Ocucaje. En voulant peut-être même l'inventorier en partie, sans en révéler son existence et le sens. Car le zèle pieux extrême pratiqué par les clercs du Moyen Age, dont il avait la réputation, ne pouvait qu'interpoler le message des Prédécesseurs Superieurs visible sur quelques pierres gravées représentant le péché originel, la Nativité, la fuite en Egypte et la Passion de Jésus... Le moine parle en effet (évidemment) de pierres montrant des idoles et des démons, des monstres et le diable visibles sur ces pierres...

(http://lecturapiedrasdeica.blogspot.fr/2009_01_01_archive.html)

(https://archive.org/details/tierrafirmeindias04simbrich)

(https://archive.org/details/tierrafirmeindias05simbrich)

Noticiashistorialesv04 1565

En 1562, des explorateurs espagnols auraient envoyé des pierres en Espagne, pour le Trésor Royal. C'est peut-être l'une de ces pierres du 16ème siècle qui sera montrée au 20ème siècle par la Reine d'Espagne.

 

Le chroniqueur indien, Juan de Santa Cruz Pachacuti Yamqui Salcamayhua, écrivait en 1613 ((ou entre 1620-1630 selon les auteurs) dans son oeuvre Relación de las antigüedades deste Reyno del Piru), que beaucoup de pierres sculptées avaient été trouvées au temps de l'Inca Pachacutec (1438-1478) dans le royaume de Chincha, vers Chimchayunga, des pierres qui ont été appelées "Manco". Chinchayunga était connu comme le bas pays de la côte centrale du Pérou, où se trouve Ica aujourd'hui. En fait, il y a dans son livre un dessin de son interprétation de la cosmologie inca (avec le dieu Viracocha en haut à gauche) sur lequel apparaîtrait possiblement une pierre d'Ica (en haut à droite), mais aussi une sorte de dieu reptile-dinosaurien (à droite), qui était à l'origine une image du Temple du Soleil Qurikancha à Cusco (détruit par les Espagnols). Voir ce dessin ci-dessous :

Santa cruz pachacuti yamqui es

 

Notez bien que, étant donné la période historique et les personnalités de ces deux auteurs, il est difficile d'être certain à 100% qu'ils parlaient bien des galets semblables à ceux encore découverts actuellement dans des couches géologiques anciennes ou des tombes (selon un reportage récent notamment). Mais le prêtre a bien fait la distinction entre des murs gravés et des pierres gravées, et ces dernières l'ont suffisamment troublées pour qu'il parle de démons, d'idolatrerie et de monstres, ce qui est assez logique pour un franciscain de cette époque, alors que le second, un indien de la noblesse inca érudite a été un peu plus précis encore, avec même un dessin qui offre assez peu de doutes sur une correspondance d'avec un galet gravé de la région d'Ica (même si la cité d'Ica est relativement récente historiquement, la région a été habitée par les Paracas, les Nazcas et des tribus indiennes depuis 2800 ans minimum... et on a aussi trouvé des preuves d'activités préhistoriques humaines remontant à -12800 ans au Pérou... les chasseurs-cueilleurs étant nomades, on peut imaginer qu'ils ont visité et campé sur beaucoup d'endroits...

Le père de Javier Cabrera, Dom Pedro, avait neuf ans environ en 1906, quand il accompagna son père à l'extérieur d'Ica et le vit découvrir trois ou quatre pierres dans des tombes. Le grand-père de Javier Cabrera, comme beaucoup d'autres riches péruviens, possédait une vaste collection d'artefacts précolombiens. Les trois ou quatre pierres gravées ont été volées ou perdues longtemps avant la naissance de Javier Cabrera en 1926.

En 1909, l'archéologue Carlos Belli, en collaboration avec certains Huaqueros (pilleurs de huacos) (le fait est attesté par son propre fils), a mené une longue série d'enquêtes dans la vallée de Nazca et Ica River et y fait de nombreuses découvertes, dont des galets gravés. Il les entrepose dans sa propre maison, qui deviendra en 1940 le Museo Arqueológico Carlos Belli, où plusieurs pierres y seront longtemps visibles.

En 1936, des paysans labourant les champs à l'extérieur d'Ica, à Salas, ont découvert une seule pierre. Les autorités ont alors attribué les pierres gravées aux Incas parce que la prépondérance des céramiques, des textiles et des momies était associée aux Incas dans la région de Salas.

En 1941, l'archéologue José Tello (spécialiste de Chavin avec des fouilles entre 1919 et 1940) découvre dans une tombe un vase en pierre montrant un animal étrange gravé dessus.

A partir de 1955, les frères Carlos et Pablo Soldi commencent à collectionner 114 pierres qui seront plus tard données au Musée régional d'Ica.

Soldi stone

L'une des rares photos d'un galet trouvé par les frères Soldi et offerte au musée régional d'Ica (qui ont disparues ?) ce galet gravé n'est pas très semblable à ceux du musée Cabrera - (Crédit A. Veciana)

En 1960, un embaumeur du désert Ocucaje met en garde contre les pierres (dans un article de journal local).

En 1961, le Professeur Alejandro Pezzia, conservateur du Assereto Ica Museum, a écrit les lignes suivantes dans un livre publié en 1968 (Ica y el Perú Precolombino, Tomo I “Arqueología de la provincia de Ica") : " Dans la vallée d'Ica, en 1961, font leur apparition sur le marché un grand nombre de pierres gravées qui se manifestent en tant que nouveaux vestiges artistiques élaborés par les artistes iqueños précolombiens. Il est intéressant de noter que les pierres dont nous avons parlé ont intrigué les archéologues, car elles ont fait leur première apparition en 1960. Elles se trouvent notamment dans les dépôts cachés sous les pentes des collines des haciendas Ocucaje et Callando, dans la vallée de la rivière Ica (à l'entrée de la voie ferrée) ". " Les Pierres, dit Pezzia, avec des motifs anthropomorphes composés de visages humains et d'autres plus compliqués; des exemplaires décorés de motifs ichtyomorphes (poissons), d'autres pierres avec des motifs de serpents dans une technique réaliste. Les autres échantillons correspondent à des représentations classiques de lézards, crapauds, des quadrupèdes, des perroquets, des insectes et de multiples figures. De nombreux modèles sont adaptés à de grandes analogies avec les styles des cultures Paracas, Nasca et Ica Tiwanaku, en particulier les motifs de poissons, de serpents, de perroquets et d'insectes. ". Et Pezzia mentionne cinq collections privées de pierres gravées extraites du désert de Ocucaje, parmi lesquelles celle du Dr Cabrera, avec plus de 1500 exemplaires déjà en 1968...

AlejandroPezzia-1968

Le livre de Alejandro Pezzia montrant le vase découvert en 1941 par l'archéologue José Tello et la description de la découverte d'une tombe contenant une authentique pierre d'Ica... (tombe identifiée comme étant Paracas, 800 Av. JC).

 

Entre la fin des années 1950 et 1961, le Professeur Santiago Agurto Calvo, recteur de l'Université nationale d'ingénierie fait des fouilles dans Ocucaje et dans quelques tombes précolombiennes sont découvertes de nombreuses pierres gravées dont il commence à faire la collecte. Il poursuit ses explorations dans le secteur de Toma Luz de l'hacienda Callando dans la vallée d'Ica. En 1966Santiago Agurto Calvo a publié un article sur sa propre collection personnelle dans le journal El Comercio, intitulé "Les pierres magiques de Ocucaje" (1966), qui détaille un rapport commandé à l'Ecole des Mines de l'Université Nationale d'Ingénierie et produit par Fernando de las Casas et César Sotillo. Ceci dit : “Todas las piedras son andesitas fuertemente carbonizadas, a pesar de que por su coloración y textura externa parecen ser, entre sí, de distinta naturaleza. Las piedras proceden de capas de flujos volcánicos correspondientes a series del mesozoico característico de la zona. La acción del intemperismo ha atacado la superficie de las piedras, cambiando los feldespatos en arcilla, debilitando por tanto su grado de dureza externa y formando una especie de cáscara que rodea la parte interior. La dureza exterior corresponde en promedio al grado 3 de la escala de Mohns, llegando a ser hasta de 4 y medio grados en la parte interna no atacada por el intemperismo. Las piedras pueden ser trabajadas prácticamente con cualquier material duro como huesos, conchas, obsidiana, etc., y, naturalmente, con cualquier instrumento metálico prehispánico” : (traduction par Yves Herbo) : " Toutes les pierres sont en andésite fortement carbonisées, bien que de par leur couleur et leur texture externe, elles paraissent, par comparaison, de nature différente. Les pierres sont des couches de coulées volcaniques correspondant à l'ère Mésozoïque caractéristique de la région. L'action de l'altération (érosion) a attaqué la surface des pierres, changeant les feldspaths en argile, affaiblissant ainsi le degré de dureté externe et formant une sorte de coquille entourant la partie intérieure. La dureté moyenne extérieure correspond au grade 3 de l'échelle de Mohns, devenant jusqu'à 4 degrés et demi à l'intérieur non attaqué par les intempéries. Les pierres peuvent être travaillées pratiquement avec tous les matériaux durs tels que des os, des coquillages, de l'obsidienne, etc., et naturellement avec tout instrument métallique préhispanique. Après plusieurs tentatives infructueuses, c'est le 20 Août de cette année (1966) que j'ai eu la chance de trouver une pierre sculptée dans une tombe du cimetière pré-hispanique appelé Tornaluz à l'Hacienda Cayango, département de Ica. Le cimetière, situé dans un site archéologique fouillé abondamment, avait été récemment découvert et semble être une petite partie d'un grand complexe nécrologique. Le tombeau de référence est au sommet, orientée nord-sud le long de son axe longitudinal. En creusant la tombe ont été trouvés, comme le montre le croquis, des restes humains, des céramiques et dans l'une de celles-ci, une pierre sculptéeLes céramiques trouvées ont la forme, la couleur et la décoration caractéristique de la culture Huari-Tiahuanaco qui a existé dans le département d'Ica, de sorte que l'origine des pièces ne cause pas de doute et qu'on peut estimer leur âge, à environ six cents à neuf cent ans. ". Mais la pierre gravée, non datable, a pu être découverte a cette époque et mise dans la céramique, bien que sans lien avec cette culture, évidemment... " La pierre est un petit rocher aplati, de 5,5 x 4 x 2 cm, d'une texture brune et légèrement rugueuse. D'un côté est un oiseau portant un maïs et avec les ailes déployées en vol. La sculpture a été réalisée par des incisions et des coupes chanfreinées produisant l'impression d'un relief élevé. La conception est solide et sûre, magnifiquement dessinée et fait bon usage de la surface de la pierre. Informé du fait, le directeur du musée de Ica, M. Adolfo Bermudez, et le conservateur de celui-ci, l'archéologue Alejandro Pezzia étaient intéressés profondément par elle, a confirmé le classement des restes trouvés et d'accord avec moi sur la façon la plus commode pour annoncer la découverte. Le 10 Septembre, accompagné du Dr Pezzia, nous avons travaillé toute la journée dans le cimetière de Tomaluz; mais, en dépit du matériel archéologique tianuanaco abondant trouvé, nous n'avons trouvé aucune pierre sculptée. Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers la bande du secteur de l'Hacienda Ocucaje, et choisi comme poste de travail le dénommé Cimetière Max Uhle. Là, après avoir excavé plusieurs tombes, on a trouvé dans l'une d'entre elles, dont l'excavation a été témoin le Dr Pezzia, une autre pierre gravéeLe tombeau, situé dans le fond du cimetière, à en juger par la preuve qui a été trouvé en lui, correspond à la culture Paracas qui s'est produite dans OcucajeQuant à la "pierre magique", elle est de forme ronde et oblongue et une texture semi-rugueuse. D'un côté, il est représenté une figure étoilée presque symétrique qui pourrait bien être la stylisation d'une fleur. La sculpture est probablement dessinée avec des incisions d'épaisseur et de profondeur différentes en fonction de la forme. Le design est élégant et précis, avec un raffinement dans certains détails et une bonne utilisation de la face supérieure de la pierre. Selon les éléments de preuves trouvés avec elle, la pierre correspond au Paracas-Ocucaje Caverns et l'âge est estimé entre 1500 et 2300 ansAvec cette constatation, en présence d'un archéologue éminent comme le Dr Pezzia, se ferme un chapitre de l'histoire des pierres magiques de Ocucaje et s'en ouvre un plus prometteur et intéressant ".

" Une question fondamentale, conclut l'article de Santiago Agurto Calvo : vont-elles être fausses, seront-elles authentiques ?, il a monté en moi la chance claire, de passer à d'autres questions aussi excitante que la première, mais plus difficile à répondre. Je suis sûr que les archéologues et les chercheurs du pays donneront une réponse rapide et sûre qui saura satisfaire notre curiosité et enrichir l'histoire et la culture du Pérou... ".

 

Corte pierreicatombe

coupe schématique d'une tombe préhispanique avec une pierre gravée, datation entre 1500 et 2300 ans... (Alejandro Pezzia - JJbenitez.com)

En 1965Hermann Busse de la Guerra, l'un des plus grands historiens péruviens, publie "Introduction au Pérou", où il se référe aux pierres d'Ica qu'il a examiné dans la collection Soldi, y compris au musée national d'Ica où certaines ont été exposées plusieurs décennies. Il rapporta aussi des propos des frères Soldi, qui affirmaient que les pierres qu'ils avaient trouvé au début des années 60 étaient souvent couvertes d'une couche de salpêtre, ce qui indiquait qu'elles avaient une certaine ancienneté... Dans son livre, il écrit aussi nettement que, quelques années plus tôt en 1961, une crue de la rivière Ica avait mis en évidence de nombreuses pierres précolombiennes que les paysans avaient récupéré et vendu.

Une étude fut réalisée en 1966 par deux ingénieurs, Fernando de las Casas et Cesar Sotillo, sur des pierres que Santiago Agurto Calvo avait acheté à des huaqueros en 1962. L'étude conclut que les pierres étaient d'une dureté faible permettant de les travailler avec n'importe quel outil rudimentaire en os, en obsidienne ou en métal... ce qui pouvait en faire des artefacts précolombiens, mais n'excluait pas pour autant l'hypothèse d'un canular (dans ce cas monté déjà au tout début des années 1960 par des huaqueros ?).

En 1966, une pierre gravée est offerte au médecin péruvien Javier Cabrera Darquea (descendant d'un des fondateurs de Ica), pour son 42e anniversaire par son ami, le photographe Felix Llosa Romero. Cabrera affirmera par la suite y avoir reconnu le dessin d'un poisson éteint depuis des millions d'années. 

Jusqu'ici, et selon l'avis de nombreux chercheurs, y compris des sceptiques et détracteurs, les galets gravés d'Ica sont considérés comme authentiques : ils montrent des scènes classiques des civilisations de Paracas et de Nazca, des fleurs, des animaux connus, des gravures géométriques, des déités et cultes classiques, peut-être même des descriptions de procédures médicales (il est avéré que les Nazcas pratiquaient une chirurgie élaborée, y compris des trépanations et une momification poussée des défeints). Les témoignages des archéologues et chercheurs cités au-dessus sont assez clairs à ce sujet. Les choses se gâtent quand Mr Cabrera, peut-être obsédé par cette image de "poisson préhistorique", commence à vouloir réunir le plus possible de nouvelles pierres... incitant peut-être sans le vouloir au début les huaqueros et les paysans locaux à vouloir lui faire plaisir... avec rétribution... On suppose ici que Mr Cabrera était amateur éclairé ou passionné sur la préhistoire (car comment aurait-il reconnu un poisson préhistorique sur la première pierre qu'il ait vu (ou revue si on suit le fait que son père en possédait auparavant) sinon ?) mais il semble établi qu'il est apparemment le seul au début à récupérer et collecter des pierres comportant des dessins de dinosaures (de diverses périodes et ères préhistoriques, n'ayant jamais "cohabitées ensembles", pas plus qu'avec l'être humain à priori... si il s'agit bien d'êtres humains bien sûr !)...

Description des pierres d'Ica : elles sont en andésite, une roche volcanique abondante dans la région d'Ica, qui a été analysée comme datant du Mésosoique (Le Mésozoïque est une ère géologique qui s'étend de -251 millions d'années à -65,5 millions d'années, donc sur une période de 185,5 millions d'années, et appelée anciennement Ère secondaire (ou Ère des Reptiles car c'est l'ère où apparaissent la majorité des espèces de dinosaures et des premiers mammifères)). Elles sont le plus souvent noires, mais peuvent prendre d'autres teintes (gris, jaune ou rose). Leur taille est également très variable, du galet de 20 g pour les plus petites au rocher de 500 kg pour les plus grosses. La grande majorité des pierres sont cependant de gros galets de quelques kg. Les pierres d'Ica sont le plus souvent gravées, parfois sculptées en bas-relief, dans le style des cultures précolombiennes pré-incas (Nazca, Paracas, Tiahuanaco...) et incas. Certaines pierres sont très frustres, tandis que d'autres présentent des compositions artistiques plus riches et détaillées
Elles dépeignent une grande variété de scènes, parmi lesquelles on peut ainsi observer :

- des animaux courants divers et des plantes locales ;

- des scènes de la vie courante, des cérémonies religieuses ;

- des scènes sexuelles : masturbation, homosexualité, bestialité...

Ces trois premiers types se rencontrant sur d'autres supports connus et archivés par les scientifiques (murs, poteries...), ces pierres ont été considérées comme authentiques lors de leur découvertes et semblent communes (et de peu de valeur étant donné leur nombre)...

- des technologies futuristes : des astronomes utilisant des télescopes, des chirurgiens réalisant des opérations complexes (transplantations d'organes, césariennes, opération à coeur ouvert, trépanations, études d'embryons humains ou animaux), des machines volantes... (interprétations parfois non évidentes, même si on a su et prouvé par la suite qu'en effet, les Nazca et les Incas ensuite, ont pratiqué des trépanations et possédaient des instruments chirurgicaux sophistiqués pour leur période...).

- des paysages étranges ou des cartes montrant des continents inconnus, dans lesquels certains (comme Javier Cabrera) ont reconnu d'autres planètes ou des continents perdus comme l'Atlantide et Mu ; (interprétations souvent non évidentes).

- des cartes du ciel montrant des étoiles et des astres divers ; (les connaissances et pratiques astronomiques d'une élite précolombienne sont attestées).

- des monstres imaginaires (dragons, chimères, sirènes...) ou des dinosaures ; (interprétations souvent non évidentes).

- des populations précolombiennes combattant des dinosaures et des monstres divers, ou les utilisant comme monture (interprétations souvent non évidentes).

On estime à entre environ 50000 à 60000 le nombre de pierres d'Ica présentes dans divers musées et collections (20000 dans le musée de Cabrera en final), sans compter les milliers d'autres probablement entreposées chez des particuliers locaux et dans le monde entier...

Dès 1966 donc, Javier Cabrera se procura dans un premier temps 341 nouvelles pierres d'Ica en les achetant aux frères Soldi pour la faible somme de 7000 soles péruviennes car ces collectionneurs n'arrivaient pas, de toute façon, à les revendre ou à intéresser des archéologues sur ces galets (moins de 40 euros). Puis Cabrera en acheta plusieurs milliers d'autres à des paysans de la région d'Ica, notamment à Basílio Uschuya et Irma Gutierrez de Aparcana

Entre la fin des années 1960 et les années 1980, Javier Cabrera Darquea a augmenté sa collection de plus de 11000 pièces. Les pierres d'Ica furent exposées dans un premier temps dans la Maison de la Culture d'Ica. Puis dès 1968, craignant que les pierres ne soient soustraites à la vue du public comme celles du Muséum Régional d'Ica, Javier Cabrera Darquea déplaça sa collection dans sa propre maison qu'il reconvertit en un musée consacré exclusivement aux pierres d'Ica. Cabrera contacta également des spécialistes de l'histoire précolombienne pour leur demander d'examiner les pierres d'Ica, et il attira l'attention de la presse sur leur existence dès 1967...

Cabrera mac laine daniken

Dr. Cabrera avec l'actrice américaine Shirley MacLaine (à gauche) et avec Erich von Däniken (à droite) - (Crédit photo piedrasdeica.es)

 

Suite à la parution du best-seller d'Erich von Däniken Présence des extraterrestres (plus connu sous son nom anglais : Chariots of the Gods ?) en 1968, de nombreux auteurs partisans de la théorie des anciens astronautes rédigèrent des livres sur l'existence d'un ancien contact avec les extraterrestres ; les pierres d'Ica y furent souvent mentionnées, ce qui contribua à faire connaître leur existence dans le monde entier. Il est a noter que Erich von Däniken rendit de nombreuses visites au Dr Cabrera, mais que ce dernier refusa toujours de lui révéler l'endroit précis de la découverte de ces pierres (et malgré la richesse de l'auteur et ses probables propositions financières).  En 1973, lors d'un entretien avec Basilio Uchuya, ce dernier lui avoua avoir créé lui-même les pierres qu'il avait vendu à Javier Cabrera Darquea. Il avait copié les gravures en s'inspirant de bandes dessinées, de magazines et de livres diversDäniken, pourtant au départ très favorable à l'authenticité des pierres, conclut à la fraude pour une grande partie des pierres d'Ica. L'auteur persista cependant toujours à affirmer que certaines pierres de la collection Cabrera étaient authentiques, et qu'une étude au microscope permettait de distinguer les vraies pierres (patine avec microorganismes dans les gravures) des fausses (traces d'usinage). Il fit d'ailleurs faire des analyses des pierres dans 5 laboratoires différents, qui démontrèrent à priori ce fait, grâce à la petite couche de patine présente ou non sur les gravures... Toutefois, quelques temps plus tard, Uchuya affirma au journaliste allemand Andreas Fischer que les pierres étaient authentiques. S'il avait prétendu les avoir fabriquées, c'est parce qu'il craignait d'être mis en prison pour recel d'artefacts archéologiques - les autorités péruviennes réprimant fermement le pillage de sites archéologiques.

Javier Cabrera affirmait avoir fait réaliser en 1967 une expertise d'une trentaine de ses pierres, dont certaines parmi les plus controversées, montrant des dinosaures. Elles furent examinées par le géologue Eric Wolf, qui observa que les pierres étaient recouverte d'une fine patine d'oxydation, y compris au niveau des gravures, ce qui le conduisait à penser qu'elles étaient anciennes. En outre, les gravures avaient été exécutées juste avant que les pierres n'aient été déposées dans les tombes ou les lieux archéologiques où elles avaient été découvertes... ce qui, selon Cabrera, indiquait qu'il ne s'agissait pas de simples objets d'art décoratifs mais qu'on avait cherché à les mettre à l'abri pour les transmettre à la postérité.

En 1969, une nouvelle publication archéologique intervient : un Guide de la carte archéologique et pictographique du département d'Ica est publié en 1969. Ce texte décrit comment, le 26 Octobre 1966, l'archéologue et conservateur du musée d'Ica, Mr Pezzia, a découvert une troisième pierre sculptée dans une tombe du cimetière San Evaristo, à l'Hacienda Tomaluz (région Cayango d'Ica). " La tombe, dit Pezzia, a été formée par une fosse circulaire de 1,20 m de profondeur. A 50 cm de la surface se trouvait la tête et les restes d'une momie correspondant à un enfant de sept ans, regardant vers le sud, avec des restes humains détruits par un processus de carbonisation, à l'exclusion de la mâchoire inférieure et de quelques petits os. En observant il a constaté la position assise de la momie. Dans la section précédente de la momie et au niveau de la région pectorale, est-ouest, ils ont découvert les documents suivants: La première preuve archéologique correspondait à une roche ou rocher d'andésite fortement carbonisé d'un type de forme elliptique et plat, étant décoré selon le paragraphe suivant. La pierre est noire avec des taches brunes, avec 65 millimètres de longueur, 45 de large et 20 d'épaisseur, ayant la surface inférieure non décorée, mais une surface ondulée. Le spécimen a été trouvé dans une position horizontale avec la face gravée vers le haut et à proximité de la hauteur des épaules de la momie. La décoration correspond à un «poisson» dans une technique réaliste, un corps allongé, une grosse tête, la bouche et les yeux moyens, une grande nageoire dorsale, deux petites branchies ventrales et une queue robuste et se terminant par un écoulement d'ailettes symétriques. Toutes les nageoires sont décorées par des lignes croisées. La conception occupe presque toute la surface de la pierre et est tracée sur le diamètre perpendiculaire de celle-ci. La relique se comporte comme un nouvel élément culturel de la préhistoire régionale, trouvé en association archéologique. Sans doute ces pierres gravées ont dû jouer un rôle important dans les croyances des populations isolées de la vallée d'Ica, à en juger par son symbolisme appréciable. Actuellement, ces témoignages sont investigués sur toute l'étendue des conclusions précises... ". Et le prestigieux archéologue péruvien conclut son rapport avec les mots suivants et dévastateurs: " La référence de la tombe a servi à vérifier l'authenticité des pierres gravées à l'époque du Moyen Horizon de la vallée de Ica ". A l'époque, les pierres sont, avec aucun doute, authentiques, car excavées de tombes inconnues par des scientifiques... même si ces dessins sont inconnus culturellement, il n'y a pas de doutes. C'est la notion de dinosaures associés à des humains qui transforment les pierres en impossibilité... puis faux. Mais en fait, était-ce des humains ? ou même une ère précise connue ? La vérité est probablement ailleurs qu'une simple logique...

Le Guide archéologique confirme en tout cas que :  le 20 Août 1966, l'architecte trouve une pierre gravée dans une tombe préhispanique à l'Hacienda Cayano (LCA). D'un côté, elle présente un oiseau aux ailes déployées. Âge de la tombe: entre six cents et neuf cent ans. Le 11 Septembre 1966, au Cimetière Max Uhle (LCA). Santiago Agurto Calvo et l'archéologue Alejandro Pezzia trouvent une deuxième pierre sculptée. Sur un côté un glyphe apparaît comme une étoile. Âge de la tombe: entre quinze cents et deux mille trois cents ans. Le 26 Octobre 1966, Pezzia déterre une troisième pierre gravée dans le cimetière de San Evaristo (Tomaluz, lca). La gravure représente un «poisson». Âge de la tombe: environ un millier d'années. En Octobre 1966, Alejandro Pezzia trouve une quatrième pierre gravée à cinquante mètres de la précédente, à 1,60 mètres de profondeur, dans une tombe de sable cylindro-conique avec une faible humidité. A côté des restes de deux momies est découverte une pierre presque plate gravée, du type andésite, noire, elliptique et de 66 millimètres au plus grand diamètre, 45 au plus petit diamètre et 16 mm d'épaisseur. Elle est gravée sur l'une de ses faces, avec une technique d'incision. Dans le dessin, on voit une flamme dans une conception réaliste. Cette gravure couvre toute la surface de la pierre, avec une grosse tête, des petites oreilles, un oeil elliptique, un museau rectangulaire et un cou court. Âge de la tombe: neuf cents ans.

Toujours en 1969, le 28 Janvier 1969 exactement, le professeur Trimborn et aussi le Dr. Frechen et ses assistants du laboratoire de Pétrologíe de l'Université de Bonn en Allemagne, analysent trois pierres gravées qui leur a été amenées par le géologue Eric Wolf. Trimborn, l'une des grandes autorités du monde de la culture et d'ethnologie du Pérou et de la Bolivie, analyse trois pierres gravées d'Ica et émet le jugement suivant: " ... On ne peut déterminer l'âge de la rainure, ou le moment où la gravure a été remplie. (Ces incisions sont toujours remplies par de la terre.) Nous pensons qu'il n'y a personne dans le monde qui puisse témoigner avec précision de l'âge exact de ces gravures. L'oxydation couvre efficacement la totalité de la pierre. Cependant, nous le répétons, on ne peut déterminer son âge. Cependant, ces images ou ces gravures ne sont pas récentes ".

En 1971, apparemment à nouveau sous la menace de problèmes avec les autorités péruviennes, Basilio Uchuya montra au reporter Alex Chionneti un des magazines que Cabrera lui aurait donné, qui exposait différents types de dinosaures, pour qu'il s'en serve comme source d'inspiration. Le paysan préfère directement accuser le Dr Cabrera donc, sans apporter de preuves, mais se fait payer par le journaliste pour ces infos.

En 1974, suite à deux visites au musée des pierres d'Ica en 1973, Robert Charroux discute de l'affaire d'Ica dans tout un chapitre de son livre L'Enigme des Andes, sans réellement se prononcer sur l'authenticité de toutes les pierres, il pense que " les pierres proviennent peut-être de l'un des sanctuaires secrets où les habitants de l'Atlantide ont laissé de vastes témoignages de leur civilisation avancée "...

Le célèbre journaliste du paranormal, Juan Jose Benitez, dans son livre "Existió Otra Humanidad" (1975), présente sa version des événements. Pour lui, les pierres vendues sur le marché noir étaient évidemment faites par des artisans qui essaient d'imiter les motifs et les dessins que le Dr Cabrera gardait dans son musée, et qui étaient authentiques. " Irma Acarpana, comme Uchuya et le reste des familles qui habitent Ocucaje, avait été pendant plusieurs années - éventuellement depuis 1962 - voir les pierres qui gisaient au fond du désert. Cela pourrait très bien expliquer que les motifs choisis par elle à "graver" sur les pierres déposées sur le sable de sa cour étaient si semblables, ou tentaient de paraître, de parler de certaines propriétés, à l'authentique collection d' "idéogrammes" de Javier Cabrera. En réalité, comme je l'ai confessé quelques minutes après Tito Aisa, la véritable cible de la vieille Irma, ce n'était pas exactement de vendre la pierre, mais de "protéger" ceux qui pourraient effectivement être mis en difficulté. Tito faisait allusion, bien sûr, à la police ou les archéologues officiels. La pierre à moitié gravée du dossier était la meilleure preuve qu'elle "avait travaillé" les rochers ... ". Cela se complique en effet, car les huaqueros, pour se protéger de la police, montre volontairement et facilement qu'ils font des faux (ce qui n'est pas interdit !) et ne vendent aucun vrai artefact qui pourrait les mener en prison à cause des lois sur la protection des vestiges archéologiques...

En janvier 1975, Basilio Uchuya et Irma Gutierrez de Aparcana affirmèrent donc à nouveau au journal péruvien Mundial qu'ils avaient fabriqué eux-même leurs pierres. Ils en avaient vendu principalement à Javier Cabrera Darquea, ainsi qu'à divers touristes dans une moindre mesure. De Aparcana montra aux journalistes l'endroit où elle extrayait les pierres et affirma qu'elle se dédiait entièrement à la fabrication des pierres, ce qui lui permettait d'en réaliser une vingtaine chaque semaine. Uchuya précisa quant à lui qu'il fabriquait des pierres depuis près de 10 ans mais qu'il avait arrêté d'en faire depuis quelques années déjà. Tout ceci n'expliquant pas les 11000 pierres récupérées par Cabrera en moins de 10 ans. Il détailla le processus lui permettant de produire les pierres : il brûlait les roches, les gravait avec un couteau à double lame, puis les plaçait un certain temps dans de l'argile, et il terminait son travail en les passant au cirage noire à chaussure. Enfin, Uchuya affirma que Cabrera lui-même était au courant de la supercherie. Mais il s'avéra que Mundial n'avait aucune réelle preuve de ces allégations, car les journalistes (qui avaient payé les huaqueros), malgré leurs promesses de le faire, ne publièrent aucun film de cette fabrication artificielle ni de l'endroit d'où était extrait les pierres. La seule photo fut celle de Uchuya montrant un magazine des années 1970 affichant des dinosaures...

Basilio con recorte de dinosaurios

 

En 1976, le biologiste américain Ryan Drum étudia les pierres au microscope et n'y décela aucune trace d'usinage. " j'ai étudié les roche avec un agrandissement de 30 et 60 avec un microscope électronique et je n'ai pas trouvé, dans les incisions, des traces de manipulations. Si les pierres sont authentiques, alors elles ont une valeurs inestimables ; si elles sont une blague, étant donné la masse, et la précision des détails nous devrions étudier anthropologiquement parlant son auteur...".

La même année 1976, un ingénieur de la NASA convaincu que par le passé la Terre a été visitée par des aliens, Joseph Blumrich, analysa lui aussi une pierre d'Ica et observa une patine d'oxydation recouvrant toute la pierre, y compris les gravures. " je suis resté profondément impressionné par ce que j'ai vu. Et je suis très heureux d'avoir trouvé une evidence aussi directe de ce que je crois. Je n'ai aucun doute sur l'authenticité de ces pierres ".

 

Lire la suite

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 6

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 6

Odhtv etrange

 

La 6ème saison du Tour de France de l'étrange recommence sous une autre forme. Le 06ème Tour de France de l'étrange ou le JT de la Haute-étrangeté vous partagera ainsi tous les 3 mois, les informations importantes de nos partenaires, l'interview de l'édition (les minutes de l'étrange), les conseils de Black et un dossier qui sera soit une réédition, soit un épisode du tour de France de l'étrange des reporters d'odhtv.
 

Saison 4 sur votre site S.F.H. : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-4.html

Saison 5 sur votre site S.F.H. : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-5.html


 

Tour de France de l'étrange 6X01 : Shadows people

Dans cette édition, présentée par Gilles Thomas :

- Description des JT de la Haute étrangeté
- Observation de dame blanche avec Yves Herbo
- Conseil de Black: Objet d'enquête n°2: Les thermomètres
- Dossier de l'édition: Shadow people et êtres encapuchonnés (avec Remy Fauchereau, New Eppon, le CRUN et des témoins)

Partenaires:
- Nice Recherches Paranormaleslegendesetparanormal.free.fr/index.htm
- S.F.H.http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/
- Paranormal à la unehttp://paranormalalaune.wordpress.com/

 


 

Relayé par Sciences et Fictions et Histoires/Paranormal

 

Yves Herbo Relai, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.fr/, 26-11-2016